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 La-haut sur la montagne, y'avait des déchets.

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Lionel Roque-Lartigue
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MessageSujet: La-haut sur la montagne, y'avait des déchets.    Mer 21 Nov - 11:33


La-haut sur la

montagne...

y'avait des déchets.
Avec Roxanne Nowak
Ah ! J’ai promis à Sirius que je serais plus efficace et présent sur le terrain, alors, aujourd’hui je vais m’en donner à cœur joie pour faire mon devoir !

Et il voudra certainement qu’on l’applaudisse pour avoir rempli des sacs poubelle. Lionel admira le panorama de la vallée de Baguin qui s’étendait à ses pieds, perché sur une crête, en haut d’un chemin montagneux. Il soupira tel un poète romantique et se retourna, ajustant son uniforme bleu qu’il avait bien repassé pour l’occasion de cette sortie. La nature de la mission ne l’inquiétait pas du moins du monde, même s’il parait que certains membres de la milice ne sont pas spécialement enclins à collaborer avec les Ranger et Elixir sur le terrain. Si on avait proposé à Lionel cette sortie sur le terrain, c’est car il ne risque pas de compromettre les relations d’Elixir et de la Compétition, tant il est décidé à être pote avec tout le monde et pour le coup on ne peut lui reprocher d’être franchement mauvais question diplomatie. Lionel n’est pas le genre à dire n’importe quoi (dans le sens où il ne lui viendrait pas à l’esprit de dire tout  ce qu’il pense au risque de froisser les gens ce qu’il ne veut pas dire qu’il ne dit jamais de grosses conneries), donc, le mettre avec les Rangers aujourd’hui ne devrait pas causer d’incident majeur. Par ailleurs, ça épargnait à l’administrations et aux collègues miliciens de supporter Zingaro qui les ennuie avec ses « ouiii je vais aller sur le terrain souhaitez moi bonne chance les amis » depuis une semaine. Bien entendu, les quelques milicien.ne.s et rangers présent.e.s devront se coltiner le maître coordinateur empoté qui préfère bavarder plutôt que nettoyer le coin des déchets qui trainent, parce que c’est là leur mission. Oh, il suffit de convaincre Lionel qu’il fait un geste héroïque pour la planète et le voila qui va ramasser autant de déchets que vous voudrez (non sans se plaindre et vous tenir la jambe tout du long, cependant).

Maintenant qu’il venait de passer environ 10 minutes à admirer la vue en guise de pause et prendre quelques photos du panorama pour les poster sur internet plus tard (car, ouin, il n’y a pas de réseau ici), Lionel s’en retourna à la recherche de déchets dans sa pimpante tenue traditionnelle de Milicien (qui est tout à fait sobre et fonctionnelle, car même si ça aurait beaucoup plus à Lionel, l’inverse n’aurait pas franchement été utile). Comme il venait de trouver une canette en alu et que c’était la première canette qui lui tombait sous la main, il n’était plus exactement certain dans quel sac (le bleu ou le rouge) il devait la jeter. Après un très (trop) long « hmmmmm » pensif en tentant de se remémorer les consignes du matin (qui lui avait un peu traversé un conduit auditif pour ressortir par l’autre car il était en train de fixer un arbre qui avait pour reprendre sa pensée "la forme d'une cupcake à l'orange et c'est bon les cupcakes à l'orange"), Lionel se ravisa et se dit qu’il valait peut-être mieux demander son avis à un.e profesionnel.le, plus exactement un.e Ranger, car après tout, c’est eux les connaisseurs de l'environnement. De plus, il s’ennuyait de n’avoir pas causé dans le vide depuis plus d’un quart d’heure alors qu’il y a des gens présents, et qu’i pourrait sauter sur l’occasion pour se faire des amis chez les Rangers, ce qui ne nuirait pas aux affaires de la compétition (en vrai, ils s’en fichent bien d’avec qui Lionel est copain, Ranger ou non).

« Madame, madaaaame ! »


S’exclama-t-il en direction de la Ranger qui semblait la plus gradée, s’il se fit au fait qu’elle avait briefé ses collègues et qu’elle les avait répartis par la suite avant que leur mission ne commence. Lionel l’avait d’ailleurs imitée à la lettre avec les miliciens pour être sûr de ne pas trop se tuer à l’ouvrage (pauvre petit). Une fois qu’il se dit qu’il avait l’attention de la dame aux cheveux violets, Lionel se tint droit avec un grand sourire candide (mais franchement irritant), sa canette dans la main.

« Navré de vous importuner au milieu de votre travail, mais j’ai besoin de l’avis d’une professionnelle ! Et comme vous êtes Chef ranger, je me disais que vous seriez vraiment la mieux placée pour m’aider ! »

Avec une telle entrée en matière à base de cirage de pompe gênant, on pourrait croire que Lionel a quelque chose de très important à demander, mais en fait, pas du tout.

« Dites-moi, la canettes, c’est dans le sac rouge ou le sac bleu, déjà… ? Grand nigaud que je suis, j’ai déjà oubli… euh, je veux dire que je ne suis plus complètement sûr, hahaha ! »

Et il compléta son discours irritant par un rire mondain (censé faire oublier le fait qu'il n'avait pas été bien attentif au briefing) totalement inapproprié lorsqu’il a des sacs poubelle et une canette de soda vide probablement infestée de fourmis en train de déguster un bon apéro. Tandis qu’il baillait aux corneilles, Aegis, sa Ekaizer, et Valgrin, son Ossatueur, le rejoinrent, les bras chargés de quelques déchets qu’ils s’empressèrent de trier. Comme quoi, n’importe qui aurait bien compris la consigne.

« Oh, merci, bravo Gigis et Val ! »


Il tapota affectueusement la tête de sa dragonne et de son bipède noir qui mettaient du cœur à l’ouvrage (pas que lui n’en mettait pas mais il était bien trop distrait par le moindre joli caillou sur la route pour être efficace), puis se tourna vers la Ranger de grande taille, toujours tout sourire.

« Alors, vous êtes la Chef Ranger de cette région, c’est bien ça ? C’est une bonne position, chef Ranger… ? »
Pas la peine d’en douter Lionel, mêles toi de tes fesses car c’est pas franchement décent. « Je crois pas qu’on se soit présentés en bonne et dûe forme, je suis Zingaro, le maître coordinateur et co-chef de la milice, mais vous pouvez juste m’apeller Lionel, tout le monde m’apelle Lionel ! »

Il lui tendit une main pour échanger quelques saluts formels, sans quitter son air de gamin bienheureux qui n’a pas vraiment l’air de se figurer où il se trouve.

Mais enfin, ça va, on est pas sur un champ de bataille, alors, on peut être bons amis, non ?
Montagnes du nord - Novembre 2023

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Roxanne Novak
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MessageSujet: Re: La-haut sur la montagne, y'avait des déchets.    Sam 8 Déc - 3:11

PostRPRoro

Là haut sur la montagne, y'avait des déchets

Novembre 2023
Roxanne n'est pas vraiment fan de l'idée de collaborer avec la Compétition, même pour les choses les plus sommaires.
Elle l'est encore moins pour nettoyer les montagnes. De base, ce n'est pas vraiment une mission inhabituelle, mais pour une raison qu'elle ignorait, ses supérieurs avaient visiblement décidé que ce serait l'occasion de « souder les deux groupes », ou disons plutôt, un moyen de panser des plaies médiatiques et faire comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes. Typiquement le genre de scénario, donc, qui ne peut qu'agacer Roxanne.
Elle avait pourtant obéi bien docilement, dans les faits. Ce n'était pas son genre d'aller contre les prérogatives d'en haut, après tout ; toutefois, elle se gênerait pas pour noter quelques petites remarques passives-agressives durant son rapport, c'était promis ! Il fallait toutefois qu'elle y mette toute la bonne volonté du monde, en retenant si possible ses grognements. Une tâche qui risquait toutefois de s'avérer compliqué, surtout lorsqu'elle avait appris qu'elle allait devoir collaborer avec pignouf n°1 à ex-æquo avec l'autre pignouf n°2 à la tête de la Ligue. Non, vraiment, déjà, Roxanne ne comprend pas pourquoi diable ils lui ont collé une pale copie de l'adjudant Gerber sur le dos. Il n'avait pas autre chose à faire, tiens, comme manquer de charisme et briller par son inutilité ?

Oui, autant dire qu'elle n'est pas d'excellente humeur, et, qu'occasionnellement, il arrive à ses mains de se contracter autour des objets qui lui passent par la main lorsque la voix de son compagnon d'infortune du jour lui arrive aux yeux. Elle avait bien pris soin, pourtant, de se concentrer avant tout sur les membres d'Elixir et ses subordonnés, dans l'espoir qu'il comprenne le message et concède que tout le monde serait tout de même bien mieux de son côté (et encore mieux si Elixir disposait des deux tout seul, d'ailleurs). Mais non, rien à faire. Olbéric, franchement peu embêté par les petits dérangements de sa dresseuse, émit un ricanement rauque lorsqu'il remarqua les traits de cette dernière se crisper à l'entente des paroles de son interlocuteur. Oui, c'était plutôt drôle pour lui de la voir enfin importunée quand elle avait passé son temps à pester sur tout le chemin de l'aller ; oubliant même, pour une fois, de s'extasier sur le petit Nidoran, Léon, qu'elle avait ramené avec elle.

Elle s'immobilisa dans ses actions, se relevant et tournant tout juste la tête (juste assez pour que ce soit juste pas assez insultant pour pouvoir être relevé oralement), considérant son interlocuteur d'un air vastement indifférent. Vastement indifférent, et peut-être un tout petit peu curieuse, puisqu'elle ne savait pas ce qu'il voulait d'elle, à l'heure actuelle.
… Eh bien, ils passent leur temps à se rappeler le grade ainsi, à la Compétition... ? Ça ne me surprendrait pas, tiens.
Peut-être qu'elle cherchait toutes les occasions pour être désagréable et pénible, aussi, mais c'était probablement juste une vilaine invention, n'est-ce pas ?

Enfin. Le souci était assez quelconque, voir même plus ou moins anecdotique. Pendant que Léon ramassait ce qu'il pouvait en accumulant les déchets de plastique sur sa corne et qu'Olbéric se chargeait de jeter à grandes poignées les différentes choses qu'il pouvait trouver, Roxanne considérait avec une certaine déconnexion les propos de son interlocuteur.
Il parle trop vite. Pourquoi est-ce qu'il parle trop... ?
Elle avait du mal à suivre, probablement autant par manque de bonne volonté que par nature.Désintéressée et la tête en l'air, elle manqua d'oublier la conversation alors qu'elle n'avait pas bougé d'un pouce. Son regard, pendant plusieurs secondes, s'était détourné sur l'Ossatueur et l'Ekaizer, autrement plus intéressants à ses yeux. Ce fut toutefois le rire particulièrement irritant du Maître Coordinateur (elle n'avait pas pu se retenir de grincer des dents) qui la ramena plus ou moins à la réalité.

Au moins, les pokémon savaient plus ou moins ce qu'ils faisaient, de leur côté. Quelque peu blasée, Roxanne retint de peu une oeillade mesquine, forçant un sourire avenant alors que l'envie de critiquer pour le simple principe de critiquer était décidemment très tentante. Se faisant violence, elle prit la parole d'une voix particulièrement doucereuse et faussement avenante.

« Oh, mais pas la peine de s'inquiéter, il y a des panneaux tout autour de nous, vous pouvez les lire ! »

Ce qui équivalait plus ou moins à le traiter comme un enfant et ce qui était aussi assez méprisant, oui. Pour Roxanne, c'était une maigre compensation quant au « fait d'avoir à supporter un pareil emporté ». Là encore, toutes les excuses auraient été bonnes.
Voilà pourtant qu'arrivait tout le cinéma de présentation, en bonus avec le classique « mettons nos métiers sur la table pour avoir une idée du rang de l'autre dans la société ». La ranger ne put s'empêcher de se crisper face à sa question, toujours profondément mal à l'aise avec les gens qui portaient intérêt à ces sujets ; pour des raisons plus ou moins évidentes, il y avait quelque chose qui la gênait avec l'idée de rapporter en permanence quelqu'un à son métier. Mais c'était bien, aussi, quelque part, se disait-elle en pesant le pour et le contre, si elle pouvait garder ça la plus impersonnel possible. Autant rentrer dans son jeu, donc, même si cela la démangeait fortement. Toutefois, de là à lui serrer la main...

Dévisageant la main qui lui était tendue, elle se dit au départ qu'elle n'allait pas la serrer, car, se comportant comme une gamine de treize ans en crise, elle imaginait probablement que ce serait une sorte de défiance à peu près acceptable et wah, trop extrême tout ça, sauf que non. Une espèce de honte naturelle, comme un instinct de défense face à un comportement qui aurait été très ridicule, lui fit obtempérer. Ou du moins, à sa façon, puisque lorsque sa main gantée vint à la rencontre de celle de Zingaro, ce ne fut pas sans force ; oui, oui, elle était véritablement en train de contracter sa main fortement, juste assez pour que ce soit désagréable, mais pas assez pour qu'il soit socialement acceptable de s'éloigner brusquement. Rien de bien malin ou bienveillant, en tous cas.

« Oh, mais enchantée. Roxanne Novak, Chef Ranger du Nord, heureuse de voir que la Milice peut enfin collaborer avec nous. »

Elle sourit, l'expression douce. Qu'il voit la pique ou pas, ou qu'il la relève, cela lui importe peu : c'est avant tout une satisfaction égoïste, même si elle le nie. En éloignant sa main, elle jeta un coup d'oeil aux alentours, et à leurs subordonnés qui paraissaient franchement perdus voir un peu inquiets. Ne voyant absolument pas comment les choses pourraient mal tourner tant qu'elle était là (qu'est-ce que l'ego aidait, hein ?), elle redressa donc ses épaules, décidée à prendre la parole. Toutefois, un petit détail se rappela douloureusement à elle.
... Ah, oui, je dois le prendre en compte.
Roxanne n'aime pas vraiment cette idée, mais elle y est obligée, dans les faits. En gardant cette même expression avenante, elle reprit donc la parole en prenant bien soin de montrer qu'elle n'était pas en train d'ignorer le Maître Coordinateur, bien que l'envie soit là. Et plus loin, Olbéric pouffe mesquinement, très appréciateur de ce moment.

« Nous allons nous diriger vers le chemin de promenade traditionnel, puis nous allons passer par la rivière. Avec un filtre, normalement, il sera possible d'en sortir le plastique qui s'y trouve. »

Un classique. Rien de bien compliqué, donc ; tellement peu compliqué que plusieurs rangers s'étaient déjà mis à marcher en cette direction. Elle n'attendit pas la réponse, manquant clairement de politesse autant que de décence. Le ruisseau n'était pas loin, de toute façon, alors même si elle était un peu en train de snober son « collègue » par ses pas, ce ne serait pas pour longtemps. Déjà, des rangers moins gradés étaient, un peu plus loin, en train de disposer des filets qu'ils tenaient de part en part, prenant bien le temps de les remonter pour faire venir à la surface jusqu'aux plus petits objets. Et, évidemment, relâcher les quelques menus fretins qui s'y perdaient et gigotaient d'un air paniqué lorsqu'ils arrivaient à l'air libre.
Roxanne, peu gênée par le fait de se salir les mains, esquissa un sourire en tendant l'une part du filet qu'elle tiendrait d'un côté. Après tout, si il était de si bonne volonté, Monsieur ne viendrait pas se plaindre de mette ses pieds dans la boue, n'est-ce pas ? Mielleuse, elle se permet même une mine innocente.

« … Vous y arriverez seuls ? Je peux comprendre que ce soit dur ! »

Et elle en a probablement beaucoup d'autres comme celles-ci, malheureusement.

ft. Lionel Roque-Lartigue

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Lionel Roque-Lartigue
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MessageSujet: Re: La-haut sur la montagne, y'avait des déchets.    Sam 15 Déc - 1:57


La-haut sur la

montagne...

y'avait des déchets.
Avec Roxanne Nowak
Lionel regarda autour de lui comme lui avait proposé la cheffe Ranger. Effectivement, les panneaux étaient assez clairs quant à cette histoire de sacs bleus et de sacs rouges et pour le coup il se sentait véritablement comme un gros nigaud (mais s’il avait mieux écouté quelques heures avant, on n’en serait pas là). Avec un sourire candide et un autre de ses rires très peu naturels (non parce que Lionel ne ricane pas comme ça au naturel, hein.. au naturel, son rire ressemble à un cri de dindon qui fait des vocalises et qui manque d’air), le coordinateur hocha la tête et décida de ne pas en rajouter. Dieu merci, on a évité d’entendre la scène de « oh oui je sais, vous savez, je fais aussi le tri chez moi, c’était juste pour être sûr ! » car môssieur aurait voulu avoir l’air un peu malin.  

Pour ce qui suivit, en revanche, Lionel ne put pas vraiment se cacher derrière son raisonnement habituel de « oh mais non je suis tellement sympa et sociable et drôle avec les gens qu’il n’y a pas de raison qu’on ne m’aime pas » et se dire que son comportement lisse et faux passait dans toutes les situations. Enfin, c’est quelque chose qu’il avait déjà pu remarquer, mais à chaque fois, il renvoyait ces situations gênantes et frustrantes (pour lui, parce que clairement, on va pas le plaindre de se comporter comme une grande pintade imbue d’elle-même et d’en récolter parfois du mépris) au fin fond de son esprit… Ce qui fait qu’il n’apprenait jamais de ce genre de situations et n’essayait pas de s’arranger. Enfin, s’il n’avait pas remarqué le côté mesquin et faux du sourire de sa vis-à-vis, il lui fallu conserver un sourire fixe (et un peuplus crispé) quand il sentit la main de la jeune femme serrer la sienne un peu trop fort pour que cela ne soit pas un avertissement de type « je ne suis pas franchement ravie de vous voir ni de subir votre présence mais il le faut bien »… Inutile de dire que cela brisa un petit peu les rêves de frienship is magic de Lionel, réalisant, de par sa connaissance de ce genre de « codes » sociaux qu’il n’était pas spécialement… apprécié par la Ranger.

Oh, non, elle me déteste !


Comprit-il et le pauvre petit chouchou bijou Grodoudou en eut le cœur brisé (cliques sur « j’aime » si tu es triste, un clic = une prière)… Enfin, pas vraiment, il était juste un peu froissé, enfin, autant que peut l’être un gamin qui vient de s’entendre dire : « j’ai pas envie d’être ton amie, na ! ». En revanche, Lionel ne saisit pas du tout l’ironie dans les paroles de la Nowak et se dit que, tout de même si elle disait qu’elle était contente que lui et ses Miliciens sont là… Alors qu’elle ne doit pas le détester tant que ça !

« Oh, bien sûr, on est très contents d’être ici avec les Rangers aussi ! C’est bien normal, vous savez, moi, je pense vraiment qu’on ne devrait pas se battre entre nous… Enfin, vous voyez, il suffit de se parler pour voir qu’Elixir et le Compétition peuvent paisiblement se rassembler ! »

Oh bah ça, c’est profond comme discours. Bientôt le Milicien dira que la paix c’est mieux que la guerre et que c’est pas gentil d’être méchant. On est sur un niveau de discussion extrêmement politisé, là. C’est qu’il croyait vraiment ce qu’il disait, en plus, c’est tellement creux et niais qu’il serait légitime pour Roxane de croire qu’il se moquait d’elle. La pauvre cheffe Ranger n’arriverait pas à se débarrasser du Maitre coordinateur en essayant de le froisser avec des sarcasmes, malheureusement. Cela risquait même de provoquer l’effet inverse avec Lionel. Selon les dires de la Ranger, ils allaient bientôt atteindre une rivière dans laquelle il faudrait récupérer des déchets. Comme, bien entendu, cette andouille de gosse de riche n’avait jamais fait ça, il esquissa un rictus curieux et joueur et se mit à trottiner.

« Ça a l’air très amusant ! »

Le Roque-Lartigue ne fit pas attention car son regard fut attiré par ses Pokémon, encore occupés à ramasser des déchets qu’il avait pu rater sur sa route, pendant qu’il jacassait. Le coordinateur leur tendit ses sacs et vit que ces derniers commençaient à bien se remplir… Le pire, c’est qu’il en était très fier, et il fallait absolument qu’il en fasse part à quelqu’un. Parce qu’apparemment, il faut l’applaudir parce qu’il a fait son travail (et encore, ses alliés sont bien plus efficaces). Fort heureusement, d’autres consignes furent données et il en oublia sa séquence « regardez je suis super hein, hein, je fais mon travail aimez-moi et dites-moi que je suis un être tellement généreux » (sinon, Lionel dira n’avoir aucun problème de reconnaissance ni de complexes de supériorité, tout va bien, c’est évident). Il fit passer les consignes aux Milicien avec un discours creux digne de Dora l’Exploratrice type « let’s go les amis ».

Lionel récupéra les filtres dont avait parlé Roxane et commença à s’activer avec ses Pokémon, tout d’abord observateurs et calmes, n’étant pas disposés à mettre le moindre désordre dans les Rangers et les Miliciens occupés à s’activer. C’est en le regardant faire que la cheffe Ranger s’adressa de nouveau à Lionel. Il devenait assez évident qu’elle était ironique et se moquait bien (et avec raison) du coordinateur en train de galérer avec son filtre, comme il évitait dans un premier temps de s’enfoncer dans la boue et était donc penché vers l’avant avec les fesses en arrière… ça allait encore faire des jolis montages sur internet si un petit malin prenait des photos (et ça ferait dire des « oh mais oh mais qu’est-ce que c’est mais roooh VRAIMENT MAIS OHLALA BAH SUPER » à Lionel sur le coup). Une fois de plus, le Milicien ne répondit que par un sourire candide sans que la pique sarcastique ne l’atteigne. Pire, il pensait qu’on se préoccupait sincèrement de son sort.

« C’est très gentil de vous inquiéter pour nous, mais on s’en sortira ! Regardez tout ce qu’on a déjà récupéré. »

Il montra les trois pauvres bouts de bouteille en plastique qu’il avait déjà trouvé (waaaah) puis continua son travail avec une certain application, d’assez bonne volonté pour le moment… car il n’est pas encore lassé (et ça ne saurait tarder, comme plus tôt avec les canettes et autres déchets à trier, au bout de 30 minutes, il s’était mis à buller en regardant le paysage). En s’activant, il se rapprocha par la même occasion de la cheffe Ranger, qu’il croyait tout d’un coup plus amicale avec lui.

« Vous savez ça me rappelle la pêche au filet ! Enfin, avec plus de boue, haha ! Vous avez déjà fait ça, vous ? Avec la colonie de vacances, quand j’étais petit, avait pris un gros bateau de pêcheur et on avait jeté les filets et j’avais même remonté un très joli Ecayon ! Bon, je ne crois pas qu’il y ait des Ecayon dans cette rivière mais ce serait drôle que des Barloche nous viennent en aide… »

Faut arrêter de regarder Ponyo, Lionel, même si tu es tous les matins en train de barboter et nager dans la mer, tu n’es pas une princesse sirène, tu es plutôt un thon assez ridicule mais, ça, c’est un autre débat.

« Vous avez déjà pêché au filet, vous ? Enfin j’y pensais parce que ça arrive de remonter des déchets aussi… Vous vous rendez compte, quand même, ce que les gens jettent dans la mer ?! »


Oui, c’est bien pour ça qu’ils sont en train de ramasser des ordures en ce moment-même, et c’était aussi un point du briefing mais… bref, on ne va pas revenir à ça, ça devient répétitif. A force de baratiner des histoires tout à fait dénuées d’un réel intérêt, Lionel en venait à tout de même s’intéresser à la cheffe Ranger, mais, en se concentrant sur ses mots, il était moins concentré sur ses pieds. Puis, soudain, il manqua de dégringoler en avant mais se réceptionna d’un pas en avant, marchant enfin dans la boue et le courant du ruisseau. C’est à cet instant que la grosse tête d’un gros Barbicha sortit de l’eau boueuse, visiblement de mauvaise humeur, happa le pied du coordinateur qui n’eut même pas le temps de dire « bonjour ! » dans sa grande bouche et lui tira dessus en replongeant dans l’eau, l’emportant au passage vers le lit de la rivière… Vers les endroits où l’eau transparente était un peu plus profonde. Avec des « Oh, ah… aaaaaaaaaah ! » plus naturels que tout ce qu’il avait pu dire jusqu’à maintenant, Lionel fut entrainé sur quelques mètres, jusqu’au bord d’un rocher, sur lequel, en essayant de se redresser, il glissa, et valsa la tête la première dans l’eau, émettant un magnifique « plaf » digne des meilleurs moments du Maxi Best-Of de Vidéo Gag. Pour ce qui est de son filet, il était heureusement resté sur la berge, entre les mains de ses Pokémon, qui regardaient l’eau avec un air soucieux (enfin, Valgrin restait de marbre et l’air confiant, mais se retenait quand même un peu d’exploser de rire, car il ne voulait pas faire mauvaise impression auprès d’Aegis).

Après quelques secondes, Lionel sorti la tête de l’eau et rejoignit la berge, bénissant au passage sa présence d’esprit d’avoir gardé son casque, sinon, sa perruque aurait certainement valsé avec le courant.

Mais il faudra vraiment que je trouve un endroit calme pour la remettre bien sans que personne ne me voie… Oh non…

Pensa-t-il, tout en souriant de nouveau comme un idiot, vidant l’eau qui avait rempli ses bottes et en s’efforçant de ne pas être franchement angoissé par la tête que pouvait lui donner sa perruque un peu décalée par son « plongeon ». Son Ossatueur avait de plus en plus de mal à se retenir d’éclater de rire.

« Eh ben, j’ai fait un sacré vol plané ! »
On espère que ça a été filmé pour que le net en profite, oui. « Tout va bien, vous avez devant vous un de plus grands barbotteurs d’Enola, hahaha ! En tout cas, l’eau est un peu fraiche mais vraiment bonne ! »

Au moins il ne perdait pas le nord, mais il rouspéta quand même sur le fait qu’il était totalement trempé en retirant sa veste.

« Oh, euh, dites-moi, Roxanne, vous auriez une serviette ou quelque chose comme ça ? Je vous avoue que le fond de l’air est frais… »

Frileux qu’il est et avec l’air un peu raffraichi des montagnes en fin d’automne, Lionel ne tarderait pas à avoir un peu froid… Mais enfin, il ne devrait pas s’attendre à ce qu’on lui fasse un feu pour qu’il se réchauffe comme mémé à côté du poêle. Même si au fond, il serait quand même un peu content qu’on s’occupe de lui, cet abruti.
Montagnes du nord - Novembre 2023

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