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La-haut sur la montagne, y'avait des déchets.  Zzz5


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La-haut sur la montagne, y'avait des déchets.

La-haut sur la

montagne...

y'avait des déchets.
Avec Roxanne Nowak
Ah ! J’ai promis à Sirius que je serais plus efficace et présent sur le terrain, alors, aujourd’hui je vais m’en donner à cœur joie pour faire mon devoir !

Et il voudra certainement qu’on l’applaudisse pour avoir rempli des sacs poubelle. Lionel admira le panorama de la vallée de Baguin qui s’étendait à ses pieds, perché sur une crête, en haut d’un chemin montagneux. Il soupira tel un poète romantique et se retourna, ajustant son uniforme bleu qu’il avait bien repassé pour l’occasion de cette sortie. La nature de la mission ne l’inquiétait pas du moins du monde, même s’il parait que certains membres de la milice ne sont pas spécialement enclins à collaborer avec les Ranger et Elixir sur le terrain. Si on avait proposé à Lionel cette sortie sur le terrain, c’est car il ne risque pas de compromettre les relations d’Elixir et de la Compétition, tant il est décidé à être pote avec tout le monde et pour le coup on ne peut lui reprocher d’être franchement mauvais question diplomatie. Lionel n’est pas le genre à dire n’importe quoi (dans le sens où il ne lui viendrait pas à l’esprit de dire tout  ce qu’il pense au risque de froisser les gens ce qu’il ne veut pas dire qu’il ne dit jamais de grosses conneries), donc, le mettre avec les Rangers aujourd’hui ne devrait pas causer d’incident majeur. Par ailleurs, ça épargnait à l’administrations et aux collègues miliciens de supporter Zingaro qui les ennuie avec ses « ouiii je vais aller sur le terrain souhaitez moi bonne chance les amis » depuis une semaine. Bien entendu, les quelques milicien.ne.s et rangers présent.e.s devront se coltiner le maître coordinateur empoté qui préfère bavarder plutôt que nettoyer le coin des déchets qui trainent, parce que c’est là leur mission. Oh, il suffit de convaincre Lionel qu’il fait un geste héroïque pour la planète et le voila qui va ramasser autant de déchets que vous voudrez (non sans se plaindre et vous tenir la jambe tout du long, cependant).

Maintenant qu’il venait de passer environ 10 minutes à admirer la vue en guise de pause et prendre quelques photos du panorama pour les poster sur internet plus tard (car, ouin, il n’y a pas de réseau ici), Lionel s’en retourna à la recherche de déchets dans sa pimpante tenue traditionnelle de Milicien (qui est tout à fait sobre et fonctionnelle, car même si ça aurait beaucoup plus à Lionel, l’inverse n’aurait pas franchement été utile). Comme il venait de trouver une canette en alu et que c’était la première canette qui lui tombait sous la main, il n’était plus exactement certain dans quel sac (le bleu ou le rouge) il devait la jeter. Après un très (trop) long « hmmmmm » pensif en tentant de se remémorer les consignes du matin (qui lui avait un peu traversé un conduit auditif pour ressortir par l’autre car il était en train de fixer un arbre qui avait pour reprendre sa pensée "la forme d'une cupcake à l'orange et c'est bon les cupcakes à l'orange"), Lionel se ravisa et se dit qu’il valait peut-être mieux demander son avis à un.e profesionnel.le, plus exactement un.e Ranger, car après tout, c’est eux les connaisseurs de l'environnement. De plus, il s’ennuyait de n’avoir pas causé dans le vide depuis plus d’un quart d’heure alors qu’il y a des gens présents, et qu’i pourrait sauter sur l’occasion pour se faire des amis chez les Rangers, ce qui ne nuirait pas aux affaires de la compétition (en vrai, ils s’en fichent bien d’avec qui Lionel est copain, Ranger ou non).

« Madame, madaaaame ! »


S’exclama-t-il en direction de la Ranger qui semblait la plus gradée, s’il se fit au fait qu’elle avait briefé ses collègues et qu’elle les avait répartis par la suite avant que leur mission ne commence. Lionel l’avait d’ailleurs imitée à la lettre avec les miliciens pour être sûr de ne pas trop se tuer à l’ouvrage (pauvre petit). Une fois qu’il se dit qu’il avait l’attention de la dame aux cheveux violets, Lionel se tint droit avec un grand sourire candide (mais franchement irritant), sa canette dans la main.

« Navré de vous importuner au milieu de votre travail, mais j’ai besoin de l’avis d’une professionnelle ! Et comme vous êtes Chef ranger, je me disais que vous seriez vraiment la mieux placée pour m’aider ! »

Avec une telle entrée en matière à base de cirage de pompe gênant, on pourrait croire que Lionel a quelque chose de très important à demander, mais en fait, pas du tout.

« Dites-moi, la canettes, c’est dans le sac rouge ou le sac bleu, déjà… ? Grand nigaud que je suis, j’ai déjà oubli… euh, je veux dire que je ne suis plus complètement sûr, hahaha ! »

Et il compléta son discours irritant par un rire mondain (censé faire oublier le fait qu'il n'avait pas été bien attentif au briefing) totalement inapproprié lorsqu’il a des sacs poubelle et une canette de soda vide probablement infestée de fourmis en train de déguster un bon apéro. Tandis qu’il baillait aux corneilles, Aegis, sa Ekaizer, et Valgrin, son Ossatueur, le rejoinrent, les bras chargés de quelques déchets qu’ils s’empressèrent de trier. Comme quoi, n’importe qui aurait bien compris la consigne.

« Oh, merci, bravo Gigis et Val ! »


Il tapota affectueusement la tête de sa dragonne et de son bipède noir qui mettaient du cœur à l’ouvrage (pas que lui n’en mettait pas mais il était bien trop distrait par le moindre joli caillou sur la route pour être efficace), puis se tourna vers la Ranger de grande taille, toujours tout sourire.

« Alors, vous êtes la Chef Ranger de cette région, c’est bien ça ? C’est une bonne position, chef Ranger… ? »
Pas la peine d’en douter Lionel, mêles toi de tes fesses car c’est pas franchement décent. « Je crois pas qu’on se soit présentés en bonne et dûe forme, je suis Zingaro, le maître coordinateur et co-chef de la milice, mais vous pouvez juste m’apeller Lionel, tout le monde m’apelle Lionel ! »

Il lui tendit une main pour échanger quelques saluts formels, sans quitter son air de gamin bienheureux qui n’a pas vraiment l’air de se figurer où il se trouve.

Mais enfin, ça va, on est pas sur un champ de bataille, alors, on peut être bons amis, non ?
Montagnes du nord - Novembre 2023




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Lionel Roque-Lartigue
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Mer 21 Nov - 11:33
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Là haut sur la montagne, y'avait des déchets

Novembre 2023
Roxanne n'est pas vraiment fan de l'idée de collaborer avec la Compétition, même pour les choses les plus sommaires.
Elle l'est encore moins pour nettoyer les montagnes. De base, ce n'est pas vraiment une mission inhabituelle, mais pour une raison qu'elle ignorait, ses supérieurs avaient visiblement décidé que ce serait l'occasion de « souder les deux groupes », ou disons plutôt, un moyen de panser des plaies médiatiques et faire comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes. Typiquement le genre de scénario, donc, qui ne peut qu'agacer Roxanne.
Elle avait pourtant obéi bien docilement, dans les faits. Ce n'était pas son genre d'aller contre les prérogatives d'en haut, après tout ; toutefois, elle se gênerait pas pour noter quelques petites remarques passives-agressives durant son rapport, c'était promis ! Il fallait toutefois qu'elle y mette toute la bonne volonté du monde, en retenant si possible ses grognements. Une tâche qui risquait toutefois de s'avérer compliqué, surtout lorsqu'elle avait appris qu'elle allait devoir collaborer avec pignouf n°1 à ex-æquo avec l'autre pignouf n°2 à la tête de la Ligue. Non, vraiment, déjà, Roxanne ne comprend pas pourquoi diable ils lui ont collé une pale copie de l'adjudant Gerber sur le dos. Il n'avait pas autre chose à faire, tiens, comme manquer de charisme et briller par son inutilité ?

Oui, autant dire qu'elle n'est pas d'excellente humeur, et, qu'occasionnellement, il arrive à ses mains de se contracter autour des objets qui lui passent par la main lorsque la voix de son compagnon d'infortune du jour lui arrive aux yeux. Elle avait bien pris soin, pourtant, de se concentrer avant tout sur les membres d'Elixir et ses subordonnés, dans l'espoir qu'il comprenne le message et concède que tout le monde serait tout de même bien mieux de son côté (et encore mieux si Elixir disposait des deux tout seul, d'ailleurs). Mais non, rien à faire. Olbéric, franchement peu embêté par les petits dérangements de sa dresseuse, émit un ricanement rauque lorsqu'il remarqua les traits de cette dernière se crisper à l'entente des paroles de son interlocuteur. Oui, c'était plutôt drôle pour lui de la voir enfin importunée quand elle avait passé son temps à pester sur tout le chemin de l'aller ; oubliant même, pour une fois, de s'extasier sur le petit Nidoran, Léon, qu'elle avait ramené avec elle.

Elle s'immobilisa dans ses actions, se relevant et tournant tout juste la tête (juste assez pour que ce soit juste pas assez insultant pour pouvoir être relevé oralement), considérant son interlocuteur d'un air vastement indifférent. Vastement indifférent, et peut-être un tout petit peu curieuse, puisqu'elle ne savait pas ce qu'il voulait d'elle, à l'heure actuelle.
… Eh bien, ils passent leur temps à se rappeler le grade ainsi, à la Compétition... ? Ça ne me surprendrait pas, tiens.
Peut-être qu'elle cherchait toutes les occasions pour être désagréable et pénible, aussi, mais c'était probablement juste une vilaine invention, n'est-ce pas ?

Enfin. Le souci était assez quelconque, voir même plus ou moins anecdotique. Pendant que Léon ramassait ce qu'il pouvait en accumulant les déchets de plastique sur sa corne et qu'Olbéric se chargeait de jeter à grandes poignées les différentes choses qu'il pouvait trouver, Roxanne considérait avec une certaine déconnexion les propos de son interlocuteur.
Il parle trop vite. Pourquoi est-ce qu'il parle trop... ?
Elle avait du mal à suivre, probablement autant par manque de bonne volonté que par nature.Désintéressée et la tête en l'air, elle manqua d'oublier la conversation alors qu'elle n'avait pas bougé d'un pouce. Son regard, pendant plusieurs secondes, s'était détourné sur l'Ossatueur et l'Ekaizer, autrement plus intéressants à ses yeux. Ce fut toutefois le rire particulièrement irritant du Maître Coordinateur (elle n'avait pas pu se retenir de grincer des dents) qui la ramena plus ou moins à la réalité.

Au moins, les pokémon savaient plus ou moins ce qu'ils faisaient, de leur côté. Quelque peu blasée, Roxanne retint de peu une oeillade mesquine, forçant un sourire avenant alors que l'envie de critiquer pour le simple principe de critiquer était décidemment très tentante. Se faisant violence, elle prit la parole d'une voix particulièrement doucereuse et faussement avenante.

« Oh, mais pas la peine de s'inquiéter, il y a des panneaux tout autour de nous, vous pouvez les lire ! »

Ce qui équivalait plus ou moins à le traiter comme un enfant et ce qui était aussi assez méprisant, oui. Pour Roxanne, c'était une maigre compensation quant au « fait d'avoir à supporter un pareil emporté ». Là encore, toutes les excuses auraient été bonnes.
Voilà pourtant qu'arrivait tout le cinéma de présentation, en bonus avec le classique « mettons nos métiers sur la table pour avoir une idée du rang de l'autre dans la société ». La ranger ne put s'empêcher de se crisper face à sa question, toujours profondément mal à l'aise avec les gens qui portaient intérêt à ces sujets ; pour des raisons plus ou moins évidentes, il y avait quelque chose qui la gênait avec l'idée de rapporter en permanence quelqu'un à son métier. Mais c'était bien, aussi, quelque part, se disait-elle en pesant le pour et le contre, si elle pouvait garder ça la plus impersonnel possible. Autant rentrer dans son jeu, donc, même si cela la démangeait fortement. Toutefois, de là à lui serrer la main...

Dévisageant la main qui lui était tendue, elle se dit au départ qu'elle n'allait pas la serrer, car, se comportant comme une gamine de treize ans en crise, elle imaginait probablement que ce serait une sorte de défiance à peu près acceptable et wah, trop extrême tout ça, sauf que non. Une espèce de honte naturelle, comme un instinct de défense face à un comportement qui aurait été très ridicule, lui fit obtempérer. Ou du moins, à sa façon, puisque lorsque sa main gantée vint à la rencontre de celle de Zingaro, ce ne fut pas sans force ; oui, oui, elle était véritablement en train de contracter sa main fortement, juste assez pour que ce soit désagréable, mais pas assez pour qu'il soit socialement acceptable de s'éloigner brusquement. Rien de bien malin ou bienveillant, en tous cas.

« Oh, mais enchantée. Roxanne Novak, Chef Ranger du Nord, heureuse de voir que la Milice peut enfin collaborer avec nous. »

Elle sourit, l'expression douce. Qu'il voit la pique ou pas, ou qu'il la relève, cela lui importe peu : c'est avant tout une satisfaction égoïste, même si elle le nie. En éloignant sa main, elle jeta un coup d'oeil aux alentours, et à leurs subordonnés qui paraissaient franchement perdus voir un peu inquiets. Ne voyant absolument pas comment les choses pourraient mal tourner tant qu'elle était là (qu'est-ce que l'ego aidait, hein ?), elle redressa donc ses épaules, décidée à prendre la parole. Toutefois, un petit détail se rappela douloureusement à elle.
... Ah, oui, je dois le prendre en compte.
Roxanne n'aime pas vraiment cette idée, mais elle y est obligée, dans les faits. En gardant cette même expression avenante, elle reprit donc la parole en prenant bien soin de montrer qu'elle n'était pas en train d'ignorer le Maître Coordinateur, bien que l'envie soit là. Et plus loin, Olbéric pouffe mesquinement, très appréciateur de ce moment.

« Nous allons nous diriger vers le chemin de promenade traditionnel, puis nous allons passer par la rivière. Avec un filtre, normalement, il sera possible d'en sortir le plastique qui s'y trouve. »

Un classique. Rien de bien compliqué, donc ; tellement peu compliqué que plusieurs rangers s'étaient déjà mis à marcher en cette direction. Elle n'attendit pas la réponse, manquant clairement de politesse autant que de décence. Le ruisseau n'était pas loin, de toute façon, alors même si elle était un peu en train de snober son « collègue » par ses pas, ce ne serait pas pour longtemps. Déjà, des rangers moins gradés étaient, un peu plus loin, en train de disposer des filets qu'ils tenaient de part en part, prenant bien le temps de les remonter pour faire venir à la surface jusqu'aux plus petits objets. Et, évidemment, relâcher les quelques menus fretins qui s'y perdaient et gigotaient d'un air paniqué lorsqu'ils arrivaient à l'air libre.
Roxanne, peu gênée par le fait de se salir les mains, esquissa un sourire en tendant l'une part du filet qu'elle tiendrait d'un côté. Après tout, si il était de si bonne volonté, Monsieur ne viendrait pas se plaindre de mette ses pieds dans la boue, n'est-ce pas ? Mielleuse, elle se permet même une mine innocente.

« … Vous y arriverez seuls ? Je peux comprendre que ce soit dur ! »

Et elle en a probablement beaucoup d'autres comme celles-ci, malheureusement.

ft. Lionel Roque-Lartigue


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Sam 8 Déc - 3:11
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La-haut sur la

montagne...

y'avait des déchets.
Avec Roxanne Nowak
Lionel regarda autour de lui comme lui avait proposé la cheffe Ranger. Effectivement, les panneaux étaient assez clairs quant à cette histoire de sacs bleus et de sacs rouges et pour le coup il se sentait véritablement comme un gros nigaud (mais s’il avait mieux écouté quelques heures avant, on n’en serait pas là). Avec un sourire candide et un autre de ses rires très peu naturels (non parce que Lionel ne ricane pas comme ça au naturel, hein.. au naturel, son rire ressemble à un cri de dindon qui fait des vocalises et qui manque d’air), le coordinateur hocha la tête et décida de ne pas en rajouter. Dieu merci, on a évité d’entendre la scène de « oh oui je sais, vous savez, je fais aussi le tri chez moi, c’était juste pour être sûr ! » car môssieur aurait voulu avoir l’air un peu malin.  

Pour ce qui suivit, en revanche, Lionel ne put pas vraiment se cacher derrière son raisonnement habituel de « oh mais non je suis tellement sympa et sociable et drôle avec les gens qu’il n’y a pas de raison qu’on ne m’aime pas » et se dire que son comportement lisse et faux passait dans toutes les situations. Enfin, c’est quelque chose qu’il avait déjà pu remarquer, mais à chaque fois, il renvoyait ces situations gênantes et frustrantes (pour lui, parce que clairement, on va pas le plaindre de se comporter comme une grande pintade imbue d’elle-même et d’en récolter parfois du mépris) au fin fond de son esprit… Ce qui fait qu’il n’apprenait jamais de ce genre de situations et n’essayait pas de s’arranger. Enfin, s’il n’avait pas remarqué le côté mesquin et faux du sourire de sa vis-à-vis, il lui fallu conserver un sourire fixe (et un peuplus crispé) quand il sentit la main de la jeune femme serrer la sienne un peu trop fort pour que cela ne soit pas un avertissement de type « je ne suis pas franchement ravie de vous voir ni de subir votre présence mais il le faut bien »… Inutile de dire que cela brisa un petit peu les rêves de frienship is magic de Lionel, réalisant, de par sa connaissance de ce genre de « codes » sociaux qu’il n’était pas spécialement… apprécié par la Ranger.

Oh, non, elle me déteste !


Comprit-il et le pauvre petit chouchou bijou Grodoudou en eut le cœur brisé (cliques sur « j’aime » si tu es triste, un clic = une prière)… Enfin, pas vraiment, il était juste un peu froissé, enfin, autant que peut l’être un gamin qui vient de s’entendre dire : « j’ai pas envie d’être ton amie, na ! ». En revanche, Lionel ne saisit pas du tout l’ironie dans les paroles de la Nowak et se dit que, tout de même si elle disait qu’elle était contente que lui et ses Miliciens sont là… Alors qu’elle ne doit pas le détester tant que ça !

« Oh, bien sûr, on est très contents d’être ici avec les Rangers aussi ! C’est bien normal, vous savez, moi, je pense vraiment qu’on ne devrait pas se battre entre nous… Enfin, vous voyez, il suffit de se parler pour voir qu’Elixir et le Compétition peuvent paisiblement se rassembler ! »

Oh bah ça, c’est profond comme discours. Bientôt le Milicien dira que la paix c’est mieux que la guerre et que c’est pas gentil d’être méchant. On est sur un niveau de discussion extrêmement politisé, là. C’est qu’il croyait vraiment ce qu’il disait, en plus, c’est tellement creux et niais qu’il serait légitime pour Roxane de croire qu’il se moquait d’elle. La pauvre cheffe Ranger n’arriverait pas à se débarrasser du Maitre coordinateur en essayant de le froisser avec des sarcasmes, malheureusement. Cela risquait même de provoquer l’effet inverse avec Lionel. Selon les dires de la Ranger, ils allaient bientôt atteindre une rivière dans laquelle il faudrait récupérer des déchets. Comme, bien entendu, cette andouille de gosse de riche n’avait jamais fait ça, il esquissa un rictus curieux et joueur et se mit à trottiner.

« Ça a l’air très amusant ! »

Le Roque-Lartigue ne fit pas attention car son regard fut attiré par ses Pokémon, encore occupés à ramasser des déchets qu’il avait pu rater sur sa route, pendant qu’il jacassait. Le coordinateur leur tendit ses sacs et vit que ces derniers commençaient à bien se remplir… Le pire, c’est qu’il en était très fier, et il fallait absolument qu’il en fasse part à quelqu’un. Parce qu’apparemment, il faut l’applaudir parce qu’il a fait son travail (et encore, ses alliés sont bien plus efficaces). Fort heureusement, d’autres consignes furent données et il en oublia sa séquence « regardez je suis super hein, hein, je fais mon travail aimez-moi et dites-moi que je suis un être tellement généreux » (sinon, Lionel dira n’avoir aucun problème de reconnaissance ni de complexes de supériorité, tout va bien, c’est évident). Il fit passer les consignes aux Milicien avec un discours creux digne de Dora l’Exploratrice type « let’s go les amis ».

Lionel récupéra les filtres dont avait parlé Roxane et commença à s’activer avec ses Pokémon, tout d’abord observateurs et calmes, n’étant pas disposés à mettre le moindre désordre dans les Rangers et les Miliciens occupés à s’activer. C’est en le regardant faire que la cheffe Ranger s’adressa de nouveau à Lionel. Il devenait assez évident qu’elle était ironique et se moquait bien (et avec raison) du coordinateur en train de galérer avec son filtre, comme il évitait dans un premier temps de s’enfoncer dans la boue et était donc penché vers l’avant avec les fesses en arrière… ça allait encore faire des jolis montages sur internet si un petit malin prenait des photos (et ça ferait dire des « oh mais oh mais qu’est-ce que c’est mais roooh VRAIMENT MAIS OHLALA BAH SUPER » à Lionel sur le coup). Une fois de plus, le Milicien ne répondit que par un sourire candide sans que la pique sarcastique ne l’atteigne. Pire, il pensait qu’on se préoccupait sincèrement de son sort.

« C’est très gentil de vous inquiéter pour nous, mais on s’en sortira ! Regardez tout ce qu’on a déjà récupéré. »

Il montra les trois pauvres bouts de bouteille en plastique qu’il avait déjà trouvé (waaaah) puis continua son travail avec une certain application, d’assez bonne volonté pour le moment… car il n’est pas encore lassé (et ça ne saurait tarder, comme plus tôt avec les canettes et autres déchets à trier, au bout de 30 minutes, il s’était mis à buller en regardant le paysage). En s’activant, il se rapprocha par la même occasion de la cheffe Ranger, qu’il croyait tout d’un coup plus amicale avec lui.

« Vous savez ça me rappelle la pêche au filet ! Enfin, avec plus de boue, haha ! Vous avez déjà fait ça, vous ? Avec la colonie de vacances, quand j’étais petit, avait pris un gros bateau de pêcheur et on avait jeté les filets et j’avais même remonté un très joli Ecayon ! Bon, je ne crois pas qu’il y ait des Ecayon dans cette rivière mais ce serait drôle que des Barloche nous viennent en aide… »

Faut arrêter de regarder Ponyo, Lionel, même si tu es tous les matins en train de barboter et nager dans la mer, tu n’es pas une princesse sirène, tu es plutôt un thon assez ridicule mais, ça, c’est un autre débat.

« Vous avez déjà pêché au filet, vous ? Enfin j’y pensais parce que ça arrive de remonter des déchets aussi… Vous vous rendez compte, quand même, ce que les gens jettent dans la mer ?! »


Oui, c’est bien pour ça qu’ils sont en train de ramasser des ordures en ce moment-même, et c’était aussi un point du briefing mais… bref, on ne va pas revenir à ça, ça devient répétitif. A force de baratiner des histoires tout à fait dénuées d’un réel intérêt, Lionel en venait à tout de même s’intéresser à la cheffe Ranger, mais, en se concentrant sur ses mots, il était moins concentré sur ses pieds. Puis, soudain, il manqua de dégringoler en avant mais se réceptionna d’un pas en avant, marchant enfin dans la boue et le courant du ruisseau. C’est à cet instant que la grosse tête d’un gros Barbicha sortit de l’eau boueuse, visiblement de mauvaise humeur, happa le pied du coordinateur qui n’eut même pas le temps de dire « bonjour ! » dans sa grande bouche et lui tira dessus en replongeant dans l’eau, l’emportant au passage vers le lit de la rivière… Vers les endroits où l’eau transparente était un peu plus profonde. Avec des « Oh, ah… aaaaaaaaaah ! » plus naturels que tout ce qu’il avait pu dire jusqu’à maintenant, Lionel fut entrainé sur quelques mètres, jusqu’au bord d’un rocher, sur lequel, en essayant de se redresser, il glissa, et valsa la tête la première dans l’eau, émettant un magnifique « plaf » digne des meilleurs moments du Maxi Best-Of de Vidéo Gag. Pour ce qui est de son filet, il était heureusement resté sur la berge, entre les mains de ses Pokémon, qui regardaient l’eau avec un air soucieux (enfin, Valgrin restait de marbre et l’air confiant, mais se retenait quand même un peu d’exploser de rire, car il ne voulait pas faire mauvaise impression auprès d’Aegis).

Après quelques secondes, Lionel sorti la tête de l’eau et rejoignit la berge, bénissant au passage sa présence d’esprit d’avoir gardé son casque, sinon, sa perruque aurait certainement valsé avec le courant.

Mais il faudra vraiment que je trouve un endroit calme pour la remettre bien sans que personne ne me voie… Oh non…

Pensa-t-il, tout en souriant de nouveau comme un idiot, vidant l’eau qui avait rempli ses bottes et en s’efforçant de ne pas être franchement angoissé par la tête que pouvait lui donner sa perruque un peu décalée par son « plongeon ». Son Ossatueur avait de plus en plus de mal à se retenir d’éclater de rire.

« Eh ben, j’ai fait un sacré vol plané ! »
On espère que ça a été filmé pour que le net en profite, oui. « Tout va bien, vous avez devant vous un de plus grands barbotteurs d’Enola, hahaha ! En tout cas, l’eau est un peu fraiche mais vraiment bonne ! »

Au moins il ne perdait pas le nord, mais il rouspéta quand même sur le fait qu’il était totalement trempé en retirant sa veste.

« Oh, euh, dites-moi, Roxanne, vous auriez une serviette ou quelque chose comme ça ? Je vous avoue que le fond de l’air est frais… »

Frileux qu’il est et avec l’air un peu raffraichi des montagnes en fin d’automne, Lionel ne tarderait pas à avoir un peu froid… Mais enfin, il ne devrait pas s’attendre à ce qu’on lui fasse un feu pour qu’il se réchauffe comme mémé à côté du poêle. Même si au fond, il serait quand même un peu content qu’on s’occupe de lui, cet abruti.
Montagnes du nord - Novembre 2023




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Lionel Roque-Lartigue
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Sam 15 Déc - 1:57
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Là haut sur la montagne, y'avait des déchets

Novembre 2023
On s'amuse comme on peut, et en l'occurence, dans le cas de Roxanne en ce moment présent, on ne s'amuse pas vraiment des masses. On compense juste, et c'est un peu triste, quand on y pense plus de cinq minutes top chrono. Roxanne n'ayant évidemment pas assez de recul pour arriver à un constat aussi banal que tristement simple, nous n'aurons toutefois pas à nous embêter de savoir si oui ou non elle a conscience, pour à la place remarquer que en se moquant ainsi du milicien, elle espérait peut-être tirer un plaisir quelconque du fait de le voir se décomposer. Il n'en serait rien, malheureusement pour elle et son ego. En premier lieu, d'abord, car ce dernier ne semblait absolument pas comprendre les piques de la cheffe ranger, et qu'en plus, il paraissait les prendre pour des compliments. Si elle avait été plus mesquine, Roxanne aurait pu trouver une espèce de plaisir malsain à continuer de se moquer, mais non, rien à faire. L'envie n'était pas là, et elle se contenta donc d'afficher l'expression la plus morne et la plus plate du monde face aux remerciements de son interlocuteur. Tout au plus prit-elle la parole avec la même conviction qu'un macchabée lorsque ce dernier se mit à exhiber fièrement ses trophées, l'expression entièrement neutre.

« Ah, c'est bien, ça... Trois morceaux... »

Elle n'avait pas la foi d'en rajouter, estimant que ses propos étaient assez explicites comme ça. Toutefois, elle n'avait visiblement pas compris que ce n'était absolument pas le cas, puisque le milicien se rapprocha, l'air tout particulièrement fier de lui et décidé à lui faire l'exhibition de toute sa vie. Perplexe, Roxanne cligna bêtement des yeux, l'expression d'un poisson lent à la réaction sur son visage. Se contentant d'entendre ce qui était dit sans vraiment bouger car cela aurait demandé d'analyser la situation et cela lui était franchement difficille, elle hocha de la tête de temps en temps, se disant que cela suffirait sûrement. Non, mais elle faisait la même chose avec sa mère, avec ses amis, parfois, avec son ex fut un temps, et... Et avec n'importe quelle situation qu'elle ne sait pas gérer et qu'elle voit comme potentiellement embêtante. Parce que ça marche toujours, l'évitement. Et puisque ça marche, pas le moindre besoin changer de moyen de gestion.

… Sauf qu'il fallait répondre, au bout d'un moment. Et répondre, cela voudrait dire « avoir compris ce que la personne en face a dit », ce qui n'est pas forcément toujours le cas, et pas spécialement maintenant. Un peu perdue, Roxanne s'essaya à un faux sourire assuré, souhaitant faire comme si de rien n'était.

« Euh, eh bien oui, j'ai déjà mangé du filet, mais jamais en mer. »

… Ou quelque chose du genre. Il avait parlé de ça, non ? Probablement, parce que sinon, cela voudrait dire qu'elle avait parlé dans le vide et illustré avec beauté sa totale absence d'attention, ce qui ne serait pas foncièrement pratique pour la suite des événements.
Enfin, de toute façon, ce ne serait pas important, puisque, par une chance assez étonnante, ou alors par le simple fait de la maladresse démesurée du plus âgé, ce dernier se retrouva visé par le courroux d'un Barbicha, qui, aussi mignon qu'il était, ne semblait pas particulièrement appréciateur de leur présence en ces lieux. Dans une série d'évenements qui se produisirent sans que Roxanne ne puisse agir ou ait envie de le faire, pour être parfaitement sincère, le Maître coordinateur tomba à l'eau, dérivant assez rapidement dans l'eau peu profonde, se retrouvant donc complètement trempé et... Et parfaitement ridicule, oui, tirant un rictus amusé et quelques gloussements de la bouche de la cheffe ranger.

Rictus amusé qui disparut lorsqu'elle vit que l'autre s'était encore retrouvé à lui parler de ses talents et de lui, avec une touche de soi-même, et un peu de son ego, aussi. Et l'eau. Ou en tous cas, c'était ce que Roxanne en entendait, et ce qu'elle voulait bien en comprendre. D'un ton plat et morgne, elle reprit la parole avec une certaine lenteur, ne voyant même plus l'usage d'y mettre du sarcasme.

« Oh, vous me rassurez, je le saurais pour l'occasion où je voudrais aller me baigner dans une rivière pareille. »

Sauf que bon, il allait falloir sécher le Barbicha, ce qui n'était pas franchement au programme ni dans son contrat, de souvenir. Franchement blasée, elle réussit malgré tout à garder son air amical sur le visage. Ce ne fut pas sans peine, d'ailleurs, car dans son coin, Olbéric ne pouvait retenir des gloussements moqueurs, une patte sur son visage pour masquer ses pouffement mesquins. Sachant qu'il n'allait certainement pas recevoir de commentaires agacés de sa dresseuse, d'ailleurs, il s'en donnait à cœur joie.
Bientôt, je vais devoir faire sa manucure. Et même si je suis très douée pour les faire, là n'est pas le sujet, non mais !
Toutefois, elle avait la petite impression qu'elle n'aurait pas la paix tant que monsieur n'aurait pas ce qu'il voulait. S'évertuant de penser à toute sa passion pour son métier qui la motivait à se réveiller tous les jours et à dédier son énergie pour Elixir, Roxanne grimaça, cherchant malgré tout à avoir l'air polie, car c'était tout de même l'image de son entreprise qu'elle engageait avec sa propre personne.

« Eh bien, non, mais je suppose que l'on peut trouver une... Oh, Olbéric... ? »

Cela eut le don de faire taire les piaffements mesquins du Félinferno, au moins, puisque ce dernier parut se décomposer en comprenant ce qu'il allait devoir faire. Une grimace dégoûtée s'étirant sur son visage, il poussa un léger grognement de déplaisir, avant de soupirer et de s'approcher du coordinateur, ouvrant ses bras avec un air embêté sur le visage. Roxanne, quant à elle, avait un peu de mal à s'empêcher de glousser, un rictus au coin des lèvres.

« Il vous séchera très vite. »

Elle le savait bien pour l'avoir testé à plusieurs reprises, après tout. Et puis, ce n'était pas vraiment sa priorité, en vérité, et c'est bien pour cela qu'elle s'empressa de chercher autre chose à faire, qui soit de préférence tout autre que leur activité actuelle. Le bruit de feuilles écrasées la tira toutefois de sa contemplation silencieuse des environs, bien qu'elle ne bougea pas non plus énormément ; il était tout à fait possible que ce ne soit rien d'autre qu'un pokémon des environs, après tout. Ils étaient bien dans leur domaine, actuellement.
Toutefois, ce n'était nullement le cas. En plissant les sourcils, elle finit par arriver à mettre des mots sur ce qu'elle apercevait au loin, et qui ne les avait pas encore repéré. Si le début d'une expression de mépris se dessine sur son visage, un rictus désabusé vient arquer le bout de ses lèvres en une expression fort peu aimable, mais qui s'empêchait tout de même d'apparaître trop belligérante. Roxanne ne se retint néanmoins pas de laisser une trace de venin parcourir sa voix.

« Oh, regardez qui voilà... »

Elle en avait vu d'autres, alors à force, il lui suffisait d'un coup d'oeil pour les voir, d'autant plus qu'au vu des instruments qu'il trimbalait, il n'y avait pas trop de doutes à avoir sur leurs activités. Activités dont, clairement, elle n'était pas une grande adoratrice, et qui lui tirait toujours une humeur plus mauvaise qu'elle n'aurait aimé. En dépit de cela, peut-être que son interlocuteur ne saurait pas de quoi elle parlait, alors elle crut bon de se retourner très légèrement vers le coordinateur pour lui expliquer la situation.

« Des chasseurs, visiblement. En cette saison et dans ce périmètre, la chasse n'est autorisée que sous de très rares pratiques et avec des permis, et je crois que ces messieurs ne sont pas en règle. »

Elle jeta un coup d’œil vers l'un des pièges que tenait l'un des deux types, l'ayant déjà vu assez souvent pour en connaître l'extrême efficacité, et donc la dangerosité de ce dernier pour l'écosystème fragile des forêts. Sentant une pique chaude lui passer dans la poitrine sous le coup de l'énervement, la ranger claqua de la langue, le regard plus dur. Son expression resta toutefois assez neutre quand elle s'exprima envers son partenaire du jour.

« Je les contrôlerais et les verbaliserais bien moi-même, mais la procédure veut que ce soit l'officier le plus gradé, alors... »

D'ordinaire, c'était un de ses petits plaisirs, de mettre à l'amende ce genre de personnes. Toutefois, et ce n'est pas pour se moquer de lui qu'elle le fait, mais elle est tenue de suivre les règles, même si elle est curieuse de voir ce qui en résultera.

ft. Lionel Roque-Lartigue


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Roxanne Novak
Ranger
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Dim 6 Jan - 21:56
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La-haut sur la

montagne...

y'avait des déchets.
Avec Roxanne Nowak
Même s’il se forçait à avoir l’air tout à fait à l’aise et détendu, le coordinateur se sentait un peu ridicule d’être tombé dans la première rivière qu’il croise. C’est à croire que c’est plus fort que lui : quand il y a une source d’eau quelque part, il faut qu’il aille y barbotter, de gré ou de force. Enfin, même si tout le monde était absolument raaaaavi d’apprendre que l’eau n’était pas glaciale ou sale (le quarantenaire dit d’ailleurs à Roxane que « de rien, c’est tout naturel de partager les bons coins de baignade avec les collègues », quoique ça veuille dire), Lionel ne tenait pas plus que ça à rester mouillé toute la journée et se retrouver le lendemain avec un rhume carabiné (même lui qui a une santé de fer n’y échappera probablement pas s’il reste ainsi trempé jusqu’au caleçon). Heureusement, Roxanne, ou Roro les bons tuyaux, avait la solution à tous vos petits inconforts du quotidien, grâce à son super séchoir, le Olbéric 2000. Ou quelque chose du genre. Quand Lionel vit le gros chaton s’approcher avec un air blasé, il déglutit difficilement, un peu soucieux de ce que le Pokémon feu pourrait lui faire. Il pinça les lèvres d’un air un peu perplexe et fit un pas sur le côté, attirant l’attention de la Ranger en designant discrètement Olbéric, comme si celui-ci allait prendre la mouche en voyant qu’on le montrait du doigt en scredd.

« Euhm, Roxane, je ne suis pas tout à fait sûr… »

Mais apparemment, utiliser son Félinferno en mode couteau-suisse pour qu’il serve de séchoir ne posait aucun problème à la cheffe Ranger. Pour ce qui est des alliés du Milicien, il n’avaient pas l’air réticents et Aegis haussa les épaules, signifiant à son maître qu’elle ne sentait aucune bélligérance dans l’attitude d’Olbéric. Ainsi, malgré les quelques réticences de Lionel, le félidé se mit à l’ouvrage et commença à dégager une forte chaleur de son corps, qui rappela au coordinateur ses meilleurs noëls devant le feu crépitant de la cheminée (et la fois où, à 5 ans, il avait manqué de se brûler très fort en voulait mettre la main dans les flammes). Et, effectivement, même si maintenant, le coordinateur crevait un peu de chaud, eh bien, il avait bien séché et pourrait même remettre sa veste assez prochainement et avait même pu remettre ses cheveux (enfin, ses faux cheveux) en place.

« Merci Olbéric, très efficace ! »

Remercia le quarantenaire avec un grand sourire un peu débile, mais admiratif quand même. Du coup, Lionel était ravi et de nouveau d’un peu trop bonne humeur en continuant sa pèche aux déchets (pour le coup, son enthousiasme le rendait efficace et plus appliqué, alors, on allait pas trop se plaindre). Tout en blablatant pour lui-même, à ses alliés, et adressant parfois quelques mots à Roxane pour lui dire « je crois que j’ai vu des poissons quand j’ai plongé, au moins, ça veut dire que cette rivière est plutôt propre et limpide et que le nettoyage fait vraiment son office, c’est formidable votre travail, hahaha ! » et d’autres choses pas forcèment utiles et loin d’être inoubliables. Pendant qu’il causait sans avoir l’air de savoir se taire, le coordinateur ne vit pas tout de suite le changement dans l’attitude de sa collègue du jour. Aux aguets, la dame au cheveux mauves observait les environs et avait aperçu un groupe de messieurs qui passaient dans le coin. Lionel aurait aussi eu du mal à les rater, comme ces types n’étaient pas franchement discrets. Roxane l’informa de ce qui générait chez elle certaines réticences et le coordinateur l’écouta avec son « air sérieux » (c’est-à-dire, les sourcils un peu froncés et les commissures de ses lèvres forcées vers le bas tandis qu’il hochait la tête avec des « hm-hm ! » captivés). Ces gens étaient apparemment des chasseurs, enfin, des mauvais chasseurs, et d’ailleurs, Lionel n’aime pas vraiment les chasseurs, il trouve ça vraiment pas gentil de tuer des animaux avec des fusils et il n’aime pas les fusils non plus, enfin, bref, quand l’autre termina son explication, il retint son souffle, une expression en « O » outrée sur son visage.

« Oh, mais c’est très embêtant, ça Roxanne ! »


Déclara-t-il, réellement ennuyé par la situation. Il ne comprit pas tout de suite où la Ranger voulut en venir par la suite. Apparemment, le plus gradé devait aller les verbaliser parce qu’ils n’étaient pas en règle et Lionel était tout à fait d’accord, donc, il hocha la tête frénétiquement.

« Tout à fait d’accord avec vous ! »


Dit-il, fronçant les sourcils, véritablement sérieux cette fois-ci. Puis, un ange passa. Comme le silence devenait un peu embarrassant, le neurone du milicien se mit à turbiner et alors, il percuta ce que sa collègue avait voulu dire : que c’était à lui d’aller remonter les bretelles aux mauvais chasseurs.

« Ah, oui, bien sûr, je vais y aller, alors, je savais bien que vous parliez de moi, hahaha ! »

Ton nez s’allonge, Lionel. Il s’efforça d’avoir l’air sûr de lui en partant avec ses Pokémon vers les chasseurs qui allaient bientôt disparaître au bout du sentier, mais revint quand même vite fait vers le Ranger car il réalisa que son carnet pour mettre des PV était complètement détrempé par sa « baignade ». Cela fait, il rattrapa les chasseurs.

« Hep, vous là-bas ! »


Hohoho, j’ai toujours rêvé de faire ça.

C’est ça, merci officier Longtarin. Les deux confrères se retournèrent et observèrent le milicien d’un air perplexe. Ce n’est pas que le grand sourire niais de Lionel et son ton jovial n’aidaient pas, mais en fait, si, c’était absolument ça. Un peu difficile de ne pas penser qu’un est un clown déguisé en milicien dans de telles conditions.

« Bonjour Messieurs ! Alors, puis-je avoir quelques minutes de votre temps ? »


On dirait qu’il va leur demander de remplir un questionnaire sur leurs habitudes de consommations de fromage durant l’hiver. Les deux chasseurs échangèrent un regard perplexe, se mordant l’intérieur des joues pour ne pas se moquer du type en face d’eux qui était (peut-être) un milicien.

« Oui, donc, hem. Messieurs, vous n’êtes pas en règle, là, c’est pas bien ! Je vais être forcé de vous mettre un procès-verbal, car la chasse en cette saison n’est pas permise dans cet endroit. »

Huhu, les doigts dans le nez !

Il en profita pour se retourner et regarder en scredd Roxanne, levant le pouce en hochant la tête d’un air victorieux comme pour dire « tout va bien regardez, je me débrouille comme un chef ! » (il avait aussi hâte de tout raconter de son in-cro-ya-ble journée à Sirius quand il rentrera à Nuva-Eja pour son comment rapport). Du moins c’est ce qu’il croyait, car dans son dos, les chasseurs chuchotaient et ricanaient un peu, car, impossible de le prendre au sérieux. Quand le coordinateur dégaina le carnet et commença à remplir le PV, l’un des chasseurs s’approcha avec la bouche en cœur. Visiblement, il avait quelque chose à lui demander.

« Hem… Monsieur le milicien, nous comprenons bien que nous sommes en effraction mais… Voyez-vous, les panneau indiquant les périodes de chasse interdite ont été complètement vandalisés, récemment et l’office des forêts était fermé, alors nous ne savions pas que nous n’étions pas en règle… »

Lionel releva le nez du carnet et observa le chasseur en train de le baratiner (et penser que vu que le milicien n’a pas l’air malin, il s’en sortirait sans soucis… ce qui est assez vrai, en fait).

« Mais dans ce cas là… c’est différent ! Je ne savais pas que vous ne saviez pas être en effraction ! »


Le sourire victorieux du malandrin ne mit pas la puce à l’oreille de Lionel. Cela devenait évident que le milicien ne savait pas ce qu’il faisait et les deux chasseurs ne manqueraient pas de profiter de l‘occasion pour s’en sortir. Pourtant, d’un coup, les sourires sur les visages des deux compères disparurent et la peur envahit leur visages. Comme il ne voyait pas sa Ekaiser qui se présentait dans son dos pour intimider les deux chasseurs en train de se jouer de son dresseur, Lionel  pensa naturellement que c’était son charisme naturel qui intimidait ses interlocuteurs.

« Euhm… Non, non, vous avez raison, on va… On va prendre notre amende et rentrer, hein, Jean-Marc... ? »


Ravi de son effet (enfin l’effet de sa Ekaizer), Lionel se sentit soudain très fort et omnipotent et termina de verbaliser les deux coupables puis les regarda partir, fier comme un paon. Derrière lui, Aegis soupira et leva les yeux au ciel, échangeant un regard avec Valgrin qui n’avait rien loupé de la scène et aussi au Félinferno de la ranger. Le milicien revint vers Roxanne avec un sourire satisfait et victorieux sur les lèvres. C’est bon, il allait en parler pendant 3 semaines, de son « exploit » que constitue le fait d’avoir juste fait son travail. D’un geste vif et cérémonieux, il rendit son carnet à sa collègue, reprenant ses airs de divas.

« Et voilà le travail ! Vous avez vu ça ? »


Oui, parce qu’il a besoin d’un feedback, en plus, maintenant et pourquoi pas des fleurs et des applaudissements, aussi.  Au moins, cette expérience ne le démotivait pas et il était reparti ramasser ses trucs.

« Bon, eh bien, retournons au travail alors ! Roxanne, n’est-il pas bientôt l’heure de la pause déjeuner ? »

On voit comment fonctionne le sens des priorités chez môssieur le milicien et responsable de la sécurité, hein. Bah, oui, parce que ça creuse un peu, quand même, toutes ces expériences, surtout après une baignade et une distribution de procès verbaux. Quelle journée bien remplie pour Lionel
Montagnes du nord - Novembre 2023




"Au nom de la Milice, je vais transformer les méchants en gentils avec le pouvoir du #663399 ! "
DCs: Cobaltium, Tobito, Alexander, Angarde, Mell et Ludwig.

RPs: Arthur, Nadia, Roxanne.
Bonus : Sailor Zingaro par Reshi (merciii =w=).
Lionel Roque-Lartigue
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Lun 14 Jan - 0:32
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PostRPRoro

Là haut sur la montagne, y'avait des déchets

Novembre 2023
... Mais... Mais non, il n'est pas en train de... Si ? Quand même, il a eu un minimum de formation... ? Mais pincez-moi, je rêve ?!
Une douleur soudaine vient lui piquer le bras. Roxanne sursauta brutalement, piaillant un « aïe » bien vocal, avant de fusiller son Félinferno du regard.

« Je n'ai rien dit ! »

Le félin leva les yeux au ciel, lui offrant l'équivalent d'un « bah à force que tu hurles intérieurement ça s'entendait plus ou moins » par le biais de son expression lassée et franchement moqueuse sur les bords. Dans un grognement, la ranger esquissa un mouvement sur le côté, tournant volontairement de la tête avec tout le dramatisme d'une adolescente vexée. Difficile pour elle, d'ailleurs, de retenir son expression qui se fait de plus en plus constipée, et d'empêcher son regard de se faire plus agacé et impatient au fur et à mesure que les secondes passent. D'autant plus que son interlocuteur revint avec un air parfaitement satisfait, et des mimiques tellement joviales que la ranger eut l'impression qu'il se fichait promptement d'elle. Le mieux, d'ailleurs, fut qu'il s'empressa de parler de la pause déjeuner, visiblement plus intéressé par son estomac que par son travail aux yeux de Roxanne.
Sentant ses nerfs être tant mis à mal qu'il était probable que ces derniers finissent bientôt par lâcher, la femme aux cheveux violets serra si fort les dents que cela lui aurait presque rappelé l'époque où elle portait un appareil dentaire. Malgré tout, la ranger force son sourire le plus crispé et le plus forcé, ayant de plus en plus de mal à garder l'expression la plus avenante possible alors que tout son être lui hurlait de sauter à la gorge de son interlocuteur. Mais ce n'était pas très pacifiste, alors il valait mieux y aller en douceur.

« … Zingaro, vous savez que l'on ne peut pas diminuer la peine de quelqu'un qui prétend ne pas savoir, d'autant plus que les informations quant aux périodes sont disponibles sur n'importe quel site internet, de notre jour ? Et que c'est un principe juridique de base, que nul ne peut ignorer la loi ? »

… Enfin, en douceur comme Roxanne peut être douce, en réalité. C'est que c'est assez difficile pour le moment, dans la mesure où les coupables sont probablement en train de ricaner bien grassement de leur réussite et que le danger n'a pas été réduit pour les pauvres petites bêtes qui habitent ces montagnes ; un élément qui tend user très rapidement sa patience, tout à coup.
Roxanne sent bien, toutefois, que hormis se défouler (et Arceus que c'était tentant), laisser ses nerfs partir en vrille n'allait pas apporter grand chose, d'autant plus que sa capacité de... coopération, disons, avec l'un des co-chefs de la Milice serait évaluée aujourd'hui, et qu'il en allait de l'image d'Elixir, d'une certaine façon. Une image que la ranger ne se serait jamais permise de ternir, même si actuellement, cela aurait sans doute contribué à diminuer ses problèmes de tension. Ce fut sans doute pour cela qu'elle choisit de concéder à regret, après avoir esquissé une expression plus neutre.

« Mais oui, je crois que l'heure de la pause approche. »

Pas comme si elle avait très faim, mais bon, l'appétit venait en mangeant, ou quelque chose du genre. Enfin, ça c'était dans l'idée.
Parce que dans les faits, une fois qu'elle se retrouvait à fixer son déjeuner avec une expression des plus neutres et vides sur son visage, ne sachant plus vraiment où elle en était dans ses pensées, il n'y avait pas grand chose à dire. Enfin, dans les faits, c'était juste qu'elle touillait dans son tupperware de nouilles au gingembre froides, les pensées emmêlées quant à ce qui s'était passé. Elle avait pourtant bien pris la peine de se mettre à l'écart, désireuse de penser à autre chose et de ne pas traîner trop près de Zingaro, mais rien à faire, tout cela ne sortait pas de sa tête.
Mais je ne vais tout de même pas... Oh, et puis zut, hein !
Dans un soupir exaspéré, elle finit par se lever alors que, devant elle, Olbéric et Léon la fixait d'un air curieux. Puis, finalement, son plat toujours dans la main, Roxanne finit par se diriger vers le milicien, l'expression neutre et quelque peu lasse ; non, elle n'avait pas trop la foi de gâcher son agacement, à vrai dire, et même sa voix n'est pas aussi douce qu'elle l'aimerait. Elle le dévisage, curieuse malgré tout ce qu'elle peut dire.

« … Vous n'avez pas de formation, à la milice ? Juridique, je parle.  »

Ce ne serait pas étonnant, en un sens. Au fond, ils n'étaient pas fait pour ça, à la base.
ft. Lionel Roque-Lartigue


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Dim 27 Jan - 0:11
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La-haut sur la

montagne...

y'avait des déchets.
Avec Roxanne Nowak
Lionel n’eut pas l’ovation qu’il espérait. A l’inverse, il se fit royalement snobber par la cheffe Ranger qui avait l’air d’en avoir franchement ras-le-bol de toutes ces conneries. Si Lionel n’était pas une flèche, là, tout de même, il fallait admettre que l’expression de Roxane et les regards qu’elle lui lançait ne respiraient pas la bonne humeur. Entre ça et le silence consterné qui suivit, il n’en fallu pas plus au Milicien pour comprendre que sa manière de régler le soucis des braconniers n’avait pas vraiment plu à tout le monde. Ce qui le rendit immédiatement anxieux, sachant qu’il était notamment là pour tenter de ne pas mettre à mal les relations entre la Compétition et Elixir, voir de peut-être les améliorer. Ce qui est mal parti pour le moment.  Et franchement, l’idée d’être un peu responsable d’une hypothétique dégradation des relations entre leurs deux institutions, c’était un peu trop vertigineux pour Lionel (mais se prendre ce genre de douche froide ne pouvait pas vraiment lui faire de mal).

Pendant les quelques instants de latence qui suivirent sa dernière intervention, le Roque-Lartigue eut la sensation que des sueurs froides parcouraient son échine. Puis il en eut la confirmation lorsque la Ranger reprit la parole.

Oh non… La jurisprudence. Je ne suis clairement pas assez intelligent pour le droit, c'est Maman et hanson qui l'ont dit.


En faisant quelques efforts et en se concentrant autant qu’il le pouvait en écoutant les mots de son interlocutrice, le coordinateur esquivait les regards autant qu’il le pouvait. Ses esquives en devenaient ridicules et excessives mais, là, il avait vraiment trop honte pour regarder Roxane dans les yeux, vu ce qu’on lui reprochait.

« Je le sais oui… Je ne voulais pas vraiment… Enfin, je n’étais pas sérieux, bien entendu… »


Et c'est bien le problème, Duconno De La Balayette.

Le coordinateur ne sut pas si ses excuses molles et totalement fallacieuses attinrent la Ranger. Celle-ci annonça qu’ils prendraient la pause déjeuner sans trop tarder et vu ce qui venait de se passer, Lionel n’alla même pas essayer de s’asseoir dans le même coin que Roxane car il avait bien compris qu’il ne serait pas le bienvenu. D’ailleurs, il se contenta de retirer son casque bleu moche et de manger son sandwich un peu à l’écart en compagnie de ses Pokémon qui prirent aussi quelques trucs à grignoter pour leur déjeuner. Pendant ce temps, Valgrin et Aegis semblaient un peu perplexes quant à l’état du coordinateur. Même s’ils avaient entendu l’essentiel de l’échange avec la cheffe ranger, le langage du droit et ce genre de choses, ça ne leur disait pas grand-chose et en réalité, ils s’en fichaient pas mal comme de la couleur extérieure de leur Pokéball. Sans bien saisir le problème, Aegis n’aimait pas voir Lionel contrarié et posa une de ses pattes sur l’épaule du quarantenaire pour lui donner un peu de réconfort. C’est à ce moment-là que le coordinateur aperçut Roxane revenir vers lui. Une fois de plus, il se mit à fixer ses pieds et le reste du paysage forestier, bref, tout ce qui passe sous son nez tant que ce n’est pas Roxane et ses pupilles violettes.

Pourquoi me parle-t-elle de formation juridique ? Je ne peux pas parler de droit… est-ce que j’ai une tête à être assez intelligent pour réussir à comprendre quelque chose à la jurisprudence ?!

Tu as surtout une tronche de gosse de gros riche qui n’a jamais eu besoin de s’intéresser à tout ça pour s’en sortir, Lionel. Ce n’est pas qu’il n’est « pas assez intelligent » pour les textes de lois, c’est simplement que vu la classe sociale dont il est issu, il est bien plus facile de passer entre les filets de la loi. Et ça, il le sait pertinemment, parce que les Roque-Lartigue s’en étaient très bien sortis après les années de collaboration avec le Régime, juste en allant graisser la patte de la Compétition, alors que d’autres furent emprisonnés pour moins que ça. De plus, pourquoi Lionel aurait-il fait le moindre effort pour se renseigner quand on lui répète depuis qu’il est en âge de comprendre : « si tu as un problème avec la loi, on s’occupe de tout, mais, tout de même, évites d’en avoir car ce pourrait être honteux pour nous aussi »… Autant dire que c’est juste un autre moyen de contrôler la famille entière pour s’accrocher à leur fric tant qu’ils peuvent, car leur personnalité se résume visiblement à l’argent.

A force de rester muet et esquivant tous les regards, Lionel se figura qu’il devrait peut-être répondre, mais, là, il avait beau chercher dans ses réserves de pirouettes verbales foireuses habituelles, il n’arrivait pas à trouver et comprenait donc qu’il allait falloir répondre avec une certaine honnêteté. Ce n’est pas qu’être honnête lui posait vraiment problème (s’il n’est pas spontané pour lui d’être naturel, il essaie quand même d’être honnête avec les gens -car avec lui-même, c’est une autre histoire-… « essaie » étant ici le maitre mot), mais juste de se faire mal à l’égo (ouin) en admettant qu’il est une énorme brèle sur tout ce qui concerne le droit. En s’éclaircissant la gorge, Lionel essaya donc de meubler en attenant de trouver une réponse (au moins, il ne fallait pas être un expert en lecture des visages pour comprendre qu’il avait pigé avoir failli faire une grosse connerie de manière tout à fait insouciante).

« Arhem, eh ben, cela dépend ce que vous appelez « pas de formation »… »


Il commença à poker ses index l’un contre l’autre en faisant la moue, plutôt navré et extrêmement embarrassé. Pourtant, il essaya encore de sauver les apparences en s’efforçant de prendre une voix assurée (tentative ratée, comme il chevrotait légèrement sur certains mots).

« Si vous faites allusions à des cours ou ce genre de choses, euhm, non. M-mais, depuis la création de la Milice, eh bien, la charte a forcément un peu changé et on a eu un tas de paperasse à lire avec tout un jargon juridique. »


Lionel a lu tous ces papiers, bien évidemment. Il n’est pas paresseux à ce point et avait bien compris que c’était d’une importance capitale. Mais toutes ces notions juridiques, eh bien, disons qu’il n’avait pas tout pigé et… d’une part, il était parti vaincu en se disant « de toute façon je suis trop bête pour comprendre » et aussi trop fier de son nouveau travail de Maître et de Milicien pour oser demander de l’aide a des gens qualifiés. Autrement dit, même si les mots étaient plus ou moins dans sa tête, il y a des choses qu’il avait peu ou très mal retenu car tout ça avait eu du mal à faire sens dans sn esprit. Dans tous les cas, c’était totalement sa faute, mais, dans ses explications orales, il allait bien entendu le minimiser.

« C’est que… ça fait beaucoup à lire d’un coup, vous voyez, alors parfois, j’oublie et confond un eu des trucs, enfin, je suis humain, quoi… »


A cela on peut objecter que le coordinateur a étrangement beaucoup moins de mal à comprendre ce « jargon » quand il s’agit de la ramener en ce qui concerne la jurisprudence régissant le milieu du show-biz. Certes, on pourrait dire que le droit est absent de ce domaine vu les sales histoires et magouilles qui s’y fomentent, mais au moins Lionel, lui, ne ferait pas de sales magouilles, sachant vers quoi cela pourrait le mener (et le poids qu’il aurait sur la conscience, surtout). Bref, ses excuses sont pourries et hypocrites car monsieur est trop orgueilleux pour admettre qu’il s’est chié dessus en, plein exercice de ses fonctions.

« Ahah, vous pensez certainement que je ne suis pas très malin, hein ! »

Plaisanta-t-il sans sarcasme ou ironie, en s’efforçant de redevenir jovial et en renouant le contact visuel avec Roxanne. Pas qu’il avait spécialement envie de regarder les gens dans les yeux de nouveau, mais bon, il le fallait bien, sinon, il allait vraiment perdre la face (ce serait dommage, hein). S’il riait de lui, au moins, on aurait au pire pitié de lui, au mieux, on le dorlottera pour lui dire que « mais non, roh ». C’est pratique. Ce serait toujours mieux de lui renvoyer un « c’est pas parce que t’es con que tu  peux pas comprendre le jargon juridique, y’a qu’à voir les hommes politiques donc maintenant tais-toi et retournes travailler ».

« Vous avez ce genre de formation, chez Elixir ? »

Se rattrapa-t-il en s’intéressant à son interlocutrice. Il ne fallait y voir aucune malice, il se demandait juste si ce n’était pas plutôt un pré-requis implicite en fait.

« Enfin, comme vous le dites, j’imagine que c’est implicitement demandé dans tous les cas d’être un minimum informé pour éviter certaines… déconvenues. Pas la peine d’être un expert, n’est-ce pas, haha ! »

Il parlait avec un ton plus léger, évidemment, c’est à ses propres actes qu’il faisait allusion, mais il ne comptait visiblement pas l’assumer en direct. Au contraire, il continuait de se trouver des circonstances atténuantes. Alors que ce serait quand même plus confortable pour tout le monde et ça lui donnerait peut-être quelques minuscules points d’estime. En se recoiffant d’une main, il rangea les restes de son repas et sourit en coin, coupable mais de bonne volonté quand même.

« Il me semble que nous allons changer de secteur, après la pause, n’est-ce pas ? »

Il le savait, comme il avait revu son planning en mangeant mais c’était surtout par envie de bien faire et de conserver une bonne entente. Pour cela, il faudra un jour lui expliquer sur les sourires fixes en boucle et les politesses systématiques ne plaisaient pas à tout le monde. En regardant sa carte et en se remémorant certaines nouvelles qu’il avait lu dans des mails et autres informations, il lui sembla que le nom du secteur en question lui disait quelque chose.

« …Ce n’est pas un endroit où avaient été aperçus bon nombre de Pokémon échappés dangereux récemment, d’ailleurs ? »

Appréhendant un peu bien qu’il n’allait pas se mettre à s’effondrer de peur, le coordinateur se sentait tout de même plus rassuré que s’il fallait verbaliser d’autres braconniers. Sans déborder d’arrogance, il se permit une nouvelle pique d’humour.

« Enfin, cela devait aller, je me débrouille mieux avec les Pokémon sauvages dangereux que les braconniers, hahaha ! »

Et puis, si je me débrouille bien, ils oublieront peut-être ma grosse bêtise de tout à l’heure, non ? Héhé.
Montagnes du nord - Novembre 2023




"Au nom de la Milice, je vais transformer les méchants en gentils avec le pouvoir du #663399 ! "
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Lionel Roque-Lartigue
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Sam 9 Fév - 15:04
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Là haut sur la montagne, y'avait des déchets

Novembre 2023
Probablement que ç'aurait été tout aussi bien de laisser tomber et de passer à autre chose. Et en un sens, Roxanne avait failli le faire, bien décidée à finir sa journée sans migraine, en espérant si possible noyer son malheur dans sa petite soupe du soir. Malheureusement, il se trouve aussi que son tempérament n'est pas de celui qui pouvait lui faire accepter de rester là, sans rien dire et sans rien faire, alors que quelque chose clochait. Ou du moins, dans son rôle de ranger, elle en était complètement incapable : c'était bien là la différence entre son investissement dans vie privée et dans sa vie professionnelle. Alors oui, malgré l'ambivalence de son comportement actuel, Roxanne tente malgré tout de trouver un peu de sens à tout ça, les mains crispées sur ses bras. Bizarrement, toutefois, elle se sent obligée de surcompenser un malaise interne par une voix plus affirmée, plus directe, comme si, dans le fond, elle ne se sentait pas forcément plus légitime que ça à reprendre son comparse de cette manière. N'était-elle pas elle aussi quelque peu inexpérimentée ? N'était-elle pas la première à baisser les yeux d'un air coupable quand on lui rappelait une notion, ou à se renseigner parfois tardivement la nuit, lorsqu'en cherchant le sommeil, il lui arrivait de se demander si elle disposait vraiment de toutes les connaissances nécessaires pour effectuer son travail... ? Probablement qu'il y avait là beaucoup de refoulement et de compensation mal digérée.

La réponse, toutefois, était plus ou moins ce à quoi elle s'attendait, et en même temps, non. Les yeux bien écarquillés, la bouche s'ouvrant un peu sous le coup du choc, elle reste fixée en observant son interlocuteur.
Non, tout de même, ne me dites pas qu'on leur a donné autant de pouvoir juste parce qu'ils avaient de l'argent et des moyens ? Mais pas de manière aussi évidente ?!
Une question à laquelle Roxanne ne préférerait pas avoir la réponse, en vérité. Elle se tend d'un coup net quand, par la suite, le milicien se met à se plaindre de la petite paperasse qu'il a à faire, se retenant quand bien mal de ne pas lui sauter à la gorge pour l'étrangler. Ses mimiques n'aidaient très certainement pas : Roxanne avait de plus en plus la sensation que son interlocuteur jouait aux idiots pour se défausser de la moindre responsabilité. Un comportement qui, sans surprises, met ses nerfs à vif. D'autant plus qu'il continue, parlant avec une décontraction la plus complète, et changeant de sujet comme si de rien n'était. Voilà même qu'il était prompt à s'éloigner, tout à coup.
Mais pauvre petit chou, il faut travailler pour son chèque quand on a une position de pouvoir, je vais presque pleurer !

« Oh, non, je pense juste que vous êtes un inconscient opportuniste et un irresponsable égocentrique. »

Son ton claque d'un coup. Les sourcils froncés, les dents serrées, elle n'a pas cherché à contrôler son ton. Elle est presque sûre, d'ailleurs, d'avoir vu un ou deux rangers se tendre derrière eux, signe que l'ambiance n'est probablement plus au beau jour. Elle ne réalise que quelques secondes après que ses mots ont quitté sa tête, mais même si elle marque une pause dans ses propos, il n'empêche qu'elle n'esquisse pas une excuse. Pourquoi donc, après tout ? Il était trop tard pour faire comme si de rien n'était, maintenant, même si Roxanne détestait l'idée de provoquer des ennuis envers Elixir. Non, elle ne se sent pas vraiment coupable par rapport à son interlocuteur ; tout au plus vous expliquera-t-elle que « c'était normal au bout d'un moment ». Sans doute est-ce pour cela qu'elle continue, la voix plus lente mais plus lourde, le regard focalisé sur le visage de son interlocuteur.

« On exige de nous de savoir ces choses. Quand on aspire à un poste haut-placé et important, on doit le savoir. »

Ou du moins, quand on est dans son cas. Roxanne claque, sans grande surprise, la pression qu'elle a ressenti durant toutes ces années de rattrapage scolaires, l'humiliation des regards condescendants de ceux qui trouvaient assez amusant de lui rappeler qu'elle avait quitté le lycée sans même un bac. Le souvenir est pénible, brûlant dans un coin de sa tête, et elle ne supporte pas l'idée que d'autres n'aient jamais eu à se poser la question de leur compétence. On exige souvent d'elle qu'elle fasse preuve de sa capacité à tenir son poste ; elle n'y rechigne pas, d'ailleurs, mais actuellement, elle est frustrée. Tout ce qu'elle comprend, c'est que pour certains, être puissant absout de toute responsabilité ; une constatation qui ne peut que l'agacer.
Elle sent bien, toutefois, que bouillir davantage ne servirait à rien. Il y avait un travail à faire, non ? Oui, oui, c'était pour ça qu'elle était là, même, bien qu'elle tendait à oublier.

« Au moins, vous devriez être dans votre élément, avec des pokémon. »

Elle expira un coup, faisant signe à son Félinferno et à son Nidoran de les suivre. Le sarcasme n'était même pas volontaire, cette fois-ci, mais elle se rendit compte qu'il ne servait à rien de s'empêtrer dans cette conversations plus longtemps. Avançant à pas longs et rapides pour s'enfoncer dans la forêt, elle jeta des coups d’œil aux alentours, non sans une certaine méfiance. Allons bon, ce n'était pas parce qu'il y avait effectivement une chance infinitésimale de croiser un pokémon dangereux qu'il fallait...

« Le nombre a réduit, mais de temps à autre, il arrive que... »

… Il arrive que l'on entende un grondement sourd, suivi du sifflement aérien caractéristique de l'utilisation d'une attaque dard-nuée, puis du bourdonnement d'un embrasement soudain, faisant tomber en cendres les pics envoyés à grande vitesse. Ou quelque chose du genre, du moins. Roxanne sursaute, prise par surprise. Elle ouvre de grands yeux en s'apercevant qu'une grand silhouette rouge s'est dressée devant elle, poussant un cri félin d'avertissement, son regard doré fixé sur la créature qui vient de se dévoiler derrière les arbres.
D'ici, la ranger ne la distingue pas tout de suite ; ce n'est que lorsqu'elle se précipite vers eux qu'elle comprend enfin de quelle espèce il s'agit. Ou du moins, quand à moins d'un mètre d'elle-même, le Félinferno l'immobilise en lui attrapant les bras, tenant comme un mur devant sa dresseuse, les pieds bien plantés au sol pour se retenir de reculer. Malgré tout, la pression est trop forte pour qu'il ne pousse pas un grognement, mis en difficulté.

« Olbéric ! »

Le Félinferno grogne, les muscles crispés dans une tentative complexe de tenir face à la force gargantuesque du Blindépique devant lui. Cela ne suffit pas, toutefois. Le bras du Blindépique brunit rapidement, et ce n'est que lorsque l'attaque Marto-Poing se matérialise complètement qu'Olbéric la remarque. Il n'a le temps que d'écarquiller les yeux et d'amorcer une reculade avant que l'offensive ne vienne violemment le toucher au ventre, l'envoyant à terre, bien plus loin. Paniquée, Roxanne reste prostrée un instant, avant de se précipiter aux côtés du Félinferno qui tente déjà de se relever, amoché malgré tout par cette attaque violente. Il pourra se battre et continuer, mais la violette réalise vite que la situation s'est complexifiée. Sans doute est-ce pour cela, dans cette compréhension soudaine de l'urgence où ils sont, qu'elle lance un regard dur et sonne ses subordonnés d'une voix autoritaire.

« Mais qu'est-ce que vous attendez, appelez des renforts ! »

Parce que, visiblement, vu le regard mauvais du Blindépique, il n'allait pas en rester là.

ft. Lionel Roque-Lartigue


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Roxanne Novak
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Ven 1 Mar - 23:13
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La-haut sur la

montagne...

y'avait des déchets.
Avec Roxanne Nowak
En temps normal, les gens abandonnent en l’entendant chouiner comme un enfant de 7 ans. En temps normal, oui. Mais pas dans une situation aussi « importante », dans le sens ou Lionel aurait bien pu faire obstacle à la loi à cause de son insouciance et si cela s’était mal passé, ça aurait terminé en méchant scandale. Pour le coup, Lionel se rendait bien compte qu’il était passé très très près d’une grosse bourde et cela va sans dire qu’il le regrettait amèrement. Mais il ne voulait pas s’y attarder parce que déjà, il pense que c’est carrément honteux et d’autre part, eh bien… ça demanderait d’admettre qu’il est incompétent et qu’il a franchement lésiné sur certains aspects de son travail, nommément la paperasse juridique et administrative. Sirius le lui avait déjà reproché, ça, d’ailleurs, à croire qu’il ne retenait les leçons que quand ça lui important vraiment. Mais même si cela lui semblait un peu superflu car il pensait naïvement que sa négligence serait sans conséquence, là, il lui fallait admettre qu’il ne pouvait plus laisser d’autres gens le couvrir ou le ménager pour ses bêtises. C’est bien ce qu’il demandait à Roxane, là, de ne pas être « trop dure » avec lui, alors qu’il plaisantait sur le fait qu’il n’était « pas très malin », comme si c’était tout à fait normal de l’excuser dans ce cas parce que « bah oui quand même, c’est pas sa faute, il est juste un peu débile ». Après tout, ça marchait avec sa famille : le fait qu’on lui dise qu’il soit « idiot » faisait qu’il jouait ce jeu et se protégeait, et s’arrangeait ainsi pour passer outre certaines exigences. A croire que la société a étrangement tendance à épargner bien plus facilement l’immaturité de certains hommes un peu trop âgés pour agir comme des adolescents irresponsables, surtout quand ils ont de l’argent et du pouvoir.

Donc, oui, Lionel pensait vraiment que ses plaisanteries et ses questions, alliées à un intérêt sincère pour la Ranger suffirait à faire passer la pilule. En fait, non. Car tout le monde n’en est pas à le trouver « tellement mignon et adorable et juste un peu maladroit hihi », visiblement, les mots de Roxanne allaient le lui faire comprendre bien plus brutalement que lorsque les gens s’efforcent de prendre des pincettes pour sa pauvre petite personne. Sans surprise il se crispa et prit la confrontation franche de la cheffe en plein ventre. Il resta immobile et interdit durant quelques secondes, choqué par la sécheresse des propos de la trentenaire et ses pensées comme bloquées au point mort pendant ce temps. Lionel retint son souffle et baissa seulement les yeux vers le sol, sentant que la Ranger continuait de l’observer avec un regard inquisiteur.

Mais je… mais je ne suis pas votre ennemi… Enfin… Je suis…


Il allait ouvrir la bouche pour se donner une énième excuse qui aurait été forcément mauvaise et très malvenue, puis eu assez de jugeotte pour la refermer, se crispant comme pour se protéger d’un prochain revers verbal.

…Je peux aller pleurer un peu derrière ce petit buisson, là… ?

Il ne respirait que par courtes bouffées, jusqu’à ce que Roxanne termine son laius, mettant à terre tous les arguments bancals que le Milicien pensait encore légitimes. Pas d’excuses, il faut savoir tout ça, point final. C’est ce qui se dégageait des mots de sa collègue du jour. Pourquoi se reposait-il toujours sur d’autres gens pour savoir tous ces « trucs » rébarbatifs… ? Parce qu’il a assimilé qu’il n’avait pas besoin de s’embarrasser avec des tâches ingrates dans le milieu où il est né, parce que dans ce milieu, il y aurait toujours quelqu’un pour le faire à sa place. Ce n’est pas lui qui le voulait à la base, mais cela revenait au même dans l’idée qu’il ne remettait jamais cela en question, car ça l’arrangeait. C’était bien commode de considérer ça comme une convention immuable, jusqu’au moment où il devient le pire des ingrats, qui en plus met tout le monde dans la mouise lorsqu’il faut se donner du mal.

Une fois de plus, il voulut répondre mais rien ne lui venait. Il ne se sentait pas humilié, même si ses parents lui diront surement qu’il aurait dû l’être, car, se faire remettre en question par quelqu’un qui n’est manifestement « pas au même niveau que nous », il parait que c’est humiliant. Non, on n’est pas humilié quand c’est la vérité qui est prononcée, même si c’est brutal. La vérité est souvent brutale par définition, pour Lionel, c’est probablement pour ça qu’il tend à s’en détourner le plus possible, comme le font beaucoup de gens, d’ailleurs. Dans l’absolu Lionel se sentait simplement ridicule et complètement stupide. Ce n’est pas la première fois qu’on lui reproche sa négligence et son incapacité à voir les efforts supplémentaires qu’il demande implicitement aux autres dans son attitude inconsciemment suffisante. C’est le moment où il serait presque capable de se plaindre qu’il n’aurait « pas pu savoir que mes actions allaient avoir des conséquences ! », comme s’il avait 5 ans.

Sa respiration reprit un cours normal lorsque la Ranger releva qu’au moins, si ça concerne les Pokémon, il serait à l’aise.  Ah, oui. Il pensait que ça suffirait, pour être milicien, d’être ami avec des Pokémon. Non, vraiment, il y croyait dur comme fer, ou plutôt, c’est ce qu’il s’efforçait de croire mais au fond…

Non, ce n’est qu’une excuse, n’importe qui avec un peu de jugeotte aurait compris que ça ne suffirait pas. Pourquoi n’ai-je pas… C’est pourtant évident que cela me porterait préjudice. Et pas qu’à moi, d’ailleurs.

Il se mordit la lèvre en se mettant quelques pas en retrait de Roxane, gardant les distances de sécurité tandis qu’ils marchaient sur les sentiers, plus sur leurs gardes que tantôt. Il aimerait vraiment pouvoir verbaliser ce qui lui passait en tête actuellement, enfin, pouvoir le faire autrement que par des excuses larmoyantes et pitoyables.

« Oui je… ça, c’est dans mes cordes. »

Répondit-il à voix basse, sans prêter attention au fait que ses subordonnés pouffaient un peu en le voyant aussi péteux. Evidemment qu’il culpabilisait, il est assez subtil pour comprendre quand il a fait une connerie ou qu’il a définitivement blessé quelqu’un avec son comportement. Lionel n’aime vraiment pas blesser les gens ou les mettre en colère. Il s’efforce d’être en permanence arrangeant pour que ça n’arrive pas, mais ça ne peut pas marcher à tous les coups, surtout quand on ne fait que rester dans sa zone de confort.

« Je suis désolé Roxanne je ne voulais pas vous-- »


Avait-il commencé à confier, à vois basse, à la Ranger, mais il fut interrompu lorsque cette dernière, eh bien, reprit la parole pour s’interrompre aussi. Peut-être que Lionel n’est pas une flèche mais il est assez sensible pour ressentir que la tension dans l’air n’est tout d’un coup plus la même, surtout après qu’un grognement qui n’appartient probablement pas à un gentil petit Doudouvet retentisse dans la montagne et pas très loin de leur position. Immédiatement, Aegis et Valgrin se dressèrent dans une attitude défensive près du coordinateur occupé à balayer frénétiquement les environs du regard. Il n’eut pas à chercher bien longtemps ni à poser de question lorsque son regard se posa sur l’ombre massive en train de se déplacer lentement mais surement vers le groupe. Avant même qu’ils ne puissent déterminer l’ampleur du danger et commencer à s’organiser, le Félinferno de Roxanne s’élançait déjà vers la grande créature grognant au bout du sentier sans entendre les mises en garde de sa dresseuse.

Lionel pour sa part s’était figé, sur ses gardes, pas tant par peur (quoiqu’il ne faisait pas le malin et sous le coup de la frayeur surprise il avait été paralysé quelques instants) que parce qu’il préférait attendre observer quelques instants ou attendre qu’on lui dise quoi faire pour ne pas que les choses s’enveniment. Le coordinateur a toujours été plus confortable avec l’idée qu’on était plus efficients à s’organiser en groupe en situation de crise. Il n’était pas un bon leader et ne s’était jamais considéré comme tel (pour ça qu’il était content de partager son rôle avec Sirius) mais on ne peut pas dire qu’il soit franchement efficace non plus. Quelques instants plus tard le Milicien commença à reconnaitre un Blindépique en l’adversaire d’Olbéric et constata que le félin avait du mal à se mesurer à la force du colosse de type plante.

Ces bêtes là sont bien plus grosses que j’aurais cru en les voyant à la télé !

Pensa-t-il, en réalisant au passage qu’il n’en avait encre jamais croisé durant un concours. Puis, il jeta un regard en arrière, accrochant celui de sa dragonne d’un air entendu. Comme ils étaient encore sus des arbres, il ne pouvait pas vraiment se permettre d’envoyer son Ossatueur de type feu même s’il aurait pu aider contre un type plante.

« Aegis, vas l’aider ! »

Ordonna Lionel d’une voix forte pour compenser la crispation de son corps sous l’effet de l’adrénaline du danger tout proche de lui et du reste du groupe. Il sentait des sueurs froides contre sa nuque et avait du mal à se concentrer sur autre chose que le Blindépique qui arrivait, mais le coordinateur faisait confiance à la force d’Aegis. Bien que freinée par les arbres et sa vitesse de déplacement moyenne, l’Ekaizer se fraya un chemin jusqu’aux deux combattants, prit son élan pour lancer son poing contre la carapace de l’énorme type plante en armure. Elle arriva pourtant une seconde trop tard pour aider Olbéric : ce dernier s’était pris l’attaque de Blindépique de plein fouet. Roxanne accourut aux côtés de son allié et Aegis continua son assaut, dépassant Roxane et Olbéric, puis profita de son élan pour frapper de toute ses forces la carapace du type plante. L’attaque fit mouche mais ne sut pas mettre à terre leur adversaire commun, qui ne recula que de quelques pas, avant de se remettre à rugir de colère.

C’est le moment que Roxane choisit pour crier au reste du groupe d’aller chercher des renforts. Encore paralysé sur le coup de la peur, Lionel pris quelques secondes pour les appeler de son côté, la voix tremblante tandis que son cerveau lui pitchait les pires scénarios pouvant résulter de leur situation actuelle. Et s’il y avait d’autres monstres de ce genre dans le coin… ? Oui, il faudrait que les renforts arrivent au plus vite. Pur le moment, il fallait se concentrer sur leur ennemi commun. L’espace de quelques secondes, le milicien avait décroché de la scène de bagarre et fut alerté par un nouveau cri du Pokémon sauvage rendu furieux par l’attaque de la dragonne. Jamais il n’aurait pensé qu’un être de cette taille pouvait s’élancer si vivement en avant et tout le monde fut pris de cours, Aegis comprise, qui ne sut que faire sur le coup, tout comme le coordinateur qui resta pétrifié pendant une fraction de seconde. Si le Blindépique chargeait, ils allaient tous bien profiter de le voir cette glorieuse espèce, et surtout ses poings de très, très près.

« Abri ! »

Il faut croire que ses capacités d’improvisation de coordinateur avaient payé, pour cette fois. Aegis, elle aussi entrainée aux imprévus, s’exécuta et présenta son armure d’écailles à son adversaire, rugissant en faisant briller sa parure écaillée, d’où se détacha un champ de force solide, suffisant non pas à mettre le Blindépique au tapis, mais à le repousser une nouvelle fois. Le choc de la collision avait été rude, cependant et la dragonne s’en sortit étourdie. Pourtant, après avoir été retenu deux fois, le type plante ne semblait pas vouloir retourner à l’assaut tout de suite et continua de grogner en toisant Aegis et Olbéric tel un prédateur territorial. Lionel ne savait pas déchiffrer ces choses-là, mais il semblerait que le Blindépique protégeait peut-être son domaine, et voulait juste pas laisser passer le groupe par ici.

Essoufflé comme s’il avait participé au combat, Lionel cherchait plus d’air pour se soulager du contre-coup de sa poussée d’adrénaline. Ses jambes tremblaient un peu trop pour qu’il soit crédible et menaçaient de le trahir, d’autant plus que cet affrontement n’était pas terminé. Aegis sifflait contre le Blindépique pour le tenir à distance, les deux Pokémon avaient l’air de se crêper le chignon.

« … J’ai l’impression qu’il ne nous laissera pas passer, moi, Roxanne… »

Sans blague. Mais Lionel ne disait pas ça en bafouillant un peu pathétiquement pour se donner des excuses pour partir en courant et plonger dans l’eau pour se planquer (même s’il avait juste envie de rentrer lui chez et d’aller lézarder sur la plage ou barbotter dans la mer pour se remettre de ses émotions). De toute manière, ils ne pouvaient pas laisser un Blindépique aussi massif et potentiellement dangereux dans un chemin qui était occasionnellement ouvert au public. Les renforts, accompagnés d’autres Pokémon de grande taille : un Deflaisan, un Charmina et un Arcanin. En les voyant débarquer, le Blindépique se remit à rugir, stressé par la présence d’autres Pokémon dans le coin. Il semblait presque effrayé, maintenant qu’il était dominé en nombre, mais tenait sa position. Lionel ne savait pas vraiment quoi faire étant donné qu’il était beaucoup trop tendu pour agir de manière réfléchie et avait déjà du mal à trouver son air, dans l’expectation d’un nouveau mouvement dangereux du Pokémon plante. Vu la tension actuelle de la situation, Aegis ne bougeait pas non plus mais toute son attention était fixée sur leur adversaire commun.

C’est alors qu’un nouveau cri retenti, pas du tout aussi impressionnant que celui du Blindépique, mais plus fluet et plus effrayé. Lionel cligna des yeux en voyant de petites silhouettes frèles se cacher derrière les rochers, plus loin. Les choses devinrent plus claire quand les personnes présentes reconnurent les petits Pokémon en question et que le Blindépique rugit de nouveau pour ordonner à ses compagnons Marisson et Boguerisse de rester cachés.

« …Ses petits… ? »

Pensa Lionel en réfléchissant à voix haute en se disant au passage que cela ne facilitait pas vraiment la situation… Enfin, pour le coup, les Rangers étaient surement plus habilités que lui à résoudre de genre de situation.

« On ne va pas les… enfin, les déloger d’ici de force, ça me parait un peu barbare, même si c’est un endroit passager, non… ? »

Il marmonnait un peu dans sa barbe absente mais assez fort pour que Roxanne l’entende. Il n’aimais vraiment pas l’idée de repousser de force la famille Blindépique de là, mais ne savait pas vraiment quel était le plus raisonnable pour les Pokémon et probablement que les Rangers avaient des solutions « pacifistes » pour ça. Si ses subordonnés Miliciens étaient toujours prêts à attaquer, Lionel leur fit signe de ne pas montrer d’attitudes trop belligérantes, c’est connu qu’on ne provoque pas un papa ou une maman de cette taille quand ses potentiels petits sont dans le coin. Lionel déglutit une nouvelle fois, mal à l’aise. Une grosse révision des procédures juridique et peut-être une petite étude de celles connues des Rangers ne pouvait pas nuire à son retour de cette mission (s’il survivait)… Peut-être que Sirius pourra lui faire une interrogation de connaissances ?
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RPs: Arthur, Nadia, Roxanne.
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Lionel Roque-Lartigue
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Mer 6 Mar - 14:44
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Là haut sur la montagne, y'avait des déchets

Novembre 2023
Vites oubliées, furent le petit accident et les tentatives d'excuses du coordinateur. Ou du moins, très clairement, la priorité était devenue tout autre en quelques secondes. Roxanne n'a pas encore pleinement l'habitude de ce genre de situations. Oh, les urgences, il y en a beaucoup, mais pas dans ces zones, disons. Et certainement pas dans un cadre de mission aussi simple qu'un  bête ramassage de déchets qui n'aurait pas dû aller beaucoup plus loin ; seulement voilà, les faits sont coquins, très coquins. Définitivement déplaisants, au passage.
D'autant plus que Roxanne ne peut pas dire qu'elle apprécie tout particulièrement la peur qui ronge un coin de son ventre à l'heure actuelle. Très franchement, ce n'est pas pour rien si elle grince des dents à chaque fois qu'elle relève les tendances « justicières » (bien qu'elle rajouterait volontiers un petit 'auto' ici là) de la compétition ; c'est aussi un peu car elle sait très, très bien, qu'elle est elle-même incapable d'être une espèce de paragon de la « protection » (le terme lui donne de l'urticaire tant il lui semble arrogant) des pokémon comme des autres humains. Alors certes, Roxanne répondra avec toute la mauvaise foi du monde qu'elle a été formée, que c'est une part de son travail et qu'il faut bien s'en charger quand cela se révèle nécessaire, mais les faits sont là : la violette ne se sentira probablement jamais pleinement à l'aise dans ces moments. Olbéric, au moins, semble davantage capable de se reprendre, déjà prêt à se relever pour offrir son aide à l'Ekaizer.

Ekaizer qui semble parfaitement capable de se débrouiller seule, du moins, de la vision du Félinferno qui ouvre de grands yeux impressionnés, admiratif et momentanément arrêté dans ses mouvements. Il faut toutefois que cette dernière les protège au dernier moment par le biais de son Abri pour qu'il parvienne enfin à se tirer de sa léthargie, reprenant enfin une position à peu près utile auprès de la dragonne. La collision des deux autres pokémon, violente, venait de faire sonner une pause dans cette bataille brutale, laissant le temps à chacun de reprendre ses esprits.
Dépassée, Roxanne a elle aussi mis un moment à agir. Toutefois, en jetant un coup d’œil au milicien, la violette finit par se rendre compte que ce dernier était probablement dans la même difficulté qu'elle, si ce n'était pire. Les yeux de la ranger se fixent quelques secondes sur les genoux tremblants du coordinateur, ayant cru pendant quelques secondes qu'elle avait peut-être tout simplement mal vu, mais non. Pendant un moment, bref, très bref, elle se surprit à ressentir une forme de compassion et de pitié, qui lui fait hésiter à s'approcher du plus âgé pour venir enquérir son état ou même essayer de le remettre un peu sur place. Toutefois, l'urgence n'était pas là ; même le concerné semblait le savoir, ne serait-ce que par ses propos.

Roxanne esquissa une grimace, bien consciente du souci. Elle n'eut même pas envie de faire un quelconque commentaire sarcastique, bien consciente que son interlocuteur faisait ça pour mettre à plat la situation plus qu'autre chose. Situation qui semblait en voie de s'améliorer car voilà que débarquèrent petit à petit des renforts puissants et décidément désirés. Sans s'en rendre compte, Roxanne laissa échapper un soupir de soulagement ; peut-être qu'ils allaient arriver à quelque chose, finalement. Très clairement, néanmoins, l'idée de foncer dans le tas pour potentiellement blesser ce pokémon ne lui plaisait pas vraiment : ce n'était pas exactement le genre de choses qu'elle voulait accomplir en étant ranger, voyez-vous. Une solution plus fine aurait pu être envisagée, mais à l'heure actuelle, ses idées étaient bien maigres.

Voilà toutefois que quelques petits cris fluets se mirent à retentir au même moment où choisirent d’apparaître des petits Marissons aux côtés du Blindépique. Interloquée, Roxanne baissa temporairement sa garde au moment même où le pokémon évolué rappelait qu'il était présent, bien que cette fois-ci, la réaction instinctive de la ranger ne fut pas de s'enfuir en courant. Loin de là, même. Les sourcils froncés, elle fixait dorénavant la source de leurs soucis avec intrigue, visiblement perplexe. Comme le disait Zingaro (cette phrase allait lui coûter sa fierté, décidément), il y avait des chances que le Blindépique cherche simplement à protéger son territoire ainsi que ses enfants. Ce fut le coup d’œil confus d'Olbéric qui lui confirma qu'il y avait probablement quelque chose qui clochait. Roxanne plissa les yeux, encore incertaine.

« Vous avez raison, mais... »

Elle redessina dans sa tête les plans qu'elle avait appris par cœur il y a de cela plusieurs années. De ses vagues souvenirs, et il n'étaient pas tous frais car tout le monde ne naît pas avec une mémoire photographique, la disposition des populations de pokémon tendaient à contredire ce qu'ils avaient pourtant en face des yeux. Elle reste immobile quelques secondes, avant de finalement reprendre la parole, la voix plus claire et sûre.

« Ils ne devraient pas être là. Quelque chose a dû les déloger de leur habitat naturel, ou du moins... »

Probablement plus « quelqu'un ».
Elle grimaça, ne voulant pas terminer sa phrase, car d'une part c'était franchement évident et d'autre part car elle avait une vague idée de la raison, maintenant qu'elle y pensait cinq secondes et reliait les points entre eux. En outre, la solution risquait de se révéler compliqué : comme n'importe quelle solution quand on ne bâclait pas les choses, dans les faits. Elle entreprit donc de s'expliquer envers le coordinateur, grimaçante face à la difficulté de la tâche à venir.

« Normalement, ils devraient être plus à l'ouest. Si l'on suit le chemin,l'on pourra éventuellement trouver ce qui les a dérangé, et, enfin... »

Elle se contenta d'un petit mouvement de la tête pour faire comprendre à son interlocuteur ce qu'il y avait à saisir. Après ces paroles, Roxanne recula de quelques pas pour permettre au Blindépique de se détendre un peu, incitant son collègue et leurs pokémon à les suivre jusqu'à une direction plus à gauche. Olbéric préférait accompagner la dragonne, assez admiratif de cette dernière, mais aussi et surtout bien conscient qu'au vu du silence étrange de sa dresseuse, cette dernière avait souvent quelque chose à faire pour se sentir mieux. Ils marchèrent plusieurs minutes, durant lesquelles, embêtées par le silence, elle trouva bon de reprendre la parole, prise malgré elle d'une nervosité toute nouvelle.

« Merci, pour tout à l'heure. »

Elle préféra garder son regard loin du visage de l'autre les épaules inutilement droites et serrées pour se donner une fausse impression de totale assurance. Il n'est pas vraiment dans le genre de Roxanne de se montrer incapable de reconnaissance ; l'inverse est même un de ses plus gros problèmes. Toutefois, elle n'est pas pleinement à l'aise avec son camarade et il n'est donc pas surprenant de la voir ainsi hésiter pour des choses qui ne sont pas franchement dramatiques.
C'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle sauta sur la première distraction venue dans le but de changer de sujet. Ainsi donc, la découverte d'objets de métal dispersés dans la forêt plus dense lui tira un rictus désabusé. Rictus quelque peu amer, en soi, dans lequel elle eut du mal à infuser un amour qui se retrouva néanmoins dans sa voix lasse.

« Des pièges illégaux dans une zone non-autorisée. Le souci doit être là.»

Elle esquissa un air révulsé avant de balancer une grosse branche dans l'un des gosiers de fer : il se referma tout net, faisant éclater le bois dans un craquèlement d'épines sèches. Non, vraiment, il n'y avait que peu de surprise au fait que le Blindépique ait préféré s'éloigner de sa zone de résidence naturelle, lorsque l'on considérait cela.

« Il faut que l'on les mette hors d'état de nuire avant de s'en débarrasser, par sécurité. J'ai mes soupçons quant aux responsables, mais... »

Elle jeta un coup d’œil aux alentours. Au loin, il lui semblait voir la fumée d'un feu de forêt venir d'une toute petite cheminée. L'illégalité de la construction d'une cabane de chasse dans cette zone n'était pas à souligner (quoique avec Lionel elle avait des doutes), mais ce qui la retenait d'intervenir était le potentiel risque d'un choix trop précipité. Enfin, ce genre de choses était plus du ressort de la compétition, en vérité, mais elle n'aimait pas vraiment l'idée d'aller confier quelque chose à l'autre ; elle avait en effet encore des doutes quant à son partenaire du jour. Il faudrait envisager de faire quelque chose, certes, mais pas maintenant.
Ou du moins, différent de ce qui pressait plus urgemment. En parlant de cela, elle recommença le même manège qu'elle avait débuté tout à l'heure, retournant enfin son attention vers le Maître coordinateur, une expression plus calme sur son visage.

« Si l'on arrive à rendre cette zone de nouveau sans risque pour le Blindépique, alors il quittera sans doute le chemin passager. »

Ou du moins, c'était la théorie. Roxanne avait toutefois sincèrement envie de croire aux théories ; l'idée d'une expulsion « brusque » alors que la faute première n'était pas celle du pokémon ne l'enchantait pas des masses. La violette espérait surtout que le travail combiné des miliciens et des rangers fonctionneraient cette fois-ci, quitte à ce que cela blesse son petit ego. Sans doute est-ce pour cela qu'elle reprit la parole d'une voix plus légère.

« Vous pensez pouvoir le faire ? »

Un sourire joueur se dessina sur ses traits, premier qui se montrait sincère dans une réelle envie d'esquisser le début d'un geste envers son interlocuteur depuis le début de cette sortie.

ft. Lionel Roque-Lartigue


DC de Xerneas, Faust M. Donovan, Natsume Miyano, Livie A. Vulpino & Alice C. Donovan
Roxanne Novak
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Sam 16 Mar - 0:49
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La-haut sur la

montagne...

y'avait des déchets.
Avec Roxanne Nowak

C’est dans ces moments que le Maître coordinateur sait qu’il n’a jamais appris à être courageux. Enfin, plutôt qu’il ne s’est que trop rarement retrouvé dans des situation qui imposaient de l’être. Ce n’est pas qu’on ne lui a pas enseigné à faire preuve de bravoure, c’est plutôt qu’on lui a fait comprendre qu’il pouvait toujours se reposer sur autrui. L’allocution « pourquoi prendre des risques quand des gens sont payés pour le faire à notre place » qu’on lui avait rabâché lui semblait censée il y a encore quelques années, avant qu’il ne devienne Milicien et se prenne ses premières douches froides. Pour le coup, si lui commençait à admettre (en étant très long à la détente et en chouinant encore à chaque reproche comme un gamin) que ce laius ne pouvait pas tenir dans un poste à responsabilité, il accordait encore trop d’importance aux voix de sa famille lui disant de se préserver et de « laisser faire le menu fretin ».

Mais Roxanne n’est pas du « menu fretin », ni ses camarades Ranger ou mes collègues Miliciens qui viennent d’arriver avec les renforts et de nous tirer d’un très mauvais pas.


Evidement que ses chaperons, enfin, ses parents, n’avaient pas attendu de lui qu’il montre un exemple ou prenne ses responsabilités au sérieux. Le coordinateur ne voulait pas l’accepter, mais tout ce qu’Agamemnon et Sixtine attendaient de lui, c’est qu’il fasse de jolis sourires devant la caméra pour représenter gracieusement leur nom à une des places les plus « importantes » d’une grosse institution Enolianne. « C’est là qu’est notre place », avaient-ils dit un jour, comme une évidence et cela avait bien arrangé Lionel de se faire à cette idée, en se disant que tout ce qu’il faisant, c’était faire honneur à sa famille et à « son pays ». Comme si cela était une excuse qui pouvait passer en toute circonstance : « ah mais oui je suis un lâche mais après tout on ne peut rien me dire comme je suis au service de mon pays et ma cause est noble »… Oui, tu parles.

Ça, c’est ce qu’on se dit avant de se retrouver sur le terrain et avant de s’apercevoir que dans ces cas-là, on ne peut pas compter sur un code de conduite vraiment logique en cas de danger un imprévu. Il faut dans ces contextes improviser tout en faisant en sorte que tout le monde s’en sorte sain et sauf…

C’est ce que Lionel voulait croire en tout cas, que peut-être, un jour, il serait capable de faire face à ce genre de situation sans impliquer d’autres personnes. Il est toujours mieux de travailler ensemble à ses yeux, bien entendu, mais l’expérience l’avait aussi rendu amer sur le fait que les choses se terminaient souvent mal quand il impliquait d’autres personnes à ses côtés. Pas que sur le terrain, d’ailleurs, mais dans sa vie en général. Il a toujours la même pensée amère que dans ses amitiés ou plus si affinités : que c’est une mauvaise idée d’impliquer des personnes dans sa vie de manière trop proche, car il va forcément décevoir une fois qu’ils verront au-delà des sourires débiles et des parles simplistes. Il ne peut pas trop se permettre de faire le con dans la situation actuelle mais ne sait pas non plus comment aborder ce genre de cas, surtout qu’il préfère éviter la violence inutile envers des Pokémon. D’après ce qu’on lui expliqua, Blindépique et ses petits n’étaient pas dans leur zone d’habitat habituel, donc, c’est que quelque chose les en empêchait peut-être. Lionel pensa instinctivement à un probable glissement de terrain, une catastrophe naturelle quelconque comme il peut en arriver à la montagne, ou alors, à l’arrivée d’autre Pokémon qui auraient chassé la famille Blindépique mais, le souvenir des braconniers encore présent à son esprit fit naitre une toute autre théorie, fort plausible, dans son esprit. Si les types verbalisés plus tôt (même s’il n’avait pas vraiment envie de repenser à sa « performance » qui lui avait valu tant de reproches justifiées) avaient fait de la chasse illégale dans le coin, peut-être n’étaient-ils pas les seuls.

« Ah, vous pensez que les types de tout à l’heure… »

Que j’aurais peut-être dû arrêter pour de vrai, tiens.

Il ne termina pas sa phrase car il sentit la honte l’envahir et le faire se tendre jusque dans ses épaules. Vraiment, il n’a rien d’autre à dire sur ce qui s’est passé en plus des commentaires de Roxanne qui furent amplement suffisants et censés. Le milicien fut tiré de sa rumination par la cheffe Ranger qui amorça une retraite pour aller examiner les environs à la recherche de ce qui avait pu déloger la famille de gros rongeurs venères de leur habitat de prédilection. Retraite que Lionel suivit avec application, soulagé de s’éloigner de la zone à risque. Si le fait de rebrousser chemin était tout à fait logique et attendu, les remerciements de la violette l’étaient beaucoup moins. Le coordinateur cligna des yeux, confus. Son regard s’éventra vers l’arrière et se posa automatiquement sur son Ekaiser, qui faisait la fausse modeste devant le Felinferno admiratif de Roxanne. Pour autant, le quarantenaire n’osait pas croiser de nouveau le regard de sa collaboratrice, mais répondit, avec un sourire en coin sincère et un peu désabusé :

« Je vois en prie. C’est bien normal. » Avait-il dit, en inclinant légèrement le front, prouvant par ce biais qu’il savait être à peu près sobre. Puis, il indiqua l’arrière de la marche d’un mouvement de tête. « Mais, c’est Aegis qui a fait tout le travail. »

La dragonne était assez sure d’elle pour agir de son propre chef. Probablement que même sans les consignes improvisées de son dresseur, elle aurait su agir de la bonne manière quand même. Après quelques minutes de marche silencieuse, pendant lesquelles le coordinateur continuait de jeter des coup d’œil angoissés autour de lui, ne pouvait quitter son attitude tendue et aux aguets. Au moins, les tremblements avaient disparus, mais son anxiété était évidente si l’on observait avec un peu d’attention ses bras croisés sur son torse, ses épaules crispées et ses doigts serrés sur la manche de son uniforme. S’il fait ce métier, pourtant, Lionel devra s’y habituer. Et il le pouvait, il voulait vraiment se convaincre de pouvoir progresser car de toute façon, s’il voulait rester à la hauteur de ses ambitions de coordinateur et avoir la paix de la part de sa famille, il n’a pas trop le choix. C’est assez pitoyable mais bon, ça reste sa réalité, pour le moment.

Le retour à la réalité ne fut pas trop violent, même si le groupe eut la mauvaise surprise de tomber sur une zone piégée, sûrement par des braconniers.

« Des pièges ! Ah ! »


Purement par réflexe, Lionel fit un petit saut de côté pour vérifier qu’il n’avait pas eu la malchance de mettre les pieds dans un des chausse-trappe dispatchés dans les environs. Mais non, les dangers étaient un peu plus loin devant eux mais… tout de même nombreux. En voyant la branche morte passer un très mauvais moment dans un piège aux dents aiguisées, Lionel grimaça en imaginant la douleur que ça devait être de tomber le pied là-dedans et fut aussi dégouté par l’idée que ces trucs étaient bien entendus faits pour blesser et affaiblir des Pokémon en les immobilisant.

Enfin, ça a l’air rigolo ce qu’elle vient de faire avec la branche j’aimerais bien essayer et… ah, non, ce n’est pas le moment de s’amuser, Lionel ! Surtout que ces machins doivent faire d'horribles dégats en réalité... brr.

Fort heureusement, les habitants de ces forêts avaient été assez futés pour ne pas se retrouver dans les pièges. Ses déductions et les propos de Roxanne finirent de faire enrager Lionel sur l’idée que ces gens se fichaient bien de mettre le bazar et de blesser des Pokémon qui n’avaient rien demandé au passage, es délogeant aussi de leur habitat. S’il aurait pu faire une autre séquence de « ohlalala mais c’est pas bien c’est très mal » à Roxanne, cette fois, sa réaction fut plus vive et un peu moins diplomatique.

« Ah ! » Bras croisés sur le torse, il renifla avec dédain en direction de la fumée que certains des Rangers avaient désigné et signalé. « Non seulement leurs pièges sont complètement pourris et inutiles, mais ils sont incapables d’être discrets, ces lâches ! Dans leur petite cabane, là, tss ! »

Pourri, inutile, pas discret, lâche, oui, exactement comme toi, Lionel, oui. Bon, certes, ce qu’il dit n’est pas entièrement faux, en l’occurrence et lui n’irait pas s’en prendre à des êtres vivants en posant des pièges mortels dans les forêts. En entendant que se débarrasser de ces pièces aiderait surement la famille Blindépique à retrouver ses marques dans une zone plus habitable pour eux, la motivation de Lionel monta d’un cran.

Et voilà, je suis remonté, maintenant ! On n’a pas idée de déranger les Pokémon chez eux comme ça, hein ! On a qu’à me dire un seul mot et je pars m’occuper de ces malandrins !

Autant dire que le « défi » de Roxanne tomba à pic. Cependant, Lionel prit quand même quelques secondes pour y penser. Il ne voulait pas prendre le risque de décevoir sa collaboratrice une fois de plus et inspira profondément pour ne pas réagir trop hâtivement. Mais s’il s’agit juste de désactiver les pièges, ça ne lui semblait pas très difficile non plus. Enfin, si c’était aussi facile de juste mettre un bâton dans la gueule d’une de ces grosses mâchoires métalliques comme l’avait fait Roxanne, ça lui semble à sa portée. Et puis, il avait une idée. Avant de prendre la parole, le coordinateur esquissa un geste pour intimer à son Ossatueur d’approcher.

« Bin, je peux m’occuper des pièges si vous voulez, oui, par contre, hm, je pense qu’il vaut mieux qu’on s’éloigne un peu… au cas où. »

Motivé à l’idée d’aller sermonner les braconniers responsables pour ce bazar, Lionel avait pensé à un moyen de faire potentiellement sauter tous les pièges en même temps, incluant ceux qui sont peut-être mieux embusqués. Après s’être suffisamment mis en retrait, le coordinateur designa le coin à son Ossatueur.

« Val, tu peux lancer un Mass d’os par ici, s’il te plait ? »

C’est vrai que je me repose surtout sur mes alliés… et je ne pense pas que l’escrime me sera un jour utile sur le terrain s’il faut me défendre. Il faudrait que je trouve d’autre choses mais je suis déjà bien trop angoissé à l’idée d’avoir un pistolet dans les mains, ça fait mal au bras de tirer et c’est trop bruyant et en plus (surtout ça) ça tue des gens.

Dans tous les cas, Valgrin s’exécuta et fit tomber une petite pluie d’os sur la zone et plusieurs pièges à loup sautèrent en se refermant dans de fort claquements métalliques. Lionel grimaça plusieurs fois en entendant les bruits des mâchoires d’acier se refermer et grincer. Même si personne n’était bléssé dans le processus, le simple concept de ces engins de morts lui faisait grincer des dents, d’autant plus que le bruit de leur fermeture brusque était suffisant pour laisser imaginer les dégâts qu’ils pouvaient faire sur un être vivant.

Une fois que ce fut fini, Lionel expira longuement de soulagement et fit au mieux pour détendre ses épaules en les laissant retomber avec ses bras.

« Il vaudrait mieux les récupérer il me semble. Je ne sais pas ce que vous en faites traditionnellement ? »

Le coordinateur s’avança en regardant précautionneusement là où il mettait les pieds pour voir s’il n’y avait pas des pièges qui avaient été oubliés ça et là, tandis que quelques miliciens et leurs alliés Pokémon plus costauds ramassaient les pièges fermés. Ceux-ci étaient généralement raccrochés avec une chaine  à la base des arbres, et le bleu se fit donc accompagner de ses alliés pour briser les nœuds et fermetures qui retenaient les maillons métalliques aux troncs.  

« Mais qu’est-ce qu’ils peuvent bien faire de ce qu’ils attrapent, après, d’ailleurs… ? »


Marmonna-t-il en détachant les chaines et en laissant Aegis prendre l’initiative de ramasser quelques pièges. Lionel était peut-être crédule mais pas entièrement étranger à l’ « utilité » d’un piège de ce type et déduit rapidement ses applications, après qu’un Pokémon ou un animal ait été attrapé.

« … Non, ne me dites rien, en fait. J’ai quelques idées. »

Reprit-il en agitant la main comme pour dissiper ses propres pensées trop imagées. Il se parlait à lui-même comme ça lui arrivait souvent, plus qu’à de véritables interlocuteurices dont il attendrait des réponses. Puis il se releva et regarda la fumée que Roxanne avait aussi observé quelques temps avant.

« Il est temps d’aller leur rendre une petite visite, je crois. »

Il avait parlé plus haut cette fois-ci, puis avait fait volte-face vers la Chef Ranger, avec un début de sourire en coin, presque un peu mesquin, car toujours remonté contre ces « malotrus de braconniers barbares ». Peut-être que cette dernière avait déjà un plan d’action en tête mais dans tous les cas, il s’agissait d’une collaboration entre leurs deux organismes, alors autant se mettre d’accord sur le déroulement ensemble.
Montagnes du nord - Novembre 2023




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Lionel Roque-Lartigue
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Sam 23 Mar - 16:41
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Là haut sur la montagne, y'avait des déchets

Novembre 2023
Honnêtement, dans les faits, Roxanne n'est pas très sûre d'elle-même à l'instant. Entre le désastre de tout à l'heure et sa difficulté d'imaginer ce qu'elle va faire exactement maintenant, il faut bien qu'elle compense quelque part. Il se trouve qu'essayer de faire comme si tout était parfaitement normal était une bonne méthode, alors elle n'allait sûrement pas se gêner à jouer aux 'héhé je suis super assurée hahaha' puisque cela fonctionnait très bien pour calmer le petit nœud d'anxiété au fond de son ventre.  
Au moins, l'indignation de son aîné eut le mérite de lui tirer le début d'un rictus moqueur, non par dédain envers son interlocuteur, mais plutôt par effet d'amusement quant aux propos virulents du maître coordinateur au sujet des responsables. Sachant qu'elle était d'accord, il était difficile pour elle de ne pas un tant soit peu apprécier le fait d'entendre des médisances à leur sujet ; cela atténuait juste un tout petit peu la pénibilité de la corvée qui allait être la leur.

Peut-être l'avait-elle fait buguer, toutefois, avec sa proposition. Elle plissa les yeux, confuse quant à ce qui aurait pu être mal compris de sa part, avant qu'il ne finisse par expliquer son point de vue au même moment où s'approchait l'Ossatueur. Curieuse, elle haussa les sourcils et jeta un regard circonspect à l'homme aux cheveux bleus, mais haussa les mains pour signifier qu'elle était prête à regarder sans rien dire, si il se montrait capable de se débrouiller. Après tout, Roxanne n'était jamais contre le fait d'en venir au plus rapide, non par par envie de bâcler les choses, mais par simple désir de productivité. Sans un mot, elle suivit donc l'autre dans son mouvement de recul.
Elle ne fut pas déçue, d'ailleurs. Les sourcils relevés et les traits tirés dans une expression mêlant l'appréciation assumée et la surprise nette, elle observa les os s'occuper de défaire avec une rapidité exemplaire les pièges d'acier. Peu dérangée par les bruits, elle était plutôt occupée à regarder avec attention ce qui se passait, sans remarquer le malaise évident de son camarade de la journée. Ce ne fut plus le cas lorsqu'il reprit la parole et elle hocha de la tête, se permettant toutefois l'esquisse d'un sourire joueur, le ton tranquille.

« Bien joué. Plus efficace que je ne l'aurais cru. »

Roxanne ne sait pas trop elle-même si il s'agit d'un compliment ou non, et à vrai dire, elle ne réfléchit que très peu à ses propres mots à l'heure actuelle. C'est un peu inhabituel, pour quelqu'un comme elle qui tend à pondérer à peu près tout pour veiller à ne pas dire ce qu'il ne faut pas dire. Il semble toutefois que son humeur se soit allégée. Moins tendue, elle se permet même de répondre à Lionel avec un air désinvolte et plutôt léger, tandis qu'elle aide Olbéric à récupérer les divers pièges défaits par Valgrin.

« L'on les garde comme preuves pour le moment. Ensuite, ce sera du ressort des autorités, mais ils devraient être détruits, si tout se passe bien. »

La question somme toute assez naïve du coordinateur, toutefois, la fit grimacer. Non, vraiment, il ne voulait pas savoir et elle n'était pas sûre non plus de vouloir lui expliquer, même si elle le ferait sans chigner en cas de besoin. Roxanne n'aime pas regarder à côté quand quelque chose de nocif se produit, ou quand des êtres souffrent, mais elle doit avouer ne pas prendre de grand plaisir à décrire les souffrances d'autrui. Lionel semble néanmoins suffisamment lucide pour comprendre tout seul, ce qui fit pousser à Roxanne un léger soupir de soulagement. La violette, néanmoins, jette un discret regard circonspect au concerné, plutôt surpris de le voir s'interroger ainsi. Elle se demande, distraitement, si son accompagnant a ne serait-ce que côtoyé un peu le monde réel ces dernières années, ou même plus ; elle n'est pas sûre de vouloir la réponse, bizarrement.
De toute manière, ils avaient d'autres choses à faire, comme aller s'occuper des probables responsables de tout ce bazar, en outre. La perspective lui tirait, étrangement, un certain amusement probablement trop guilleret qui la fit glousser mesquinement, ses traits tirés en une expression goguenarde. Olbéric, le remarquant, leva les yeux au ciel avec un certain désabus, quoique il fourmillait dans ses yeux le début d'un amusement presque palpable. D'accord, d'accord, tout cela se devait d'être très sérieux et tout le tralala, mais il y avait quelque chose de bien trop plaisant selon Roxanne à aller s'occuper de ce genre de cas personnellement. Généralement, elle n'en avait pas vraiment l'habitude, en plus, puisque son travail lui demandait davantage de coordonner des groupes que de s'occuper des actions concrètes telles que celle-ci.

« Eh bien, déjà, le mieux serait de se rapprocher et d'entourer les sorties potentielles. Je n'ai pas trop envie de jouer à chat, je vous avoue. »

Et elle n'en avait pas non plus des masses les capacités, même si ses performances sportives s'étaient largement améliorées depuis quelques années. Lente sur les bords et pas que, elle &tait de toute façon assez lucide comme ça pour ne pas s'y risquer et préférait de loin la technique plus fine. Oh, bien sûr, elle avait des doutes quant aux chances de réussite, mais bon, elle n'allait sûrement pas se gêner. Elle gardait encore entre les dents le coup de la dernière fois et l'attaque qu'Olbéric avait subi de la part du Blindépique furieux. Bien assez, en tous cas, pour la mettre d'assez mauvais poil et la rendre assez rancunière pour que l'idée de réussir à les coincer provoque le germe d'un sentiment de satisfaction dans son ventre. Sûrement que cela devait transparaître dans sa voix, d'ailleurs, et elle s'en cachait à peine, avec les éclats malicieux dans ses yeux.

« Il n'y a pas vraiment de recette miracle, on toque, et l'on voit. En assurant nos arrières, évidemment. »

Elle haussa les épaules, faisant signe à ses accompagnants de la suivre jusqu'au lieu dit, non sans une fausse nonchalance qui ne servait qu'à dissimuler les allers et retours rapides que faisaient ses coups d’œil sur les environs de la cabane de chasse. Olbéric, obéissant comme il le fallait, s'était déjà positionné derrière eux, si bien que la ranger n'eut pas grande crainte d'aller littéralement toquer à la porte. Affichant sa plus belle expression mielleuse et faussement bienveillante dès lors qu'elle entendit des bruits de pas se rapprocher, son ton ne fut pas sans sucre lorsqu'on finit enfin par ouvrir cette maudite porte.

« Ah, messieurs, ravis de vous revoir ! »

Car, effectivement et sans la moindre surprise, il s'agissait bien des mêmes individus que tout à l'heure. Retenant son énervement grandissant en pressant ses ongles dans la chair de sa paume, elle ne se gêna pas pour continuer son cinéma, non sans prendre un certain plaisir lorsqu'elle vit les expressions des individus se décomposer lentement en les reconnaissant.

« Nous avions trouvé des pièges, plus loin, alors nous voulions vous avertir des risques. Il ne faudrait pas que vous soyez blessés ! »

Elle mima une expression faussement choquée, la bouche ouverte en un « oh » dramatiquement surpris, se permettant même de passer sa main devant sa bouche comme une diva de bas étage dont la moue désolée aurait probablement à peine gagné un razzie award aux rattrapages. Elle prit d'ailleurs le temps de faire un pas en arrière, jetant un regard circulaire à l'habitation, non sans exagérer largement son mouvement de tête pour rendre encore poussif tout ceci.

« D'ailleurs... Il faudrait probablement vous éloigner de cet endroit également, et le détruire. Ce n'est pas vraiment légal, ou sécurisé, je crois. Mais ça, vous devez le savoir, je crois. »

Sourire d'ange, cette fois, lumineux et presque assez innocent d'apparence pour pouvoir être transposé sur une pochette CD d'un album d'enfants de chœur criards. Ou quelque chose du genre, en tous cas, car elle y mettait tout son cœur, y trouvant probablement son premier  défouloir et amusement de la journée. Amusement dont, en un sens, elle ne pouvait pas se permettre de priver son collègue, même si une petite partie d'elle lui faisait se dire qu'ils n'en auraient pas été là si le travail avait été fait à la base. Mais, pour une fois, elle le remercierait presque ; cette discussion venait probablement de la déstresser pour la semaine. Elle se tourna donc vers ce dernier, l'air faussement candide.

« Je me trompe peut-être, Zingaro, mais... Il me semble que l'on a pas le droit d'ignorer la loi, non ? »

Elle lui jette une œillade joueuse, ne retenant que de très peu le sourire moqueur qui vient tout de même plisser le bord de ses lèvres. Ce n'est qu'un rappel taquin, mais cette fois-ci, elle laisse à l'autre la possibilité de le faire. Tout ceci ne serait peut-être pas une série de désastres, après tout.

ft. Lionel Roque-Lartigue


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Sam 6 Avr - 2:35
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y'avait des déchets.
Avec Roxanne Nowak

Les standards de Lionel sont vraiment très bas, quand il s’agit de la confirmation de ses semblables. Un « bien joué » suffit à lui faire se sentir presque important aux yeux d’autrui, à le contenter pour la journée et à lui tirer un sourire qu’il s’efforça de garder à peu près sobre. Ce n’est pas tant qu’il a appris des expériences récentes en essayant de ne pas trop en faire, c’est surtout qu’il est anxieux à l’idée de faire quelque chose qui pourrait déplaire. Aussi, même si certain.e.s ont déjà remercié Lionel d’être une bonne oreille, il doit surtout ça au fait d’avoir l’habitude de s’adapter pour plaire depuis son jeune âge. 40 ans d’expérience dans ce genre de choses, il devrait presque l’afficher sur son CV. Enfin, de toute manière, l’heure n’était pas à l’échange de courbettes et de compliments. Une fois les pièges rassemblés, il fallait s’occuper des auteurs de ce joyeux (enfin, pas si joyeux que ça) bazar. S’ils étaient bien planqués dans leur cabane, il ne serait effectivement pas difficile de se décider sur la stratégie à adopter et même si Lionel aimait se donner en spectacle, il n’avait pas très envie d’y perdre du temps non plus. Enfin, c’est-à-dire qu’il lui semblait plus plaisant de ramasser des ordures dans le calme qu’aller littéralement faire une descente de police, même chez des malandrins. Il s’agit toutefois de son métier également, cela fait partie du « jeu » et il fallait montrer un peu de bonne fois vis-à-vis de ça, contrairement à ce que son attitude avait démontré un peu plus tôt.

Roxanne n’avait pas l’air de vouloir opter pour une solution trop musclée. Ce qui soulagea Lionel et son aversion pour la violence qui pense encore naïvement que de bons sentiments peuvent venir à bout des méchants (sans commentaires...). Il approuva d’un hochement de tête docile et sourit en coin à sa collaboratrice, qui lui semblait décidément avoir plus d’un tour dans son sac.

« Bonne idée, c’est qu’on ne voudrait pas avoir l’air malpolis ! »

Vu le faux sourire innocent qu’il affichait, il était assez évident qu’il plaisantait. Il échappa même un « héhé » discret puis se concentra sur leur destination, toujours un peu fébrile en surveillant ses pas, de peur de tomber dans un piège encore dissimulé. En approchant de la « planque » des braconniers, le Milicien fit signe à ses subordonnés de surveiller les entrées, même si les issues possibles pour les occupants de la cabane étaient fort limitées. Pour le moment, Lionel se contenta de faire quelques-unes des choses qu’il faisait le mieux : observer, imiter et faire le faux-cul, comme c’est l’approche que la Cheffe Ranger avait choisie. Il afficha son plus large rictus mielleux en penchant sa tête sur le côté dans une attitude candide tandis que sa collaboratrice saluait les deux braconniers.

« Et re-bonjour ! »

Ajouta-t-il d’un air guilleret avec un petit signe de main. Il resta interdit en se découvrant un certain sadisme losqu’il dut admettre qu’il prenait plaisir à voir les deux compères devenir aussi blancs que les fesses d’un vampire. A sa grande surprise, la sensation n’était pas si désagréable que ça.

…Oh, non, je ne vais pas devenir comme Papa, hein ?!

Sa panique intérieure ignorée pour le moment, Lionel se reconcentra sur les paroles de Roxanne et son sourire ne faiblit pas. La vue de ces deux énormes sourires dont la roublardise n’était qu’à peine camouflée avait effectivement de quoi ne pas être tout à fait à l’aise, surtout quand la Ranger commença à énumérer subtilement ce qui attendait les deux coupables. Lionel pinça les lèvres et hocha la tête pour en rajouter une couche :

« Oh, oui, ça fait beaucoup, quand même ! Si j’étais l’auteur de ces méfaits, j’aurais honte de moi-même et je m’activerais illico ! »

Il aurait lui-même dû appliquer ce conseil quelques heures auparavant. D’ailleurs, il avait toujours honte. Mais, passons. Roxanne lui donnait une chance de rectifier le tir, même s’il avait un peu l’impression qu’on se moquait de lui (à juste titre). Si intérieurement il eut envie de bouder, quelque chose disait au coordinateur que cette taquinerie était de bonne guerre, vu qu’il avait quand même mis tout le monde dans la mouise en était un peu trop laxiste et totalement inconscient. Peut-être qu’un jour, il saura se débrouiller tout seul pour rectifier ses gaffes en séries sans se reposer sur une tierce personne. Après tout, rêver est permis à tout le monde, même aux cas les plus désespérés. Le quarantenaire eut un rire nerveux puis se reprit après un bref toussotement, sentant tout de même des sueurs froides de culpabilité envahir sa nuque.

« Ouiii… en effet… »

Forçant un sourire en coin qui était censé lui donner de la contenance, Lionel se tourna vers leurs interlocuteurs qui restaient muets. Leur culpabilité était peinte sur leur visage et vu le monde qui entourait la cabane (et au regard méchant que leur lançait de nouveau Damoclès dans le dos de son maître), ils n’essayaient pas de nier. Enfin. On avait assez assez tourné autour du pot comme ça, surtout que les deux braconniers savaient ce qui les attendaient.

« Messieurs, il va falloir vous emmener au poste pour vous poser quelque questions sur… »

Toujours mielleux, il pointa du doigt la cabane dans son ensemble, à l’intérieur de laquelle il avait repéré d’autres pièges semblables à ceux de tout à l’heure.

« … sur tout ça, là. Je ne pense pas que ce soit de simples décorations, pas vrai… ? Sinon, si je puis me permettre, c’est un manque de gout flagrant et vous êtes quand même dans l’illégalité. »

Sur ces derniers mots, le coordinateur s’était redressé et son expression était devenue un peu plus suffisante. Ca lui allait bien de jouer au con, mais il avait quand même assez peu de tolérance avec les gens qui font du mal aux bêtes sauvages et les chassent de leurs habitats naturels. Il s’éloigna de la porte et mis en place avec un officier milicien la procédure pour emmener les deux types au poste le plus proche. Avec autant de preuves, fort heureusement, pas besoin d’un mandat. Du moins il espérait ne pas se tromper.

Ce n’est certainement pas aussi satisfaisant que de voir des arrestations dans les films… Meh.

Se dit-il, plus épuisé que franchement gratifié par ce qu’ils venaient « d’accomplir ». Il soupira en regardant les malandrins s’éloigner puis se retourna vers sa collaboratrice du jour, s’assurant qu’elle était la seule à l’entendre pour ne pas perdre la face devant leurs subordonnés.

« Hm… Vous aviez raison. On… enfin, je ne peux pas me permettre d’être laxiste face à ce genre de cas. »

Dans sa tête, être ferme avait rapport avec le fait d’en venir à des solutions musclées. Or, cette expérience lui avait bien prouvé que ce n’était pas le cas. Qu’en restant en contrôle de soi, des solutions plus subtiles existaient, même si probablement pas applicables dans tous les cas. Il lui faudra peut-être se battre un jour de toute manière et même s’il n’aime pas cette idée… éviter et laisser les gens se raisonner eux-mêmes en espérant qu’il ne le referont plus n’est pas la solution quand la loi n’est pas respectée. Du moins, même si Lionel n’a jamais vraiment eu à se plaindre de la loi (car il ne s’y intéresse pas d’assez près et on ne peut pas dire que la jurisprudence désavantage les gens comme lui), il a tendance à penser que le concept de loi est parfois « un peu trop rigide ». Mais ce jugement n’a probablement n’a pas sa place quand on doit faire son travail de Milicien.

Sortant un peu de son sérieux un instant, il sourit plus sincèrement à la Ranger qu’il complimenterait bien pour être restée plus professionnelle que lui jusque-là, mais il ne voulait pas l’embarrasser en lui faisant un discours à la « vous m’inspirez beaucoup ».

« Vos conseils me serviront surement ! »

Dit-il, en s’efforçant de garder une expression sobre, bien que son ton trahissait son enthousiasme menaçant de le faire s’emballer. De base, ce sont des conseils que personne ne devrait avoir à lui donner, tout de même.
Montagnes du nord - Novembre 2023




"Au nom de la Milice, je vais transformer les méchants en gentils avec le pouvoir du #663399 ! "
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RPs: Arthur, Nadia, Roxanne.
Bonus : Sailor Zingaro par Reshi (merciii =w=).
Lionel Roque-Lartigue
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Lun 15 Avr - 17:57
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