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Des conflits s'engagent entre les Monarchistes et les Anarchistes.
Event n°2 : Le festival de Cayagane
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Recettes Pompeuses [PV ZingZing] Zzz5


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Recettes Pompeuses [PV ZingZing]


Recettes Pompeuses

euh j'veux dire Pompettes

ft Zinugalo

Quarante degrés. Non, ce n'est pas la température qu'il fait aujourd'hui, c'est tout simplement le taux d'alcool contenu dans la vodka que je suis en train de regarder. Parfait pour aujourd'hui, et pour une première fois, j'imagine que c'est la base. C'est suffisamment fort pour qu'on s'amuse un peu en accumulant des shots mais pas trop pour nous mettre par terre à la première gorgée. Reposant la boisson incolore sur le plan de travail, je m'assure ensuite que tous les caméras sont en place pour immortaliser les prochaines heures qui risquent d'être assez... spéciales. Revérifiant une dernière fois que j'ai tous les ingrédients nécessaires pour pouvoir préparer ce qu'on va faire aujourd'hui, je place pour finir deux petits verres qui serviront à nous arracher la tête progressivement.
Au programme du jour : la première sur Enola d'une célèbre émission occidentale où deux stars font la cuisine en se bourrant la gueule à mesure que le temps passe. Cela fait un moment que je me tâte à lancer le projet sur l'île mais j'ai manqué finalement d'énergie et surtout de candidats potentiels, en particulier chez mes camarades de l'Elite. Entre les trop jeunes que je ne voulais pas inclure, ceux qui me détestent, ceux que moi je déteste, ceux qui auraient lancé des remarques débiles et déplacées... Bref, ça a fini par tomber à l'eau. Je ne suis pas l'inventeur du projet, hein, elle s'est déjà faite il y a une dizaine d'année au Canada, en France, et dans quelques autres pays, mais je n'avais pas encore aperçu de version énolianne (ou alors je n'ai pas pu mettre la main dessus) alors tout simplement j'ai pris l'initiative de l'importer. Ce n'est guère pas ma meilleure idée mais je me suis dit que ça pourrait donner des scènes cocasses et drôles pour le plus grand plaisir de nos spectateurs. Il est bon, parfois, de se tourner en dérision, surtout quand notre premier invité d'honneur n'est autre qu'un des Maîtres de la Compétition.
Je n'y croyais pas, quand il a accepté, pour le coup. Il semblait toutefois assez emballé par l'idée, alors je ne pouvais qu'être ravi d'avoir une telle opportunité. Zingaro est assez prisé par son travail, ce n'est pas un secret. J'ignorais alors s'il allait avoir du temps à consacrer à ce qu'on appelle communément au pays de la poutine et celui de la baguette 'Recette Pompettes' et je pensais en vérité qu'il trouverait le concept plutôt stupide. J'imagine que le fait que nous appartenions au même groupe et surtout au même domaine facilite grandement la communication, parce que bon, tout le monde ne peut pas avoir le numéro d'une des plus grandes stars de l'île. Tellement grande que même ma fille m'a demandé si je pouvais lui ramener un autographe parce que 'oui-mais-toi-papa-c'est-pas-pareil-là-c'est-Zingaro-je-vais-rendre-jaloux-tous-mes-copains-à-l'école' et gnagnagna. Pfft... Bon, d'accord, le Maître c'est un peu plus classe que le Champion, mais je suis à mon poste depuis longtemps, aussi, alors je devrais avoir la côte, aussi, non ?..

« Tout est en place ? »

Les monteurs me font signe que tout va bien. J'avais largement de quoi investir dans une bonne équipe, heureusement, alors j'espère que ça va marcher et surtout que le principal concerné ne sera pas déçu de son expérience. Je n'ai pas particulièrement d'avis concernant ce dernier, d'ailleurs. Il est très différent de son prédécesseur, qui était, lui, plus réservé. Toutefois on est tous d'accord pour affirmer que Zingaro n'a pas volé son titre. Les performances que j'ai pu voir de lui étaient vraiment épatantes, je dirais même à couper le souffle par les mélanges des combinaisons et la singularité qui s'en dégageait. Un jour peut-être je pense lui offrir un affrontement digne de ce nom s'il me permet de me mesurer à lui, mais je crois que nous sommes tous les deux bien assez occupés ces temps-ci. Malgré tout, j'avais quand même hâte de savoir à qui j'avais réellement affaire. Je me doute qu'on peut être très différent de l'image qu'on donne devant les caméras comparé à comment on se montre dans le privé. Bon, là c'est encore autre chose puisqu'il y a encore des caméras mais je pense pouvoir le saisir un peu mieux après cette journée. Cela aurait été dommage en effet que je ne puisse pas en apprendre davantage sur mon supérieur, après tout.
Quand on parle du loup, d'ailleurs... Voilà qu'il se met à sonner. Ou du moins, j'espère que c'est lui et pas le livreur Fedex qui vient m'amener en avance mon costume de Hyôga dans Saint Seiya. Quand j'ouvre la porte, heureusement, c'est bien le Coordinateur qui apparaît.

« Zingaro ! Notre star du jour est enfin là ! Ravi de vous rencontrer en personne. Mister Prince, votre hôte, pour vous servir. »

Avec un sourire lumineux au possible, je l'invite à entrer en lui serrant la main d'un air un peu trop jovial après m'être présenté. Les caméramans, quant à eux, déplacent leurs machines pour le mettre en visuel tout en le saluant à leur tour. Je sais que certains d'entre eux étaient vraiment impatients de le rencontrer. D'ailleur, sans surprise, je n'ai eu aucun mal à avoir des volontaires pour tourner la séquence, en dehors des finances que j'ai mis là-dedans.

« J'espère que vous êtes en forme. Vous avez mangé un petit quelque chose avant de venir ? J'ai préparé des hors-d'œuvre au cas où. On ne plaisante pas avec l'alcool, héhé ! »

J'avais précisé bien sûr que le ventre ne devait pas être vide avant d'arriver mais dans le doute j'ai quand même disposé sur un plateau du fromage, de la charcuterie, et d'autres apéritifs. On est pas là pour être sobre à la fin, mais il vaut mieux quand même ne pas boire à jeun ; ça peut faire de sacrés dégâts parfois et je sais de quoi je parle. Je le guide vers la table où se trouvent les ingrédients et les ustensiles pour la préparation. Puis, je lui présente enfin la bouteille d'alcool.

« Notre ennemi du jour : une vodka tout ce qu'il y a de plus simple. On va en boire après chaque étape de la recette. Et aujourd'hui, c'est du lourd : on va faire des macarons. Vous aimez les macarons, Zingaro ? Vous pourrez dire à nos spectateurs votre dessert préféré ? »

Bordel qu'est-ce que je pose des questions chiantes, des fois. Je rentre dans le jeu du présentateur qui dit des trucs un peu cons. Je suis un habitué de la télé, mais d'habitude, c'est moi qu'on interroge, pas l'inverse. Je sens que dans quelques années j'assumerai probablement plus ce que j'ai fait mais je suis encore dans la trentaine et j'ai des choses à expérimenter. Alors roulez jeunesse.

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Alois F. Legrand
Elite
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Dim 16 Déc - 20:37
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Recettes pompeuses.
Avec Aloïs F. Legrand
Par défaut, Lionel est aimable et fanfaronne devant tous.tes ses collègues de l’Elite de la Compétition. Il y a néanmoins des gens qui l’interpellent plus que d’autres au sein des championn.e.s et des conseillèr.e.s. A commencer par ses collègues qui font de la coordination, bien évidemment. L’un de ceux qui est resté fidèle au poste depuis des années (car les cataclysmes ont entrainé leurs lot de départs, à l’époque), c’est Mister Prince, que le co-chef de la Milice a déjà croisé plusieurs fois par le passé, mais qu’il n’a jamais véritablement côtoyé. Mais cette journée sera l’occasion de découvrir un peu plus le champion de Baguin, comme Lionel est aujourd’hui convié chez ce dernier pour une émission de cuisine où on… fait la cuisine (wah). Et on y boit aussi, beaucoup. C’est connu que chez Lionel, cuisiner et manger c’est toujours bien accueilli et pour ce qui est de la boisson… Bon, il ne dira jamais qu’il déteste ça, hein, surtout pas en public, mais, il se dit que « si c’est juste pour le jeu, alors, ça va et puis, ce serait la honte de pas savoir boire en public vu que tout le monde fait ça dans le showbizz ». Enfin ce ne sont que des excuses pour justifier qu’il boive très souvent plus que raison et plus que son corps et son cerveau ne puissent parfois le supporter. Mais, justement, Lionel se dit que « ce n’est pas les petites doses de ce soir qui vont me mettre par terre ou suffire à me faire dire des insanités, quand même ! », alors, en arrivant à Baguin et devant l’amphithéâtre, il en avait fini de se convaincre avec ses arguments bancals.

L’équipe de l’émission était déjà là et la captation commencerait bientôt. Lionel fut un peu déçu de ne pas avoir le temps ni le loisir d’aller saluer Mister Prince avant que tout ne commence mais ils auraient le loisir de discuter sur le plateau. Même si, et ça même Lionel en est conscient (mais il est très doué pour le cacher), parler devant les caméras c’est juste jouer un personnage et ce n’est jamais une version sincère de nous qu’on laisse paraître. Ce n’est pas que le maitre coordinateur s’en plaigne, hein, il sait pertinemment que c’est « comme ça » et qu’il lui est un peu interdit de paraître autrement car, on le lui reprocherait (et Lionel et les reproches, on sait que ça fait 36, c’est un véritable bébé qui a peur qu’on le gronde, à cet égard). Enfin, dans tous les cas, on lui annonça que ça allait commencé et le coordinateur s’éclaircit la gorge avant de faire son entrée.

Lionel fut directement accueilli par le champion de Baguin, l’animateur de la soirée, qui le salua chaleureusement et lui serra la main avec grand enthousiasme… Ce que Lionel fit aussi, au point qu’ils auraient pu se casser le bras en se saluant de manière quelque peu exagérée.

« Le plaisir est partagé cher collègue ! Je suis honoré et ravi d’être ici avec vous et j’espère ouvrir en grande pompe votre nouvelle émission, haha ! »


Il fallait qu’il y ajoute son rire horripilant, bien entendu, c’est un réflexe inné, à force il ne s’en rend même plus compte. Alois le guida jusqu’à la cuisine tout en lui posant quelques questions et en lui présentant ce qu’ils boiraient ce soit tout en faisant leurs plats. En découvrant le lieu où le coordinateur-pâtissier faisait ses plats, Lionel observa chaque recoin de loin avec entrain, impressionné par les dimensions du lieu.

« C’est ce qu’on appelle une grande cuisine, ça ! Vous cuisinez toujours ici ? »


C’est assez planplan à dire car c’est assez évident mais bon, tant qu’à passer pour un simplet, autant y aller à fond. Lionel était curieux de savoir comment le Prince faisait tourner tout ça et s’il exerçait encore comme pâtissier en dehors de ces occasions, pour ce genre d’émissions un peu bêtes (quoiqu’on y apprenne des trucs). Pour revenir à l’émission en elle-même, le coordinateur le plus âgé avait tenu à ne pas être informé de ce qu’ils cuisineraient ce soir, pour avoir la surprise.

« Oh vous savez, j’en ai vu d’autres mais je ne suis pas assez fou pour débarquer à jeun sur un plateau où il y a de l’alcool ! Je goûterais tout de mêmes vos hors d’œuvres, quelque chose me dit que j’aurais tort de m’en priver ! »


On ne va pas se mentir, gourmet comme il est, Lionel est aussi là pour manger, accessoirement. Bien entendu, il n’aurait pas commencé à boire sans avoir rien mangé, pas ce soir en tout cas. Son hôte lui montra la vodka qu’ils allaient boire ce soir avec leurs préparations et hocha la tête d’un air satisfait. Ce n’est pas son alcool favori (surtout sec) mais il s’y fera très bien pour la soirée… Il faut jouer le jeu, après tout. Si le choix de l’alcool ne l’enjailla pas plus que ça, Lionel ne cacha pas son enthousiasme quand on lui parla de macarons. En causant, il commença à jouer avec les ustensiles posés sur les plans de travail, toujours aussi guilleret. Pendant qu’il réfléchissait à ce que pouvait être son dessert favori le coordinateur était déjà en train de faire tourner une spatule en bois entre ses doigts sans y prêter plus d’attention que ça.

« Il y en a beaucoup ! Les macarons en font partie, justement, surtout ceux à la pistache. D’ailleurs, je peux vous demander à quoi seront ce qu’on va faire, ou c’est une surprise ? »
Demanda-t-il avec un sourire candide. Répondre dans l’ordre aux questions et sans être quelque peu bordélique n’a jamais été sa spécialité « Enfin, euh, qu’est-ce que c’était la question, déjà, au départ… ? »

En relevant la tête vers Aloïs et en regardant hors-champ vers les techniciens (ce qui fit rire quelques personnes sur ses mimiques de « kikiveut me répondre ?  ° 3° »), Lionel tentat de reprendre la conversation dans le bon ordre, et on lui souffla un « votre dessert préféré » rapide. A la suite d’un « Ah ! Oui ! » vif, le coordinateur retourna donc au coeur du sujet principal de la conversation.

« Donc, je disais ! S’il faut choisir un seul dessert, je vais rester classique en vous disant les mille-feuilles ! »


En continuant de manier tous les ustensiles qui lui tombaient sous la main, le coordinateur commençait à avoir hâte de cuisiner tout en racontant des bêtises devant la caméra.

« Et vous, Mister Prince, vous avez tout de même le temps de vous exercer à la pâtisserie dans les périodes où il vous faut accueillir vos challengers ? Enfin je peux m’entrainer à l’escrime en travaillant mes combinaisons mais la pâtisserie c’est autre chose ! »

Bon, il faudrait qu’il arrête avec cette fichue spatule un jour, ça commencerait bientôt à emmerder tout le monde dans cette cuisine. Lionel continua de regarder ce qui se trouvait sur la table en essayant de deviner dans quel ordre tout ça devait se mélanger… Car, oui, pour le coup Lionel n’est pas un ignare total en cuisine mais il prépare rarement des desserts et quand il le fait, il voit trop grand et se retrouve déçu, frustré et vexé. Mais bon, en même temps, c’est ce qui arrive souvent quand on tente direct de faire un opéra sans s’être vraiment exercé aux gâteaux auparavant, qu’on est trop gourmand pour ne pas manger de chocolat fondu et qu’on a la capacité de concentration d’un batteur à œufs.

« Alors, quand est-ce qu’on commence ? J’attends vos consignes, chef ! »


Fit le milicien avec entrain en attendant d’une part son premier shot de vodka et d’autre part, il était impatient de mettre la main à la pâte (littéralement). Apparemment, on n’allait pas leur donner de tablier et Lionel se remercia d’avoir eu la présence d’esprit de ne pas mettre des vêtements trop salissants ou chers. Tandis que leur premier shot était en train de se remplir, Lionel paria dans sa tête quel ingrédient serrait utilisé en premier.

« Cul sec, hein ! »


Déclara-t-il, tout sourire, en faisant tinter son verre contre celui du champion avant de sentir la vodka lui brûler légèrement la gorge. Effectivement, on sentait bien passer l’alcool et Lionel se demandait déjà ce que ce serait de faire des macarons avec 3 shots de plus. Ça ressemblerait probablement plus à grand-chose.

« Fiou ! C’est là que je deviens curieux de si vous aussi vous parviendrez à gérer vos macarons avec 2 ou trois shots de plus, hahah ! »


En suivant les premières étapes de la recette comme Aloïs lui expliquait, Lionel commença la préparation en se concentrant du mieux qu’il pouvait malgré l’alcool qui lui montait un peu à la tête.

« Il me semble que vous avez une formation de cuisinier à la base, non ? Ça vous est venu comment, de passer de ça à la coordination ? »


Demanda le plus âgé, en faisant attention à rester dans des questions « light » pour que ça n’ait pas l’air bizarre devant la caméra, même si ce n’est pas diffusé en direct et que les potentielles gaffes seront sans doute coupées au montage. Par contre, pour ce qui est de garder toute la pâte intacte, c’était déjà mal parti car à peine avait-il mélangé les œufs que Lionel mangeait déjà dans le plat sans même s’en rendre compte  (ou plutôt, il pensait être discret mais tout le monde le voyait chaque fois qu’il piquait dans le paquet de sucre ou d’amandes).

Baguin - Décembre 2023




"Au nom de la Milice, je vais transformer les méchants en gentils avec le pouvoir du #663399 ! "
DCs: Cobaltium, Tobito, Alexander, Angarde, Mell et Ludwig.

RPs: Arthur, Nadia, Roxanne.
Bonus : Sailor Zingaro par Reshi (merciii =w=).
Lionel Roque-Lartigue
Elite
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Mer 26 Déc - 15:07
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Recettes Pompeuses

euh j'veux dire Pompettes

ft Zinugalo

Banalités sur banalités. Bien sûr, c'est ce qu'il faut parfois pour démarrer une émission, afin de tenir les spectateurs en haleine. Balancer tous les ragots croustillants dès les premières minutes ne serviraient pas à grand chose, c'est mieux de tenir au chaud ce qu'il y a de plus intéressant. Ce n'est pas pour rien que nous prenons de l'alcool, ici, après tout. Au moins, nous, on ne se bourre pas la gueule avant d'arriver sur le plateau pour rendre notre déjeuner sur le présentateur. J'ai connu malheureusement durant ma carrière quelques pairs célèbres à moi qui dépassèrent de nombreuses bornes qui étaient déjà à ce moment-là peu acceptables, mais bon, je ne suis pas celui qui engage ou vire nos fameux Elites nationaux, après tout. J'ignore le comportement de Zingaro dans le domaine du privé, mais pour tout ce qui touche au public, toutefois, il s'est révélé irréprochable. Enfin... Si on oublie les quelques petites affaires que sa famille a pu avoir avec le Régime. Cependant, je n'en sais pas vraiment beaucoup à ce sujet, et puis ils ont eu la richesse pour s'en sortir et se déclarer innocents, j'imagine. Au moins, l'enthousiasme du Maître est contagieux. Je ne sais pas s'il est naturel ou s'il joue un jeu, mais... Eh bien dans le dernier cas, il joue très bien.

« C'est-à-dire que d'habitude je ne partage pas mon plan de travail, mais pour vous et nos chers téléspectateurs, je peux bien faire une exception, haha ! »

Foutaises que tout ça, évidemment. Quoique non, c'est vrai que je ne suis pas accoutumé à ouvrir ma cuisine au public (et pourtant qu'elle est belle ma cuisine avec son four parfait qui se nettoie tout seul, ses placards pratiques pour ranger et ses couteaux affutés qui-... bon d'accord je m'égare un peu mais j'ai de quoi me vanter, enfin avec les moyens que j'ai ce n'est pas une surprise non plus vous me direz) mais parfois oui, je fais des exceptions. Et elles comptent tous ceux que j'invite chez moi à manger ou les quelques aimables personnes avec qui je partage des nuits de temps à autre (enfin beaucoup moins ces derniers temps toutefois mais je peux quand même me la péter quand je fais des croissants). En théorie, d'ailleurs, on va dire que je ne laisse pas souvent -voire jamais jusqu'à présent- les médias entrer chez moi, enfin dans la partie privée où je vis. Et ce n'est pas une question de rangement puisque le premier étage est toujours assez en ordre de façon générale, mais si je veux bien être souriant devant les journalistes, il y a quand même certaines limites.
On a même pas encore pris de shots toutefois que mon invité semble être pris de court par mes questions, et quand il demande à ce qu'on lui répète, je ne peux m'empêcher de rire franchement, ne m'étant sincèrement pas attendu à ce qu'il puisse être un peu étourdi pour si peu. Il semble bien plus naturel que ce qu'on peut voir à la télévision, d'ailleurs, ce qui me surprend déjà légèrement, mais peut-être que je me trompe là-dessus.

« Mais les mille-feuilles, très bien choix ! Au moins vous avez du goût, ça me rassure. Peu évident à faire, ceci dit, le résultat aurait été à coup sûr désastreux si je l'avais choisi, haha ! »

Je sens que je vais beaucoup rire pour la galerie, moi... Enfin, jusqu'à ce que l'alcool fasse effet que je ne me sente plus. Ce n'est pas une pâtisserie que je fais souvent, tiens, le mille-feuille... Mais je crois que Noah n'aime pas trop ça. Je pourrais en faire pour moi, mais il me faut de la motivation, du temps, et surtout que je fasse attention à ne pas en faire trop, comme d'habitude. J'ai un peu plus envie quand je ne suis pas tout seul à la maison, déjà, même si paradoxalement c'est dans ces moments que j'ai le moins de temps pour moi.

« Oh eh bien ce n'est pas faux que je manque de temps pour m'y exercer pleinement, entre ma vie de famille et celle d'Elite, mais j'arrive parfois à faire un peu de place sur mon agenda. Je ne sais pas si vous-même vous cuisinez beaucoup, mais je trouve ça personnellement très relaxant. »

Fut un temps, c'était la seule manière pour moi de penser à autre chose, quand j'avais peur de mettre de la pression sur mes partenaires de coordination. La cuisine n'engageait personne d'autre que moi et mes ustensiles, alors je n'avais aucune crainte de blesser ou décevoir qui que ce soit. Lorsque j'étais triste ou frustré et que je remarquais que ça amenait des mouvements maladroits qui n'étaient pas en accord avec la réussite de la recette, cela me calmait tout de suite et me permettait de me focaliser sur un point précis. Quand le résultat ne me plaisait pas, je recommençais. Quand j'étais finalement calmé, je revenais à la coordination après avoir réfléchi à mon comportement. Et je finissais par être étonné à chaque fois en me rendant compte que le fait que je sois apaisé m'aidait à trouver des combinaisons. La cuisine, en outre, m'a permis à de nombreuses reprises de trouver de l'inspiration.
Bon, allez, un premier shot !
Je trouvais auparavant ce genre d'émission stupide, à vrai dire. Faire de la cuisine en étant bourré, quel intérêt y avait-il ? Aucun probablement, et aujourd'hui je ne cherche pas vraiment plus de but à cette expérience. Je ne sais même pas ce qu'en a réellement pensé le Maître Coordinateur quand je lui ai proposé l'idée la première fois. Mais quand je me mets à prendre le premier verre de vodka, je sais que je veux aller au bout de cet essai. Je crois qu'une partie de moi regrette un peu, ceci dit, en sentant dans ma gorge le goût fort et prononcé de ce liquide transparent dont je n'ai pris qu'une petite dose mais qui m'arrache déjà l'œsophage. C'est drôle de voir comme ça ressemble à de l'eau, pourtant, quand on regarde de loin.

« Oh... Oh la vache... Je crois que j'y suis allé un peu fort sur ce coup-là héhé... »

Un peu plus violemment que ce que je pensais, j'ai reposé le verre en portant mon bras à ma bouche, surpris de la brutalité et surtout du parfum âpre de l'alcool. Ce dernier me provoque des sensations pas forcément agréable, mais je me retiens de grimacer en prenant conscience que ce n'est que le premier d'une longue série pour aujourd'hui. Allez, c'est le jeu, après tout, j'ai décidé de m'y lancer en toutes connaissances de cause et je ne décevrai pas mon invité star du jour. Lentement mais sûrement, j'essaye de reprendre contenance et respire un grand coup. Ce n'est pas que je ne bois jamais d'alcool, mais ils ne sont pas aussi forts. Je me contente la plupart du temps de simples cocktails avec trop peu de bibine pour que je perde mes moyens mais suffisamment pour me faire tourner un peu la tête et me détendre lorsque j'en ai besoin.

« Aheum... Pour en revenir à votre question de tout à l'heure, j'ai prévu des macarons à la framboise. Enfin... Disons que nous allons essayer d'en faire, parce que si je ne suis pas mauvais pâtissier, je ne peux pas dire que je tiens extrêmement bien l'alcool. Je ne promets rien quant à ce qui va sortir du four à la fin. »

Il y a des personnes sur le plateau prévues pour assurer le coup en cas de besoin, mais c'est pas dit que nous n'arriverons quand même pas à faire brûler deux ou trois trucs sans faire exprès. Les macarons j'ai choisi ça comme ça car ce n'est pas extrêmement dur quand on fait attention mais ça peut vite faire des trucs moches et fades quand on oublie la notion du temps et je crois que la vodka va rapidement nous la faire perdre. De préférence, j'aimerais quand même que ma cuisine n'explose pas, mais bon, une fois que le mal est fait... Bah le mal est fait.

« Bon, déjà... On va battre les blancs d'œufs. Ah bah prenez le batteur, tiens, je vais rajouter le sucre en poudre au fur et à mesure, et puis après on mettra la poudre d'amande et le sucre glace. »

Liant la parole au geste, et  puisque je n'ai pas non plus envie qu'il s'ennuie (c'est qu'à force que je fasse la causette ça pourrait arriver), je lui passe le batteur en lui montrant brièvement comment l'actionner (je vous rassure, ce n'est pas sorcier). Juste avant ça, je casse en quelques secondes les œufs dont nous aurons besoin pour la préparation et lui met enfin sous le nez le bol contenant les blancs que j'ai séparé des jaunes au préalable. Tandis qu'il s'affaire à la tâche, je reprends comme si de rien n'était la discussion en acceptant de parler un peu de moi, même si ça ne m'arrive pas si souvent que ça de le faire en temps normal quand on ne me le demande pas.

« Sinon, vous êtes bien renseigné, à ce que je vois. En effet, j'ai toujours baigné dans l'univers de la cuisine grâce à mes tuteurs depuis ma naissance. C'est par hasard, au cours de mon adolescence, que j'ai découvert le monde merveilleux de la coordination et... Finalement, ça a pris une part bien plus importante que ce que je pensais. Heureusement, l'un ne m'a jamais empêché de pratiquer l'autre, dans tous les cas. »

Fort heureusement, d'ailleurs. J'aurais été bien triste de devoir faire un choix entre les deux, mais si au final j'ai bien dû choisir une voie spécifique pour ma carrière, je sais que je peux toujours cuisiner à côté. Je n'aurais jamais cru un jour que je préférerai la coordination, surtout que je trouve avoir débuté tard de ce côté-là, mais comme quoi, on ne sait jamais ce que la vie nous réserve. Et surtout, peut-être qu'on ne peut pas prévoir le métier qu'on fera plus tard. Surtout que bon, quand j'avais une dizaine d'années, si la cuisine me plaisait vraiment, je disais surtout ça au départ parce que mon premier père était lui-même chef. Quand on est aussi jeune, on est très facilement influençable par notre entourage.

« Mais dites-moi, vous n'êtes pas en reste, de ce que j'ai cru comprendre, hm ? J'ai ouïe dire que vous pratiquiez du patinage artistique et même que vous n'étiez pas si mauvais dans ce domaine. J'espère que j'aurai le droit à une démonstration privilégiée un jour ! »

En rajoutant le sucre en poudre dans les blancs qui commencent à former une mousse immaculée, je me demande si Lionel n'a pas été lui-même influencé par ses parents ou s'il savait depuis toujours qu'il allait faire de la coordination.
Mais le patinage artistique... Voilà un domaine bien élégant et encore sous-estimé (de mon point de vue). Je n'en ai jamais été trop proche mais ça ne m'a pas empêché d'admirer ce sport de loin. J'en pratique de temps à autre à la patinoire un peu plus au nord de la ville, mais je suis loin d'être un expert. J'y vais principalement pour m'amuser et me détendre, parfois même pour faire une sortie avec les jumeaux. Je n'ose pas imaginer les efforts qu'il faut produire pour pouvoir faire toutes les pirouettes qu'on voit à la télé. Quand ils le font, ça semble si simple... Et pourtant je sais que c'est loin d'être le cas. Mais j'avoue que je suis surtout assez curieux de savoir quel genre de tenue le si célèbre Zingaro porte quand il en pratique de manière plus professionnelle. Les tuniques de patineurs, il faut dire, sont toutes assez exceptionnelles.

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Alois F. Legrand
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Sam 2 Fév - 0:16
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Recettes pompeuses.
Avec Aloïs F. Legrand

Lionel aime bien faire la cuisine, la bonne cuisine et les cuisines de manière générale. Ce sont des endroits où il y a toujours pleins de choses à voir, et des ustensiles de partout avec lesquels on peut jouer. Et dans le cas du plan de travail de Mr Prince, qui est en plus pâtissier, cela faisait encore plus de trucs déposés sur les plats que le coordinateur ne connait pas et ne peut s’empêcher de toucher. En ce qui concerne le fait de préparer des plats ou des gâteaux, Zingaro adore ça aussi même s’il manque de temps de manière générale, qu’il trouve « un peu trop ennuyeux » de suivre la recette (ce qui résulte en expérimentations parfois brillantes, parfois complètement ratées) et dépense par conséquent beaucoup en restaurants « pour découvrir des nouveaux plats ». S’il y a bien un aspect de sa vie ou Lionel n’est pas un dégonflé (en dehors de la coordination), c’est sur l’idée de manger des choses a l’apparence douteuse, il n’a jamais craint de manger un poulpe des récifs nuva-ejiens bien préparé, par exemple. A vrai dire, le Milicien pourrait passer les heures qui suivent à parler de cuisine avec son collègue et à lui demander de manière très relou « et ça, vous savez le faire ? et ça, et ça ? », mais, fort heureusement, ils se concentreront sur les macarons. Et la vodka.

L’enthousiasme de Mister Prince en parlant de pâtisserie (et de manière générale) était très agréable à Lionel. Le Baguinnois a la réputation d’être quelqu’un d’aimable et jovial, que ce soit naturel ou non, Lionel se retrouvait un peu dans cette manière d’être en public et ça le mettait à l’aise. Pour le coup, il ne pouvait que comprendre le manque de temps pour se consacrer à ses loisirs habituels d’Aloïs (même si certain.e.s diraient qu’il a fait de ses « loisirs » favoris en rapport avec la coordination son métier), d’ailleurs, c’est à ça qu’il but son premier shot de vodka, avec un sourire en coin compatissant. Après avoir fini ce premier verre, Lionel eut un moment d’étourdissement temporaire et ne sut pas dire si le gout de cet alcool sec lui plaisait vraiment mais il ne s’appesantit pas dessus. La réaction plus prononcée de Mr Prince après le premier shot le fit rire doucement, pas par moquerie mais parce qu’il ne s’attendait pas à ce comportement spontané de la part de son interlocuteur.

« Je suis sûr que vous connaissez les gestes par cœur, alcoolisé ou non vous devriez vous en sortir, haha ! Je ne peux pas en dire autant ! »

Déclara le plus âgé sans se départir de son enthousiasme et en agitant la main en signe d’apaisement. Par la suite, ils entrèrent dans le vif du sujet en commençant à cuisiner. Pour le moment, même alcoolisé, Lionel devrait pouvoir appuyer sur le bouton du batteur afin de monter des blancs en neige. Il était un peu trop ravi de faire la cuisine avec quelqu’un, comme cela ne lui arrivait que de manière très exceptionnelle. Enfin, la dernière fois, ce devait être quand il avait cuisiné pour lui et Nadia, quand cette dernière avait passé quelques jours à Zazambes. S’il était toujours très heureux de voir sa nièce et de passer du temps avec elle, repenser à ce qui avait provoqué la venue improvisée de la brunette chez lui le contrariait encore et n’éveillait pas en lui beaucoup d’émotions positives, surement pas vis-à-vis de sa propre attitude envers son frère à qui il avait bien des choses à dire sur le comportement qu’il avait parfois avec Nadia. La chose est cependant complexe, comme Nadia n’est pas sa fille, on pourrait dire qu’il n’a aucune leçon à donner à son frère concernant la manière dont il élève ses enfants mais… Pour Lionel, les comportements abusifs sont à bannir d’une relation parent-enfant. De n’importe quelle relation, en fait. Enfin, ce n’était pas le moment de laisser ses pensées dériver si loin, surtout vers des sujets qu’il détestait aborder.

Même s’il aurait lui aussi aimé casser des œufs et séparer les blancs des jaunes (parce que c’est rigolo d’empiler les jaunes dans une même récipient en essayant de pas les percer), Lionel se concentra sur son batteur histoire de ne pas foirer la première étape de la recette. Il n’avait pas encore l’excuse d’être « totalement beurré comme une queue de pelle » pour tout rater dès le début. Le champion, pour sa part, en profita pour reprendre la parole et répondre aux interrogations du quarantenaire. Lionel sourit en coin puis pencha la tête sur le côté et regarda ailleurs l’espace de quelques secondes, l’air légèrement embarrassé comme s’il avait été pris sur le fait. Il est vrai qu’il est curieux et a toujours eu l’habitude de se renseigner sur les gens qu’il verrait en entrevue, au moins histoire d’essayer de limiter ses gaffes potentielles (même si d’expérience, ça n’empêchait pas grand-chose mais au moins ça le rassurait de se préparer ainsi).

« Oh, je comprends tout à fait, oui ! Mais pour se détacher en tant que coordinateur, il faut se nourrir du reste de nos expériences ! Je crois qu’avec cette vocation, il est très important de trouver quand même le temps de rester en quelque sorte « fidèle » à nos autres passions… Et puis, en cuisine comme en coordination, il s’agit toujours de trouver les combinaisons d’éléments les plus efficaces et particulières qui correspondent à nos goûts et notre style ! »


L’analogie était foireuse et pas mal improvisée mais dans l’esprit de Lionel, ça fonctionnait très bien. Il veut juste dire que les expériences, loisirs, gouts et occupations de chaque coordinateur ou artiste de manière générale façonne son style d’une manière ou d’une autre. C’est assez simpliste mais il serait aussi hypocrite de faire comme si le style d’un coordinateur se faisait tout seul, sans aucune inspiration extérieure. Ceci étant, le plus âgé, même s’il serait curieux d’en savoir plus, est un peu réservé à l’idée qu’on déduise des choses à son sujet juste en le regardant se donner en spectacle dans un amphithéâtre. Il n’en ferait pas autant avec le style du Prince, même s’il avait toujours été assez fasciné par ce que les performances des coordinateurs pouvaient exprimer sur leur véritable personnalité… Il n’avait pas inventé ça tout seul, mais il s’était mis à devenir plus observateur à ce niveau lorsqu’il avait rencontré Shérylle il y a plus de 15 ans, et qu’ils avaient progressé ensemble dans leurs carrières respectives. Souvent, il se dit que sans sa rencontre avec l’ex-championne coordinatrice qui avait partagé sa vie durant presque 4 ans, il ne serait pas la même personne et donc, pas le même coordinateur aujourd’hui… Probablement serait-il moins… téméraire en tant que coordinateur. Enfin, peut-être que sa carrière ne lui aurait pas aussi bien réussi, qui sait. Cela faisait au moins un aspect de sa vie sur lequel Lionel était pleinement satisfait, bien qu’il ne se reposait pas sur ses lauriers.

Tout comme Aloïs, Lionel avait d’autres occupations dans sa vie que juste la coordination et la Milice. Il sourit quand son interlocuteur lui avoua lui aussi s’être renseigné.

« En effet ! Comme vous, je n’ai plus autant de temps qu’avant pour m’y consacrer pleinement et je ne peux pas utiliser le patinage dans toutes mes performances en amphithéâtre… voyez-vous, ça tombe mal, mais je ne suis pas un grand fan des Pokémon du type glace, qui pourraient être tout à fait compatibles avec le patinage, pourtant ! »


Certes, il y a des type eau qui peuvent compenser cela et Lionel n’a pas vraiment d’à priori sur les type glace de manière générale, à part qu’il n’a pas d’affinité avec l’élément glacé en lui-même.

« Mais, pour une démonstration, cela peut toujours s’arranger un jour ou l’autre ! »


Il est assez sûr de sa technique pour avoir envie de se donner en spectacle dans ce genre de circonstances et juste pour le plaisir. S’il était un peu moins confiant au début, aujourd’hui, il n’avait plus vraiment peur de se produire devant un public (même s’il avait encore parfois le trac), c’est probablement aussi une question d’habitude, entre autres.

Lionel regarda le saladier dans lequel les oeufs étaient battus puis se permit de retirer le batteur et inclina légèrement le récipient, juste assez pour voir si les blancs glissaient encore, ou étaient assez fermes.

« Je crois qu’il sont bons, qu’est-ce que vous en pensez ? C’est vous l’expert je ne voudrais pas—ah !! »


Le quarantenaire ne sut pas trop comment le saladier lui glissa soudainement des mains, mais par on ne sait quel miracle, il eut assez d’adresse pour le rattraper au vol, même s’il lui sembla qu’il aurait pu lui échapper plusieurs fois des mains dans le processus. Le bleu, résigné à l’idée de ne plus faire de zèle, reposa le grand bol et fit un demi-pas vers l’arrière, plaçant ses mains derrière son dos tout en observant le conteneur avec appréhension comme si ce dernier pouvait se remettre à bouger tout seul.

« Hm… je disais donc, je vous laisse vérifier… »


En pinçant les lèvres, bien que rigolard, Lionel porta un regard plus concentré à la recette affichée non loin de là, à la page d’un livre de cuisine annoté disposé ouvert sur le plan de travail.

« Hm, hm, à présenter vos notes de grand chef ainsi sur votre bouquin, je pourrais presque vous voler vos secrets ! »


Déclara le plus âgé avec un sourire en coin malicieux. Bien entendu il plaisantait et il n’aurait que faire de « secrets » de ce genre comme il ne sait, de base, pas suivre une recette. Enfin, ce n’est pas qu’il ne sait pas… c’est surtout parce qu’il n’en a généralement pas envie. Enfin. Lionel revint à la recette, son index massant doucement son menton tandis qu’il pinçait les lèvres dans sa concentration.

Donc, la prochaine étape, il faudra… terminer la pâte en ajoutant le sucre et les amandes, cuire, la ganache, hm… et puis…

« Oh, il y a des colorants !! »


Le regard du coordinateur avait dévié des pages de la recette et avaient aperçu quelque chose qui l’intéressait beaucoup plus. Avec une candeur enthousiaste il ne manqua pas de manifester son enthousiasme vis-à-vis des petites bouteilles colorées, dont il se saisit pour mieux observer leur contenu translucide teinté de rouge, bleu, jaune et vert sous la lumière. S’en suivirent quelques « oooooh », « aaaah », « c’est joliii » et d’autres commentaires très très utiles. Et il n’avait bu qu’un shot. D’ailleurs, à propos de shots, s’ils avaient terminé d’incorporer le sucre et les amandes, il serait surement temps d’en prendre d’autres… Bah, oui, utiliser les colorants et tenter de faire des « gouttes » rondes de pâte bien égales sur la plaque de cuisson, c’est pas aussi drôle si on est sobres.

Toujours en observant les colorants alimentaires, Lionel laissa Aloïs donner son aval pour les prochains verres d’alcool, puis il eu une idée.

« Hm… Quelle couleur ? »


Demanda-t-il avant de mettre quelques gouttes de vert dans le shot de Mr Prince et du bleu dans le sien après avoir vérifié qu’on pouvait mélanger ça avec de la vodka sans danger. Ricanant comme un enfant un peu bête sur le résultat et sur le fait de faire boire un truc tout vert au Champion de Baguin, Lionel but son second shot et ferma un instant les yeux en sentant l’alcool lui brûler la gorge de nouveau.

« Uhuhu, ouhlala ! »

Il faisait un peu plus mal le deuxième, héhé !


Il se retint au plan de travail tandis que l’alcool lui occasionnait un léger déséquilibre. Puis il revint à la pâte en se préparant à l’étaler sur la papier cuisson.

Ah, mais avant, il y a bien plus important !

« Ah ! Misteurre Prince, on peut les faire violets, les macarons ? Parce que c’est ma couleur préférée ! C’est quoi votre couleur préférée ? »

Il se remit à rire de ses propres blagues en jouant à nouveau avec les bouteilles de colorant. Ce n’était pas très intéressant mais bon, se mettre à dire ce qui nous passe par la tête juste après l’ingurgitation d’alcool fort, c’est toujours assez ridicule.

« Ou alors on fait un arc-en-ciel...? Ce serait funky ! »


Et absolument pas kistch ni inutilement compliqué juste pour satisfaire une lubie passagère.
Baguin - Décembre 2023




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Lionel Roque-Lartigue
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Mer 13 Fév - 3:24
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Recettes Pompeuses

euh j'veux dire Pompettes

ft Zinugalo

Ce serait mentir si je disais que je n'avais jamais utilisé la cuisine dans mes performances en coordination. L'inverse ne peut pas toujours être vrai, malheureusement, mais pour ce qui est décorations de pâtisserie, je pouvais au moins laisser libre court à mon imagination, et bien sûr, puiser dans ce que je trouvais fascinant chez les Pokémon. Les gâteaux liés à nos petites créatures favorites ont toujours été très en vogue, ce n'est pas une nouveauté. J'ai moi-même donc abusivement utilisé cette popularité pour vendre quelques unes de mes plus créations revisitées et je continue parfois de le faire lorsque mes enfants en demandent. C'est Julianne qui m'avait confirmé ça, mais j'avais en effet ouïe dire que les parents japonais faisaient parfois des dessins avec les aliments quand ils préparaient les déjeuners de leurs enfants pour l'école et ça m'avait donné envie d'essayer : résultat garanti, d'ailleurs, puisque ça avait bien amusé les camarades de classe des jumeaux. Bon, rien à voir avec la coordination pour le coup, mais il n'avait pas été rare que j'inclus quelques uns de mes Pokémon signatures pour le fun. En outre, je plaisantais à moitié, pour une potentielle démonstration de mon supérieur sur une patinoire. Bien que je serais réellement curieux de voir ça, je crois que je serais aussi intimidé, quelque part. Zingaro reste pour moi très mystérieux même si je suis du genre à aimer lire les magazines à potins pour rigoler et qu'on y découvre toutes sortes de rumeurs abracadabrantesques entourant le Maître. Je suis assez bien placé pour savoir qu'on ne connaît personne en se fiant aux journalistes, ayant été moi-même une victime de ces dalleux d'informations qui n'hésitent pas à inventer ou revisiter les contextes pour offrir de quoi satisfaire les lecteurs. Je suis pourtant assez content de moi d'avoir pris l'initiative d'inviter Lionel aujourd'hui. Je ne m'attendais pas à grand chose mais je découvre finalement quelqu'un de non seulement talentueux mais en plus qui a l'air assez sociable, sans rechigner de mettre la main à la pâte. Son enthousiasme débordant fait plaisir à voir et je sens qu'on ne va pas s'ennuyer.

« Oh oooh, bien joué ! Ils sont bons, ils sont bons... »

D'ailleurs on ne s'ennuie déjà pas. Ce n'est pas très mature mais je ne peux m'empêcher de glousser au moment où Zingaro rattrape in extremis le saladier qui lui avait échappé des mains. Je ne le savais pas avec d'aussi bon réflexes mais ce n'est pas un talent inutile, de loin. D'autant plus qu'il sait plaisanter, à ce que je constate.

« Si vous voulez vraiment connaître mes secrets, abonnez-vous à ma future émission ! »

Blague à part, j'espère quelque part que mon concept va amuser plus de monde et que je pourrai faire d'autres rencontres. Ramener le Maître Coordinateur sur ce plateau pourrait me donner un sacré coup de pub mais ce n'est guère pour ça que j'organise tout ce tintouin. Ce n'est pas un hasard si j'ai fait appel à lui avant tout plutôt que d'autres. J'aurais pu essuyer un refus ou être recalé dans son agenda chargé, il faut croire qu'il prend quand même du temps pour aller voir un peu ailleurs aussi. Surtout que je n'ai pas vraiment de secrets : ce sont plus des recettes que les générations se passent entre elles ; j'ajoute parfois mon petit grain de sel personnel, mais rien de bien folichon.
Sans très grande surprise, les colorants attirent l'attention de mon aîné. Et je n'en suis pas peu fier, figurez-vous. Quand tu as l'argent pour te le permettre, tu prends tellement de colorants différents que tu sais que tu ne vas pas tous les utiliser mais c'est pour le principe de 'c'est joli'. Encore plus quand on est comme moi et qu'on apprécie de les disposer dans un ordre précis de teintes. Tandis que je termine d'ajouter le sucre et les amandes, j'ai à peine le temps de reposer les paquets que le plus âgé me tend un verre à shot d'une belle couleur verte qui me rend curieux au premier regard.

« Oh... C'est pas mal. »

Cela pourrait presque se faire passer pour du sirop. Mais non. En souriant bêtement, j'observe de plus près la belle couleur qui s'est emparée du verre, avant de boire cul-sec. Je ne pensais pas que l'effet se répéterait, mais un goût assez âpre descend dans ma gorge une nouvelle fois, m'arrachant l'œsophage et manquant de me faire tituber. C'est vraiment dégueulasse, comme alcool. Je me demande bien comment d'autres peuvent supporter des ça des soirées entières rien que pour se bourrer la tronche quand je peine à entamer quelques millilitres. Je ne déteste pas l'alcool, loin là, étant friand de bons vins, champagnes, cidres et autre cocktails bien faits. Là, à sec, c'est juste immonde. Mais c'est pour le principe du truc. J'espère que mon collègue tient mieux le coup que moi, quand même. Quoique fut un temps je tenais plutôt bien, mais c'est un peu révolu, maintenant, je ne sors pas aussi souvent et ça m'amuse beaucoup moins. Je peux encore quand même néanmoins dire quelle est ma couleur préférée.

« M-Mouaa ?! C'est l'bleu ! Comme vos ch'veux ! Bah oui, ils sont bleus aussi ! »

Oulah, c'est plus rapide que prévu. Je me mets à rigoler tout seul pour un rien, maintenant. Malheureusement ça va de mal en pire. Quand on commence à me parler d'arc-en-ciel, ça me met étrangement en joie. Mais il faut dire que j'ai toujours beaucoup aimé les explosions de couleurs, tant et si bien que je tenais à en porter sur moi dès lors que j'ai pu avoir les moyens de me commander des tenues extravagantes et surtout très pétantes au niveau des teintes. Bon, le problème, c'est que les couleurs ont tendance à s'abîmer vite quand on y fait pas attention, alors j'ai toujours pris un soin énorme avec mes costumes. Je suis bien content d'avoir mon salaire de Champion pour me faire faire des penderies dignes de ce nom.

« … Oh ouaiiiis ! Oh ouais vas-y ! On fait le ' rènebooooooooo ' ! »

Avec un accent fort ridicule parce que je ne sais pas parler anglais, je m'empare à mon tour des bouteilles de colorants alimentaires afin de m'amuser, sans m'inquiéter de la quantité que je mets. J'appuie même un peu trop fort sur les flacons de telles sortes à ce que ça fasse des mélanges étranges.

« Oups ! J'en ai un peu trop mis, j'crois. »

Pas comme si ça me préoccupait des masses, à l'heure actuelle. Mon cerveau préfère se concentrer sur le fait de bien mettre les couleurs dans l'ordre d'un véritable arc-en-ciel, même si d'ordinaire je n'oserais jamais faire un tel travail de 'barbare' parce que le résultat à la fin va piquer les yeux et que j'apprécie quand c'est aussi agréable à voir qu'à manger.

« Hé, héééé... On dirait... On dirait les marais, là... Dans la zone du Centre. Oh... Oh c'est pas mon coin, mais ils sont jolis les marécages. »

Non, Alois, tu n'aimes pas ça, les marécages, même ceux multicolores, que tu trouves étranges et rigolos mais dans lesquels tu ne mettrais quand même pas les pieds parce que tu fais ta précieuse.

« Allez, c'est moi qui... c'est moi qui fais les shots, cette fois. Regardez mon coucher de soleil ! »

Bah oui, les colorants, ça compte comme une étape, non ? Rooh allez, on va dire oui. En débordant un peu des verres, je mets la dose de vodka habituelle avant d'y rajouter du rouge puis du jaune. Bon, j'voulais mettre du bleu parce que j'aime bien les couchers de soleil sur la plage, moi, mais je vais pas faire de discrimination, si ça se trouve lui il préfère les couchers de soleil de montagne. Quoique vu son teint un peu hâlé il doit bien profiter de... Ouais mais non quand on reste au soleil en montagne on prend des couleurs aussi alors ça marche pas. Oh et puis on s'en fiche.
Passé cette question existentielle interne inutile, je mets bien moins d'hésitation à boire d'une traite la nouvelle gorgée. Cela arrache toujours autant, mais je tente d'ignorer ma gorge qui chauffe.

« WOUH ! Allez... C'est quoi après... Le four. Faut allumer l'four. »

Bon, ça, c'est simple. J'allume à 150°, normal... Je commence à tituber un peu mais l'appareil est juste derrière nous face caméra et mon taux d'alcool n'est pas assez élevé pour que je me trompe là-dessus. Aussitôt fait, vient, je trouve, le moment le plus amusant.

« Et maintenant... Hop ! C'est l'andouille ! Euh... La douille ! On met dans la douille ! »

En vrai, faire de belles formes est quelque chose de reposant. Même si la plupart du temps tout finit par se barrer au moment de la cuisson quand on manque de technique, c'est toujours fun de pouvoir écrire des trucs ou faire des dessins. J'hésitais à nous remettre un verre, mais c'est un moment un peu plus délicat.

« Vous avez l'air en meilleure forme que moi, héhé. Bah alors, vous allez m'la tenir ! Enfin... la douille je parle, hein ! »

Bon, faire des blagues de beauf n'était pas au programme, mais je pars tout de suite dans un fou rire, n'arrivant plus à me concentrer alors que je suis censé tenir le bol de pâte pour le renverse dans la fameuse douille que mon collègue va prendre pour moi. Elle va être bien longue, cette recette...

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Alois F. Legrand
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Dim 24 Mar - 14:55
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Recettes pompeuses.
Avec Aloïs F. Legrand


Si tout ce délire d’ivrognes qui font des desserts marche, c’est certain que Lionel regardera les autres émissions qu’Aloïs organisera dans le même genre. Ne serait-ce qu’en espérant y voir passer des collègues qu’il connait. Enfin, le coordinateur a déjà vu Mercy un peu ivre mais se demande ce qu’il en serait de Mephisto ou Sirius. Mais l’essentiel c’était aussi de voir comment ils pouvaient se débrouiller dans une cuisine… en dehors d’Aloïs dont ce fut le métier, Lionel imagine difficilement les autres Elites qu’il côtoie être des as aux fourneaux (pas qu’il en soit un non plus). Sirius dans sa tenue noire avec une casserole dans les mains à quelque chose d’assez mignon et très drôle qui fit glousser le quarantenaire tout seul dans son coin. Ça vaudrait le coup de soumettre l’idée au champion pâtissier ! Mais pas pour le moment, comme ces histoires de colorants étaient pour le moment plus importants. Bien plus importants, même, car même le prince fut interpellé par la nouvelle lubie de Lionel consistant à mettre des liquides alimentaires colorés absolument partout, jusque dans la vodka, qui n’en devint pas du sirop contre la toux pour autant. Apparemment, ce n’était pas une très bonne nouvelle pour Aloïs qui ne s’attendait peut-être pas à ce que ce nouveau shot le retourne à ce point.

Le maître coordinateur se mit à glousser bêtement en regardant l’autre commencer à délirer sous l’effet de l’alcool fort, alors qu’il était lui-même pas mal éméché. Quand le blond parla de ses cheveux bleus, Lionel ricana de plus belle et ne put s’empêcher de se recoiffer d’une main, coquet qu’il a toujours été (et même si ce ne sont plus ses vrais cheveux qu’il a sur la tête).

« Huhuhu, Aloïs, vous êtes un peu bourré ! »


Le coup des cheveux bleus, enfin, de la couleur préférée du Baguinois, avait déjà produit un effet inattendu sur l’enthousiasme d’Aloïs. Mais l’histoire de l’arc en ciel, ça dépassait les espérances de Lionel qui ne pouvait pas encore s’arrêter de rire comme un gros Wailord (ou plutôt, un petit, comme une baleine ne mesure pas qu’un mètre 85).

Hé, hé ! Vous voyez que je suis pas le seul à être trop nul en anglais !

Cependant il n’avait pas tout de suite compris ce que l’autre voulait dire par « rènne-euh-beau », comme il l’avait entendu. Mais étant donné qu’il avait parlé de mélanger les colorants pour faire un arc en ciel et que le champion de Baguin était en train de tous les mixer, Lionel n’eut pas besoin de plus d’explications. Néanmoins, si les colorants se mélangeaient pareil que la peinture, le coordinateur avait assez de souvenirs de ses cours d’arts plastique pour savoir que quand on mélange les trois couleurs primaires, ça ne donne pas un arc en ciel mais…

Oui, ça, de la bouillasse, quoi, des marais. Bouh.

« Wah… Qu’est-ce que c’est moche ! Pfrt ! »

Admiratif en premier lieu devant la dégringolade soudaine de qualité de leur expérience culinaire, le milicien éclata à nouveau de rire à la fin de sa phrase. Dire qu’il avait réussi à se calmer une minute, le voila reparti et il commençait à avoir mal au ventre en gloussant comme une pintade à bout de souffle, bien loin de son habituel rire mondain forcé. Et ainsi, leurs macarons seront tous marron chiasse avec parfois quelques traits de couleurs rescapées ça et là. Ainsi soit-il, car c’est de toute manière un peu tard et ce n’est pas Lionel dans sa version mort de rire qui pouvait s’opposer, déjà qu’il devait se concentrer pour se tenir à la table. Il manqua cependant de s’étouffer dans sa salive quand Aloïs lui mit un nouveau shot sur les yeux.

Déjà, mais ça fait à peine…

« Ooooooooooh, c’est beauuuu ! »

Son attention fut immédiatement détournée par la couleur que le baguinois avait donné à ces nouveaux verres de vodka. Sans prendre le temps de se préoccuper du fait qu’ils avaient déjà bu il y a quelques minutes, le plus âgé céda pour imiter le blond et grimaça au gout brûlant de l’alcool sec. En secouant la tête pour dissiper son étourdissement temporaire, le quarantenaire resta un peu plus longtemps KO que son congénère qui s’était déjà rué sur le four.

« H-hé ! Attendez moiii ! »

En geignant ses derniers mots tout en avançant en titubant vers son collègue coordinateur, Lionel vit un peu le décor tourner, si bien qu’il perdit l’équilibre et se rattrapa fort heureusement au bras d’Aloïs, qui ne lâcha ni le plat ni les ustensiles dans le processus. Il arriva juste à temps pour entendre parler de…

Andouille… ? Qui est une andouille ?!

« Hé! Qui c’est qu'vous traitez d’andouille, hein ? »


Demanda-t-il en élevant le ton et en se redressant en s’appuyant sur le plan de travail, bombant le torse comme s’il allait partir au combat. Tout ça était fortement ridicule et c’est quand il baissa les yeux vers la douille d’Aloïs, il comprit que personne n’avait vraiment voulu l’insulter. Cette découverte le soulagea et il s’apprêta à regarder une nouvelle démonstration de son collègue qui entreprenait de faire des petits « ronds » à l’aide de la douille. Mais il avait visiblement besoin d’aide pour la tenir et cette dernière affirmation était apparemment très drôle, même des techniciens hors du plateau avaient pouffé de rire. Lionel pour sa part, resta souriant et bouche-bée, sans comprendre ce dont il retournait.

« Bin, euh oui, j’vous tiens la douille, quoi d’autre… ? »


Sa voix tremblait quand même pendant qu’il tentait de ne pas pouffer de nouveau, parce que hé, « « douille » ça ressemble un peu à « couille » huhuhu ». Non, non, il fallait se concentrer sinon leurs macarons ne ressembleraient à rien (c’était déjà assez mal parti pour qu’ils ressemblent à quelque chose, en un sens). Bref, Lionel tint la douille à Aloïs pendant que ce dernier le remplissait de la pâte des macarons qui était… bon, qui n’avait pas du tout la couleur d’un arc-en-ciel, clairement.

Ouin. Mon renne-euh-beau.

Lionel soupira un peu à cette dernière pensée et ferma la douille en suivant les indications avisées de son collègue bourré (donc probablement pas aussi avisées qu’en étant sobre). En tirant la langue pour mieux s’appliquer, le co-chef milicien était prêt à faire ses petits « pois » sur la feuille de cuisson.

« Je peux faire les premiers ? Regardez, j’suis super minutieux, moi, comme garçon ! »

Déclara-t-il en se redressant, mains sur les hanches et souriant fier comme un paon. Ce n’est pas faux qu’il a toujours été du genre soigneux et perfectionniste, surtout quand il s’essayait parfois à faire des desserts. Cependant il ne pouvait jamais s’empêcher d’expérimenter des trucs et ça ne finissait pas toujours comme il l’espérait (la preuve avec les colorants, mais si on lui demande il dira que « c’est aussi un peu la faute d’Aloïs »). Pour se concentrer pleinement sur sa tâche, le quarantenaire inspira profondément pur essayer de dissiper ses étourdissements, et retint son souffle pour ne pas trembler lorsqu’il devra appuyer sur la douille.

« Okay, alors, shhhhhhht ! » Fit-il à l’adresse d’Aloïs et de tous les gens sur le plateau en posant un doigt sur ses lèvres. « J’y vais ! »

Alors, on va appuyer touuuut doucement et… AH !

« Aaaaaah ! M-mais non ! Pas comme ça ! »

Même en y allant le pus calmement possible, beaucoup trop de pâte sortir de la douille pour faire un petit pâté comme l’avait espéré le coordinateur. N’étant pas du genre à se décourager trop vite, il réitéra l’expérience, pestant en voyant que la douille continuant d’échapper de la pâte même lorsqu’il lui semblé avoir céssé d’appuyer.  

« Gnnn… »

Pendant qu’il s’appliquait, Lionel produit d’autres sons un peu bizarres du même genre, mais il s’avéra que ça n’améliora pas la qualité de ses travaux de pâtisserie.

«  Mais noooooon ! Mais j’en ai marre, c’est nul ce truc ! Pffff ! »

Il résista à l’envie de jeter la douille d’un grand geste dramatique mais se retint car il était en public. Lionel n’était pas réellement énervé, juste frustré parce qu’il ne faisait pas quelque chose de parfait du premier coup. Il était pareil lors de certains entrainements, ou lorsqu’il n’arrive pas à exprimer ce qu’il pense en parles claires et précises. Son côté perfectionniste n’est pas exactement celui dont il est le plus fier et se sentit tout de suite assez minable d’avoir pesté à voix haute devant son hôte. Il s’éclaircit la gorge et tendit la douille au prince.

« Hem… Enfin, euh, vous ne voulez pas le faire, vous ? Mais je sais pas si vous avez remarqué mais on dirait que j’ai fait des… huhu, celui-là on dirait un Colimucus mais… un peu mort, pfrt. »

Gloussa-t-il en tendant l’ouvrage au blond, curieux (bien qu’un peu jaloux) de voir le véritable pâtissier (certes un peu bourré) à l’ouvrage.

En fait je l’aime bien mon Colimucus mort… enfin, je préférerais qu’il ne soit pas mort, hein, mais… Bon, il est mignon, un peu. C’est mon bébé je peux pas résister.


Lionel regarda ses « œuvres » avec un sourire attendri, mains dans le dos, prêtant une grande attention à tous les gestes d’Aloïs qui s’apprêtait à faire des nouveaux petits « patés » sur la plaque.
Baguin - Décembre 2023




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Lionel Roque-Lartigue
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Mer 3 Avr - 13:15
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