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Intrigue n°2 : « Passions »
Des conflits s'engagent entre les Monarchistes et les Anarchistes.
Event n°2 : Le festival de Cayagane
Le festival de Cayagane est victime d'un incendie criminel.
Mini event n°1 : Panique à Vanawi !
Un blocus Anarchiste est en cours à Vanawi, sous surveillance des forces de l'ordre.

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Reunion de loosers anonymes  Zzz5


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Reunion de loosers anonymes
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Reunion de loosers anonymes.
Avec Titi la malice
Fin février 2024 –Zazambes, fin d'après-midi.

Mell a encore une impression assez étrange quand il passe à Zazambes. Probablement que ces sensations resteront encore un bout de temps. Il n’a pas vécu dans cette ville, n’y a été qu’à quelques occasions et jamais pour plus d’une journée, mais, il a beaucoup de souvenirs en demi-teinte liés à la ville du sud. Revoir les rues passagères du centre-ville toujours animées en fin d’après-midi par les terrasses pleines, les nombreux bars d’où sortent de la musique, la sortie du parc d’attraction, les boutiques colorées, les groupes de touristes et d’autochtones avec leurs alliés Pokémon… ça fait penser que Mell, lui, n’est jamais vraiment venu à Zazambes pour ce genre d’activités. Sauf la fois où il avait passé la journée avec Leanne et Pépé Mell au parc d’attraction. Ca, c’est un bon souvenir… Contrairement à la fois où il avait dû assister à cet espèce de démonstration (totalement flippante) de l’ancienne Générale Scientifique du Régime des pouvoirs de l’Emergya, surtout que ça avait très mal tourné. Puis, la fois la plus marquante d’après, c’est quand il avait attendu le bateau à Nuva-Eja lorsqu’il avait dû partir d’Amanil avec Leanne… Mais dans le cas de ces deux situations, les choses avaient fini par s’arranger ensuite. Donc, oui, les souvenirs de Mell de Zazambes sont vraiment ni bons, ni mauvais, juste particuliers. Et après tout, même s’il y vient de temps à autre, il ne déteste pas cette ville. Cela lui fait même chaud au cœur de la voir reconstruite et de nouveau festive.

Non, le malaise de Mell, enfin, sa mauvaise humeur du moment vient totalement d’autre chose. Pour faire court, il devait retrouver quelqu’un à Zazambes pour boire un verre puis aller voir un concert, mais cette personne lui avait, sans aucun complexe, posé un lapin. Et voila que le scientifique se retrouvait comme deux ronds de flancs à trainer et à songer à aller boire un peu tout seul en terrasse (rien d’alcoolisé à cette heure-là, du thé ou un cocktail fruité fera l’affaire) pour passer le temps jusqu’au concert. Le binoclard déteste quand on le laisse tomber de la sorte, surtout qu’il n’est pas franchement secure par rapport à ses relations familiales, amicales ou plus si affinités ces temps-ci. Déjà, il y a le fait qu’il se rend compte de son comportement parfois très discutable avec Leanne, qui fait qu’il se montre parfois un peu trop précautionneux (donc ça agace sa sœur, évidemment) et va parfois jusqu’à l’éviter un peu (l’évitement, sa grande spécialité) pour ne pas « faire le con » de nouveau. Puis, il y a cette impression qu’il finit toujours par être une sorte de donneur de leçons pénible et ruineur d’ambiance quand il est avec des gens qu’il apprécie, comme Tristan ou Livie. Cela lui paraît compliqué et étrange, quand il tente de prendre des nouvelles sans vraiment être convaincu qu’il ne dérange personne ou qu’il est juste un gros pot-de-colle, choses qu’il a aussi la sensation d’être avec Natsume et Samaël, de temps à autre. Et pour finir, il ne parlera même pas de sa vie sentimentale, qui n’est pas tant foutrement compliqué que juste une succession de situations qu’il n’a pas envie de raconter car c’est un peu trop la loose… ou juste désagréable. Mell se demande parfois quand est-ce qu’il a commencé à voir les choses en noir à ce point… ? Quoiqu’il n’est peut-être pas si pessimiste, lui ne se définirait pas ainsi (après tout, c’est à lui de décider s’il est « pessimiste » ou non, dans sa propre perspective)… c’est plutôt la sensation qu’il est sous une longue douche froide depuis probablement la fin de sa thèse, son réaménagement avec Leanne et le retour à une vie « normale ». Il pensait naïvement que ce serait « comme avant », mais ces 5 dernières années, les choses ont trop changé pur que ce soit le cas. A un niveau plus personnel, sa période de thèse intense avait bien servi à remettre au dernier plan ses problèmes personnels, mais une fois que c’était fini, tout avait changé. Il y avait les Anarchistes qui le faisaient réfléchir sur ses actes et sn mode de pensée, il y avait Leanne qui le faisait réaliser qu’il avait très probablement une peur maladive de l’abandon et des soucis d’attachement avec les gens, un besoin de reconnaissance un peu trop prononcé qui le rendait égocentrique ou envahissant.

En ruminant tout ça, le chercheur ne savait pas trop s’il avait toujours envie d’aller à ce concert. Des fois, il regrette que Riku soit partie. Il est un peu injustement amer envers l’ex-championne pour son départ et n’a pris et eu que peu de nouvelles ces dernières années… Mais, vraiment, il aurait aimé avoir un peu de sa compagnie, ces temps-ci. Pas parce qu’il voulait quelqu’un qui l’écouterait ou qui ne soit « pas prise de tête »… car quand on veut absolument penser de quelqu’un qu’il ou elle n’est « jamais prise de tête c’est tellement cool », c’est surement qu’on ignore un peu volontairement ses soucis pour avoir plus d’attention sur les nôtres. Enfin, pour Riku, c’est juste qu’elle lui manquait et que ça lui aurait fait de bien d’avoir de ses nouvelles. Cela vaut aussi pour d’autres personnes, comme Mell continue à avoir l’impression que les gens passent leur temps à « partir » de sa vie d’une manière ou d’une autre. Ou alors il est persuadé que c’est ce qui va arriver à un moment ou à un autre.

Mais Mell est aussi un peu lunatique. Quand il peut trouver quelque chose ou quelqu’un pour oublier ses soucis, il s’y précipite de manière très vive et fait comme si ne rien était avec la personne ou dans la situation en question. Tandis qu’il tirait sur sa vapote en sirotant son cocktail non-alcoolisé, en se demandant s’il allait vraiment se rendre à ce concert seul (et le cas échéant, ce qu’il allait bien pouvoir faire de ces deux billets), le chercheur regardait les nombreux passants du boulevard des festivals. A ses pieds, Calcedonia la Chacripan faisait la sieste en se roulant sous le soleil réchauffant de la fin de l’hiver et elle sursauta quand son dresseur commença d’un coup à s’agiter.

« Hé, mais !! T-Tristan !! »


Cria-t-il sans prévenir, en voyant passer une tête brune familière dans la rue passagère. Il ne l’avait pas reconnu tout de suite et avait plissé les yeux plusieurs secondes en suivant l’autre des yeux en se disant « mais c’est qui, mais c’est Tristan ? mais non c’est pas Tristan, hé, hé mais si, oh, ah, oooh ! ». La seconde suivante, le binoclard se précipita vers la rue en dérangeant toute la terrasse, manquant au passage de s’étaler par terre en débuchant dans les chaises et dans le Ponchien d’un couple de dames qui passait par là. C’est après beaucoup de « pardon messieurs mesdames » que Mell parvint à Tristan, essoufflé alors qu’il n’avait même pas parcouru vingt mètres. Cela faisait un bail qu’ils ne s’était pas vu en direct ni parlé en dehors de textos. Enfin, ils avaient prévu de se voir mais leurs plans n’avaient céssé de tomber à l’eau à cause des empêchements de l’un et de l’autre, enfin, ça ne tombait jamais au bon moment en fait et Mell n’en voulait pas au Weber dans la mesure où c’était toujours « la faute à pas de bol ». Du coup, le Straum espérait que son pote le ranger ne lui en voulait pas non plus. Passé un silence quelque peu awkward provoqué par cette rencontre fortuite et cette sensation passagère de « oui euh qu’est-ce que je vais lui dire » provoquée par l’imprévu, le scientifique reprit la parole.

« C-ça va ? Ça fait un b-bail ! Enf-fin, je d-dis pas ça c-comme un rep-proche, m-mais j’m’attendais p-pas à t’croiser en venant à Zazambes, haha ! »


Pourquoi est-ce que je me justifie, évidemment que c’est pas un reproche ? Je suis grave, moi, en ce moment, de culpabiliser chaque fois que j’ouvre la bouche, j’étais pas comme ça avant… quoique, si, en fait. Grmbl.


Passé le moment ou un jingle « still a looser » passa dans sa tête, Mell sentit Calcedonia les rejoindre et se frotter contre sa jambe pour le ramener à la réalité.

« Enfin, t’es p’tet occupé là, j’veux pas t’ret’nir t-trop longtemps, h-hein ! M-mais c’cool de t’voir ! »

« Et de voir que tu ne t’es pas tué dans une autre exploration foireuse de ranger », ne put s’empêcher de penser Mell, se fustigeant immédiatement après avoir eu de telles pensées. Comme si ça avait été la faute de Tristan ce qui leur était arrivé la dernière fois… enfin, peut-être un peu, à un moment donné, mais, là, c’est surtout que le Straum avait tendance à s’inquiéter pour rien quand ça concerne ses amis. Pas qu’il soit du genre à materner les gens, mais à être envahissant en leur faisant parfois la leçon par désir de les « protéger ».

« S-sinon… on b-buvait un t-truc avec Calcedonia d-donc, s’tu veux v’nir avec n-nous, t’peux, h-hein, m-mais, y’a pas d’pression ! »


A prendre autant de précautions à chacune de ses phrases, il finirait par se rendre compte que la nuit serait déjà tombée quand il en aurait terminé avec ses tergiversations.  





Mell pique ses crises et se la pète en #663300.
RPs : Easton, Tristan.

DCs : Cobaltium, Tobito, Alexander, Angarade, Ludwig et Lionel.
Mell Straum
Scientifique
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Sam 9 Mar - 15:00
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Réunion de loosers anonymes
avec Mellodrame

Ils reviennent. Les rêves semblent se répéter, faire leur retour dans des flash qui ressemblent ni plus ni moins qu'à des souvenirs. Alors peut-être que tout ce qu'il fait, c'est se rappeler du passé. Les périodes où il était faible ne sont pourtant pas celles dont il veut se remémorer le plus. Surtout que ses parents sont parfois dedans. Une douleur supplémentaire qui vient s'ajouter au réveil quand il se rend compte que plus jamais rien ne sera comme les doux songes qu'il fait chaque soir. Il a envie, désormais, parfois, de piquer des sommes pour pouvoir retrouver tout ce qu'il a perdu ces dernières années. Si seulement au moins c'était si simple... Mais il n'a aucun pouvoir sur le temps, à son grand dam. On dit en revanche que les rêves sont inspirés des éléments de la journée. Dans cette optique, Tristan a décidé de sortir s'aérer la tête un peu pour oublier (temporairement) tout ça, en compagnie d'Asami sa Medhyèna. Les rues de Zazambes respirent, heureusement, la tranquillité. Il les connaît, à force, et il se trouve soulagé de ne pas habiter dans une ville comme Vanawi où la vie et le bruit grouillent de partout, à tel point qu'il n'est plus très agréable pour lui d'y faire la visite. Seul, du moins. Même à Zazambes, toutefois, Tristan ne dirait pas non à un peu de présence à ses côtés, autre que celle de ses Pokémon qu'il adore mais qui ne lui suffisent pas. C'est en vérité pour cacher le fait qu'il ne serait peut-être pas mieux seul de manière plus générale, lui qui a longtemps vécu avec une famille nombreuse à la maison. Progressivement, la Pension s'était vidée pour permettre à ses membres de vivre chacun de leur côté. Fidèle à son poste, le brun avait décidé d'y demeurer pour faire honneur à sa famille, à son rôle d'Hôte, et surtout pour s'occuper de ses parents. La disparition de ces derniers a un peu tout fait s'écrouler autour de lui, entraînant la démission de son métier d'éleveur par la même occasion. Pour autant, il a refusé de quitter ce domaine familial dans lequel il a passé toute son enfance, quand bien même il aurait été tout aussi judicieux pour sa santé mentale de s'en séparer, à ce stade, en la vendant, par exemple. Il en a été toutefois incapable, à la fois de s'en distancer mais d'y effectuer des travaux corrects à l'intérieur pour réparer ce qui avait été détruit.

Il comptait passer par la plage, aujourd'hui, car Zazambes en a la réputation. Il décide de passer uniquement par des petites rues qu'il n'emprunte jamais, pour changer. Peu importe s'il se perd un peu, tant que ça lui permet de se changer les idées. Quelques événements sont prévus durant la semaine. Tristan n'est pourtant pas du genre festif, du moins, son goût pour l'amusement a fini par se perdre. En outre, cela fait un moment qu'il n'est pas sorti voir des gens. Il ne sort jamais sans quelqu'un pour l'accompagner. Et il n'a pas souvent d'amis disponibles pour le faire, il faut dire. Lui-même doit trouver du temps pour s'organiser, trouver une horaire où il pourrait être libre, car même le week-end, il tente souvent de trouver de quoi s'occuper en restant dans les refuges d'Elixir ou en allant explorer les laboratoires travaillant sur l'Emergya. Depuis quelques mois, il se trouve curieux de savoir ce que va développer l'organisation autour de cette source d'énergie qui ne lui a pourtant attiré que des ennuis. Exceptionnellement, il s'est dit que ça ne lui ferait peut-être pas de mal de sortir un peu de la zone de sa Pension. Les rues de la ville sont, en plus, un peu plus animées que d'ordinaire. Une animation a laquelle le Weber n'arrive pas à prendre part, alors qu'il aurait été le premier à se lancer dedans il y a quelques années. Sa petite louve grise, néanmoins, est fascinée par tout ce qu'elle voit. C'est la première fois qu'il l'emmène dans un milieu urbain comme celui-là, alors elle n'est pas habituée à voir autant de monde. Pourtant, elle semble contente de se balader sur le sol pavé citadin, agitant la queue d'excitation. Tout l'inverse de son dresseur qui pousse un soupir en se rendant compte qu'ils ont fini par rejoindre le grand boulevard du quartier, mais se retrouve tout de même attendri de l'impatience qui agite son alliée.
Qui aurait pu croire, cependant, qu'au milieu de ces nombreux touristes, une voix aux apparences familières se fasse plus haute que toutes les autres. Voix familière qui scande son nom, à la grande surprise de Tristan qui se tourne vers son origine pour découvrir que le propriétaire est bien celui auquel il pensait.

« Oh ! Mell ! »

La vue du chercheur lui tire son premier sourire de la journée. Il ne s'attendait pas à le voir ici, mais c'est un agréable hasard. L'aîné se dépatouille déjà pour l'atteindre, comme s'il était impatient, quitte à encombrer dans la foulée une ou deux personnes devant lesquelles il a vite fait de s'excuser. Il n'avait pas besoin d'en faire autant pour lui, se dit le Ranger, qui se trouve quand même un petit peu flatté qu'il ne se contente pas juste d'un signe de la main. N'ayant jamais vu l'énergumène, Asami penche sa petite tête sur le côté avant de venir renifler sans vergogne l'inconnu qui arrive à leur niveau. Cela fait en effet un moment que les deux hommes n'ont pas pu se voir, faute de temps, alors Tristan est heureux de croiser son ami. Surtout que les dernières péripéties qu'ils ont vécu ensemble n'ont pas été très joyeuses ni de tout repos. Le Weber n'avait cependant pas perdu contact avec le brun à lunettes puisqu'ils s'envoient régulièrement des messages pour prendre des nouvelles de l'un et l'autre.

« Oh, euh... En fait, j'passais juste dans le coin, mais... »

Mais je ne savais pas quoi faire pour me détendre parce que depuis des semaines je fais des rêves bizarres, avait-il envie de dire. Mais inutile d'embêter Mell avec ces histoires, ce n'était pas très intéressant. Le regard un peu ailleurs, ses yeux verts se posent sur une forme violette qui arrivent aux jambes du Straum. Une petite Chacripan, lui appartenant probablement, se frotte contre le chercheur et rend tout à coup méfiant la Medhyèna de l'autre. Si Mell était là, il y avait des chances pour que cette journée ne soit pas si morne ou banale, finalement. Pour le coup, Tristan, voulant faire bonne figure, se met à glousser un peu.

« A-Ah, y'a pas de pression ? Dommage, j'aurais bien pris une bière ! »

Badum tss. Ouille. L'humour n'est pas terrible, mais le Ranger ne connaît, après tout, que les blagues Carambar qu'il s'achète parfois pour ramener son taux de sucre à la normale. Il ne mange habituellement pas tellement de choses sucrées, ce qui est un peu embêtant en cas d'hypoglycémie. Pas que le brun y soit victime pour le moment, mais ça ne saurait tarder. Quand il veut plaisanter, c'est tout aussi vaseux, alors généralement il ne s'y risque pas. Mell lui donne envie, pourtant, de changer. De tenter de nouvelles choses. Il faut dire que le comportement de son ami lors de cette fois dans les tunnels n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd ni dans l'œil d'un aveugle. Le Weber a au moins compris qu'il avait fait quelque chose de pas très malin et il tend à ce que ça ne se reproduise pas. Ce n'est toutefois visiblement pas avec une vanne pourrie qu'il va pouvoir se démarquer auprès de son comparse. Autant rester naturel, il suppose.

« Euh... J-Je veux dire... Cela me ferait plaisir. Justement, avec Asami, on cherchait un endroit où se poser. J'ai un peu de temps, aujourd'hui. »

Contrairement à d'habitude, on pourrait préciser. Mais en admettant ça, Tristan devrait admettre que c'est aussi un peu de sa faute. Malgré son envie d'aller vers les autres, il y a quelque chose qui le bloque souvent. Peut-être est-ce cette peur d'avoir de nouveau mal. Il ne craint rien avec le Straum, ceci dit, puisqu'il lui accorde sa confiance, étrangement. Leur goût commun pour les sciences est a sans doute aidé.
Il laisse d'ailleurs le plus âgé le guider à sa table où il était installé avant qu'il ne l'arrête dans la rue. Se poser discuter autour d'un verre pourrait lui faire du bien ; et puis l'autre n'allait pas quitter cette terrasse si jamais il n'avait pas encore réglé ses consommations !

« Alors comme ça, t'as une Chacripan ? Ils sont adorables, ces Pokémon. »

Son attention s'est en effet attardée sur la compagne du chercheur. Asami regarde cette dernière sans trop savoir si elle doit se mettre sur ses gardes, car si ses instincts canins lui intiment des suspicions vis-à-vis de la chatte violette, elle n'a pas l'air si méchante que ça. Le Ranger ignorait même que l'autre pouvait avoir des Pokémon comme Chacripan, puisqu'il pensait qu'il possédait plutôt des Pokémon appartenant à sa spécialité. Ce qui lui rappelle d'ailleurs les textes que Mell publie et qu'il lit religieusement avant de se coucher quand le site se pare de nouveaux écrits. Cela lui fait quelque chose à lire pendant qu'il se brosse les dents, mais s'en souvenir ranime l'enthousiasme chez Tristan.

« Oh, au fait ! J'ai lu ton article sur les capacités reproductives des Pokémon oiseaux. C'était vraiment fascinant ! »

Les recherches, ça lui plaît. De manière générale. Pendant un temps, il avait soif de connaissances et de ne demandait qu'à apprendre de nouvelles choses. C'est toujours un peu le cas, mais il se montre davantage réservé par rapport à ça. Au fond, ça le fascine beaucoup et il aimerait bien recommencer à faire ses propres études sur les Pokémon. Depuis qu'il a quitté son poste d'éleveur, toutefois, il ne se le permet plus, ou utilise son temps pour autre chose en se disant que ça serait peut-être inutile qu'il se mette lui-même à publier des choses sur un blog. Qui ça intéresserait, de toute manière ? Il se montre admiratif, pourtant, des chercheurs qui passent leurs journées à se poser des questions sur le fonctionnement des Pokémon. Il envie un peu son ami pour ça, tout en se complaisant dans son propre travail. Mais les découvertes, quelles qu'elles soient, sont toutes bonnes à prendre pour lui.

« D'ailleurs, c'est pour ça que tu es à Zazambes ? Pour présenter des recherches ? »

Il n'y a jamais réfléchi, mais il est vrai, après tout, que son ami est bien plus sociable que lui de manière générale. Pourtant, un nerd comme lui, on ne le croirait peut-être pas, se dit Tristan en plaisantant. Bien sûr néanmoins que Mell pourrait connaître des tas de monde. Après tout, au sein de son milieu, ça ne serait pas surprenant qu'il ait des connaissances diverses et variées.
Tristan T. Weber
Ranger
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Mar 12 Mar - 16:25
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Reunion de loosers anonymes.
Avec Titi la malice
Fin février 2024 –Zazambes, fin d'après-midi.

Avec cette rencontre fortuite, il semblait à Mell que sa soirée s’annonçait un peu moins sous le signe de la loose que prévu. Oh, il ne comptait pas sur Tristan pour le sortir de son ennui ni rien, mais il était simplement content de le trouver là. Après s’être loupés un certain nombre de fois, c’était cocasse de se revoir en chair et en os sous le coup du hasard. Non sans un certain soulagement, Mell rendit son sourire à l’ex-éleveur qui flânait en compagnie de sa Medhyena. La présence de la petite louve n’échappa pas à Calcedonia qui faisant à présent le gros dos en s’approchant prudemment et sans grogner de l’autre Pokémon, plus curieuse que méfiante. Elle la laissa aller renifler Mell en emboitant le pas à la louve, continuant de l’observer avec attention. Son regard félin glissa aussi vers l’humain qui avait littéralement fait sauter le scientifique de sa chaise. Dans l’absolu, la jeune chatte violette était contente de voir que son dresseur avait temporairement dépassé son vague à l’âme et alla se frotter aux jambes de Tristan avec un air satisfait, comme pour dire « merci humain inconnu, grâce à toi mon humain débile ne tire plus la tronche ».

Mell ne tarda pas à apprendre que Tristan n’allait pas à un endroit en particulier et se réjouit intérieurement. Il accueillit la tentative de blague du Weber avec surprise en premier lieu : ce n’est pas qu’il considère que le brun ne sait pas être drôle, mais il lui a toujours semblé quelqu’un de sérieux. Quelque part, il ne pouvait pas vraiment le juger, pouvait être lui-même un sacré casseur d’ambiance et un rabas-joie moralisateur. Mell eut une pensée amère en se remémorant sa conversation avec Livie qui s’était terminée de manière parce qu’il avait simplement pris un jeu trop au sérieux au départ. Histoire de dissiper ce souvenir désagréable pour le moment, le chercheur sourit en coin et se contenta de rire brièvement.

« Ahah, j’savais p-pas qu’t’aimais la b-bière ! »

Il indiqua la table où il était installé et ou l’attendait encore son cocktail entamé, comme Tristan semblait partant avec l’idée de boire un verre.

« B-bah, on v-va voir c’qui ont p-pour toi ! »


En guidant le Ranger, il se remit à sa place et Calcedonia sauta pour se replacer à sa place, sur les genoux de Mell, sans cesser de fixer les nouveaux arrivants partageant désormais leur table. Par pur réflexe et parce qu’il était un gros papa chat gâteau, le binoclard se remit à caresser la tête de la Chacripan qui se mit à ronronner, appréciant au passage les commentaires de Tristan sur son espèce.

« Ah, oui, c’b-bien une Chac-cr-cripan, oui… héhé. C-Cal’ est ad-dorable, d-dans son genre et, b-bah, moi et les ch-chats, t’sais. »

Probablement que Tristan ne sait pas, non, après tout ce n’est pas à lui que Mell a l’habitude d’envoyer ses dizaines de photos de Persian, de Miaouss d’Alola et de Chacripan en train de faire des trucs débiles ou mignons.

« T-t’as p-plutôt l’air d’être de ceux qu-qu’y préfèrent les toutous, toi ! M’fin, t’inqui-quiète, j’te juge p-pas ! »


Dit-il en levant une main devant son visage. C’était pour rire, bien entendu et il n’a rien devant les chiens ou les Pokémon canin en particulier. Juste qu’après tout, Mell avait déjà vu Tristan avec une Malosse, et maintenant une Medhyena, d’où ses déductions. Un serveur passa par leur table pour prendre la commande du Weber et Mell fut pris une fois de plus par surprise par les propos de son ami. Cette fois, il manqua d’avaler de travers son cocktail alors qu’il buvait avec une paille et se sentit rougir un peu bêtement. Ce n’est pas tous les jours que des gens extérieurs au monde de la recherche venaient lui parler de ses articles mais les compliments c’est toujours agréable à entendre.

« Oh ! B-baaaah, m-merci ! Euh… j’savais p-pas qu’tu t’intéress-ssais aux ouvrages s-scientifiques. »

Même si élevage et recherche vont souvent ensemble, Mell est toujours content d’en apprendre plus sur les goûts des gens qu’il aime bien. Il ne pensait pas que le Ranger serait allé lire spontanément ses articles mais dans tous les cas, ça le faisait sourire bêtement.

« C’tait un sacré t-travail sur l’terrain, les p-piafs p-peuvent vraiment être hargneux ! » Pour ça qu’il les aime bien, en fait. Ils crient fort et sont tantôt débiles, tantôt agacés. « Enfin je m’suis même fait une amie à l’occasion et b-bref, c-content que ça t-t’ai int-t-téréssé ! »

De bonne humeur à nouveau, le scientifique se remit à siroter sa boisson tranquillement. Il en oubliait ce qui l’avait amené ici et fait ruminer avant l’arrivée de Tristan. Enfin, jusqu’à ce que le Ranger lui demande ce qu’il faisait à Zazambes.

Un enchainement de circonstances un peu débile, en fait.

Le Nuva-Ejien souffla du nez, mi-figue mi-raisin, puis secoua négativement la tête en regardant ailleurs. Comme d’habitude afficha un sourire narquois pour que son interlocuteur comprenne qu’il ne faut pas trop prendre au sérieux ce qu’il dira ensuite. D’ailleurs, lui-même n’y attache pas tant d’importance, au fond, du moins, c’est dont il veut se persuader.

C’est juste un concert et puis, qui ne s’est jamais pris un lapin, hein ! Ou deux… ou quatre dans les six derniers mois… ? Bon, d’accord, j’ai plutôt intérêt à continuer de sourire comme un débile pour faire genre j’ai aucun soucis avec ça !

« Ah, j’aurais b-bien aimé, ouais ! M-mais non. »


C’est vrai, en plus, j’aurais probablement préféré ça, m’enfin, en même temps, c’est mon jour de repos.

« Je suis p-pas v’nu pour l’boulot, ‘fin, en v-vrai j’devais aller v-voir un c-concert m’fin c-comme mon renc-card est p-pas v’nu, b-ben, j’sais p-pas trop c’que j’vais faire, héhé. »

Après une courte pause prise pour boire quelques gorgées de son verre et continuer de caresser Calcedonia, Mell réalisa qu’il n’avait pas spécialement envie qu’on lui pose des questions par rapport à ce qu’il vient de dire, ou que Tristan pense qu’il s’apitoie sur son sort.

Bon, ok, je vais m’apitoyer sur moi-même à un moment où à un autre de toute façon, mais pas maintenant, j’ai pas l’temps et j’ai un journal intime, pour ça !

« Enfin, j’dis p-pas ça pour m’plaindre ! Comment ça roule, p-pour t-toi, les affaires de Ranger ? Et la v-vie en général, hein, d-d’ailleurs, comme ça fait un b-bail qu’on s’est pas vu en direct… C’moi où tu t’es coup-pé les ch’veux récemment ? »


Bah, non, Mell, les cheveux, ça tombe tout seul, surtout à l’âge canonique de 30 ans. Attends, 30 ans… ? Si j’me souviens bien l’anniv de Tristan est dans pas longtemps !

« Ou alors c’qu’y tombent t-tout seuls, déjà ! Tu va p-pas bientôt avoir 30 b-balais aussi ?! »

Ce n’est pas pour le vanner méchamment ni rien, mais ça fait un peu rire le scientifique quand même. Et puis, mine de rien, il aime bien être attentif aux détails et il est un peu curieux de comment Tristan va accueillir sa trentaine, pas qu’on soit obligé de considérer ça comme un « cap » à passer, mais pour sa part, Mell en avait un souvenir de longs complaintes irraisonnées du type : « oh mon dieu j’ai trente ans je suis tout seul je vis chez ma sœur j’ai à peine fini ma thèse ohlalala mais que vais-je devenis ?! ». Oui, cette année-là ne fut pas celle où il fut le plus reposant pour son entourage. Pas qu’il le soit habituellement, mais, c’était particulier.





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Dim 17 Mar - 13:51
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Réunion de loosers anonymes
avec Mellodrame

Sans être un grand buveur, Tristan n'est pas quelqu'un relativement difficile à ce niveau. Il boit de tout tant que ça a du goût. C'était plus pour servir la blague pourrie qu'autre chose, en l'occurrence, mais alors qu'ils s'installent à table, il se surprend quand même à commander un Monaco pour accompagner son ami, espérant que ça le détendrait un peu lui-même au passage. Il a bien besoin de se changer les idées et se trouve plutôt soulagé d'avoir croisé la route de Mell car ce n'est clairement pas lui qui irait lui parler de choses fâcheuses. Il n'ira pas le déranger longtemps, mais s'ils peuvent se parler quelques minutes, ça ferait plaisir au Weber. Il baisse les yeux avec un air attendri sur la Chacripan de l'aîné qui prend ses aises et ronronne sous les caresses de son dresseur. Il n'y avait pas fait gaffe, mais il est vrai que la remarque soudaine du Straum sur ses propres préférences le rend curieux. Asami, sentant qu'ils parlent de chien, se met à oublier temporairement la chatte violette pour venir quémander à son tour des gratouilles venant du brun, jalouse de ne pas recevoir de l'attention à son tour. Distraitement, la main qu'elle attendait vient lui offrir ce qu'elle voulait et elle se met à battre de la queue, ravie. D'autant plus qu'elle avait bien vu comme Calcedonia semblait tout à coup avoir de l'intérêt pour le Ranger.

« Je n'y ai jamais réfléchi, mais... C'est vrai que j'aime beaucoup les Pokémon canins. Peut-être parce qu'ils sont connus pour leur fidélité... »

Et la fidélité n'est plus quelque chose à laquelle je suis habitué.
Oui, il y aura toujours au fond de lui une certaine amertume quant à quelques trahisons qu'il ne nommera pas mais qu'il a eu le déplaisir de subir. Ce qu'il apprécie en outre chez Mell c'est qu'il semble pourtant relativement sincère de manière générale et qu'il n'ose pas non plus dire ce qu'il pense. Cette fois dans les tunnels où il l'a réprimandé l'a marqué aussi car il était l'une des premières personnes à oser le contredire de la sorte alors qu'il ne s'y attendait pas. Cette honnêteté est loin de lui déplaire, puisqu'il préférera toujours chercher la vérité chez les personnes qui l'entourent. Au moins alors une chose dont il s'est persuadé : si le noiraud aux rouflaquettes doit un jour lui tourner le dos pour une raison ou pour une autre, ce ne sera pas derrière des mensonges.
En sirotant tranquillement son mélange bierre-grenadine, il écoute avec intérêt les récits et autres déboires du chercheur sur ses découvertes à propos desdits Pokémon oiseaux dont il a parlé dans certains de ses articles. Tristan ne trouve plus le temps de lui-même en faire alors il est admiratif sur la capacité de l'autre à analyser tant de choses. Bien évidemment qu'il apprécie donc de lire les publications diverses de Mell étant donné en plus que c'était exactement le genre d'informations dont il avait besoin pour pratiquer son métier d'éleveur. Ayant soif de connaissances sur les Pokémon, s'il nie absolument regretter son passé d'Hôte de Pension, il n'empêche que ses yeux n'hésitent jamais à loucher sur les écrits scientifiques qui le passionnent comme il le faisait avant de manière plus libre. Personne à Elixir l'interdit de s'informer mais il ne voudrait pas donner l'impression d'être nostalgique de celui qu'il était autrefois auprès de ses collègues de peur de se faire mal voir.

Il ne va pas mentir, toutefois, quand Mell lui avoue qu'il avait un rencard à la base, le Weber se sent un peu gêné. Gêné non seulement que ledit rencard ne soit pas venu mais aussi d'avoir le sentiment qu'il l'a dérangé dans son rendez-vous galant. Certes, il est un peu étonné d'apprendre de la part de l'aîné qu'il fait de telles rencontres mais après tout il a le droit de faire ce qu'il veut, tant que ça lui plaît. Bon, quand on se fait poser un lapin c'est jamais agréable, il peut bien l'imaginer, ça, mais il peut comprendre après coup ce qu'on peut trouver chez le Straum ; il est assez gentil pour supporter le Ranger, déjà. Il semblerait toutefois que la conversation soit déviée pour se concentrer sur ce dernier, justement. Il est vrai que Tristan n'a pas beaucoup parlé de lui en soit à son ami, mais il considère qu'il n'a pas grand chose de vraiment intéressant à raconter. Surtout ces derniers temps où ses cauchemars le perturbent un peu trop qu'il a de moins en moins hâte quand vient l'heure du coucher. Son anniversaire, en outre, est bien le cadet de ses soucis en ce moment ; il aurait pu l'oublier lui-même, pour dire, alors qu'il s'agit d'une date importante en soit puisqu'il y a bientôt dix ans, il revenait chez lui après son adolescence passé au sein des prisons du Régime.

« Euh... M-Mes cheveux ?.. Euh ouais-ouais, y'a des mèches qui me tombent souvent devant les yeux et c'est gênant, mais euh... »

Il ne s'attendait pas à ce qu'il le remarque, mais vu que ça fait quelques mois qu'ils ne se sont pas vus, peut-être qu'il arrive vraiment à voir une différence. Il faut dire qu'autrefois il aimait les couper régulièrement, mais depuis qu'il... eh bien ne se préoccupe plus autant de lui-même qu'avant, ses cheveux ont tendance à repousser sans qu'il ne s'en rende vraiment compte. Ce n'est que récemment quand il a commencé à voir que ça pouvait lui gêner la vue qu'il s'est finalement décidé à sortir les ciseaux.

« C'est-C'est vrai, j'aurai trente ans le premier mars. Mais je ne me rends pas trop compte, pour tout dire. »


Ce n'est qu'un chiffre, pour lui, il n'est plus à ça près. Un an supplémentaire où ses parents et les proches qu'il a perdu ne sont plus là avec lui, voilà comment il compte. Il aimait tant les fêtes, pourtant, avant... Mais ce n'est plus pareil. Pour lui, du moins, puisqu'il est toujours heureux sinon de venir fêter celui de sa jumelle en même temps quand elle le désire ou bien même ceux de ses autres sœurs, neveux et nièces. Des moments choisis pour réunir la famille, car malgré le fait qu'elle ait perdu des membres, elle reste présente. Mais quand il s'agit de lui, il ne fait plus trop attention à ce qu'il considère désormais comme des 'détails'. Il est plus inquiet, à l'heure actuelle, par le fait d'avoir perturbé l'organisation de la journée du chercheur par sa venue inattendue quand il attendait visiblement quelqu'un.

« Hmm... Je suis un peu embêté, si tu avais un rencard. Je tombe peut-être au mauvais moment ? J'veux pas qu'on croit que... En-Enfin... Je suis peut-être de trop... »

Soucieux et embarrassé, il trouve tout à coup sa Medhyèna très intéressante quand elle vient sur ses genoux pour imiter Calcedonia. Cela lui évite de regarder son interlocuteur dans les yeux tout de suite.

« Je ne savais pas que... Euh... Qu'il t'arrivait de... de sortir pour des rencards. T-Tant mieux, si tu t'amuses, m-mais je crois que ça m'étonne un peu de toi. »

Ce n'est nullement un reproche ou un commentaire négatif, au contraire. Il est admiratif, une fois de plus, car il se rend compte qu'il ne sort lui-même plus beaucoup, en comparaison. Cela lui arrivait quand... Eh bien quand il était avec Adélia. Pendant une période où il était heureux, quoi... Mais ce sont des souvenirs qui sont aussi doux que amers à se rappeler. Tout ça appartient à un passé qui lui semble de plus en plus lointain. Alors pour faire comprendre au plus âgé qu'il ne pensait pas à mal, il se met à glousser et sourire de manière taquine en donnant des petits coups de coudes affectueux au lunetteux, espérant qu'il comprenne.

« Héhé... Tu... Tu es un romantique et un dragueur dans l'âme, alors ? Je l'ignorais. Tu es plein de surprises, en fait. »

Il avoue qu'il n'aurait pas pensé ça de lui, mais après tout, il ne devrait pas juger les gens de cette façon. Il lui avait bien dit qu'il s'était fait une amie durant ces recherches, alors il devrait être heureux pour lui. Tristan qui pensait ne pas avoir à apprendre des personnes extérieures à l'Elixir commence à se demander s'il ne devrait pas, au contraire, suivre l'exemple de Mell. Il a du mal à se l'avouer, mais au fond, peut-être bien qu'il l'envie.
Tristan T. Weber
Ranger
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Dim 17 Mar - 19:45
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Fin février 2024 –Zazambes, fin d'après-midi.

Le chercheur ne s’attendait pas forcément à ce que Tristan fasse lui aussi tout un plat de son trentième anniversaire. Le ranger avait l’air assez peu préoccupé par le fait de prendre un an tout comme l’idée de le fêter. Sur ça, Mell le rejoignait un peu. Il aimait bien aller aux fêtes d’anniversaires des autres de temps en temps mais se fichait un peu de préparer la sienne. Par soucis de garder ses fréquentations en bons termes (quand il y parvenait), le binoclard essayait toujours de bien retenir les dates d’anniversaire, mais cela ne lui réussissait pas toujours, la preuve : il ne se rappelait pas précisément pour Tristan. Il s’avère en plus que la fête du Weber arriverait très rapidement, ce qui fit se redresser Mell sur sa chaise.

« Oh ! Mais c’très b-bientôt ! J-j’aurais failli oublier, m-moi… héhé. T’vais l’fêt-ter ? »


Ricana-t-il en se hâtant de noter l’information donnée par Tristan sur le calendrier de son téléphone avant de se re-concentrer sur sa boisson. Il se demandait un peu si le Weber était du genre à festoyer pour ce genre d’occasions. D’autant plus que s’il e se gourrait pas, le Straum se rappelait vaguement qu’une des sœurs de Tristan était née dans cette période également. Enfin, il aurait ses réponses prochainement. Ou peut-être pas.

Par la suite, Mell avait espéré des nouvelles au sujet de l’ancien éleveur après ses questions, mais ce fut l’inverse qui se produit. Pour être tout à fait franc, il n’avait pas des masses envie de parler de cette histoire de rencard et il fut intrigué que son ami se soucie à ce point de mal tomber alors que c’était lui qui l’avait invité à boire un verre en premier lieu. Et puis, surtout, il ne se serait pas permis de mettre Tristan dans une situation où il attendait quelqu’un d’autre, surtout dans le cas présent, alors que les deux personnes concernées ne se connaissent même pas. Comme le brun aux cheveux désordonnés avait l’air quelque peu gêné, Mell le rassura en agitant la main, plus détendu que son interlocuteur.

« Mais non, mais non ! Il viendra p-pas, t’façon. Et p-pis, si j’attendais qu-quelqu’un, j’serais p-pas là ! Enf-fin, j’t’aurais d-dit b’jour qu-quand même, m-mais, j’aurais prév’nu que, voila ! »


Vraiment, il n’y a pas de quoi faire tout un plat ! On va quand même pas parler de ça pendant toute la fin d’après-midi !


Certes, c’est ce qu’il montrait devant Tristan, mais il était beaucoup plus ronchon à ce propos une dizaine de minutes plutôt. Mais c’était plutôt parce qu’il était frustré d’avoir fait le déplacement pour qu’on lui dise après l’heure du rendez-vous « ah oui en fait non ». Le chercheur aurait trouvé à s’occuper de toute manière par la suite. Cette fois, il se dit qu’il était parvenu à dissiper les préoccupations et l’embarras de Tristan, mais apparemment, ce n’était pas tout à fait le cas. Mell plissa les yeux en entendant la suite, pas sûr de comprendre où l’autre voulait en venir. En buvant avec sa paille, il fixait le Weber d’un air confus.

Oui, je m’amuse… et donc… ? Qu’est-ce qui est si étonnant ? Je suis un grand garçon et je fais ce que je veux, non ?

Il ne sut pas quoi répondre et l’autre n’avait pas l’air de penser à mal, mais… le chercheur se sentit un peu piqué malgré lui. Certaines personnes lui avait déjà reproché d’ « un peu trop s’amuser » et de sortir avec « un peu beaucoup » de personnes et apparemment ça faisait « un peu genre t’as le feu au cul, mdr ». Or, Mell considérait que ça ne concernait personne d’autre que lui, et, eh bien, les concernés et trouvait irritant le fait que de simples connaissances se sentent parfois obligées de donner leur avis sur sa vie privée. Certes, c’est qu’il lui arrive aussi de se plaindre qu’il n’est plus avec Machin ou Truc car « Machin était un gros con et Truc a fait croire que finalement il était hétéro pour se barrer lel mébiensure », mais ce n’est pas pour qu’on le rassure ou lui dise comment il devrait s’y prendre. Même s’il découvre avec le temps qu’il a du mal à s’impliquer dans un contexte romantique et que ses relations finissent souvent assez vite à cause de ça et car il ne parvient pas vraiment à se projeter au-delà de la phase « coup de cœur », Mell sait à peu près ce qu’il fait.

Le binoclard ne put s’empêcher de glousser dans son verre quand Tristan l’appela « romantique » et « dragueur ».

Ouhla, je sais pas ce que tu t’imagines, Tristan, mais t’es un peu à côté de la plaque, là, j’crois.

Le Straum émit par la suite un rire guttural un peu mesquin. Il ne voyait pas vraiment ce qui était vraiment surprenant ou qui intriguait Tristan à ce point.

« Euh, bin quoi ? P-pourquoi ça t-t’étonne ? »

Son ton était peut-être un peu trop sérieux, mais sur le coup, sa question était franche. En arquant un sourcil, Mell eut un sourire narquois qui dissimulait son irritation passagère. Il mélangea un peu le contenu de son verre tout en observant le Weber.

« Ca va p-pas avec m-mon look de n-nerd, c’est ça ? Héhé. »


Si faut faire le gros beauf, je dirais que j’ai d’autres centres d’intérêts que les revues scientifiques, faut croire. Si vous voyez c’que j’veux dire.

En s’efforçant de se détendre, le chercheur ricana à son tour, espérant tout de même dissiper la gêne de l’autre qui avait l’air un peu étrange avec ce genre de sujets. C’est une autre raison qui faisait que Mell ne s’étalait pas avec ses histoires, car il y a des gens que ça ne mettait pas spécialement à l’aise. Lui-même ne l’était pas toujours en écoutant les autres en parler de manière parfois franchement intrusive.  

« Mais b-bon, j’te passe les d-détails d’ma vie sentimentale, y’a p-pas grand-chose de glorieux à raconter. » Laisse-moi te dire que pour le romantisme et la drague, c’est pas chez moi que faut demander conseil. Surtout que donner des conseils pour ça, c’est une belle connerie et c’est quand même vachement awkward. « P-pis, on est p-pas obligé d’parler d’ça ! J’t’ai assez gêné p-pour la journée, j’crois ! »

Du moins, c’est ce qu’il se dit spontanément, que le ranger doit être embarrassé par la simple évocation des fréquentations du chercheur. Sauf que maintenant, il y eut un silence un peu bizarre, et Mell poussa un soupir avant de reprendre.

« 'Fin, et, euh… et toi ? »


…Attends, c’est mal formulé, là. Y va croire que je fais le relou qui pose des questions indiscrète sur ce qui se passe dans sa vie privée. Enfin, si ça se truve il a besoin d’en parler aussi, hein mais… Enfin, je veux pas passer pour le gros lourd, non plus !

« Euh, j’veux dire, hm… l’est comment, l’Monac-co ? »

Se reprit-il quelques secondes plus tard, afin de noyer le poisson.

Andouille de binoclard bègue.





Mell pique ses crises et se la pète en #663300.
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Mell Straum
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Dim 17 Mar - 22:19
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Il ne voulait pas blesser son ami, loin de là. Encore heureux que Tristan se rende compte assez vite qu'il a dit une bêtise, ou plutôt que Mell est assez gentil pour lui expliquer qu'il a fait une bourde. Il est vrai qu'il ne devrait pas être étonné que le Straum soit populaire ; tout le monde ne peut pas être aussi reclus que le Weber à ce niveau. De plus, l'aîné à touché juste : malgré les nombreux exemples qu'il a autour de lui, le cliché du nerd qui sort peu n'a pas pu s'empêcher de lui passer par l'esprit. Grosse erreur de sa part, il en prend conscience, tout comme il remarque aussitôt qu'il a peut-être vexé le brun à lunettes sans le désirer. Même s'il ricane un peu pour faire passer le malaise, le Ranger a une sensation dans son ventre peu agréable qui le traverse à présent.

« Euh... O-Ouais, je fais peut-être l'amalgame... C'est-C'est débile, hein ? Haha... »

L'Elixirien se surprend tout à coup à trouver le contenu de son Monaco très intéressant, que ce soit au niveau de la texture, des bulles, ou encore de cette couleur rouge surmontée de mousse blanche. Oui, décidément, les cocktails avaient quelque chose de fascinant, quand on prenait la peine de regarder un peu plus en détails, surtout avec un air ô combien embarrassé sur la figure. Mais puisque Mell est de nature bienveillante, ce dernier décide de changer de sujet pour les sauver tous les deux de cette situation. Puisqu'il ne veut pas parler de ses aventures sentimentales, alors le sujet ne sera plus abordé. Au moins, c'est quelque chose que Tristan retiendra de leur entrevue d'aujourd'hui. Ça et le fait qu'il peut être extrêmement maladroit.

« M-Moi ? Euh Monaco ? Quoi ? Non, j'y suis jamais all-... Ah le cocktail, oui euh le cocktail, très bon cocktail.»

Kill me.
Faut croire qu'il ne sait pas faire grand chose d'autre que s'enfoncer, ces temps-ci. Ce n'est pas faute d'essayer des choses, de sortir un peu comme aujourd'hui et de vouloir en apprendre plus sur son camarade. Il ne sait juste pas demander de la bonne façon, ne sachant faire que vexer les autres au final. Parler de lui reste toujours au moins le moyen le plus simple pour éviter de dire n'importe quoi. D'un air distrait et le regard vague, il fait tourner sa bière en jouant à faire bouger le verre par des formes circulaires.

« À-À propos d-de mon anniversaire, je... Je ne pense pas que je vais le fêter. Je... Je suis plus trop fête depuis quelques temps. Et-Et puis, ça intéresserait personne. En fait... »

Il marque une pause, hésitant tout d'abord. Il ne cherche pas du tout à ce qu'on s'apitoie sur son sort, mais les mots sont sortis tous seuls. Si Tristan aime affirmer le contraire car il voudrait que ça soit vrai, il a relativement peu d'amis en dehors de sa famille. Il aimerait bien faire davantage connaissance avec ses collègues de chez Elixir mais il ne craint que ça ne soit que ça : des 'amis d'Elixir' qu'il ne verrait que dans les bases sans que ça aille plus loin dans la vie privée. Cela lui rappelle d'ailleurs ses cauchemars, dans lesquels il revoit ses proches l'entourer. Une image bien loin désormais tandis qu'ils se sont éloignés un peu physiquement. Les liens sont restés avec sa fratrie, mais c'est différent. Lorsqu'il rentre chez lui, pas âme qui vive n'est là pour l'accueillir. Enfin, hormis ses Pokémon, mais c'est encore autre chose. Heureusement qu'ils sont là, d'ailleurs.

« Je crois que... Je me sens un peu seul, parfois, chez moi. Toutes mes sœurs sont parties, et mes parents... En-Enfin... J'ai repris la maison familiale, mais il n'y a plus personne. Ça fait... vide. »

Face à leur famille nombreuse, et parce qu'ils en avaient les moyens financiers, les parents Weber avaient investis dans une grande Pension avec des chambres pour chaque enfant. Pension qui a perdu de sa splendeur d'antan depuis les catastrophes mais qui tient toujours debout. En revanche, la chaleur qui l'animait autrefois s'est volatilisée en même temps que ceux qui l'ont bâti. Depuis, Tristan a fait le choix de vivre avec ce vide, mais ça n'est pas tous les jours aisé, surtout quand on repousse systématiquement les échéances de reconstruction alors qu'un travail là-dessus est plus que nécessaire.

« Tu vis avec ta sœur, toi, non ? Il doit y avoir de l'animation, chez vous, au moins. »

Son visage esquisse un sourire très mince mais qui se veut plus paisible. Il sait qu'il ne devrait pas envier Mell, surtout sur certains points, mais il y a certaines choses qui lui manquent : se réveiller avec de l'agitation partout autour de soi en fait partie.

« … À-À moins que tu ne préfères pas en parler non plus ? »

À deux doigts de se rétracter, il a retenu au moins qu'il valait mieux ne pas poser certaines questions qui pourraient fâcher ou gêner son interlocuteur. Il désire en savoir davantage sur le Straum, mais sans désormais se montrer trop intrusif ou donner cette impression-là sans le vouloir.
Tristan T. Weber
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Sam 23 Mar - 20:40
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Fin février 2024 –Zazambes, fin d'après-midi.

Tristan semblait changé, depuis la dernière fois qu’ils s’étaient vus. C’était quelque chose dont Mell n’avait pas vraiment pu se rendre compte au travers des messages qu’ils avaient pu s’échanger mais aujourd’hui, le ranger semblait très insécure et un peu déprimé. Il semblait au binoclard qu’il n’avait pas observé ce genre d’attitude chez Tristan avant. Enfin, à part après leur mésaventure dans les grottes des montagnes du Sud et qu’il lui ait quelque peu crié ses quatre vérités dans la face avant de craquer lui-même dans son coin à cause de la situation extrême dans laquelle ils s’étaient mis. Plus ou moins n’importe qui aurait été dans un état de confusion semblable après une telle expérience, en réalité, mais cet après-midi, Mell avait la sensation que Tristan était un peu sur la défensive et marchait sur des œufs en s’adressant à lui. Probablement n’était-t-il juste pas à l’aise avec les sujets abordés. Pour ça que le Straum préférait changer de sujet en espérant que ce serait plus confortable pour son interlocuteur. Mais, Tristan semblait toujours aussi hésitant et Mell restait convaincu qu’il était coupable du malaise ambiant. Peut-être que le Weber n’avait juste pas envie d’être sollicité en pleine rue et en public, après tout. Le scientifique se mit à craindre que son ami soit en train de se forcer dans une situation qu’il n’aurait pas vraiment désirée à la base.

Mais même au-delà de ça, Mell se souvenait avoir vu Tristan plus enthousiaste et sûr de lui, mais peut-être était-ce car les dernières fois, il était dans son rôle de ranger ? Pas qu’il soit du genre à le relever et à lui quel comportement il devrait adopter pour rendre la situation mon awkward, mais, si quelque chose rendait le brun aux yeux verts inconfortable, le chercheur préférait le savoir. Quand Tristan essaya de rire de sa propre hésitation à nouveau en parlant de sa boisson, le razibus nerd ne fut pas plus avancé.

Au moins il aime ce qu’il boit, à défaut d’être à l’aise en ce moment.

Pensa Mell, dont le regard qu’il portait sur son interlocuteur devenait de plus en plus préoccupé. Il en oubliait un peu son propre cocktail. En grattant sous le menton de Calcedonia, le gaga des chats continuait de revoir la scène depuis le moment où il avait abordé Tristan jusqu’à maintenant, cherchant ce qu’il avait pu faire de malaisant. Mais, l’idée que son ami n’était peut-être pas en grande forme se confirma lorsqu’il parla de son anniversaire. Enfin, il n’est pas inquiété par le fait que l’autre ne veuille pas faire la fête, mais plus parce qu’encore une fois, Tristan sembla sauter sur l’occasion pour se dévaloriser.

« Ah… ok. T’fais c-comme tu veux, hein, ça p-peut être ch-chiant à organiser, une fête f-faut dire. »

Répondit-il, pensif, en continuant d’écouter l’autre.

Perso, ça me fait chier d'organiser des soirées, alors j'en organise pas. Hé. Pas con, le gars, hein ?


Mell a beau peut-être croiser beaucoup de monde pour sa part, il ne dira pas qu’il a beaucoup d’amis non plus. Actuellement, il n’est pas vraiment proche de beaucoup de monde, en réalité, en dehors de Leanne et Natsume, principalement. Même s’il avait appris à apprécier Samaël avec le temps, il ne s’entendait pas aussi bien avec lui qu’avec le Miyano, quant à Tristan… En réalité, Mell ne savait pas bien ou « ranger »Tristan parmi ses relations. Comme pour Livie, il était certain d’éprouver une réelle appréciation pour ce qu’est le Weber et se sentait attiré par lui à un niveau amical, mais, en fait… il ne savait que peu de choses sur le ranger qui était quelqu’un de très secret. Cela faisait quelques années qu’ils se connaissaient et il ne connaissait même pas le plat préféré de son ami ni vraiment ce qu’il aimait faire de son temps libre, en fait. Pas qu’il le lui en veuille pour ça : le chercheur lui-même est le premier qui craint de trop en dire à son sujet et qui préfère s’intéresser aux autres à la place. Peut-être est-ce de là que venait le malaise de Tristan ? Un malaise dû au fait qu’il avait peut-être la sensation qu’on voulait lui tirer les vers du nez ?

Tandis qu’il tergiversait, Mell fut tout de même marqué par les paroles suivantes de son ami. Tristan se sentait seul… ? Le chercheur cligna des yeux en observant le brun, surpris par cette confession. Pas qu’avoir une famille nombreuse empêche de se sentir seul, mais, c’est plus la confession en elle-même qui avait un peu choqué le razibus… Quoiqu’en fait, l’état de Tristan, son impression de solitude… tout ça ne lui parut pas aussi étrange lorsqu’il se rappela que le Weber avait perdu ses parents après les cataclysmes de 2017.

Vivre dans une maison dont tous les anciens occupants ou presque sont morts ou partis vivre ailleurs… ça a l’air glauque. Et franchement triste. Tu m’étonnes qu’il ait les boules.


Ce n’était pas si complexe que ça. Enfin, si ça l’était, car les histoires de famille, c’est toujours complexe. Mais au fond, pas vraiment. Mell se sentit attristé par le récit de son ami et se demanda comment le Weber se retrouvait en quelque sorte (du moins, c’est comme ça qu’il l’entendait) isolé du reste de sa famille… ses sœurs ne sont-elles pas présentes pour lui, surtout après tout ce qui s’est passé… ? Un drame de cet acabit peut effectivement briser des familles à jamais, mais le Straum n’a pas le souvenir d’avoir entendu son ami parler de ses sœurs dans de mauvais termes.

De son expérience, le départ successif des membres de leur famille proche (pas aussi nombreux que dans le cas de Tristan, mais il ira cracher à la figure de quiconque dira que la douleur se mesure au nombre de personnes perdues) les avait (lui et Leanne), juste rendus plus craintifs et dépendants l’un de l’autre. Cela pour le meilleur, car ils avaient passé et traversé ensemble parmi les plus beaux moments de leur vie, mais ils avaient aussi marché côte à côté lorsqu’ils étaient au plus bas. Jamais ils n’avaient remis en question leur lien fraternel et jamais ils n’avaient envisagé d’avancer autrement que tous les deux, mais, des fois, ils auraient peut-être dû s’en passer et éviter de mêler quasi-systématiquement l’autre à leurs problèmes. Mell n’a jamais eu de famille nombreuse et il n’en aurait pas voulu, vu comme de son expérience, une seule sœur avec qui il est fusionnel est déjà bien assez, même si cela lui avait permis de surmonter de nombreuses choses. Cependant… Leanne ne pouvait pas rester une béquille pour lui et réciproquement. Il faudrait un jour que cela cesse mais… Disons juste que Mell avait très peur d’être seul et d’en souffrir et c’est pour cela que les paroles de son ami avaient résonné en lui.

« N-non, non, t’inquiètes, c’bon. M’enfin, c’vrai qu’avant, c’tait animé, chez nous. Enfin, tu m’connais, j’suis un peu hystérique et m-même si Leanne est un p-peu p-plus ca-calme, c’est la m-même. Du coup… j’te laisse imaginer. »

Ça a presque l’air un peu idyllique dit comme ça. La famille qui se serre les coudes quoiqu’il arrive. Evidemment que j’y crois dur comme fer, moi, hein, mais… Y’a un revers à ce genre de médaille.


Avec un sourire narquois, Mell soupira et regarda son interlocuteur en s’adressant de nuveau à lui.

« C’est v-vraiment p-pas évident à gérer, en vrai, d'vivre avec la m-même personne presque tous les j-jours d'puis presque vingt ans. M-mais b-bon, quand not’ père est m-mort, on a p-pas trop eu l’choix, p-pis, f-fallait bien s’habituer. J’avais qu-que 14 ans et Leanne m’aurait jamais laissé aller d-dans un foyer même si ça allait être d-dur pour elle. »

Parler de la mort de Jordan ne lui fait ni chaud ni froid, en réalité. Il avait fini par détester ce type. Le reste, en revanche, n’était pas aussi facile à aborder.

« ‘Fin, t’sais, ce s’ra ptet p-pu l’cas dans p-pas longtemps. Depuis deux ans, on a chacun not boulot, et on s’voit moins et… j’pense qu’un jour, sera temps de vivre séparés. Et j’me dis qu’ce serait b-bien, car des fois on peut juste p-pas trop se supporter m-mais… »

En baissant les yeux, la boule au ventre, le chercheur se mit à fixer sa boisson et sourit un peu amèrement ? Si des fois la situation devient pénible, c’est aussi sa faute à lui. Il sait, au fond, que cela leur fera du bien à tous les deux, de ne plus vivre ensemble un jour ou l’autre.

« T’sais, si j’sors, t-tout ça, p-pour rencontrer des gens, c’qu’j’ai juste vraiment p-peur d’être tout seul. M-mais en même temps, ça change pas grand-chose, d’aller d’histoire en histoire en voulant rien d’plus qu’d’la compagnie p-ponctuelle. »

Confia-t-il, en se forçant à garder un sourire, bien qu’un peu désabusé. S’il avait déjà pu aborder un peu ces sujets avec Natsume, notamment, il n’avait pas vraiment parlé à d’autres personnes de son ressenti par rapport à sa situation avec Leanne et sa peur un peu pathologique de la solitude.

« M’fin, j’pense qu’t’a b-bien du courage d’arriver à f-faire face à ta solitude quand même et d-dans tous les cas… Tout ça pour dire, qu-que… j’peux c-comprends que ç’pas facile. Surtout qu-quand l’endroit où tu vis est… bah, v-vach’ment chargé d’souv’nirs, en fait. Ç’doit p-pas être évident. »

A la place de Tristan, j’aurais juste envie d’aller vivre ailleurs, en vrai.

« Héhé. Désolé, c’est un p-peu déprimant c’que j’raconte. »

Reprit-il, en forçant un rire nerveux pour se débarrasser du nœud qui avait saisi sa gorge. Mell n’avait pas vraiment envie de se mettre à pleurer sur son sort devant le Weber, mine de rien.

M’enfin, décidément, c’est ma période où je raconte toute ma vie, en ce moment, quel relou !

« M’fin, au fait, t’as jamais envisagé, b-bah… d’faire une c-collocation ou d’changer, bah, de lieu d’vie ? »


Peut-être est-ce un sujet délicat à aborder, une fois encore. Et Mell sait que ce n’est pas si simple que ça, ne serait-ce qu’au niveau des contraintes financières, mais… En un sens, il y a des moyens d’atténuer le sentiment de solitude, même si en réalité, le scientifique n’en sait pas grand-chose tout en faisant une certaine obsession de cette question, à laquelle il espérait trouver des réponses.  





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Dim 24 Mar - 19:11
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C'est un peu lâche, mais ça le rassure un peu de penser à autre chose et d'imaginer comment doit être la vie de Mell avec sa sœur. Bien qu'ils soient tous les deux adultes, ils habitent encore sous le même toit : il trouve ça juste rigolo. Ayant lui-même vécu depuis toujours dans la demeure familiale avec ses parents, ça ne le choque pas plus que ça. Enfin, pas que ça soit choquant, mais il y aura toujours des idiots pour dire 'ah bah depuis le temps tu devrais quitter la maison de tes darons' alors que... Chacun fait comme il veut, de son humble avis. Lui-même ça ne le dérangerait pas de vivre avec une de ses sœurs comme ça. Mais bon, elles se sont toutes mariées assez vite alors il ne veut pas avoir l'impression d'être la troisième roue du carrosse et les déranger. Il imagine pourtant bien le quotidien des Straum de ce que son ami lui dit. Il a beau avoir trois sœurs, elles se ressemblent sur pas mal de points quand même. Le Weber a d'ailleurs pu voir Mell en colère à certaines reprises alors ça ne doit pas être de la tarte d'en avoir deux comme ça dans un même appartement. Mais au moins... Il n'a pas de doute sur le fait qu'ils doivent se soutenir. Ou du moins, c'est l'impression qu'il a quand il l'entend parler de Leanne. La mort de leur paternel a également dû jouer dans leur rapprochement, sans aucun doute. Lorsque sa propre sœur est décédée, c'était très difficile. Mais ils n'affrontaient pas cette épreuve seule, et c'était déjà énorme d'avoir cette chance. Tristan ne croit pas d'ailleurs que l'autre lui ait déjà parlé de son père, mais peut-être que c'est un sujet qu'il ne veut pas aborder plus en détails que ça, et le Ranger ne peut que parfaitement comprendre.

Au fond, Tristan ne peut pas nier que ça l'arrangeait bien de pouvoir reprendre le travail de son père et de continuer à vivre dans la Pension familiale avec Jackson et Anaïs qu'il venait de retrouver tandis que sa fratrie était dispersée un peu partout sur l'île. Il n'aura pas pu profiter de leur présence très longtemps, mais... Au moins, il entretient la maison pour eux ?.. C'est parfois tristement ce qu'il se dit quand il se permet un peu de ménage durant son temps libre. Il n'a pas encore osé bouger quelques décorations que ce soit depuis la mort de ses parents, mais il continue de dépoussiérer chaque pièce ; même leur chambre alors que leur souvenir continue de s'imposer un peu plus chaque jour. Il ne pense pas néanmoins que ça l'aurait dérangé tant que ça de bouger de Zazambes lorsqu'il était avec Adélia. Elle lui mettait indirectement des rêves plein la tête et il baignait dans une telle paix intérieure qu'il ne semblait pas sentir le mal autour et qu'il n'avait pas à se concentrer sur grand chose. Même se déplacer pour vivre avec la Turnac ailleurs n'aurait pas été pour lui une idée si farfelue, se sentant prêt à prendre les transports pour retourner à sa Pension y travailler quand il le fallait et se faire seconder par son géniteur pour les tâches les plus simples. Mais il ne peut plus se réfugier dans des fantasmes pour bien des raisons, à présent.

Alors étrangement, il peut comprendre aussi que Mell et Leanne ne puissent plus continuer ainsi. Ils ont envie de vivre chacun de leur côté et c'est normal, surtout après tout ce temps passé ensemble. Aller sur ce terrain de la conversation n'a pourtant pas l'air de tant réjouir le brun à lunettes. Bien sûr, y songer est sans doute encore peu aisé pour lui et Tristan ne le jugera pas pour ça. Même à trente balais, tu n'es pas forcément prêt pour ce genre d'aventure, mais dans leurs conditions et puisqu'il en parle, alors probablement que c'est le mieux pour eux. Il est néanmoins pris de court assez rapidement face à la sincérité du chercheur. Disons qu'il ne s'y attendait pas vraiment de sa part, quand il a parlé d'indépendance vis-à-vis de sa sœur : il pensait au contraire qu'il voulait lui aussi bénéficier un peu de solitude et d'intimité.
Alors lui aussi, il...
Tôt ou tard, il devra vivre sans Leanne, mais Tristan supposait que ça se ferait sans trop de conséquences... Mais à observer son compère, il est évident que la question n'est pas si évidente à se poser ni à résoudre. Il y a à la fois le désir de se détacher mais la peur de finir seul. Comme Tristan, en un somme, qui subit ce que la vie lui a réservé mais ne souhaite la même chose à personne. Peut-être que ceux qui sortent le plus souvent sont ceux qui se sentent le plus seul, au fond, se dit l'Elixirien. Lui-même en soit ne pense pas à sortir mais il préfère être à son travail plutôt que chez lui quand ce n'est pas pour ses Pokémon.

Mais en effet, c'est loin d'être évident, comme il le dit. Le courage, toutefois, n'a rien à voir là-dedans, de son point de vue. Le Weber se sent même plutôt couard quand il y pense, puisqu'il refuse de sortir de sa zone de confort et d'aller voir ailleurs quand bien même ça lui ferait un meilleur bien que rester cloîtré chez lui à déprimer et à repenser à des souvenirs. Des souvenirs qui le hantent, le submergent depuis quelques temps même jusque dans ses rêves sans qu'il ne comprenne pourquoi alors que ce n'était pourtant pas aussi fréquent auparavant. Des cauchemars avec ses proches disparus, il en a fait, mais elles lui reviennent de plus en plus souvent et de manière plus agressive également. Question glauque il n'est plus à ça près, ceci dit. Y repenser fait toujours aussi mal, mais il n'a pas eu d'autres choix que de survivre à ses deuils, et encore... Si on les oublie temporairement, elles demeurent toujours dans un coin de la tête.
Il ignore cependant lui-même pourquoi il n'a jamais pensé à une colocation ou quelque chose du même style alors que c'était une solution qui aurait dû être évidente pour lui. Songeur, il reprend une gorgée de sa boisson avant dans le fond de cette dernière.

« Je... Je ne sais pas... Je n'y ai jamais réfléchi, en fait. Jusque là... Disons que ça m'allait bien, de rester dans la maison familiale. Mais... »

Mais... Il y a toujours un mais. Et c'est assez clair que, si ça ne le gênait effectivement pas de rester sous le toit de chez ses parents pour le moment, c'était du temps où ils étaient en vie. Ce n'est définitivement plus pareil, depuis qu'ils sont partis. Et ce n'était pas comme s'ils avaient disparus à des intervalles de temps éloignés comme ça arrive pour beaucoup de couples. Ils se sont éteints tous deux, l'un après l'autre, à un âge qu'on ne qualifie aujourd'hui de 'pas si vieux'. Et quand il y repense, ça attriste autant le brun aux yeux verts que ça le met dans une frustration pas possible. Impuissant, il ne peut néanmoins que les pleurer et vivre avec des regrets profonds.

« C'est vrai que je dois donner l'impression de ne plus y être aussi heureux et... À juste titre, maintenant que j'y pense. »

Ce n'était guère étonnant et au fond, il le sait, qu'il n'est pas parfaitement heureux dans cette demeure. C'est parfois dur de l'admettre oralement, mais il n'essaye pas de se prétendre satisfait de sa situation alors que ça lui est déjà arrivé plus d'une fois de fondre en larmes tard dans la nuit, quand le seul bruit qu'il entend est le son que produit l'horloge. Il avait des raisons, pourtant, de ne pas quitter cette maison.

« Je me disais que c'était mon devoir, de veiller sur cette Pension après la disparition de mes parents, mais en la laissant dans cet état, je ne leur fais pas non plus honneur. Et puis... Elle est beaucoup trop grande pour moi, aussi. »

Il ne va pas mentir, avec l'héritage de ses parents, ce ne sont pas les moyens qui manquent pour déménager. Mais habiter autre part, s'il est seul, lui causera peut-être le même problème à force. Les souvenirs terrifiants en moins, mais... Ces derniers le rattraperont le jour où il pourra se concentrer sur ses propres pensées, ses propres peurs, sa propre solitude. L'idée de colocation que son ami évoque lui parle alors tout à coup. Non seulement il partagerait les frais avec quelqu'un, mais en plus, il aurait au moins de la compagnie autre que ses Pokémon. Il adore ses compagnons à quatre pattes, là n'est pas le souci. Mais même après tout ce temps, il a bien remarqué à quel point c'était différent que de côtoyer un humain, sur le long terme.

« Une colocation... C'est pas une idée si bête, après tout... »

Le regard au loin, il est plongé dans ses pensées, pesant le pour et le contre. En se rendant compte vite cependant qu'il n'y a pas tant d'obstacles que ça au 'contre', finalement. Cette maison à moitié détruite qu'il n'a pas eu le cœur de réparer complètement est gorgée de tout ce qui a fait sa joie dans une vie passée, morte à présent. Morte comme le sont ses parents, sa sœur, et sa vie paisible d'Hôte de Pension qui lui tendait les bras et faisait son bonheur.

« T'as peur d'être seul... Moi aussi... Hé, c'est drôle, quand même. Sur ce point-là, on se ressemble un peu. »

Mell qui a vécu bien différemment de lui peut tout autant sentir cette solitude ; en ça, ils ont un point commun inattendu. Son verre presque vide, Tristan le prend entre ses mains et le fait tournoyer en observant les reflets de lumière à travers la matière et le fond d'alcool, comme si ça pouvait lui apporter des réponses. Et peu à peu, certaines idées viennent bel et bien de façon inconsciente. Bizarrement, cette suggestion de colocation se fait une place dans son esprit et s'y loge avec plus de facilité qu'il n'aurait cru. Mais pourrait-il vivre avec quelqu'un qu'il ne connaît ? Et s'il rencontrait des problèmes ? Supporterait-il d'être sous le même toi que quelqu'un qui est à fond pour la Compétition et ses idéaux, par exemple ?
Son attention se reporte sur Mell comme pour lui demander conseil, avec une expression réellement curieuse mais à la fois assez timide sur le visage.

« Peut-être que... En-Enfin... À l'occasion on pourrait peut-être chercher ensemble, si on veut tous les deux une coloc' un jour. T'en prendrais une, toi ? »

Il se demande tout à coup si Mell y a déjà songé pour lui-même. Il a l'air de mieux s'y connaître, en tout cas. Ou alors est-ce que lui restera chez eux et ce sera à sa sœur de partir ? Il n'y a même pas pensé, tiens, lui qui pourtant vit cette exacte situation de l'enfant qui est resté au bercail pendant que le reste s'en est allé.
Tristan T. Weber
Ranger
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Mer 27 Mar - 0:51
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Avec Titi la malice
Fin février 2024 –Zazambes, fin d'après-midi.

Force est de constater qu’en présence de Tristan, les choses ne se passent jamais comme prévu. Mais ce n’est pas comme si Mell attendait quelque chose en particulier de leur rencontre fortuite et de leur conversation. Il n’aurait pas cru déballer son sac à propos de ses questionnement existentiels du moment ce soir, mais il ne pouvait pas dire que cela ne lui faisait pas du bien : au contraire, tout ça était assez libérateur. Bon, ça ne fera pas s’envoler les soucis comme par magie, mais il se sent au moins un peu moins débile en constatant qu’il n’est pas le seul, à, eh bien, ne pas aimer être seul. De plus, les réactions de Tristan étaient encourageantes, enfin, en quelque sorte. Enfin, pour Mell, en tout cas, qu’on le fasse se sentir moins débile, c’est encourageant. Le Weber ne souffla pas mot pendant la longue tirade du scientifique, mais ce dernier n’eut pas l’impression qu’il n’était pas écouté pour autant. Même s’il n’a jamais été très doué pour juger de ce genre de choses comme l’était Natsume en étant particulièrement empathique, le Straum avait eu la sensation que ses mots avaient trouvé du sens chez Tristan. Quel sens précisément, il n’a pas moyen de savoir, mais l’essentiel c’est que la conversation n’était pas à sens unique et qu’il n’avait pas totalement ruiné le moment.

De ce qu’il sait de lui (assez peu, finalement), Mell sait que Tristan est quelqu’un de privé, mais aujourd’hui, il lui semble que son ami s’ouvre un peu. Pas qu’il le lui reproche de ne pas être « assez ouvert » d’habitude, le scientifique est en plus de ça bien mal placé pour faire la moindre remarque, parano comme il est de devoir se livrer sur des choses plus privées ou intime. Pourtant c’est ce qu’il vient de faire et il ne s’en sent pas plus mal ou jugé par son interlocuteur. S’il n’a parlé de ça qu’à très peu de personnes, il ne s’attendait pas à en parler à Tristan. Il ne saurait l’expliquer, mais malgré ce qui a pu arriver par le passé et leurs mésaventures, leurs échanges parfois méfiants, quelque chose avait fait qu’à ce moment particulier, le Straum avait eu la conviction de pouvoir lui faire confiance.  Et il était soulagé du résultat, même s’il ne s’attendait pas forcément à une réponse de la part de l’ancien éleveur.

Mell imagine aisèment le confort et la praticité que doit représenter le fait d’avoir une maison entière à sa disposition sans rien avoir à payer d’autre que son entretient et des factures (ce qui fait déjà pas mal, mine de rien). Plus encore quand c’est un lieu portant une forte valeur sentimentale. Pour ces raisons, il regrette que Jordan ait vendu la maison de pépé Mell, même si ça leur avait permis à l’époque de sortir la tête de l’eau. De toute façon, il est un peu tard pour repenser à ça. Cela fait bien longtemps que ça s’est passé et le chercheur a décrété qu’il était mieux de ne plus penser à son paternel, mais il a toujours un pincement au cœur lorsqu’il pense à son grand-père. Pépé Mell lui manque, parfois et il sait que c’est le cas pour Leanne aussi. Mais pour en revenir à Tristan qu’il écoute parler avec toute son attention… c’est vrai qu’il avait eu la sensation que son ami n’était pas vraiment heureux de vivre dans l’ancienne maison de ses parents. Bien entendu, il ne voulait pas parler pour lui ou lui dicter ce qu’il était censé ressentir à cet égard et espérait ne pas avoir été trop influençant.

Mais, finalement, le Weber l’admettait, que cette demeure ne faisait peut-être pas complètement son bonheur. En revanche, le binoclard dû avoir l’air un peu confus lorsque le Ranger fit allusion à une sorte de « devoir d’honneur » à ses parents.

Peut-être que c’est parce que j’ai jamais été proche de mes parents (si on exclut Pépé) que je trouve ça chelou de penser devoir honorer la mémoire de ses géniteurs, mais… Ouais, j’ai pas trop de commentaires à faire sur ce sujet.


Avec ce genre de pensée, Mell ne reprit toujours pas la parole. D’autant plus que Tristan lui paraissait pensif et lui-même l’était aussi. Cette conversation le faisait lui aussi revenir dans le passé. Ce n’était pas vraiment déprimant car cela lui permettait aussi de voir les choses sous un autre angle. Après tout, Tristan a eu un vécu très différent du sien, autant avec sa famille et les endroits où il a grandi… et même si il y a certains aspects dans lesquels le lunetteux à rouflaquettes ne pourra pas se projeter, il trouve les points soulevés par son interlocuteur intéressants. Aussi, il fut un peu tiré de ses propres réflexions quand l’autre s’adressa à lui plus directement (pas qu’il le laissait vraiment parler dans le vide avant hein).

Hein ? On se ressemble de… hein ? Y m’a un peu perdu, là.

Certes, il avait dit qu’il avait peur de se retrouver seul et le pensait. Après, que Tristan leur attribue une ressemblance sur ce point… Bon pourquoi pas, après tout.

« …A-ah ? »


Prononça-t-il d’un ton interrogateur en regardant le brun jouer avec son verre, sans comprendre où il voulait en venir. Enfin, si, il comprenait cette histoire de « ressemblance », mais ne savait pas trop comment y réagir pour le moment.

Eh ouais, Mell en perd ses mots et ferme sa grande bouche, pour une fois, c’est fou, comme la vie est pleine de surprises. Eh, pour une fois que je la ramène pas à tout bout de champ, hein.


Le chercheur finit par savoir où Tristan voulait en venir et ne put dissimuler sa surprise. Chercher ensemble une collocation pour… vivre en collocation ? Oui, dit comme ça, ça semble logique mais ce n’est pas la question de la logique qui faisait se questionner le chercheur.

Eh bé. M’y attendais pas, à celle-là.


En réalité il ne sait plus vraiment à quoi s’attendre maintenant, mais ce n’est pas exactement la première fois qu’il ressent ça en la présence de Tristan. Cela dit, l’aspect incongru de la proposition le fit pouffer spontanément, achevant de le détendre.

« T-toi et moi en c-coloc… ? Wah, j’imagine qu-qu’on s’emmerd’rait p-pas ! »

C’est le moins qu’on puisse dire, hein, vu que Tristan a pas l’air du genre franchement prévisible.

Ce qui ne veut pas dire que cela soit foncièrement une bonne idée. Mais cela a le mérite de faire un peu réfléchir Mell à la question de la collocation plus généralement, tandis qu’il terminait sa boisson.

« En vrai… j’y avais p-pas trop p-pensé, enfin p-pas sans ma s-sœur, en f-fait. ‘Fin… j’me f’sait à l’idée qu-que faudra bien qu’j’ap-pprenne à vivre t-tout seul un jour. »

A 30 ans passés, ouais, je sais. Sans commentaires. En plus ça rend pas la chose plus rassurante.

Dans le cas d’une collocation avec Tristan, en revanche, Mell a du mal à se dire que cela pourrait bien se passer. L’avantage, avec Leanne, c’est que la trentenaire connait bien les besoins en terme d’espace personnel et d’intimité de son frère cadet, et réciproquement. Aussi ils n’ont (l’essentiel du temps) pas besoin de se justifier devant l’autre quand ils ont besoin d’être tranquilles et n’ont pas pour habitude de tout faire absolument ensemble. Les soucis sont ailleurs et le Straum ne sait pas encore mettre des mots sur ce qui ne va pas, si ce n’est que la crainte que les choses deviennent toxiques ou s’enveniment est de plus en plus présente à son esprit, lorsqu’il prend du recul sur l’aspect fusionnel de leur relation et ses propres comportements parfois égoïstes.

« Fin, c’que j’veux d-dire c’que s’réhabit-tuer à la p-présence de qu-quelqu’un d’autre même si on s’connait ça m’semble… j’sais p-pas, p-perso j’le sens p-pas trop. »

Enfin je veux pas dire que je sens pas trop Tristan, faut pas qu’il pense que c’est lui que je rejette ou rien du tout, hein !


Le chercheur se redressa, un peu tendu, et agita les mains négativement en rectifiant ses propos pour son interlocuteur.

« Mais c’p-pas toi en p-particulier ! M-même si j’devais vivre avec euhm… B-bah, Natsume p-par exemple… »

Parce que, hein, soyons honnête j’ai pas beaucoup de gens et d’amis en qui j’ai aussi confiance autre que Natsume.


Il se souvint avec un certain embarras de sa naïveté lorsqu’à l’époque où il allait sortir du lycée et pensait qu’avec ses bonnes notes et sa vocation, son parcours universitaire était déjà tout tracé, qu’il avait, les yeux tous pleins d’étoiles, dit à Etienne qu’ils pourraient s’installer ensembles en collocation. Il pensait bêtement qu’en se nourrissant de savoir et d’amour et d’eau fraiche tout se passerait bien, mais son copain de l’époque avait rapidement calmé ses ardeurs et alors, Mell avait fait la tronche parce qu’il s’était senti bête et confus. Aujourd’hui il sait que ce n’est pas parce qu’on apprécie quelqu’un ou qu’on pense très bien le connaitre que vivre avec lui ou elle sera forcément plaisant.

« ‘Fin, ce s’rait ch-chaud p-pour moi p-parce faut réap-pprendre à connaître ses hab-bitudes p-pis, c’pas comme s-si j’tais la pe-personne la p-plus facile à vivre du coup… Fin, faut qu'j'reflech-chisse. »

Il avait d’ailleurs la mauvaise habitude de squatter des canapés et lits d’autres gens pendant quelques jours et force est de constater que l’expérience n’est pas toujours une réussite. S’incruster chez les gens qu’il fréquente est plaisant au début, lune de miel oblige, mais d’expérience, pour Mell, les choses se dégradaient vite à cause de dissonances entre les désirs de l’un et de l’autre concernant la relation et aussi, comme il vient de le dire… parce qu’il peut quand même être franchement envahissant malgré lui et a un caractère de cochon. Bien entendu, tout ça ne peut pas vraiment compter comme de véritables expériences de « collocation », comme ça ne s’était jamais inscrit sur le long terme. Et on pourrait aussi dire que vivre avec un membre de sa famille est encore une expérience différente.

On peut pas dire que ça nous avance beaucoup, tout ça, en fait.

Mell soupira puis regarda l’heure, ce qui le fit songer de nouveau, hésitant entre reprendre quelque chose à boire ou réfléchir à cette histoire de concert qu’il ne comptait pas aller voir finalement mais que ça l’ennuyait quand même de rater quand il avait déjà les billet.

« H-hé, aucun rap-pport mais… t’veux rep-prendre quelqu’chose ou… ? ‘Fin, sinon, j’me d’mandais… t’aimes les c-concerts et l’rock p-progressif… ? »


Demanda-t-il d’un air un peu énigmatique avec un sourire en coin, après une courte pause. Après tout, si on peut lier l’utile à l’agréable… Puis, il ne forçait Tristan à rien, surtout s’il avait quelque chose d’autre de prévu dans la soirée.





Mell pique ses crises et se la pète en #663300.
RPs : Easton, Tristan.

DCs : Cobaltium, Tobito, Alexander, Angarade, Ludwig et Lionel.
Mell Straum
Scientifique
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Sam 30 Mar - 12:32
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avec Mellodrame

Ah.. Ah n-non, je ne pensais pas... Pas avec lui, mais... Mais je me disais qu'il pourrait peut-être... m'aider...
Tristan ne recrache pas sa gorgée de Monaco mais a du mal à l'avaler, tout à coup embarrassé que Mell ait compris de travers ce qu'il voulait insinuer. Ayant peur que cela n'empire que s'il rectifiait ses propos, il ne se permit pas de le faire néanmoins, préférant que l'aîné croit ce qu'il a saisi au premier abord. Vaut mieux qu'il pense effectivement qu'ils parlaient d'une colloc à deux plutôt qu'il offre un moment awkward de 'ah euh en fait ce n'était pas vraiment mes propos' qui ne ferait que rendre plus confus encore son interlocuteur. C'est que le Weber n'a jamais non plus été grand orateur, du moins, s'il sait parler aux Pokémon avec tact quand la situation l'exige, il a plus de mal avec les êtres humains. S'il tente de ne pas toujours le montrer, sa timidité naturelle tend toutefois à se montrer quand il le désire le moins. Heureusement, le Straum semble ne pas mal prendre ce qu'il a compris, osant même en rire un petit peu. Le Ranger l'imite en gloussant légèrement à son tour, cachant sa nervosité soudaine. Il ne voudrait pas se rendre plus ridicule qu'il ne l'est à ses yeux. Puisqu'il en parle, toutefois, Tristan se demande quand même ce qu'il se passerait si le lunetteux et lui étaient réellement colocataires. Mell n'a pas l'air d'être vraiment très gênant à supporter au quotidien, si ?.. Le châtain ne va pas parler à la place de Leanne qui connaît bien mieux son frère que lui, mais dans tous les cas, le scientifique ne donne pas l'air de quelqu'un de bien désastreux pour vivre avec. Il est plus mature que lui au moins, alors pour ce qui est de la question habituelle des tâches domestiques, l'Elixirien s'imagine que de ce côté, il n'y aurait pas tellement de problème. Là encore, néanmoins, ses pensées parlent pour lui mais doivent peut-être se trouver très loin de la réalité.

Tristan ne connaît pas encore assez Mell pour savoir exactement quelle complicité il entretient avec sa sœur, mais vu comment le petit brun en parle, ils doivent être très proches. Le Weber a des sœurs, lui aussi, mais chaque famille est différente et il ignore s'il peut prendre son cas comme une référence puisque, si ça lui paraît encore curieux parfois d'apprendre que toutes les fratries ne s'entendent pas toujours forcément -comme il n'a pas vécu ce genre de choses-, c'est loin d'être quelque chose d'anormal en soit, d'avoir des différends entre membres de la même famille. C'est même généralement dans les familles où tout le monde se côtoie avec des sourires forcés qu'il y a une certaine bizarrerie malsaine, mais Tristan ne préfère pas y pencher. Aucune famille n'est parfaite et la sienne ne l'est pas non plus, mais comme c'est presque tout ce qu'il lui reste, il n'aurait jamais le courage pour le moment de s'en plaindre.
D'un geste de la main et d'un petit sourire gêné, il fait comprendre à son camarade qu'il n'a pas mal interprété ses dires. Et même, se dit Tristan, il n'y aurait aucun mal à ce que Mell ne désire pas faire de colocation avec lui dans le cas où la question se poserait réellement. Après tout, il s'en veut encore de l'avoir mis en danger l'autre jour. Vu les quelques cauchemars qu'il a fait récemment, qui plus est, il n'est pas sûr de vouloir déranger son collègue par des cris de terreur nocturne. Le Weber, même s'il comprend le principe d'intimité en soit, se demande également s'il n'aurait pas l'impression d'être de trop aussi dans un cas où Mell voudrait inviter des amis ou même des personnes plus proches. Si le chercheur doit se séparer de Leanne un jour, il devra sûrement trouver quelque chose seul. Au moins, il aurait autant d'espace que possible.

Brusquement, alors que son verre est à présent vide, il le repose mollement en scrutant d'un air soudain pensif la mousse restée au fond. Il ne se souvient plus de la dernière fois qu'il a entendu parlé de Natsume. Il aimait bien parler d'élevage avec lui de temps à autre. Le Shimomura savait beaucoup de choses et la passion qui l'animait chaque fois qu'il parlait de ses études rendait Tristan rêveur... et surtout bavard. Il n'y avait rien qui lui faisait plus plaisir que de discuter sur ce qu'il faisait et d'écouter les autres parler de leurs propres expériences. Tristan aimerait bien avoir de ses nouvelles, mais il n'est pas idiot au point de penser que cela serait forcément facile ou même évident. S'il peut tout à fait ignorer sa relation avec Samaël -bien qu'il trouve ça très regrettable que l'asiatique s'encombre d'un tel boulet-, il n'est pas sûr que la réciproque puisse être vrai. Après tout, l'Enodril n'a pas dû hésiter avant de raconter n'importe quoi sur son compte juste pour le décrédibiliser devant les autres. Il manipule sûrement l'éleveur, pense Tristan tandis que son regard s'assombrit un peu. S'il croise par hasard le japonais au détour d'une rue, il tentera quand même d'aller vers lui pour renouer quelque chose, mais si l'autre ne le désire pas... Eh bien tant pis. C'est dommage, mais Tristan ne va pas s'apitoyer là-dessus. Il est déjà tant à plaindre, de son point de vue... Mais il n'est pas ici pour ça.

« Oh, si toi tu es difficile à vivre... Qu'est-ce que je devrais dire ! »

Le Weber ne répond pas plus, mais il est un peu peiné en entendant son ami penser qu'il peut être difficile à vivre. Peut-être est-ce vrai, puisque après tout il n'y a que lui-même qui peut parler, mais pour supporter le Ranger, il faut avoir sacrément du courage, se dit le Zazambien qui a peur que le plus âgé se dévalorise. Sans plus de commentaire, cependant, le sujet divague tout à coup sur la musique et notamment les goûts de Tristan. Ce dernier, flatté mais intimidé qu'on s'intéresse à lui sans se douter qu'il y a une proposition cachée, se met à sourire doucement.

« Euhm... Eh-Eh bien, je ne suis pas très exigeant, en matière de musique, mais... Je ne suis pas allé à beaucoup de concerts. Du moins, je... Je n'ai jamais eu beaucoup trop d'occasions d'y aller, mais il paraît que c'est chouette... Enfin, si on évite les gros lourds ! »

Il n'a entendu que des rumeurs puisque, comme il disait, il n'y était jamais trop allé lui-même. Cependant des histoires récurrentes d'agression s'étaient faits connaître et des témoignages apparaissaient de plus en plus fréquemment.
Naïf, c'est en jetant un coup d'œil aux tickets de concert que l'ex-Hôte grimace, embarrassé.

« Je suis désolé, pour ton rendez-vous... Ça me fait vraiment plaisir de te voir, mais j'imagine que tu t'attendais peut-être à autre chose, en sortant. »

Mell lui avait bien dit que ce n'était pas si grave, après tout, et peut-être qu'il veut changer de sujet. Si Tristan s'était fait poser un lapin, pas sûr qu'il voudrait que ça soit la conversation récurrente de la journée... En réfléchissant à ça, le Weber a au moins un peu de conscience pour faire référence à autre chose.

« Tu vas en faire quoi, des billets, du coup ? Tu veux les vendre, ou les garder pour plus tar-... Ah, non, c'est vrai, j'ai vu qu'ils faisaient un tour de l'île, ils vont peut-être pas repasser plusieurs fois de suite dans la même ville... »

Demander à ce qu'il y aille ensemble, même si ça ne le dérangerait nullement, n'est certainement pas quelque chose qu'il se permettrait. Il ne connaît pas la vie de Mell par cœur : peut-être qu'il est attendu autre part ou qu'il a prévu d'aller au concert avec un de ses amis ? Un peu bêta, il n'a pas remarqué qu'une certaine évidence se présentait à lui et que l'autre avait essayé d'être subtil. Un peu trop, peut-être.
Tristan T. Weber
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Ven 26 Avr - 3:22
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Fin février 2024 –Zazambes, fin d'après-midi.

Vivre avec quelqu’un, c’est aussi beaucoup prendre sur soi au quotidien. Du moins, c’est le vécu de Mell à cet égard. Trouver quelqu’un avec qui la cohabitation ne serait pas désagréable du fait de devoir s’habituer aux petites habitudes de l’autre qui peuvent être sans effet comme insupportable selon la personne en face. Ce n’est donc pas forcément que Mell ou Tristan sont particulièrement difficiles à vivre, c’est simplement que le binoclard à tendance à vouloir préserver les autres personnes de sa personnalité fort nerveuse. Quelqu’un dont la routine serait invivable pour Tristan serait peut-être supportable pour Mell et vice-versa. Tout ça pour dire qu’il s’agit de trouver la bonne personne et le chercheur n’a pas forcément envie de mettre de l’énergie dedans. En plus il n’a pas tant d’amis que ça, enfin, plus que des « amis » ou connaissances, il n’a pas beaucoup de gens dans son entourage qu’il peut également nommer « personnes de confiance ». Dans ces conditions, le binoclard préfère encore se résigner à vivre seul avec ses chats, même si le « seul » est difficile à avaler.

Dans tous les cas, même si la remarque de Tristan le faisait sourire en coin, l’heure n’était pas au concours de celui qui pisse le plus loin dans le domaine de « qui est le plus pénible ». En terminant son verre, Mell évoqua peut-être un peu subtilement le concert auquel il devait assister. Enfin, c’est plutôt qu’il ne voulait pas que Tristan se sente forcé s’il l’invitait directement au concert, surtout dans le cas où le ranger n’aimait pas le style musical en question. De toute manière, l’idée d’être invité au concert passait apparemment un peu au-dessus de l’Elixirien, au vu des propos de ce dernier. Il revint même sur cette histoire de rendez-vous.

Roh, mais c’est pas la fin du monde… euh… mais peut-être que ça fait un peu genre je le considère comme un bouche-trou… ? Peut-être que c’est ça qu’il ose pas me faire remarquer… mais c’est pas le cas, bien sûr, hein !

« Mais, n-non, j’t’ai déjà d-dit d’arrêter d’t’en faire p-pour ça ! Pis t’es p-pas un bouche-trou… »

Dit-il en espérant ne pas paraître trop direct ou grossier. Dans tous les cas, ce n’était pas de ça qu’il voulait parler maintenant. Pour revenir au concert, à vrai dire, le scientifique n’avait pas encore vraiment décidé ce qu’il voulait exactement faire mais ce dont il était certain, c’est qu’y aller seul ne lui disait pas grand-chose.

« ‘Fin, ouais, j-justement, j’me d’mandais c’que j’allait f-faire p-pour les billets. Y’a t’jours des g-gens qui trainent avant l’concert pour essayer d’en chop-per d-donc, j’devrais trouver p-preneur si j’tente le c-coup. »

Répondit-il, pensif, en pesant le pour et le contre. Avait-il pour sa part vraiment envie d’y aller ? Cela l’ennuyait un peu de rater l’occasion car on lui avait juste posé un lapin. Mais de l’autre côté, il ne voulait ni s’y rendre seul, ni que Tristan se sente forcé.  

« A moins que t’veuilles tester l’ambiance d’un concert ? Enfin, c’pas forcé, je te p-propose car c’est p-plus marrant d’y aller à plusieurs. »


Mell signala au serveur qui passait par là qu’il voulait payer pour sa consommation. Il laissa Tristan décider de ce qu’il préférait faire pour sa part et signala à Calcedonia qu’ils allaient bientôt bouger.

« ‘Me disais qu’on pouvait p’tet y’aller en avance, c-comme ça, t’verras la salle et l’amb-bi-biance et t’verras bien si ça t’dit d’rester ou p-pas. »

Et comme ils avaient le temps, ça donnerait l’occasion au binoclard de voir un peu plus Zazambes et de trainer un peu avec le Weber. Il devait bien admettre qu’après être resté en terrasse, il avait un peu envie de se dégourdir les jambes, ou alors c’est qu’il a la bougeotte comme d’habitude. Pour ça qu’il préférait demander son avis à l’autre, comme il se savait parfois un peu difficile à suivre quand il est lancé. Enfin, Leanne et aussi Natsu lui avaient déjà dit d’aller « moins vite » quand il parle ou quand il se décide d’un coup à faire quelque chose, car le chercheur peut parfois sembler un peu lunatique et presser les autres sans le vouloir.

Les deux furent bientôt de nouveau en train de marcher dans la partie piétonne du boulevard, avec leurs Pokémon quadrupèdes marchant non loin d’eux. Calcedonia n’était pas spécialement curieuse d’Asami la Medhyena à côté de laquelle elle gambadait, même si elle lui lançait de temps en temps quelques regards en coin, plus concentrée sur son dresseur. Ce dernier, n’aimant pas trop le silence et s’était donc remis à bavasser en faisant des commentaires plus ou moins intéressants sur ce qu’il voyait et en posant des questions à Tristan sur sa ville : les festivals, le fait qu’il avait connu une championne coordinatrice du coin à l’époque, mais qu’elle était repartie un peu avant les cataclysmes.. bref, de quoi meubler la conversation avec tout et rien.

« Hé et le taff de Ranger, alors, ça roule toujours ? La nature se porte bien ? »


Demanda-t-il en se disant que l’autre aurait peut-être des anecdotes à lui conter sur ce sujet. Il arrivèrent peu après à l’endroit où aurait lieu le concert… il y avait déjà beaucoup de monde qui attendait l’ouverture.

« Ah… on y est… j’pensais pas que ce serait aussi bondé. »

Observa-t-il, un peu perplexe et partagé sur ce qu’il avait envie de faire par la suite.  






Mell pique ses crises et se la pète en #663300.
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Mell Straum
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Mar 14 Mai - 2:23
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Réunion de loosers anonymes
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« M-Moi ?.. Tu voudrais qu'on y aille ensemble ? »

Un peu gêné, il veut être sûr de ne pas avoir mal entendu. Il ne s'attendait pas à ce que Mell lui propose de l'accompagner. Il aurait très bien pu y aller avec un autre de ses rencards. Toutefois, si les billets sont datés, il n'a probablement pas le temps d'en chercher un autre. Enfin, Le Weber s'imagine que ça ne s'improvise pas comme ça ; il est loin d'être expert là-dedans après tout, lui qui ne drague jamais ou ne cherche pas forcément ce genre de compagnie. Mais il n'aurait pas imaginé son comparse le comparer à un bouche-trou, au contraire. Il sait que Mell ne pense pas comme ça, alors il ne lui faut pas beaucoup de temps pour accepter en soit lorsqu'il remarque que si le Straum lui a proposé, c'est qu'il n'était pas dérangé par le fait qu'il vienne avec lui.

« Eh-Eh bien, pourquoi pas. Je ne suis jamais allé à un concert, mais il y a bien une première fois à tout. »

Il sourit légèrement avant qu'ils n'en viennent à payer leurs consommations. Puis, enfin, ils se lèvent pour sortir du bar, leurs Pokémon sur les talons. Depuis quelques minutes, Asami renifle la Chacripan de l'aîné, ayant arrêté de grogner sur elle. Le Weber se demande tout à coup si la Medhyèna appréciera la musique ou s'il devra la rentrer dans sa Poké Ball. Il ne met jamais de musique de lui-même pour sa part. Ce sont toujours Iroh, Toph et Kya qui en réclament et il les laisse faire mais depuis qu'il s'est retrouvé orphelin, il n'a plus le cœur à en mettre spontanément. Pourtant, au fond, il adore ça. Mais lorsqu'il est chez lui, c'est rattaché à des souvenirs doux et amers qui lui font remonter une boule dans la gorge chaque fois qu'il y pense.
En marchant dans le boulevard, Mell se met à lui raconter quelques faits sur la ville. En silence mais l'oreille attentive, le Weber l'écoute sans prononcer mot. Il connaît Zazambes comme sa poche, depuis le temps, même s'il y remet moins les pieds depuis qu'il... bah depuis qu'il est seul, on va dire. Le manque de motivation se fait très souvent ressentir même si Adam lui demande souvent de lui servir de guide touristique. Pendu aux lèvres de son ami et perdu dans ses pensées, il ne fait pas gaffe quand l'attention est soudainement reportée sur lui et il se surprend à sursauter.

« Hein ?.. Euh... Ah ! »

Quand il y réfléchit, ce n'est pas souvent qu'on lui demande comment se déroule ses années chez les Rangers étant donné que... Eh bien il ne côtoie que des Rangers lui-même et ils connaissent déjà tous le métier bien mieux que lui.

« Je n'ai pas grand chose d'intéressant à raconter, pour tout dire... J'aime ce que je fais mais ce n'est pas chez nous qu'il y aura des anecdotes croustillantes à se mettre sous la dent. Quoique je pourrais te raconter la fois où une Galopa m'a-... »

Il s'arrête tout à coup dans son récit même s'il commençait enfin à être bien parti. Il se souvenait tout à coup d'une journée amusante mais il vient de se rendre compte qu'ils sont arrivés au lieu du concert.

« Oh, effectivement... Y'a du monde. »

Il ne devrait pas être étonné, en soit, même s'il n'y a jamais été lui-même, il a bien vu quelques concerts en vidéo, et ce sont des événements qui sont loin de passé inaperçus. L'enthousiasme semble présent, en tout cas, puisqu'ils entendent autour d'eux des personnes discuter de leur impatience quant à l'arrivée du groupe de musique. Ce dernier, après plusieurs minutes, débarquent enfin sur la scène avec un jeu de lumières diffusées par les projecteurs au-dessus d'eux. Aussitôt, le public répond à leur entrée par des cris d'excitation qui font un peu grimacer le Ranger, mais celui-ci ne s'attendait pas vraiment à autre chose. L'important était surtout de passer un bon moment en compagnie du Straum. Puis, après l'introduction des musiciens et un peu d'arrangements pour leurs instruments, la musique démarre enfin, dévoilant des notes d'un genre de rock, peut-être rock progressif. Ce n'est pas Tristan qui pourrait le dire, il ignore comment différencier au-delà de la première catégorie. Il sait bien sûr dire ce qui pourrait être du rap ou du classique, mais pas plus loin. Le style du concert, pourtant, lui correspond plutôt bien et il se surprend à battre la mesure avec son pied.

« C'est sympa. Mais on voit pas grand chose d'ici... Tu veux qu'on se rapproche de la scène ?»

Ce n'est pas comme s'il y avait grand chose à voir non plus -puisqu'ils sont là surtout pour danser- mais comme son ami est plutôt petit, peut-être que cela lui ferait plaisir d'avoir un aperçu du groupe en pleine action ?..
En s'excusant auprès des personnes devant eux, il se fraye un passage pour qu'ils puissent s'avancer un peu. Ils ne sont pas trop près, mais ils voient déjà un peu mieux ce qui se passe au niveau des musiciens. Il y a également un peu plus d'action mais aussi un peu plus de monde. Tout semble pourtant bien se passer jusque là, ou du moins, personne ne semble violent ou agressif, ce qui est plutôt agréable. Quand il y a autant de monde, il peut en effet arriver que de malheureuses surprises se glissent dans le lot et ils ne sont jamais à l'abri d'une personne malhonnête, surtout dans les concerts ou les grands festivals où il peut arriver qu'il y ait des débordements. Mais ça, Tristan en a été bien moins informé. C'est pour cela qu'il ne fait pas attention quand il sent une présence passer près de lui, puis un mouvement contre son corps, d'abord au niveau de son dos puis un peu plus bas, comme une main qui le caresse par surprise. Tout à coup, le temps semble s'arrêter, et il ne fait plus attention aux sons ambiants. Inconsciemment, son échine se dresse, et il met étrangement du temps à réagir. Le geste, évidemment, ne vient pas de Mell et il s'en rend compte. Le souffle coupé, lorsqu'il se réveille enfin, le Ranger se retourne alors brusquement, mais il y a un espace assez flagrant entre eux et les quelques autres personnes qui composent le public. Tristan déglutit soudainement, rendu nerveux. Il cligne des yeux avant se pencher légèrement vers le chercheur.

« Hmm... C'est... C'est normal, quand les gens se frottent à toi ?.. »

Son cœur bat la chamade, mais pas pour de bonnes raisons. La musique, brusquement, lui sort de la tête.
Tristan T. Weber
Ranger
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Ven 31 Mai - 23:52
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Reunion de loosers anonymes.
Avec Titi la malice
Fin février 2024 –Zazambes, fin d'après-midi.

/!/ TW : violence et agression verbale/physique, homophobie et infantilisation. /!/

Tandis qu’ils se familiarisaient avec l’endroit où le concert aurait lieu, tout en parlant de tout et de rien, Mell prêtait tout de même un peu d’attention aux réactions de Tristan. Il s’agissait juste de vérifier si ce dernier était à l’aise et ne se forçait pas à le suivre pour faire plaisir, déjà qu’il avait semblé un peu embarrassé de répondre à ses questions avant d’être interrompu en pleine anecdote. Peut-être le binoclard est-il un peu trop soucieux et ferait mieux de se mêler de ses fesses au lieu d’être toujours préoccupé lorsque le Ranger est dans le coin. Mais après ce qu’ils avaient déjà vécu, il se disait qu’il avait de bonnes raisons. Ce qui n’est en soi pas spécialement sain car il ferait mieux de laisser l’autre voir son cas comme un grand au lieu d’être aux petits soins parce que « bah visiblement y va pas très bien, ohlala ». Néanmoins, comme il était concentré sur le fait de trouver leurs places, il préféra supposer que si le Weber n’avait pas fait de remarque type « oui bon ça me dit pas trop finalement » c’est qu’il n’y aurait pas de problème en théorie.

« Ou-ouais, on a b-bien fait d’pas arriver t-trop à la bourre… »


Dit-il en suivant les mouvements de la foule. Bien entendu, dans ces conditions, leurs places ne seraient pas incroyables, d’autant plus que Mell n’est pas bien grand. Mais bon, ils sont aussi là pour la musique et ça, en théorie, ils entendraient bien dans tous les cas. A mesure qu’ils avançaient et tentaient alors de trouver des places debout dans la salle a ciel ouvert, l’espace était de plus en plus bondé. Il furent invités à faire rentrer leurs Pokémon dans leurs capsules bicolores. Après tout, Mel ne voulait pas risquer de perdre Calcédonia dans cette cohue, la pauvre. Fort heureusement, le binoclard n’était pas mal à l’aise dans ce genre de conditions, tant qu’il n’est pas bousculé. Dans ces cas-là, il a tendance à se mettre à péter des câbles un peu facilement… Pour ça qu’il avait l’habitude de ne pas aller à des concerts seul… histoire d’avoir quelqu’un pour le retenir s’il devient un roquet suite à une bousculade ou une main baladeuse. S’il grogna une ou deux fois sur des personnes un peu pressées à qui il lança des « hé, merci, hein ! » sarcastiques, le public avait l’air globalement « tranquille » ce soir, enfin, « tranquille » comme pouvait l’être une foule trépignante d’impatience. En remarquant qu’ils n’étaient pas très loin des enceintes, Mell alla chercher des bouchons à oreille dans son sac et en tendit à Tristan.

« T-tiens, mets ça, pour qu’t’aies p-pas tr-trop mal aux oreilles ! »

Cela n’empêcherait pas d’entendre la musique et il valait mieux préserver son audition, surtout avec un style de musique où on entendait beaucoup d’aigüs. Le timing fut parfait car le groupe, les « Ugly Sassy Gardevoir » entra en scène sous les ovations et les cris du public. Cri auxquels Mell se mêla et toussota un peu, car il n’avait pas échauffé sa voix. Le groupe entama sans attendre sa première chanson sous une ambiance lumineuse haute en couleur, accompagnant bien les sonorités métalliques et électroniques de la première chanson. Le binoclard se mit à sautiller en rythme et à chanter (enfin, plutôt à gueuler comme un babouin enroué) les refrains avec le reste du public. Il jetait parfois des regards à Tristan et lui envoyait des sourire en coin, qui, certes, ne sautait et ne gesticulait pas dans tous les sens, mais semblait quand même avoir quelque plaisir dans la découverte des chansons et de l’ambiance. Il prit ce dernier par le poignet quand le brun lui suggéra de se rapprocher, histoire de ne pas perdre son binôme dans la foule en se déplaçant.

« Au p-pire, t-toi t'es grand, a-alors, si j’vois t-trop mal, tu m’prendras sur tes ép-paules !! »


Rétorqua-t-il d’un air narquois pour répondre à la suggestion de son ami, en lui donnant un coup de coude, juste avant de recommencer à se bouger en rythme. Tandis que les premières chansons s’enchainaient, entrecoupées d’interventions du groupe qui remerciaient leur public et leur enthousiasme (ils savaient chauffer une foule, on voyait qu’ils en avaient l’expérience), Mell ne perdait pas de son euphorie et dansait, tout content, ne se doutant absolument pas du fait que son camarade ne passait pas un aussi bon moment depuis quelques secondes. Aussi, quand le Weber se pencha à son oreille, le  scientifique qui était obnubilé par la musique dû lui demander de répéter.

« Hein ? Qu-quoi ?! »

Questionna-t-il d’une voix forte en se retournant vers Tristan. Ses mouvements s’atténuèrent en voyant l’air soucieux de l’autre. En comprenant la deuxième fois, le Straum fronça les sourcils balaya frénétiquement le reste de la foule d’un regard assassin. Il ne se méprenait pas un instant sur ce que le verbe « frotter » sous-entendait ici, vu les expériences que lui ou les personnes qui l’accompagnaient avaient déjà pu avoir.

« Quoi ?! Qu'c'est l’co-connard qui… ?! »

Ah, putain, ça m’énerve, ça ! Si je le choppe cet enfoiré je lui fous mon pied là où y s’en souviendra toute sa vie !

Bien entendu, personne dans la foule autour d’eux ne semble assez louche pour qu’il y devine l’agresseur de Tristan. De plus, ce dernier n’a peut-être même pas eu le temps de voir le visage du gros porc qui s’était permis de le toucher sans crier gare.

« B-bordel de merde, fait chier p-putain, merde, chier ! »


Marmonna le binoclard au bord de l’explosion, toujours à examiner avec des œillades inquisitrices le reste du public trop occupé à regarder la scène et à s’enjailler pour prendre garde au reste. Cependant, crier des gros mots aléatoires de cette manière n’allait surement pas aider, aussi, il se retourna et se rapprocha de Tristan.

« Euh… ç-ça va aller ? On p-peut s’b-barrer, si ça t’m-met trop mal. »


Lui dit-il, toujours en élevant la voix pour passer au-dessus du brouhaha ambiant. C’est en lançant des regards préoccupés à Tristan que les yeux de Mell se posèrent sur la foule derrière ce dernier et qu’il vit alors une jeune femme regarde autour d’elle d’un air angoissé, tandis qu’une main qui n’y avait pas été invitée quittait à l’instant sa taille. Sans réfléchir un instant, le Straum se jeta sur le type aux mains baladeuses, ou plutôt, sur son bras, pour le retenir et le tirer vers lui.

« Eh, oh, g-gros porc !! »

La jeune femme s’éloigna et quelques personnes de la foule se retournèrent, en voyant le razibus s’énerver brusquement contre… un type qui faisait presque littéralement deux fois sa taille, autant en hauteur qu’en largeur. Mell fut décontenancé devant l’air vicelard et absolument pas impressionné par les interpellations du plus petit, l’armoire à glace ricana avec un rictus hautain.

« Bah quoi, ma mignonne, y’a un soucis ? »

Rétorqua-t-il en ébouriffant Mell d’un geste moqueur. Ce dernier n’hésita pas une seconde et se jeta contre la main de l’agresseur et le mordit avec force, profitant pour se jeter sans réfléchir sur lui en grognant des tas de jurons sourds. Sous le coup de la vive douleur, le grand type lâcha à son tour des noms d’oiseaux peu flatteurs à l’égard du Straum et l’envoya rouler plus loin d’un puissant revers de bras. Puis, en lançant au binocalrd de nouvelles insultes, il se tourna vers Tristan et lui adressa un sourire vicieux.

« Comme on s’retrouve, chérie… tiens ta petite copine en laisse, sinon elle met les dents, si tu vois ce qu’j’veux dire, héhé… »

Tombé contre d’autres personnes puis par terre, Mell fulminait en se relevant douloureusement. Ses jambes tremblaient tout en tenant son coude qu’il avait éraflé en dégringolant sur le sol herbu. S’il avait eu une vive poussée d’adrénaline sur le coup, il ne se sentait vraiment pas de retourner à la bagarre. En jetant des regards inquiets sur les personnes autour d’eux qui avaient cessé de danser pour observer, mortifiés, la scène, le Straum demeurait tout aussi muet et espérait que l’un ou l’une d’eux elleux avait pris l’initiative d’aller chercher quelqu’un de la sécurité… En attendant, il n’était pas serein, et se rapprocha de Tristan, tirant doucement sur le poignet de ce dernier, craignant alors que la situation ne dégénère vraiment.

« O-on v-va p-partir h-hein… ? C’p-ptet mieux… »


Il baissa les yeux en entendant le colosse se mettre à ricaner et à imiter son bégaiement pour l’humilier. Bien entendu, il avait envie de lui coller un grand coup au niveau de l‘entrejambe, mais la peur avait remplacé sa témérité passée. Il recula d’un pas, en espérant emmener Tristan avec lui vers la sortie. De toute façon, là, c’était fichu pour profiter du reste du concert.





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Mell Straum
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Dim 2 Juin - 14:55
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Tout son corps s'est crispé. Il déglutit, peinant à comprendre ce qui s'est réellement passé, s'il a bien saisi ce qui lui est arrivé ou non. La musique étant trop forte, il doit répéter, avec plus de difficultés, les mots qui ont du mal à sortir de sa gorge. Mais aussitôt que son compère les entend, ce dernier se met dans une colère noire. Non, ce qui lui est arrivé n'est définitivement pas normal et il le capte désormais. Mais comment cela aurait-il pu l'être, de toute façon ? Le Weber avait eu un mauvais pressentiment et il avait apparemment eu raison de le suivre. Il n'ose toutefois pas chercher le responsable. Un vide en lui s'installe. Il ne sait pas s'il veut vraiment savoir qui est le coupable. Cela lui fait peut-être un peu peur, tout ça. Il est aussi en colère que son ami mais il n'arrive pas du tout à l'exprimer, laissant flotter dans son regard, à la place, une lueur nerveuse et angoissée. Alors il laisse l'aîné exploser pour lui, en se demandant quand même s'il ne devrait pas les éloigner du public avant que cela ne dégénère comme il le lui suggère bien rapidement après avoir pousser des jurons.

« Je... Je-Je ne sais pas... »

Qu'est-ce qui m'arrive...
Il ne sait pas ce qu'il veut. Il se sent mal d'avoir troublé Mell avec cette histoire alors que le chercheur voulait juste profiter du concert. Est-ce que c'est la faute du Weber ? Est-ce qu'il l'a encore mis dans une situation compliquée et qu'ils doivent s'en aller à cause de lui ?
Puis, tout à coup, Mell interpelle violemment un inconnu dans la foule. On dirait qu'il a trouvé l'agresseur, qui n'en est, apparemment, pas à son premier essai. Tristan sent un frisson glacial lui remonter l'échine. Il se sent soudainement bien impuissant, et ça le frustre énormément. Il voudrait lui dire sa façon de penser, se ruer vers lui et l'insulter comme il l'avait fait dans les galeries. Mais ça ne veut pas. Il ne peut pas. Au lieu de ça, il reste muet devant la scène et ne cille même pas quand le Straum s'approche du fautif. Celui-ci, bien plus grand et large que son comparse, n'a pas l'air très impressionné par le médecin chétif et l'envoie rapidement balader en l'infantilisant. Tristan souhaiterait l'aider, mais ses pieds sont collés au sol. Il ne sursaute et écarquille les yeux qu'au moment où le brun à lunettes se rue sur son adversaire et qu'il se fait brutalement envoyé bouler autre part. Inquiet, le Ranger rejoint aussitôt son ami pour l'aider, comme s'il se réveillait enfin. Les mots qui lui sont tout à coup adressés lui font froid dans le dos, mais il n'y répond même pas, baissant même le visage vers Mell pour se concentrer sur lui uniquement, car l'attaque faite sur lui le touche bien plus que ce qu'il peut lui-même recevoir, même si les paroles du pervers sont ô combien immondes et que même lui ne tomberait pas aussi bas.
Il voudrait répliquer. Entendre l'autre hyène ricaner du chercheur avec des propos humiliants le fout en rogne, mais il n'ose pas s'interposer plus que ça. Quelque chose le retient, et il se souvient également de l'expression du lunetteux pour la dernière fois où il s'était mis en colère. Il se contente donc d'apporter un support au Straum pour qu'il puisse se relever avant d'acquiescer en silence sa proposition. Aidés par quelques personnes autour d'eux qui les ont pris en pitié et qui fustigent leur agresseur, Tristan emmène l'autre loin de la foule, tandis que, sans qu'ils ne s'en rendent compte, la musique s'est arrêtée. Il enlève ses bouchons d'oreille pour entendre qu'une voix s'est élevée plus haute que les autres.

« Hé, toi ! Dégage de not' concert ! J'veux pas de pervers dans mon public, alors tu t'casses ! »

Le chanteur du groupe des Ugly Sassy Gardevoir a finalement pris le micro pour arrêter de chanter, faisant tourner les regards de la foule à la fois vers lui et à la fois vers le concerné. En jetant un dernier coup d'œil, l'Elixirien remarque enfin qu'une jeune femme s'est avancée sur le devant de la scène pour interpeller le leader du groupe, probablement afin de l'avertir de la situation qui a commencé à prendre de l'ampleur au sein du public. L'attention est désormais portée vers le responsable et, bientôt, des agents de sécurité le prennent à parti pour l'éloigner des civils innocents. Le Weber ne pousse pas de soupir de soulagement, mais l'idée est là. Bizarrement, il ne grince même pas des dents lorsque des Miliciens arrivent sur place pour prendre en charge la situation et embarquer le type dangereux.
L'ancien éleveur, quant à lui, emmène Mell en retrait, à quelques mètres de là.

« Est-ce que... Est-ce que ça va ?.. V-Viens, on va se poser. »

Le jour décline peu à peu quand le concert, après cet incident, reprend son cours normal. Ils ont arrangé davantage de gardes autour de la zone du public pour vérifier que d'autres faits graves ne se produisent. Au loin, la musique retentit comme un fond sonore, mais elle n'est guère plus désagréable pour les oreilles et se trouve de moins en moins forte ; ou du moins, ils n'ont pas besoin de bouchons pour se protéger les tympans, et ils peuvent communiquer. La plage s'étend devant eux à l'horizon et borde la ville. Le bruit des vagues est quelque chose que Tristan a toujours trouvé naturellement apaisant. Volontairement ou non, ses pas le guident donc vers elles. Entre le bitume de la rue et le sable, des bancs ont été installés. C'est sur l'un d'eux qu'il fait asseoir le Straum avant de prendre place à côté de lui.
Enfin, il pousse un soupir une fois qu'ils sont posés. L'après-midi ne va pas tarder à toucher à sa fin, et la lumière commence à décliner. Tristan laisse un blanc s'installer. Il ignore quoi dire. Les mots restent bloqués en lui pendant un temps, jusqu'à ce qu'il se lance finalement.

« Je... Je suis désolé. T-Tout ça... c'est de ma faute, je... »

Une boule se forme dans sa gorge. C'est compliqué de parler. Tout s'est passé extrêmement vite, de telle sorte à ce que le Weber se demande s'il n'a pas exagéré. S'il aurait dû parler à Mell de ce qui lui était arrivé.

« J-J'aurais peut-être d-dû réagir... »

A-Après tout, c'était... C'était pas si-si grave, hein ?..
Il aurait peut-être pu faire quelque chose. N'importe quoi. Mais il n'a rien fait. Dans les tunnels les gestes étaient partis tous seuls, mais là, il est resté tétanisé sans savoir pourquoi. Son corps ne lui répondait plus. Mais sans doute qu'il aurait fait exactement pareil que Mell si c'était ce dernier qui avait été touché par la situation. Et en un sens, il l'a été. Lui aussi a été insulté. Et ce genre de pensée suffit à ce qu'il regrette, quelque part, de ne pas avoir bougé.
Tristan T. Weber
Ranger
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Dim 2 Juin - 19:53
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