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Eté 2024

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Des conflits s'engagent entre les Monarchistes et les Anarchistes.
Event n°2 : Le festival de Cayagane
Le festival de Cayagane est victime d'un incendie criminel.
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Reunion de loosers anonymes
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Reunion de loosers anonymes.
Avec Titi la malice
Fin février 2024 –Zazambes, fin d'après-midi.

/!/ TW : mentions d'agression sexuelle /!/

A chaud, Mell n’avait pas vraiment calculé que chercher le coupable et le provoquer n’était pas vraiment une bonne idée. Pas seulement car il venait de se faire botter les fesses et humilier en public, mais aussi vis-à-vis de Tristan. Au lieu d’aller crier à tout va, certainement aurait-il dû garder la tête froide et réconforter son ami avant de mettre le bordel et chercher des ennuis. En plus, le Ranger n’avait pas vraiment du passer un bon moment en se retrouver face au type qui l’avait agressé. Dans tous les cas, après avoir mangé le sol et s’être relevé en tremblotant, le binoclard se sentait franchement stupide et fort peu utile. Il n’avait aucune amélioré la situation et ne l’avait pas rendue plus confortable pour Tristan non plus. C’est pour ce genre de situations que le Straum s’en veut souvent d’avoir le sang chaud : au lieu de penser aux autres et à ce qu’ils préféreraient, il a toujours eu la sale habitude de se changer en gros roquet (et il le regrette amèrement comme actuellement). Il fut soulagé que la situation ne dégénère pas d’avantage quand Tristan accepta de le suivre en ignorant les autres moqueries de leur agresseur. Mais c’est alors que quelqu’un prit la parole sur scène. Il s’agissait de Barthy-Raoul (sans commentaires), le chanteur et leader des Ulgy Sassy Gardevoir. L’entendre chasser ainsi le gros con qui pensait certainement s’en sortir sans problème réussit à arracher un léger sourire en coin à Mell et lui rendit espoir. Ça fait toujours un peu plaisir, en plus, de voir qu’un membre d’un groupe qu’on suit agit à la demande de ses fans dans ce genre de situation, que ça n’était pas juste des propos lancés sans y penser sur des réseaux sociaux. Les membres du groupe s’étaient déjà exprimés sur certaines circonstances déplorables qui arrivaient pendant les concerts, comme celle-ci et ils étaient assez transparents sur leurs avis politiques. Même si comme la majorité des groupes de ce genre de musique, il était composé à 4 sur 5 personnes d’hommes, ils n’avaient jamais caché qu’ils avaient notamment à cœur les problématiques LGBTI+. C’est pour ça, entre autres, que Mell les appréciait, mais, dans tous les cas, il préférait pour le moment profiter du spectacle de voir un agresseur sexuel se faire mettre les menottes et emmener et s’éloigner un peu avec Tristan afin de se remettre de leurs émotions. Il aurait d’autres occasions de revoir le groupe Enolian une autre fois et dans de meilleures circonstances.

Encore tremblotant intérieurement et extérieurement, le médecin-chercheur apprécia le retour à un certain calme et la vue de la plage, non-loin du lieu du concert. La nuit tombait et le ciel était d’une jolie couleur bleu-violet foncé et piqué des quelques premières étoiles à apparaitre à cette heure-ci. Le Straum suivit l’exemple de son camarade et s’assit à ses côté sur un banc, puis en profita pour sortir une bouteille d’eau et examiner son bras et son coude endoloris. Il s’était effectivement bien râpé, mais rien d’inquiétant ou de trop moche. Le binoclard s’apprêta a proposer de l’eau à Tristan, mais fut alors pris de court par les paroles de ce dernier.

Queuwa ? Mais non… !

« M-mais n-non ! »


Pour le coup, l’autre n’avait vraiment rien fait de mal. Personne ne veut que ce genre d’agression lui arrive, dans aucun moment. Et personne ne le sollicite jamais. Confus, Mell cligna des yeux et laissa l’autre vider son sac. Il resta a une distance raisonnable, ne voulant pas oppresser l’autre qui se sentait manifestement mal, et Natsume lui avait déjà dit plusieurs fois de faire attentions aux espaces personnels (non sans une certaine lassitude car des fois Mell chignait pour dire "gngngn mais ouin mais c'tait pas méchant" et donc, ils se prenaient le chou pendant une heure). Il pouvait comprendre pourquoi Tristan réagissait ainsi, enfin, après tout, il avait déjà eu ce genre de pensées et aussi des réflexions, enfin, dans le genre « tu l’as bien cherché ». Peut-être que ce genre de chose n’était pas encore arrivé au Weber et le scientifique se sentit mal pour lui que sa première sortie du genre se soit déroulée de cette manière. Quand son interlocuteur eut fini, le binoclard le regarda un instant puis lui tendit sa bouteille d’eau dans un geste qui se voulait apaisant.

« Tu veux à boire ? »


Lui demanda-t-il, pour se préparer à ce qu’il dirait ensuite. Mell n’allait pas laisser son pote avec ses pensées noires, mais il hésitait un peu à partager une de ses propres expériences. Cela afin que Tristan visualise que si on a tendance à penser, quand ça nous arrive, que c’est « qu’on l’a cherché » ou que « ça n’est pas si grave », bref, à minimiser. De son expérience, ça avait aidé Mell qu’on lui dise que ce genre d’expérience était malheureusement commune et donc, qu’il n’était pas honteux d’en avoir été victime, et, bref, qu’on n’en était jamais coupable.

« C’tait p-pas ta faute, c’les mecs comme lui q-qu’y d’vraient avoir hont-te, p-pas toi. »

Le médecin-chercheur but une gorgée à sa bouteille et observa le va-et-vient apaisant des vagues sur le sable.

« T’sais, ça m-m’est d-d’jà arrivé, hein. ‘F-fin, une f-fois, en boite, je d-dansais et b-bah un type s-‘est p-permis d’être un peu t-trop intrusif et… j’pas osé l’dire p-parc’que j’me s-sentais t-trop mal et j’me d-disais qu’on m’traiterait d’ch-chochotte. F-fin, j’ai f-fini p-par en parler à ma s-sœur et-- b-bref. »

Et donc, il n’en n’avait parlé à personne pendant des semaines, il avait fallu que Leanne lui demande si quelque chose clochait pour qu’il essaie de comprendre qu’il avait été choqué, cela même si ce n’était « seulement » qu’un attouchement et qu’elle lui dise que c’était tout sauf anodin, et bref, qu’elle lui sorte un discours semblable à celui qu’il adresse à Tristan en ce moment. Il faut dire qu’à l’époque, Mell était en Master et commençait juste à sortir du placard (même s’il pensait encore être bi, à l’époque) et c’était les premières fois qu’il sortait avec d’autres personnes dans les lieux LGBTI+. Il pensait un peu naïvement que dans ce genre d’espaces, il seraitbien plus « en sécurité », mais la vérité n’était pas toujours aussi jolie. En cherchant ses mots, le Straum laissa passer un silence

« Et, bah, t-tu pouvais p-pas réagir, t’façon… pas v-vrai ? P-pis b-bon, j’tais con aussi, j’aurais ptet j’aurais p-pas dû ch-chercher la m-merde. »


Il tenta d’adoucir sa voix et de ne pas trop buter sur les mots en espérant que ça n’ai pas l’air trop sec ou direct à son interlocuteur. Son petit numéro de roquet hargneux n’avait pas été très productif, pour sûr et avait certainement gâché le concert de pas mal de personnes. Et ça n’avait certainement pas mis Tristan plus à l’aise.

M’enfin, mieux ça qu’un gros porc qui continue de tripoter des inconnu.e.s.


« M-mais, j’te p-promets, ça s’passe p-pas t-toujours comme ça normal’ment… ! »

Mell afficha un sourire compatissant. Ça arrive un trop souvent, ça, il avait du mal à le croire pendant de longues années avant que ça lui arrive à lui, mais, ce sont les faits et il n’irait pas mentir. A vrai dire, le binoclard est désolé que le premier concert de Tristan se soit si mal terminé alors qu’il avait à peine commencé.





Mell pique ses crises et se la pète en #663300.
RPs : Easton.

DCs : Cobaltium, Tobito, Alexander, Angarade, Ludwig et Lionel.
Mell Straum
Scientifique
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Dim 2 Juin - 23:52
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Réunion de loosers anonymes
avec Mellodrame

Ses ongles griffent un peu son pantalon puisqu'il ne sait pas quoi en faire. Le regard piteux et éteint, il s'en veut pour avoir causé du trouble à son ami alors qu'il voulait juste profiter d'un concert tranquille. Il ne s'était pas du tout attendu à ce que Mell réagisse aussi vivement, mais ça lui a également fait un choc de le voir aussi énervé après quelqu'un d'autre. Peut-être aurait-il dû ne pas lui dire, après tout... Mais en même temps, s'il ne lui avait pas fait part de ses doutes et de son malaise, un pervers serait toujours en train de courir à travers le public... Cette idée lui fait suffisamment froid dans le dos pour qu'il arrête de se dire qu'il avait mal agi. Il ne voulait pourtant pas que le Straum se fasse embêter par cet idiot, encore moins qu'il soit mis dans un état de détresse physique et mentale. Enfin, maintenant que c'est fait... Au moins il a été arrêté. Toutefois, le Weber se sent mal. Le chercheur tente de le réconforter en lui assurant que ce n'est pas de sa faute, lui proposant même à boire. Face à son désir de le soutenir, Tristan ne peut pas lui refuser ; cela lui ferait sans doute du bien, en plus, il sent sa gorge être devenue sèche après l'alcool et les événements. D'un mouvement de la tête, il remercie en silence son interlocuteur et prend quelques gorgées. Il se mettrait bien tout le corps sous l'eau pour se changer les idées, mais il ne va pas abuser non plus. Mais les vagues sont tentantes. Il aimerait plonger dedans pour oublier cette histoire. Le son de la mer et l'odeur du sel, au moins, l'apaisent un peu. En remerciant une nouvelle fois son ami, il lui rend sa bouteille et ne prononce plus un mot quand il se met à prendre la parole. Il n'a, de toute façon, pas grand chose à dire. Quelque part, en plus, il sait qu'il a raison. Mell doit avoir en plus bien plus d'expérience, vu qu'il semble se connaître sur le sujet. Ce dernier ose même avouer que cela lui est déjà arrivé une fois. Plus d'une fois, peut-être ?..

Et pourquoi, comme il le dit, notre corps ne peut-il pas réagir dans ces moments-là, même si on le voudrait ? C'est ce qui a aussi mis en colère Tristan intérieurement. L'incapacité d'agir. L'incapacité même de bouger. Il était tétanisé, alors que pourtant, cela n'avait duré que quelques secondes. Qu'est-ce qui fait que l'on ne fait rien, dans ces moments-là ? Que l'on ne peut que endurer ce qui nous arrive ?
Ce n'était qu'une fraction de secondes... Juste une fraction...
Aucune réponse. Peut-être qu'un spécialiste pourrait lui expliquer. Ce n'est pas le domaine d'étude du chercheur non plus. Mais au moins, celui-ci peut lui faire part de ses expériences désagréables.
Justement, il avait déjà bouffé avant, c'était pas la peine que je l'entraîne de nouveau dans une histoire pareille...
Peut-être se sent-il encore coupable pour la dernière fois, dans les galeries... Peut-être qu'il se dit qu'il apporte décidément beaucoup d'ennuis à Mell. Trop d'ennuis. Mais pour ça, il ne peut pas lui en vouloir de s'être mis colère non plus. Cela n'a pas eu de bonnes répercussions, mais au mieux, cela a pu attirer l'attention suffisamment afin que quelqu'un décide d'agir. Ils ont eu de la chance que le chanteur principal du groupe ait pu faire quelque chose. Mais si le brun à lunettes avait été à sa place, il n'aurait pas été mieux ; ça, Tristan le sait. Alors quand il lui affirme que ce n'est pas toujours comme ça, il sait qu'il dit la vérité. Cela se saurait, sinon.

« Je te crois. Sinon, tu ne m'y aurais pas emmené. »

Il inspire, expire, lentement mais sûrement. À force de rester principalement dans sa Pension et dans la nature, est-ce que cela l'a coupé à ce point de la réalité du monde extérieur pour qu'il se retrouve à être sous le choc de tels comportements envers les autres ?

« Je te fais confiance. »

Son ton est moins terne, sa voix moins tendue. Mell n'aurait jamais fait quelque chose qui puisse lui nuire. Tristan en est intimement convaincu. Et puis, tout le monde avait l'air de s'amuser jusqu'à ce qu'il y ait cet incident. La musique, en soit, n'était pas mauvaise non plus. Ils étaient juste au mauvais endroit au mauvais moment. Et cet agresseur n'aurait jamais dû venir gâcher tout ça. Il n'aurait même jamais dû se pointer tout court.
Il a mérité de se faire embarquer.

« Je comprends p-pourquoi tu as agi comme ça. Je ne peux pas t'en vouloir. »

Il n'est pas assez idiot pour penser le contraire, après tout. Peut-être que Mell n'aurait pas dû se comporter aussi vivement même avec les insultes qu'il s'est pris, mais ce n'est pas le Ranger qui lui jetterait la première pierre, dans tous les cas. Il regrette seulement de ne pas avoir été plus réactif, mais comme le dit son ami, il ne pouvait rien faire. Il se rappelle de sa tétanie, et ce n'est sûrement pas anodin si ses jambes ou ses membres ne lui répondaient plus sur le coup. Sans doute que c'est normal, même si... C'est très frustrant.

« Je... J'aurais voulu faire quelque chose, mais je... Je n'y arrivais pas... »

Et pourquoi ça me met dans un état pareil ?..
Cela ne sert pas à grand chose qu'il y pense, de toute façon, mais... Les images défilent dans sa tête. Lentement, sa tête se tourne vers le médecin à rouflaquettes.

« Toi aussi, tu as vécu la même chose... »

Il y pense tout à coup. Des frissons légers dévalent son échine. Si ça se trouve, il a vécu même bien pire que lui.

« Malgré tout... Cela ne t'empêche pas de... de sortir ?.. »

Après tout, le Straum est plus sociable et extraverti que lui. Pourtant, il sort, il voit des gens, il a des rencards... Des rencards qui lui posent des lapins, mais... Cela n'a pas l'air de le déranger plus que ça. Ou alors il ne le montre pas.

« Est-ce que tu es méfiant, parfois, quand tu te retrouves dehors ? Est-ce que tu... Cela t'arrive, d'avoir peur quand tu es tout seul ? »

Comment fait-il pour supporter tout ça, de son côté ? Est-ce qu'il parle à Leanne de tout ça ?

« Je... T'es pas obligé d'en parler, si tu veux pas... »

Sans doute lui pose-t-il un peu trop de questions indiscrètes, quand il y pense.
Tristan T. Weber
Ranger
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Lun 3 Juin - 20:23
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Reunion de loosers anonymes.
Avec Titi la malice
Fin février 2024 –Zazambes, fin d'après-midi.

Probablement que d’avoir vécu une expérience semblable était ce qui avait fait réagir Mell de manière excessive tantôt. Ce n’était pas de la bravoure mal placée, cependant, mais plutôt de la compensation. Le binoclard avait voulu montrer qu’il n’était pas apeuré ou passif face à ça, alors qu’il était au fond de lui complètement terrifier, il n’y avait qu’à voir comme ses jambes tremblaient encore un peu. Certes, ce zèle avait peut-être payé et chassé un sale type d’un concert, mais, sur le coup, ça n’avait pas franchement aidé à faire se sentir mieux Tristan. En repensant à son attitude, Mell comprend pourquoi son comparse aurait aimé réagir. Mais parfois, la meilleure réaction est juste de s’occuper de la personne victime et après coup, de s’occuper du coupable si la personne agressée y est préparée. En tout honnêteté, ce genre de choses est trop réelle, trop « violente » aux yeux du Straum pour qu’il agisse de manière mesurée et probablement ne parviendra-t-il jamais à agir avec mesure dans ce genre de contexte. Il n’a pas de recul sur tout ça, c’est quelque chose qui le rend déjà ultra-vigilant dans ce genre d’évènements et peut-être aurait-il dû en parler à son camarade avant. Mais bon, il comptait sur le fait que tout de même, pour le premier concert de Tristan, il n’aurait pas une pareille malchance.

« M-mouais… j’sais p-pas. »

J’aurais juste dû aller chercher quelqu’un à la sécurité et les laisser faire. Ça aurait épargné une scène désagréable à tout le monde.

Probablement que le Ranger voulait simplement le rassurer également, mais le binoclard était pratiquement sûr que ce n’était pas lui qui en avait le plus besoin en ce moment. Il continuait de s’en vouloir de n’avoir pas agi et le médecin-chercheur ne savait pas vraiment quoi répondre. Il aimerait qu’il y ait une explications, ne serait-ce que scientifique claire à tout ça, hormis la panique et une honte mal placée qui nous paralysent. Mell ne répondit rien et tripota nerveusement le bouchon de sa bouteille d’eau tandis que Tristan enchainait sur d’autres questions. Le chercheur baissa les yeux. Ce n’est pas que ça le gênait ou l’embarrassait, mais il est vrai que ce genre d’expérience n’a surement pas arrangé sa peur maladive de se retrouver tout seul.

« N-non, ça-ça m’gêne p-pas. ‘Fin, c’pas t-très g-glorieux, m’enf-fin, t’as raison. C’comme j’te d-disais t-tout à l’heure… D’manière général, j’suis p-pas à l’aise d’être seul et, b-bah, c’qui a p-pu m’arriver p-pendant des sorties d-du genre aide pas. »


C’est vrai qu’il a des difficultés à se sentir totalement en sécurité livré à lui-même, même quand il est au calme chez lui à Nuva-Eja. Malheureusement, Mell n’a pas eu vraiment eu une bonne expérience de la solitude qui lui permettrait de contrebalancer ce qui l’a marqué négativement, comme les fois où son père venant cogner à la porte alors que Leanne était au travail, les fois où sa grande sœur partait je ne sais où avec son copain Résistant, les fois où il pouvait encore des bruits de lutte ou de descentes des soldats du Régime dans les rues d’Amanil ou dans les Résidences proches (et dire qu’il se croyait légitime de les soutenir, fut un temps)… Puis, ce qui lui était arrivé dans des contextes plus personnels. Néanmoins, s’il a globalement une mauvaise expérience de l’isolement en dehors des moments où il en profite pour travailler (et oublier qu’il est tout seul), il ne peut pas non plus dire que son obsession de toujours être accompagné lui ait apporté uniquement de bonnes choses.

« P-pour pleins d’raisons… j’suis p-pas bien de me r’trouver seul à sortir. Qu-quand j’dois sortir la nuit, même, genre, p-pour p-prendre une pizza, j’ai t-toujours t-tous mes Pokémon avec m-moi. P-pis pour les occ-ccasions p-plus sociales, là, par con-contre, faut que j’sois avec qu-quelqu’un. »

Comme pour un concert ou une sortie au bar, donc, il ne pourrait y aller seul. Il ne savait pas trop quoi ajouter, en réalité, à part soutenir à quel point c’était une chose qui l’angoissait beaucoup mais le but n’est pas de s’étaler sur ses problèmes pendant des heures. Et puis il ne voudrait pas effrayer d’avantage son camarade.

« F-faut bien dire que p-pas y aller seul ç-ça aide un p-peu, hein. M-mais seul ou pas, j-jamais on « cherche » ou « mérite » ce g-genre d’emmerd-des, quoi… »

C’est ce qu’il dit, mais il a encore du mal à s’en convaincre. Ce sont des choses intériorisée, que de penser, quand il subit du harcèlement, « quelque part, je l’ai bien cherché ». Leanne avait eu de mauvaises expériences également et ils échangeaient parfois sur le sujet en assurant à l’un et à l’autre qu’il n’y sont pour rien, même si les mauvaises pensées persistent.

« M-m’enfin, si ta qu-question c’est d’savoir si ç-ça va p-passer et c-comment on peut digérer c’genre de t-traumas… B-bah, j’sais pas trop, en fait, j’cherche enc-core la rép-ponse. »

Je dois pas aider des masses. Mais je sais pas quoi dire de plus en fait.

C’est à Tristan de trouver ce qui serait rassurant pour lui, après ce type d’expérience. Si moins sortir lui ferait du bien, alors il n’y a aucun mal à ça.  

« C-ca va un p-peu mieux, qu-quand même ? T’veux p’tet rentre ch-chez toi… ? J’t-t’accompagnerais, b-bien sûr. »

Ce n’est pas que pour Tristan. Lui non plus n’a pas vraiment envie de se retrouver tout seul tout de suite.





Mell pique ses crises et se la pète en #663300.
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Mell Straum
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Mer 5 Juin - 14:16
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Réunion de loosers anonymes
avec Mellodrame

Alors c'est bien ce que je pensais... Lui non plus n'est pas très à l'aise quand il est seul.
Et si Mell sort souvent, cela ne doit pas être anormal qu'on commence à avoir de la méfiance. Le Straum semble plus préparé cependant et sûrement qu'il doit s'assurer le plus souvent possible d'être en bonne compagnie quand il va dehors. Là, pas de chance, le rencard du chercheur n'est finalement jamais venu et on ne saura jamais pourquoi. Cela importe peu, mais heureusement que Tristan a trouvé Mell sur sa route, ou l'inverse. Au moins, ils sont tous les deux, et sans doute que la conversation qu'ils ont ce soir restera dans une partie de sa mémoire. Il ne préfère pas savoir ce que le médecin a dû endurer pour en savoir davantage que lui là-dessus, mais les anecdotes qu'il a à raconter ne doivent pas être très positives. Il ne pensait pas toutefois que le besoin d'avoir quelqu'un à ses côtés, que ce soit ses Pokémon ou autre, était systématique chez Mell quand il allait à l'extérieur. Il se disait que ce devait être juste de temps à autre qu'il prenait l'initiative d'être accompagné, mais c'est bien plus sérieux que ce qu'il pensait au final.
Jamais il n'aurait dit qu'il avait 'mérité' ce qui lui était arrivé, mais il aurait continué à se dire que c'était de sa faute si le lunetteux ne tentait pas depuis tout à l'heure de lui assurer le contraire. L'aîné n'est certainement pas psy, mais... Cela lui a fait du bien, de l'écouter et de se faire écouter.

« À vrai dire... J'en sais rien, en fait. J'suis pas si mal, là. »

Pour une fois, sa proposition de le raccompagner chez lui ne l'enchante pas tant que ça même s'il devra y aller un moment ou un autre.

« Si je rentre tout de suite, je n'sais pas si j'arriverai à dormir. Enfin... Il faudra bien que je rentre, j'imagine. »

C'était une soirée un peu étrange. Il a l'impression d'avoir rêvé ce qui s'est passé au concert, comme si cela faisait partie de son imagination. Mais ça s'est réellement passé. Depuis, il ressent une sorte de vide au creux de son ventre, sans trop savoir d'où ça vient. Heureusement, il n'est pas seul, même s'il le sera quand il rentrera à la Pension.

« Mais peut-être qu'on peut s'avancer tranquillement... Ça te dit, de marcher un peu ? »

Le bruit des vagues l'attirent. Quand il aperçoit des touristes se lever de la plage pour partir et que celle-ci se retrouve déserte, il se dit que ce serait sans doute une bonne chose qu'ils fassent une promenade sur le sable pour s'aérer la tête et penser à autre chose. Lentement, il se lève du banc et invite son ami à venir. En passant la barrière rocheuse qui sépare la partie citadine en bitume et le sable fin, Tristan se dirige de manière nonchalante vers les petites vagues que le vent pousse doucement contre le rivage. L'envie d'y tremper les pieds lui prend, mais il ne veut pas déranger le chercheur avec ses caprices. Il se contente alors de s'avancer jusqu'à la partie un peu humide pour marcher le long de la plage.

« C'est... C'était sympa, quand même. Enfin j'ai... J'aimais bien la musique. Ça a l'air chouette, comme groupe. »

Justement, le concert, au loin, touche à sa fin. Le groupe doit probablement remercier le public d'être venu. Bientôt, tout le bruit qu'ils avaient attiré se dissipera et ne restera plus que le calme du soir que seuls les vacanciers venant prendre place dans les restaurants en terrasses viendront briser. Le Weber n'est pas un fin connaisseur en musique, mais il a apprécié celle-ci de manière sincère. Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas ressenti un début d'excitation en entendant de la musique, mais il sait que le fait d'avoir eu quelqu'un à ses côtés a grandement aidé à ce qu'il profite des quelques chansons qu'il a pu écouter sur scène.

« Merci quand même de m'avoir invité. Et... Et bah d'être là, tout simplement. »

C'est important de faire savoir au chercheur qu'il l'a aidé ; du moins, Tristan se devait de le lui avouer. Sa journée aurait poursuivi son chemin d'une manière morne et non extraordinaire, mais Mell a été là pour apporter un peu de nouveauté et malgré le fait que tout ne se soit pas passé comme prévu, un peu de changement lui a fait du bien. Cela ne le dérangerait pas de retourner à un concert ou un autre événement en sa compagnie.

« J'espère que ça arrivera pas quand même, mais... tu peux toujours m'appeler, si jamais on te repose un lapin. Enfin... Pas seulement dans ces moments-là, mais, euh... Si tu te sens seul... »

Son regard faussement vert se détourne pour se concentrer sur les vagues salées. Un peu gêné, il se gratte l'arrière de la nuque dans un geste de malaise mais seulement dû à sa timidité présente. Il ne voudrait pas se montrer envahissant ou embêtant. Son but n'est pas de prendre de la place. Il veut être là et vivre des choses, mais pas seul.
Tristan T. Weber
Ranger
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Ven 7 Juin - 23:38
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Fin février 2024 –Zazambes, fin d'après-midi.

Sur le coup, Mell ne comprit pas trop pourquoi Tristan préférait rester à l’extérieur plutôt qu’aller se mettre à l’abri chez lui. Mais il se contenta de hocher la tête d’un air compréhensif. Est-ce que Tristan ne se sentirait pas tout à fait en sécurité chez lui ? Du fait qu’il redoute de se trouver seul à nouveau, peut-être ?  Pourtant, il avait ses alliés en sa compagnie et… Non, en fait, le Straum commençait à comprendre pour avoir vécu ce genre de choses. Cette angoisse de rentrer chez soi et de se retrouver sans compagnie, se dire qu’en cas de problème, on ne pourra pas demander de l’aide à un.e comparse, un.e collocataire… Le binoclard y avait déjà souvent songé. En l’occurrence, vu l’état angoissé du Weber, c’était compréhensible. Mell hésita un moment de rester à Zazambes pour la nuit, d’emprunter un canapé si Tristan ne voulait pas rester seul, mais il se dit que c’était peut-être un peu intrusif, surtout si le brun avait l’habitude de sa solitude.

Tout en tergiversant, le chercheur opina quand l’autre décida de tout de même commencer à marcher en longeant la plage. Tristan se rapprocha de la grève de sable humide balayée par de petites vagues tranquilles. Le Straum le suivit et sentit ses chaussures s’enfoncer dans les grains humides si bien qu’il préféra entreprendre de se débarrasser de ses chaussures et de ses chaussettes histoire de ne pas se retrouver avec les pieds trempés dans ses chausses… Il déteste quand ça pue quand il retirer ses chaussures en rentrant chez lui, en plus.

J’aurais dû m’écouter quand j’avais envisagé de prendre mes sandales !

Tristan revient sur ce qu’ils avaient pu entendre du groupe. Au moins, s’il avait pu apprécier les quelques chansons, c’était déjà ça de pris. Le Straum lui sourit, heureux d’avoir pu faire découvrir quelque chose au Weber.

« C’vrai qu’y sont c-cools, hein ! J’les suis d’puis un p-p’tit bout d’temps, j’crois qu’en entrant à la f-f-fac, j’écoutais d-d’jà leurs albums… »

Ah, ouais, je me sens vieux d’un coup. C’est vrai que je suis pu un tout jeux étudiant tout frais et que j’ai passé les 30 balais, moi, maintenant !


« …Ou-ouais j’écoute les m-mêmes trucs qu-que quand j’avais 20 ans, tiens… héhé, c’la nostalgie, ç-ça ! »


Ajouta-t-il en ricanant un peu. Il en profita pour sortir ses écouteurs et son portable et proposer à Tristan d’écouter quelques chansons des Ugly Sassy Gardevoir qu’ils n’avaient pas pu entendre ce soir. Enfin, il ne voulait pas le saouler avec ça non plus.

Mell ne s’attendait pas à être remercié par la suite. Bon, pour l’invitation, c’était compréhensible que son pote le ranger voulait juste rester poli, mais, pour la suite il fut assez surpris. Il ne s’attendait pas à apprendre que Tristan lui faisait apparemment aussi confiance et s’en sentit très touché.

« Euh… b-bah de rien… ! »


Il rosit légèrement et se concentra sur sa musique dans ses oreilles. Il se sentait un peu gêné et se sentit obligé de dissiper son embarras avec une plaisanterie un peu vaseuse.

« Eh ! Franch’ment j’ai p-passé un meilleur moment avec t-toi entre p-potes qu-qu’avec c’celui qu-qu’aurait d-dû être mon r-rencard ! »


Bon, en fait, ce n’est pas vraiment moins gênant et Mell préféra fermer sa bouche, surtout que l’autre avant l’air d’avoir d’autres choses à dire. Le Weber était aussi maladroit que son comparse et le scientifique dû réprimer un rire un peu crispé, de peut que l’autre pense qu’il se moquait alors que ça n’aurait été qu’une autre tentative de cacher le fait qu’il était touché par les mots de l’autre. Malgré tout, Tristan n’allait pas garder un trop mauvais souvenir de cette sortie, ou bien, il y avait au moins quelques bons souvenirs pour contre-balancer sa mauvaise expérience. Sur le coup, le scientifique ne su pas trop quoi lui dire et regarda ses pieds. Un bref silence embarrassé passa entre eux avant que le binoclard ne reprenne la parole en premier.

« P-promis, la p-pr-prochaine fois, ce s’ra p-pas parce qu-qu’on m’a fichu un vent que j’viendrais t’voir, haha ! »

Peut-être devrait-il arrêter de plaisanter à chaque fois que l’autre se donnait du mal pour lui dire ce genre de chose. Mais Mell n’a jamais su comment prendre ce genre de propos. Pourtant, il ne voulait pas avoir l’air cassant ou pas affecté. Sa voix baissa d’un ton et il regarda ailleurs pour cacher son visage un peu rougi et hésitant en prononçant ses paroles suivantes.

« Et.. b-bah… la même, hein ! S-si un jour t’passes à Nuva-Eja et qu’t’as rien à f-faire ou qu’t’as p-pas d’endroit où do-dormir, b-bah, j’suis là ! »

C’est genre, tellement cliché de répondre comme ça ! M’enfin, j’le pense et c’est l’intention qui compte, non ?

Il fit volte-face et regarda son comparse pour lui envoyer un sourire en coin sincère. Un nouveau silence s’installa tandis qu’ils progressaient le long de la plage. Mell sentait l’eau lui caresser les pieds pendant qu’il avançait et s’en sentait fort apaisé. Il observa les lumières de la baie tout autour d’eux et à l’horizon, là où il lui semblait apercevoir les lumières de Nuva-Eja. Il resta quelques minutes admiratif de ce beau panorama et inspira l’air iodé humide de la nuit sentant une petite fraicheur le faire frissonner quand un coup de vent balaya la plage.

« T-tiens, f-fait frais, d’un c-coup… M-mais c’est beau ! »

Déclara-t-il en brisant le silence. Ils approchaient désormais du port, il avaient déjà parcouru une petite trotte et l’entrée du centre-ville se profilait à une petite cinquantaine de mètres. Mine de rien, ils avaient beaucoup marché, cet après-midi. Mell s’assit sur une marche de l’escalier montant vers la digue pour remettre ses chaussures puis se redressa en regardant vers Tristan, puis vers la ville aux rues animée.

« A-Alors, euh, t-t’habites enc-core loin ? »

Il n’avait jamais eu l’occasion de voir ou le Weber habitait. Pas qu’il veuille forcément aller chez lui ni rien, mais avec le récit qu’il avait eu il y a quelques heures, il ne pouvait s’empêcher d’être un peu curieux. Et puis, c’est qu’il avait un peu promis à Tristan de le raccompagner après ce qui s’est passé. Ça ne le dérangeait pas mais il ne voulait pas avoir l’air intrusif en voulant passer encore un peu de temps avec l’autre. Car il faut bien avouer que pour les raisons qu’ils avaient évoqué tantôt, Mell grattait un peu pour rester accompagné un peu plus longtemps.





Mell pique ses crises et se la pète en #663300.
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Mell Straum
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Sam 15 Juin - 20:14
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Réunion de loosers anonymes
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Bien évidemment qu'il ne veut pas que le chercheur l'appelle uniquement quand ses rencards le snobbent. Mais au moins, ça fait une excuse pour se voir, se dit le Weber, avant de songer au fait qu'il n'aime pas non plus chercher des excuses pour parler avec ses amis quand c'est censé être naturel. La peur de déranger, assurément, surtout qu'il sait que Mell peut être très pris par ses études. Ce qui ne l'empêche pas de sortir assez souvent, en fait... Peut-être que le Ranger s'en veut encore pour l'histoire de la grotte, même si ça commence à faire quelques mois désormais. Il croyait juste auparavant que c'était à cause de cette affaire que l'aîné, en réalité, ne voulait plus le voir. Mais Mell n'est pas comme ça. Après tout, c'est lui qui l'a interpellé dans la rue, alors qu'il aurait très bien pu le remarquer et rester tranquillement assis sur la terrasse en attendant qu'il passe. Non, Mell est quelqu'un de gentil, et il ne le cache pas vraiment, d'ailleurs, contrairement à Tristan qu'on juge trop renfermé et pas assez démonstratif. Inconscient de ne pas être le plus expressif, il faut croire que les deuils vous marquent, en fin de compte, et que ce n'est pas parce qu'on ne se relève pas glorieusement en continuant la vie comme si de rien n'était qu'on est faible ou autre... Sûrement que les parents de Tristan n'auraient pas voulu que leur fils pense à leurs morts, mais c'est pas comme si c'était un grain de poussière qu'il pouvait chasser aisément de ses fringues. La tristesse liée à un décès, ça ne disparaît pas miraculeusement comme ça. La musique que l'autre lui fait écouter permet au moins à son esprit de penser à autre chose et c'est avec curiosité qu'il laisse une partie de l'album du groupe se jouer dans une oreille tandis qu'il entend les paroles de son ami avec celle qui est libre. Cela le rassure de savoir qu'il s'est quand même amusé avec lui alors qu'il attendait quelqu'un d'autre, pour sûrement une toute autre fin de soirée aussi. Le scientifique semble toutefois réellement content du temps qu'ils ont passé ensemble et ça réchauffe un peu le cœur de Tristan qui s'en était voulu de s'imposer. Sa proposition lui fait même plaisir, quand il n'en espérait pas tant. Il ne s'attendait pas à ce que le plus âgé lui claque la porte au nez si jamais il passait le voir, mais qu'il émette lui-même la suggestion c'est déjà beaucoup puisque le Ranger se doute qu'il ne laisse pas tout le monde investir son espace privé dans lequel il étouffe parfois rien qu'avec la présence de sa sœur, de ce qu'il a cru comprendre. Ayant été habitué, Tristan a du mal à compatir réellement mais ce n'est pas invraisemblable non plus de son point de vue. Après tout, chaque personne est différente, et peut-être que Leanne a un tempérament trop éloigné de celui de son frère pour qu'ils s'entendent à merveille tous les jours. En un sens, à leurs âges respectifs, c'est aussi normal qu'ils veuillent chacun avoir de l'intimité. Cela aurait pu également traversé l'esprit du Weber s'il était resté assez longtemps sous le même toit que sa famille pour en être agacé, mais comme ça n'a pas été le cas, il n'a pas pu profiter du fait de râler un peu. Il a sauté dans le grand bain sans y être préparé, après avoir passé autant de temps loin de ses proches durant son adolescence, et à peine était-il de retour que tout se brisait à nouveau. Alors la solitude qu'il éprouve -malgré la présence de ses Pokémon- n'est clairement pas anodine.
Marcher dans le sable le détend progressivement, tout comme observer de loin les lumières de la ville qui commencent à s'éclairer tandis que la nuit pose son manteau. Sans rajouter quoi que ce soit, le brun approuve quand même les dires du lunetteux. S'il fait frisquet, le paysage reste quand même magnifique à voir. Mais il ne voudrait pas que son camarade attrape froid non plus.

« Un peu, ouais. Enfin... Je viens jamais ici à pied, je suis en voiture. »

Remontant sur le bitume en sa compagnie, il esquisse un léger sourire serein en désignant le parking non loin d'ici dans lequel il a garé son automobile. Passer son permis n'a pas été de tout repos, mais c'était clairement indispensable s'il voulait faire des allers-retours entre la Pension et Zazambes aussi souvent. Il ne pouvait en effet pas attendre éternellement qu'une ligne de bus réapparaisse. Pour le coup, il avait au moins eu la chance d'hériter du modeste pick-up gris de Jackson. Il avait beau ne plus être tout récent, il fonctionnait encore très bien. S'en approchant tranquillement, le Weber actionne l'ouverture de loin avec sa clé à distance mais s'arrête juste devant en posant un bras sur le capot pour regarder son ami.

« D'ailleurs tu... Tu veux que je te raccompagne chez toi ? Ou tu veux passer à la maison ? Je crois pas t'avoir déjà fait visiter, enfin je... Je veux pas te retenir non plus, quoi, tu veux peut-être retrouver ton appart. »

Gêné, il tripote maladroitement ses clés en espérant ne pas encombrer le plus vieux. C'est vrai qu'il lui a proposé de le raccompagner, mais sans doute que le médecin ne s'attendait pas à ce que Tristan habite un peu plus loin que prévu. Pour avoir suffisamment d'espace afin d'agrandir la Pension, c'était pourtant nécessaire que le terrain soit assez large, et impossible de trouver un endroit plus près de la ville. Mais une dizaine de minutes de route, ce n'est pas non plus la mort.
Avec surprise et joie, pourtant, le médecin chercheur accepte sa proposition et Tristan s'empresse de l'inviter à monter sur le siège avant. Il ne met pas longtemps avant de démarrer la voiture et quitter le parking. En très peu de temps, ils sortent enfin de la ville pour se retrouver sur l'autoroute. Peu fan des silences dans ces moments-là, le Weber se permet de reprendre la parole.

« Si jamais tu veux rentrer, je te raccompagnerai. Enfin euh... Je sais que ça fait bête de dire ça alors que c'est toi qui m'a demandé de me raccompagner mais comme j'habite pas tout près... On a plein de chambres en trop, de toute façon, alors y'a pas de problème pour rester la nuit, au pire, si ça te dit, ça me ferait plaisir. »

Il ne veut pas retenir son ami s'il a d'autres choses à faire, mais il ne ment pas en disant qu'il ne serait pas mécontent si le Straum restait jusqu'au lendemain. Cela lui fait d'ailleurs bizarre d'inviter quelqu'un chez lui, ça faisait un moment. Hormis Adam, il ne reçoit pas vraiment de visite, mais quelques fois, ça lui manque. Heureusement le chemin n'est pas long jusqu'à la maison. La demeure est reconnaissable grâce aux lumières du jardin qui l'entourent. Quand Tristan n'est pas là, c'est Toph et Kya qui s'occupent de cette tâche pour pouvoir éclairer le domaine à son retour.

« Et voilààà ! On y est. »

Le Ranger garde le pick-up avant d'en sortir et d'attendre que son ami fasse de même. Le Weber glousse un peu en entendant des aboiements provenir de l'intérieur de la maison. Mako doit l'attendre depuis tout à l'heure.

« J'arrive, mon grand ! »

Il se dirige vers la porte de chez lui et attend le 'bip' de fermeture de la voiture avant de sortir sa clé et d'ouvrir enfin l'entrée. Tout de suite, Mako sautille pour le saluer et vient lui léchouiller les mains avant de faire de même avec le Straum une fois qu'il l'a reconnu. Le chiot n'est pas tout seul à la maison, mais son dresseur lui manque assez vite quand il sort. Pour tenter de le calmer un peu, le brun aux yeux verts lui donne des gratouilles en le caressant vigoureusement.
Malgré toutes ses années, le bois qui soutient les frondaisons sont solides et la baraque n'a pas tant changé depuis sa construction. En entrant, ils débarquent dans le salon, une grande pièce avec des canapés et une télévision, à côté d'une cuisine ouverte à l'américaine. Un escalier sur la droite mène au balcon du premier étage où se trouvent toutes les chambres ainsi que les salles de bains.

« Tu as faim ? Je peux te préparer un petit quelque chose. Sinon on se pose dans le salon, ou... »

S'attelant déjà à ouvrir le frigo, il est interrompu par Mako qui lui mordille le pantalon ; signe évident qu'il veut lui montrer quelque chose. Le chien de feu est encore jeune, mais il est assez malin pour se faire comprendre et arrive à pousser son maître jusque vers l'un des canapés où trouve un Oeuf qui bouge de manière régulièrement en donnant des petits coups de gauche à droite. Surpris, le Weber cligne des yeux et pose doucement sa main sur la coquille chaude.

« Ooh... Il bouge beaucoup dis donc... Tu veux venir voir ? »

D'un mouvement de la tête, il invite son ami, s'il le désire, à observer les mouvements étranges et impatients de l'Oeuf. Celui-là ne va pas tarder à éclore, pour sûr.
Tristan T. Weber
Ranger
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Mar 25 Juin - 3:36
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Fin février 2024 –Zazambes, fin d'après-midi.

Drôle de soirée, on peut le dire. Les hauts et les bas n’ont pas cessé de se succéder depuis que Mell a invité Tristan à boire un coup en terrasse. Ce n’est pas tous ces imprévus qui avaient dérangé le chercheur… en fait, ils avaient surtout eu l’air d’être pénibles pour Tristan qui avait peut-être prévu quelque chose de plus paisible pour la soirée. Mais, bon, le Ranger l’avait remercié en un sens, donc c’est qu’il ne regrettait pas trop. Il faudra bien que son comparse de la soirée rentre chez lui un jour, pourtant, d’autant plus qu’il semble affirmer ne pas habiter tout près du centre-ville. Ils arrivèrent sur le parking ou Tristan avait garé son véhicule, un vieux pick-up que Mell regarda en haussant les sourcils d’un air perplexe. C’est vrai qu’il avait une petite voiture utilitaire, pour sa part, quand il habitait à Amanil… Sa Titine lui manquait un peu mais il n’en n’a vraiment plus besoin à Nuva Eja. Il faut aussi dire que l’idée de moins polluer à ce niveau lui plait bien maintenant qu’il en a les moyens. Dans tous les cas, il n’imaginait pas Tristan conduire un pick-up de véritable campagnard ou alors, c’est qu’il raisonne comme un gros beauf citadin. C’est sur que dans un élevage et avec toutes les fournitures nécessaire par jours, ce genre de moyen de transport doit s’avérer fort utile. Mais ça reste un peu rigolo de voir le Weber au volant de ce genre de grosse voiture.

« Bah, t-t’inqu-quiètes pas pour moi ! T’sais, à moins qu’ce soit le Bat-Pickup, t’auras d-du mal à traverser jusqu-qu’à Nuva-Eja avec ça ! »


A sa connaissance, Tristan ne possède pas de voiture avec un bouton pour la changer en sous-marin. Quoique on sait jamais à quoi s’attendre. Mais dans tous les cas être raccompagné en voiture sera un peu difficile vu la mer qui sépare Zazambes et Nuva-Eja. Bien sûr ce n’est pas ce que voulait dire Tristan, probablement signifiait-il juste de le déposer au téléport le plus proche.

« M’fin, oui, j’veux b-bien v’nir, comme ça au moins j’serais s-sûr que t’es r-rentré sain et sauf, héhé ! »

Il aurait aussi pu lui envoyer un SMS, certes, mais bon, Mell aime un peu trop voir les demeures de ses amis et squatter quand on lui propose (des fois, même, il s’imposait un peu sans s’en rendre compte).

« Pis pour rentrer, j’verrais, t-t’inquiètes p-pas pour moi ! »

Il n’avait pas forcément envie de se prendre le chou avec ça dans l’absolu. La vérité est qu’il esquive un peu le sujet également. Le chercheur ne veut pas trop l’admettre devant Tristan de peur d’en remettre une couche, mais il n’est pas très assuré en pensant au moment où il se retrouverait seul en pleine nuit à Nuva Eja pour rentrer chez lui après leur mésaventure. Ça lui rappelait des mauvais souvenirs. Dans tous les cas, peu après qu’il soit monté dans le pick-up et que Tristan ait commencé à rouler sur l’autoroute, le Ranger revint au sujet de le raccompagner et lui proposa de squatter pour la nuit s’il ne voulait pas rentrer. Dire que cela ne l’arrangeait pas serait un gros mensonge. Ça lui faisait plaisir que Tristan propose, bien évidemment, mais il sentit aussi une pointe de culpabilité l’envahir en s’imaginant qu’il ne lui laissait peut-être pas le choix. Mais en même temps, il s’en accommoderait très bien. Enfin. Il se sentit un peu gêné mais se sentit quand même rassuré de cette proposition qui lui semblait spontané.

« A-ah. Hm…. Bah… si v-vraiment ça t’dérange pas, alors. J’t’avoue qu’j’avais un p-peu la trouille d’rent-trer en f-fait. »


Admit-il finalement, quelque peu honteux. Tristan aussi n’était pas franchement à l’aise après le concert et il ne voulait pas lui rappeler ça. Quelques minutes plus tard, le conducteur entra sur un chemin de terre et monta vers le domaine qui était celui de sa famille il y a quelques années. Mell émit un « oooh » en voyant les lumières allumées dans le jardin qui donnaient une dimension chaleureuse et un peu onirique au terrain de l’ancien éleveur. En descendant du véhicule, Mell réajusta son sac sur son épaule et entendit aboyer le Malosse de son ami depuis l’intérieur de la maison. Tandis que l’autre saluait Mako, qui vint également jusqu’aux jambes du chercheur pour le renifler et lui dire bonjour. Celui-ci se tendit l’espace de quelques instants en voyant le toutou foncer vers lui, puis, malgré sa claire préférence pour les félins, le Straum ne put s’empêcher de trouver le jeune Malosse adorable et le gratifia de quelques caresses entre ses oreilles. Par la suite, il suivit le Weber à l’intérieur et observa, encore une fois admiratif, la maisonnée et surtout les poutres au plafond qui lui évoquaient des bribes de son enfance précoce.

« C’chouette, t-ta maison ! Ça m’rappelle un p-peu la vieille maison d’mon pépé ! »

‘Fin, ça fait un bail, quand même, je devais même pas avoir 10 ans quand il a vendu la maison !  

Il sourit lorsque de bons souvenirs d’enfance lui envahissaient l’esprit, même si depuis le temps, il ne se rappelle de peu du décor de ce qui fut quelques années sa maison avant qu’ils ne déménagent à Amanil. Mais, quelques éléments, les poutres et le bois… oui, surtout la présence du bois, en fait, ranimait sa mémoire. Certes, il avait encore un peu de peine de penser à l’époque ou Pépé Mell était encore en vie, mais ça s’estompait avec le temps pour retenir les meilleurs moments. Même s’il n’oublie pas certains moments durs que ce deuil avait provoqué, il valait mieux se rappeler des bons moments, c’est ce que leur Pépé leur disait toujours, d’ailleurs. Il n’y a pas grand-chose de beau ou d’agréable à faire toute sa vie un « devoir de mémoire » dans la souffrance et le deuil, de toute manière.

La voix de Tristan le tira de ses réminiscences agréables. En bon hôte, il lui proposait à manger. Maintenant qu’on lui en parlait, le binoclard devait bien avouer avoir une petite fringale. Après tout, il avait mangé avant de venir à Zazambes, mais avec les heures qui s’étaient écoulées, il n’avait plus rien dans le ventre.

« Ah, pourquoi p-pas ! B-bah, si t’fais un t-truc, j’prendrais la m-même chose que t-toi ! »


En jetant des regards vers le coin cuisine de la salle de vie, le chercheur était prêt à mettre la main à la pâte si nécessaire, même s’il était une cata en cuisine. Avant même que Tristan ne puisse se concentrer sur son choix de nourriture, Mako attira leur attention et le Ranger sembla vite comprendre où le Malosse voulait en venir. Comme il était invité et qu’il ne connaissait pas les lieux, Mell suivit son ami jusqu’à se retrouver dans un coin de la pièce, là où un œuf reposait sur un des canapés. L’objet à la coquille toute rose et blanche était en train de s’animer visiblement habité par une vie qui avait hâte de sortir. Toujours heureux d’assister à l’arrivée d’un bébé Pokémon, le scientifique se hâta aux côtés du brun à temps pour voir quelques petites fissures se dessiner sur la surface de l’œuf.

« Oooh ! Ce.. C’un œuf de qu-quoi… ? Un Mélo… ? »

Ne put-il s’empêcher de demander, car juste en regardant les motifs de la coquille, il ne parvenait pas à deviner. Enfin, le rose lui rappelait Bérylle sa Mélodelfe, bien entendu. Quoique, ce pouvait aussi être un Toudoudou ou un Metamorph.

« Ton élevage se spécialisait dans les t-types normal, n-non ? Y’a pleins d’P-Pokémon copieurs parmi ceux-là! »


En essayant de deviner ce qui sortira de l’œuf, Mell commence à faire ses propres pronostics et ne peux s’empêcher de faire le rapprochement avec ses recherches. Inutile de dire que si l’une de ces espèces sort de l’œuf, il sera aux anges et voudra immédiatement analyser le comportement du jeune Pokémon pour voir de quelle manière ses toutes premières rencontrent peuvent façonner ses aptitudes d’imitation puis de copie. Comme il n’était pas chez lui ni dans une de ses sessions d’examination sur le terrain et qu’il faut quand même laisser un peu de répit aux nouveau-nés, le Straum résista à sortir son carnet et son crayon pour prendre des notes. Il sursauta presque dans sa hâte lorsque la coquille se fissura de plus belle par un nouveau coup de son occupant.

« A-aller c-courage, mon p’tit, t’y’es p-presque ! »


Chuchotta-t-il en s’emportant dans son enthousiasme et son émotion. Vu de l’extérieur, cela devait sembler un peu ridicule surtout à Tristan qui devait en avoir vu, des naissances de ce genre. Puis, soudain, des éclats de coquilles sautèrent et une petite tête rose sorti de l’œuf. Le tout jeune Pokémon, en tentant de sortir, fit basculer ce qui restait de sa coquille vers l’avant et se cassa la figure contre le canapé, en échappant un bref gémissement plaintif.

« Oh ! Att-ttention ! »

Mell débarrassa les bouts de coquilles qui risquaient d’être contondants, afin que le nouveau-né se relève sans accroc. Il n’avait même pas pris le temps d’observer plus en détail le petit Pokémon et identifia donc finalement son espèce.

Un Ptiravi !!

« Waaaah ! M-mais qu’il est mimi ! T-tu es p-papa d’un P-pt-ptiravi, Tristan ! »

Enfin j’ai aussi assisté à la naissance alors, il, je… on est papas ? Hmmmmmmmm. Nope nope nope. Par contre, si ce nom pouvait être plus simple à prononcer quand on bégaie, ce serait vachement mieux !

Il regarda le Ptiravi évoluer sur le canapé en marchant d’une manière un peu gauche mais adorable et gagate un peu. Puis, le petit Pokémon se tourna dans sa direction et cligna des yeux, avant de filer dans sa direction et de lui tendre ses petits bras, l’air captivé par le binoclard qui se retrouva comme deux ronds de flanc.

« Euh… m-mais… c’pas moi t-ton p-papa… ? »

Ou alors si… ? Et Tristan, alors ?

Même s’il ne pouvait pas forcément comprendre les mots de l’humain, le Ptiravi ne semblait pas… ravi (mort de lol)… de la réaction de Mell. Aussi, il commença à gémir à et à pleurer comme un bébé (logique) devant le semi-refus du plus âgé.

« M-m-m-maiiiis ! Faut p-pas pleurer ! Mais qu-qu’est-ce que j’ai faiiiit ? »


Chouina le chercheur, en regardant tour à tour le Ptiravi, son pote le Ranger et Mako, espérant que ces derniers sachent mieux ce qu’il était censé faire dans une telle situation.





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Ven 5 Juil - 17:39
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On pourrait penser que les naissances quotidiennes dans la vie d'un éleveur finissent par être si anodines que l'émerveillement des premières éclosions tendent à disparaître. Pour Tristan, en tout cas, cette hypothèse ne se vérifie pas. La venue au monde d'un Pokémon, quel qu'il soit, est un moment important qu'il déteste louper. Il s'agit de la première chose qu'un bébé voit, et c'est très important de lui apporter de la sérénité par un visage accueillant lorsqu'il ouvre les yeux sur le monde qui l'entoure. Avec chance, il est rentré pile au moment où le petit de Kya est sur le point de sortir. Ces derniers temps, l'Oeuf bougeait pas mal. Il a manqué plusieurs fois de l'amener avec lui lors de ses déplacements en ville pour avoir l'occasion d'assister à l'éclosion, mais il avait peur que les bruits de la vie citadine dérangent le futur Ptiravi. Contrairement à ce que Mell peut penser, ce n'est donc pas un Mélo qui va apparaître, mais Tristan se contente d'esquisser un sourire énigmatique, préférant lui laisser la surprise de la découverte. Ses encouragements à l'encontre du nouveau-né sont pourtant touchants, et il se surprend à observer à la fois la coquille et les réactions de son ami. Le Straum ne doit pas en être à sa première éclosion non plus, mais il y a quelque chose de réellement fascinant à voir comment les bébés sortent de leur Oeuf. Quelque part, le Weber sait que les paroles de l'aîné ne tombent pas dans l'oreille d'un sourd, et que s'il n'est pas sûr que le Pokémon les comprennent, il peut au moins les entendre et sentir que sa présence est désirée. C'est peut-être cela qui permet au Ptiravi de casser des morceaux de sa coquille pour se découvrir petit à petit. Ou du moins, c'était l'idée... Jusqu'à ce qu'il fasse basculer son Oeuf de telle sorte à tomber en direction du canapé. Tristan sursaute, prêt à intervenir, jusqu'à ce qu'il se rend compte que le chercheur a été plus rapide que lui et porte déjà secours à la petite femelle rose. La voilà bientôt qui se débarrasse tout à fait des morceaux cassées qui la retenaient prisonnière pour se présenter devant les deux compères et pousser son premier rugissement. Les yeux faussement verts du Ranger se mettent à briller, attendri devant une scène familière qu'il a pourtant vu des tas de fois et qu'il définirait cependant toujours comme unique.

Mako s'est rapproché pour également assister à la scène et dire bonjour au Ptiravi, battant de la queue en la regardant avec curiosité. Curiosité retrouvée également chez la nouvelle-née puisqu'elle scrute de ses grands yeux les humains qui gagatent sur elle. Toutefois, c'est vers Mell sur lequel son attention semble se porter. Tout sourire, elle agite ses petits bras vers lui comme si elle le prenait pour son géniteur. Le Weber se contente de regarder ce qui se passe en fronçant légèrement les sourcils. Ce bébé ne lui était peut-être pas destiné, après tout... Le spécialiste copieur, dans tous les cas, ne semble pas comprendre la situation et questionne sa paternité auprès de la Ptiravi. Cette dernière, néanmoins, n'a pas l'air très enchantée de voir son affection se faire rejeter et se met aussitôt à pleurer. Un comportement qui n'étonne pas trop Tristan quand il comprend ce qui s'est produit et qu'il constate que le Pokémon a peut-être déjà choisi son dresseur. Dresseur qui, par manque d'habitude sûrement, se retrouve désemparé face à cette réaction et demande aussitôt de l'aide de son ami. L'Elixirien, tout d'abord, ne peut s'empêcher de glousser légèrement devant la panique du Straum. Pour lui, c'est naturel de deviner ce qui se passe, mais c'est sans doute moins évident pour l'autre, et c'est normal.
Heureusement, Tristan est là pour le secourir. Et il sait quoi faire. Lentement, il se penche d'abord vers son Malosse.

« Va me chercher une pierre. »

Aussitôt, Mako s'exécute et courre à travers la pièce pour disparaître derrière une porte. Quelques secondes plus tard, il en revient avec quelque chose dans la gueule. Se rapprochant de Tristan en trottinant, le chiot des ténèbres lui donne son gain : une petite pierre blanche d'une belle forme ovale. En se redressant, le Weber tend le caillou nouvellement acquis à son comparse, une expression tranquille au visage.

« Tiens, donne-lui ça. Cela devrait arrêter ses pleurs. »

Le brun s'écarte ensuite un peu pour laisser Mell faire le don. Aussitôt que la Ptiravi se voit offrir la pierre, comme le cadet l'avait prédit, elle s'arrête immédiatement de pleurer. Elle fixe l'objet aux bords ronds et lisses avec des étoiles dans les yeux comme s'il s'agissait d'un trésor. Puis, elle le prend délicatement entre ses pattes pour le placer contre sa poche ventrale. Aussitôt, Ptiravi semble... ravie. Doucement, le Weber la prend dans ses bras pour vérifier quelque chose. Mais comme il le pensait, une fois contre lui, la Ptiravi l'observe avant de tourner son regard vers le Straum. Puis, elle tend de nouveau ses pattes en direction de ce dernier, bougeant avec impatience contre l'ancien Hôte.

« On dirait que c'est toi qu'elle a choisi pour être son papa. »

Confirmant ses dires, Mako hoche vigoureusement de la tête en battant de la queue. Tristan a toujours dit que c'était au Pokémon de choisir son dresseur et non l'inverse. Un humain peut décider d'adopter un Pokémon, mais ce sera toujours avec l'accord de ce dernier. Quand ce Ptiravi est sorti de son Oeuf et a décidé que c'était Mell qui devait être son papa, le Weber sait bien qu'il n'y a rien à faire dans ce cas-là. C'est avec un sourire doux et amusé qu'il tend donc le Pokémon à son ami.

« Héhé bon bah félicitation ! »

Est-ce que cela gêne le Ranger ? Pas le moins du monde. Au contraire, d'ailleurs, il est plutôt content de savoir que cette jeune femelle a l'air déterminée, alors il espère que son aîné est prêt à accueillir une nouvelle alliée dans son équipe. Sinon, il sait déjà qu'elle va fondre en larmes et il ne voudrait pas s'attirer les foudres de maman Kya. La Leuphorie sait se servir de sa force, quand elle veut.
Sur ces mots, sans même attendre la réponse de l'autre, Tristan lui confie la petite avant de se diriger vers le frigo pour voir les restes. Heureusement, il lui restait de quoi manger sans trop se fatiguer.

« Du poulet basquaise, ça te tente ? »

Son estomac commence à crier famine, après tout, et il fait toujours la cuisine pour dix. L'habitude, sans doute, même après toute ces années...

« Oh, au fait... Tu peux rester à la maison cette nuit, si t'as pas envie de rentrer chez toi à cette heure-ci. On a pas mal de places. »

En sortant déjà les couverts, son regard s'était porté sur l'heure qui était déjà tardive. Il peut aisément comprendre que Mell ne veuille pas faire le chemin jusqu'à son appartement, surtout s'il n'habite pas tout près. Mais auquel cas, il pourra le déposer au téléporteur le plus proche, au pire, s'il ne veut pas passer la nuit à la maison.
Tristan T. Weber
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Sam 13 Juil - 16:14
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Avec Titi la malice
Fin février 2024 –Zazambes, fin d'après-midi.

C’est avec une certaine fascination que Mell regarda Tristan gérer la situation de l’éclosion avec efficacité et en gardant bien plus son calme de lui. L’éleveur devait avoir l’habitude, après tout. Avec un tel déroulement, ça tombait sous le sens que le Ptiravi se dirige en premier lieu vers le Weber, mais ce ne fut pas le cas. Le chercheur se retrouva quelque peu perplexe devant le dénouement qui suivit. Ce n’est pas la première fois qu’il voit un Pokémon nouveau-né le regarder comme son futur « papa » ou dresseur, seulement, là, ce n’était pas « son » œuf au départ ni « son » Pokémon. Certes, l’idée de voir grandir un Ptiravi et de pouvoir potentiellement l’observer développer ses capacités de copieur était excitant, mais c’était un petit qui « appartenait » par défaut à l’éleveur du fait qu’il était né ici, en quelque sorte.

« M-mais, euh… »

Dans tous les cas, tout ça n’aidait pas vraiment à calmer le Ptiravi en train de pleurer à chaudes larmes. Tout ça commençait à mettre le chercheur un peu mal à l’aise car ce n’est pas dans la liste de ses plaisirs coupables que de prendre plaisir à écouter pleurer les bébés Pokémon. L’éleveur garda son calme et envoya Mako chercher une pierre. Le binoclard plissa les yeux sans trop comprendre en quoi une pierre allait arranger la situation.

… Y va pas s’en servir pour l’assommer j’espère ?!

Il y a heureusement d’autres méthodes moins violentes pour calmer un Ptiravi chagriné. Le petit Malosse revint avec une pierre entre ses dents et la déposa dans la main de son dresseur qui la transmit au petit Pokémon normal. Il s’arrêta presque tout de suite de pleurer sous le regard épaté du chercheur.

« …Oh ! »


Sa surprise tourna peu après vers un état de gagatage avancé en voyant le Pokémon rose commencer à câliner la pierre comme son bien le plus précieux, manifestement fou de joie. Afin de terminer de rassurer le bébé Pokémon, Tristan le pris dans ses bras et le tableau en devint étrangement encore plus adorable aux yeux de Mell. Pourtant la Ptiravi détourna très vite son attention de l’éleveur pour la reporter sur le Straum et cette fois, ce dernier se mit à fondre en croisant les pupilles brillantes de la petite rose. Il accepta sans réticence de la prendre dans ses bras, comme elle le réclamait, puis leva les yeux au ciel aux remarques de Tristan.

« Roooh, n’en fais pas t-trop ! »

Maugrea-t-il avec une certaine mauvaise foi alors qu’il était tout gaga et ne pouvais s’empêcher de chatouiller un peu la Ptiravi en train de se prélasser dans le creux de son bras. Son attention fut toute captivée par sa nouvelle alliée durant les minutes qui suivirent jusqu’à entendre parler de poulet. Même si ce n’était que des restes réchauffés, il en fallait très peu à Mell pour être impressionné par les hypothétiques talents de cuisinier de Tristan.

« Ou-ouais ! J’ai sup-per faim en fait !! C’toi qui l’a préparé ? J’savais p-pas qu’tu c-cuisinais bien ! »


Pour cet abonné des pizza et des pasta box, en un sens, tous les gens qui préparent des plats qui finissent pas trop mauvais sont des cordons bleus.

« J’suis t-tell’ment nul pour la c-cuisine, moi, héhé… »

Avoua-t-il avec un sourire un peu embarrassé. Mais il n’a jamais vraiment tenté de préparer quelque chose au-delà d’une salade, de surgelés, des pates ou de mettre quelques ingrédients sur une pâte à pizza ou à tarte toute faite. En déposant Ptiravi sur son épaule, le scientifique prit les assiettes et les couverts pour entreprendre de les installer sur le bar de la cuisine à l’américaine. Tristan lui proposa à ce moment-là de dormir sur place et sa proposition était plutôt arrangeante pour lui.

« E-euh… b-bah, j’veux p-pas avir l’air de p-profiter, m’fin… » C’est quand même un peu ça. « C-ca m’arrange, j’avais un p-peu la t-trouille d’rentrer jusqu’à Nuva-Eja ! T-t’embête pas trop, j’prendrais l’canapé, j’ai l’hab-bitude des canapés… m-même chez moi je p-prefère dormir dans le s-salon, c’est dire, haha ! »

C’est surtout parce que sa chambre est bien trop bordélique en dehors du bureau. En réalité, il n’y passe que peu de temps, surtout depuis qu’il travaille surtout au Centre Pokémon, là où il a son propre bureau. Et puis, quand il rentre tard, il a tendance à s’effondrer directement sur le canapé, regarder 5 minutes d’un épisode de série et écraser de manière sonore. Tout ça, c’est aussi le genre de signe qu’il ne prend jamais vraiment de pause dans son rythme de vie et surtout de travail. Comme il l’a fait ce soir, il lui arrive de briser la routine, mais ça n’est pas plus reposant. Mais pour en revenir à la chambre de Mell, ses affaires s’y accumulent un peu autour de son lit et son bureau, à force, ce qui rend le lieu peu hospitalier. Régulièrement, le lunetteux se dit qu’il devrait ranger les fois où il fait le ménage, puis il pense à autre chose, puis à un autre truc, et le rangement lui semble d’un coup bien loin.

« Euh, j’veux dire… c’gent-til, merci, hein ! »


Parlant de dormir, la Ptiravi perchée sur l’épaule de Mell se mit à bâiller à gorge déployée, mais ne voulait pas quitter le chercheur pour autant. Le razibus décida de la laisser sur ses genoux pour qu’elle puisse s’y reposer pendant qu’il dinait. Une fois le couvert fut mis et le poulet réchauffé, le Straum laissa Tristan servir son plat. Visiblement, le bébé Pokémon n’était pas intéressé par la nourriture contrairement à son « papa ».

« Wah, c’super b-bon ! »

Comment a-t-il la bouche à moitié pleine tout en se goinfrant pour finir son assiette et en redemander à son hôte tout de suite. C’est vrai qu’avec sa petite taille, on ne pense pas forcément au fait qu’il n’est qu’une grosse morfale. Lorsqu’on voit le début de bide qu’il prend depuis quelques années, cependant, il n’est plus aussi facile d’émettre des doutes sur le fait que le Straum est fort vorace. Après deux assiettes et demi, il s’avachit contre la table et soupira en se tapotant gaiement le ventre.

« Aaaah ! Merci p-pour l’repas ! Quelqu’chose m’dit qu-qu’j’vais bien d-dormir cette nuit ! »


En regardant l’heure, le chercheur se figura qu’il était déjà tard dans la nuit. C’est vrai qu’ils étaient déjà rentrés à pas d’heure et que la fatigue se faisait ressentir.

« Euh… t-tu bosses, demain, d-d’ailleurs ? J’veux p-pas t’ret’nir si t’dois aller d-dormir. »

Pour sa part il avait toute la matinée et le début d’après-midi, mais il serait sans doute fatigué dans peu de temps vu ce qu’il venait d’ingurgiter. En tout cas, il ne voulait pas retenir l’autre, il lui suffirait d’un coussin et d’une couverture et il dormirait paisiblement sur un sofa, sans doute avec une Ptiravi qui sera là pour le réveiller aux aurores.





Mell pique ses crises et se la pète en #663300.
RPs : Easton.

DCs : Cobaltium, Tobito, Alexander, Angarade, Ludwig et Lionel.
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Mar 30 Juil - 3:50
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Réunion de loosers anonymes
avec Mellodrame

Il rougit sous le compliment inattendu de l'autre. Il ne le dirait pas à haute voix pour ne pas gâcher son enthousiasme, mais pour Tristan, ce n'est pas grand chose. C'est juste qu'il a parfois du temps à perdre et que les nuits d'insomnie, quand il en fait (et ça devient plus fréquent qu'avant) sont une bonne excuse pour essayer des recettes quand il n'arrive pas à s'endormir tout de suite. Alors, à force, il a réussi à apprendre deux-trois trucs ; tester des expériences en changeant des ingrédients lui a bien été utile aussi. Au moins, il est content de pouvoir rassasier Mell, même s'il estime qu'il a encore beaucoup à savoir et que son ami est juste peu difficile. Tristan fait donc réchauffer le plat dans une casserole et l'odeur qui s'en dégage quelques minutes après se met à le faire saliver. Il sourit naturellement avec timidité quand le Straum accepte sa proposition à rester. Il n'aurait pas cru, sur le coup, qu'il voudrait bien dormir chez lui. Il y a en effet plus accueillant et chaleureux, comme endroit. Le Weber prend soin de la maison familiale mais elle est tellement grande que lui ressent un certain vide lorsqu'il est tout seul. Alors savoir que le chercheur sera avec lui cette nuit le réconforte un peu. Il prendra le petit-déjeuner avec un autre être humain, pour une fois ; et s'il est habitué à la compagnie de ses Pokémon, il ne va pas mentir en avouant que la présence de Mell le console ne serait-ce qu'un peu, et peu importe s'il n'est sur place que pour une nuit.

« Bah, c'est normal. On a des chambres de dispo, si tu veux. Enfin, je te laisse t'arranger comme tu le sens, du moment que t'es à l'aise. »

Des lits vides, ce n'est pas ce qu'il manque, ici (peut-être devrait-il envisager de louer la Pension pour en faire une maison d'hôte, des fois), mais il ne veut pas obliger son ami ou lui faire changer ses habitudes si vraiment il est mieux à dormir sur un canapé.
Lorsque le poulet est prêt, il installe une assiette devant la place de Mell pour le servir avant d'en mettre pour lui-même et de se placer en face de son ami pour manger. Ce n'est qu'après avoir reposé sa casserole qu'il se rend compte que la Ptiravi est installée confortablement sur les cuisses de son nouveau papa et qu'elle semble... ravie. Attendri, un sourire doux vient se placer sur les lèvres du Ranger, qui rougit de nouveau en voyant que Mell semble se régaler.

« Tant mieux, ça me fait plaisir. »

Tristan aimait bien faire à manger pour sa famille quand elle habitait dans cette demeure. Premier à aider aux repas, il accompagnait ses parents dans chaque tâche et le faisait avec plaisir. Depuis qu'il était sorti de prison après des années d'enfermement, il bougeait partout et offrait son aide en profitant du temps passé avec ses proches. Il était comblé, à cette époque. Désormais, il n'a plus personne à qui faire à manger. Les rares fois sont bien quand il invite Adam à la maison et qu'il a besoin de compagnie, mais sinon, ses alliés sont ses seuls colocataires, et encore, il ne peut pas toujours partager son repas avec eux puisqu'ils n'ont pas les mêmes besoins nutritionnels. Il est satisfait de savoir en plus que son plat n'a pas encore perdu de sa fadeur malgré qu'il date de la veille, alors voir le Mell se régaler le ferait ronronner s'il le pouvait. Il glousse même en voyant le chercheur se goinfrer comme un gourmand pour redemander du rab, et le Weber ne se fait pas prier pour lui servir, d'ailleurs. Au moins, ils l'auront terminé à deux, ce basquaise.
Après le dîner, Tristan met leurs couverts dans le lave-vaisselle et fait distraitement un peu de ménage sur la table de la cuisine. Quand ses Pokémon réclament à leur tour leur repas, il sort leurs gamelles et dispose leur nourriture dans chacune d'elles avant de s'asseoir à côté du Straum. Il secoue la tête face à son inquiétude pour ne pas qu'il se fasse de souci pour lui.

« Oh, t'en fais pas pour ça. Je me suis autorisé à rester tard parce que je ne commence qu'à midi, demain. En attendant, je vais te filer de quoi dormir. »

Guilleret, il se lève pour aller chercher des coussins et une couverture qu'il dispose sur le canapé. Heureusement, ce dernier est plutôt confortable alors il ne doute pas qu'il sera bien installé dessus. Il hésiterait presque à lui proposer qu'il reste lui-même sur l'autre canapé du salon pour lui tenir compagnie, mais il a peur que ça gêne l'autre. Il trouvait ça un peu awkward au début qu'il dorme à un étage supérieur quand la maison est aussi espacée, mais après tout, ce n'est pas anormal. Lorsqu'il a fini de placer les oreillers, il entend la Ptiravi sortir de son court sommeil pour se placer sur le canapé où doit dormir le Straum. La femelle rose sautille sur la couette en souriant, avant de tapoter pour inciter son nouveau dresseur à venir. Son comportement émeut le Weber qui rit légèrement.

« Haha ! Je crois que y'en a une qui s'impatiente déjà. Tu me diras le nom que tu lui as trouvé ? »

Pour lui, la question ne se pose plus, en tout cas, sur le fait qu'il confie bien volontiers la nouvelle née à son ami. Il fait confiance à l'aîné pour s'en occuper ; il a bien vu après tout les Pokémon qu'il a déjà sur lui, et ces derniers sont traités très correctement. Il espère que Mell, une fois parti demain, lui donnera des nouvelles régulièrement de la petite pour voir comment elle grandit. Cela lui ferait plaisir de suivre son évolution, et qui sait ? Peut-être qu'elle pourra l'aider dans ses recherches.

« Bon, bah euh... Bonne nuit, Mell. Hésite pas si... Si tu as besoin de quoi que ce soit. »

Après que ses alliés aient fini de manger, ils s'installèrent chacun dans leur couchette, laissant l'espace qu'il faut au Straum sous les indications du Weber. Ce dernier fait un dernier signe en direction de son ami avant de monter à l'étage pour s'endormir. Pour une fois, il a l'esprit léger, et si un nouveau cauchemar a failli apparaître au milieu de la nuit, il s'en est allé très vite pour le laisser profiter d'un repos bien mérité.
Tristan T. Weber
Ranger
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Jeu 15 Aoû - 21:19
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Fin février 2024 –Zazambes, fin d'après-midi.

Et vint donc assez naturellement l’heure du coucher. Tristan ne commençait pas tôt le lendemain, donc Mell se réjouit à l’idée de prendre le petit déjeuner ensemble avant de partir. Il n’aime pas du tout manger seul le matin. Enfin, il n’y a pas grand-chose qu’il aime faire tout seul. Bien souvent, il se fait violence pour passer ces moments dans la solitude et s’y est fait avec le temps, mais, quand il peut choisir, il n’hésite pas. Le chercheur rendit son sourire à son hôte, il se dit qu’il pourrait se lever un peu plus tôt le lendemain et préparer le repas… enfin pour, lui, préparer le petit déjeuner, c’est surtout faire griller des tartines, il ne faut pas trop lui en demander non plus.

« Super, on s’verra au p-ptit déj’, alors ! »


Déclara-t-il en rangeant son assiette et en se dirigeant vers le salon, là ou Tristan lui avait mis un drap, une couette et un oreiller pour dormir. La Ptiravi se roulait déjà sur le duvet en se cachant en dessous, fermant les yeux pour mieux en profiter telle une bienheureuse. Aucun des deux trentenaires (enfin, presque pour Tristan) ne parvenaient à résister à cette vue. Au sujet du nom que Mell allait donner à sa nouvelle amie, il avait déjà quelques idées.

« Hm… enc-core un nom de p-pierre, j’crois, haha ! J’te dirais ! »


Un nom de pierre blanche, rose ou laiteuse conviendra sûrement très bien. Il faudra qu’il revoit son grand livres des pierres précieuses, qu’il chérissait depuis qu’on lui avait offert à ses 14 ans. Aussi loin qu’il se rappelait, le razibus à rouflaquettes avait toujours entretenu une certaine fascination pour les jolis cailloux. Quand il était petit, il faisait rester sa famille sur les plages d’Amanil pendant des heures, juste pour revenir les bras remplis de galets et de bouts de verres lissés par les mouvements marins. Comme il en avait déjà pleins à la maison, son Pépé lui demandait toujours d’en choisir juste trois et Mell en faisait bien souvent un caprice car il n’arrivait pas à faire son choix. Leanne l’aidait à les sélectionner, parfois. Ou alors, c’est son père qui venait mettre un terme à ses « bêtises » de manière bien moins plaisantes, en criant. Enfin, pour revenir au nom de Ptiravi, il se dit qu’« Opale » lui conviendrait bien, même si ça faisait presque un peu trop « girly » pour un Pokémon déjà très rose. Ou alors, c’est lui qui a des stéréotypes de cisgay arriéré. Le temps qu’il y pense, Tristan lui avait déjà souhaité bonne nuit en montant à l’étage. Le chercheur lui répondit d’un signe de main, sans perdre son sourire.

« Ouais, d-dors bien, hein ! »

Comme Mell roupille comme un loir malgré son sommeil très agité, il y a peu de chance qu’il se lèvre à cause d’un cauchemar. Enfin, il cherchera surement les toilettes en pleine nuit car il a oublié de demander et se réveillera allongé dans le sens inverse dulequel il s’était endormi, dans une position potentiellement improbable. Dans tous les cas, après les rebondissements de cette dernière soirée, trouver le sommeil avec sa Chacripan qui vint se blottir sur son visage puis sur ses fesses ne fut pas difficile. Il rêva même qu’il gambadait dans un champ avec Opale, Calcédonia et Tristan, ce qui fut plutôt apaisant et donc, reposant, d’autant plus que le canapé était fort confortable. Quant au lendemain, Mell parvint à faire cramer des toast et était tellement bavard qu’il ennuya certainement son hôte et arriva un quart d’heure en retard au travail et ça, on peut pas dire que c’était du joli.





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Mell Straum
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Lun 19 Aoû - 14:47
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