Quoi de neuf sur l'île d'Enola ?

Période en cours
Eté 2024

~25° - 37°C / Fortes chaleurs dans les terres, venteux sur les côtes, orages occasionnels.

Intrigues et Events
Intrigue n°2 : « Passions »
Des conflits s'engagent entre les Monarchistes et les Anarchistes.
Event n°2 : Le festival de Cayagane
Le festival de Cayagane est victime d'un incendie criminel.
Mini event n°1 : Panique à Vanawi !
Un blocus Anarchiste est en cours à Vanawi, sous surveillance des forces de l'ordre.

Missions et Défis
Un guide dans les ruines (mission)
Faites découvrir les ruines du Titak !
La comète (défi)
Découvrez un mystérieux astéroïde.

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Sept à la maison {PV les Dodo-nodril
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Sept à la maison

☹☺ avec toute la smala ☺☹

♦♦♦

« Je sais pas trop, j'ai un peu l'impression d'être le roi des tocards, là, héhé. »

Il rit avec une certaine amertume, ses lèvres s'esquissant en un travers ressemblant fortement à une grimace. L'air de rien, il sirote son thé vert avec toute la désinvolture forcée d'un gamin qui vient de rendre son bulletin de notes en ayant tout à fait conscience qu'il est relativement décevant.
Le regard de traviole, ses doigts gigotent nerveusement contre le rebord de sa tasse, jetant de temps à autre des coups d'oeil au décor du living-room de l'auberge. Si la pièce lui est toujours familière, d'une part car il a passé un bon nombre d'après-midi d'été à y travailler durant ses années lycée (sa tronche parée d'un appareil dentaire est par ailleurs toujours fièrement affichée derrière le comptoir du bar), il mentirait si il disait qu'il s'y sentait totalement à l'aise. Oh, c'était un mélange étrange de familiarité et d'étrangeté, comme si l'observer lui rappelait sans prendre des gants que cela faisait maintenant un certain temps qu'il n'habitait plus ici. Tout en même temps, il pouvait dire exactement où était telle chose il y a de cela quinze ans, où s'était tenue sa mère au cours de telle soirée, où exactement il s'était écrasé au sol avoir voulu, dans sa grande prétention, porter plus d'assiette qu'il n'en était capable pour se faire bien voir. Ce n'est pas vraiment sans raison, qu'il évite généralement les pièces les plus chargées de souvenir et n'est jamais pleinement à l'aise lorsqu'il vient rendre visite à sa mère ou à son frère cadet.
Pour autant, lorsque Kagami l'avait appelé en lui disant qu'elle aimerait beaucoup qu'il soit présent aujourd'hui, Faust n'avait pas protesté longuement, se contentant d'un « ah, euh, oui, si tu veux, pas de soucis » balbutié avec une hésitation pas franchement crédible, masquant tout juste sa surprise. Un peu étonné, il avait pris plus tard qu'il n'était pas le seul à avoir été convié ; voir arriver Samaël lui avait fait au départ hausser les sourcils, mais en même temps, ce n'était pas la première fois qu'ils se croisaient depuis que Lyra avait emménagé.
En revanche, c'était bien la première fois que sa mère ne lui disait rien à ce propos. Et de toute l'expérience qu'il avait de vivre avec sa mère, c'était généralement signe qu'elle cherchait à dissimuler quelque chose. Sans doute était-ce donc pour cela qu'il se sentait nerveux et que, une fois que Kagami leur avait dit d'attendre car « elle avait quelque chose à faire », il s'était senti obligé de commencer la conversation.

« J'veux dire, j'ai pas envie qu'elle flippe parce que je suis un paumé, mais je... »

Malheureusement pour lui, ces temps-ci, plus d'un sujet se battait dans sa tête ; celui-ci en faisait partie, notamment. Puisque son compère lui avait conseillé, à bas mot, d'aller faire un tour chez un psychiatre à l'occasion pour tenter d'aider Morgane à comprendre ses difficultés sensorielles et ses crises de plus en plus fréquentes, Faust avait donc maladroitement tenté de faire le point sur la situation. Point sur la situation qui, inévitablement, en était arrivé à là, même si il était le premier à se fouetter intérieurement.
Et voilà, tu ramènes tout à toi, comme d'hab, gé-nial. Le cinéma devant Isaac, c'était pas assez, j'imagine, fallait en plus que je refasse un ouin-ouin devant l'frangin qu'a quand même autre à faire que m'entendre pleurnicher.
Il gratte nerveusement sa nuque et son épaule, sans même se rendre compte de son réflexion. Petit à petit, il se fait plus calme, mais son regard se distancie lentement. Le début d'une grimace manque de déformer trop ouvertement ses traits et, d'une voix hésitante, il reprend la parole.

« J'ai un peu l'impression que je risque de refaire la même merde qu'avec Clive ou Natsu, des fois. »

Il n'aime pas aborder le sujet. Il ne l'a que rarement fait, ces dernières années, mais tout ça lui brûlait les lèvres. Ce qu'Isaac avait dit, en soi, l'avait convaincu qu'il ne serait pas le même incapable ; reste que les doutes, eux, restaient. C'était sûrement pour le mieux, mais maintenant, il s'agissait surtout d'expliquer les faits, ce qui n'était pas sans lui provoquer une certaine honte. Non, vraiment, il avait hâte que sa mère revienne.

♦♦♦

Secrets et autres surprises


Mai 2024 - 14H


DC de Xerneas, Natsume Miyano, Livie A. Vulpino, Alice C. Donovan & Roxanne Novak
Faust M. Donovan
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Mar 28 Mai - 23:27
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&&&



Sept à la maison
avec Samère et Ellicoptère
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Il ne sait sans doute pas plus que moi pour Maman voulait à tous prix nous convoquer à l'auberge. Au téléphone, elle semblait vraiment très excitée et impatiente, comme si quelque chose d'incroyable était ou allait arrivée. Je me suis demandé si elle n'allait pas nous apprendre leurs épousailles, et cela aurait été extrêmement ironique. J'ai moi-même en effet une nouvelle à leur faire parvenir aujourd'hui, et même si j'aurais pu appeler un par un mes proches pour le leur annoncer, cette réunion est plus qu'idéale pour cette occasion. Mais ma priorité, à l'heure actuelle, c'est le Donovan assis près de moi.
Je ne sais plus depuis combien de temps je n'ai pas parlé avec Faust aussi intimement. Cela remonte, maintenant. Nous n'avons pas été réunis aujourd'hui par nos mères respectives pour parler du sujet qui le trouble et dont il me fait la confidence maintenant, mais cela ne m'empêche pas de lui prêter une oreille attentive comme j'ai toujours essayé de le faire avec lui. Il aime Morgane mais a peur de mal faire, ce qui n'est pas extraordinaire. Sans dire que je peux saisir -puisque je ne suis pas dans sa situation- il est toutefois aisé de deviner qu'il veut bien faire mais qu'il craint, comme il me l'explique, de faire une erreur quelque part et de porter préjudice à la bleue. Sa nervosité est facilement remarquable, que ce soit par les regards ailleurs ou même l'agitation que je peux discerner chez lui et que j'ai appris à reconnaître après tout ce temps.

« C'est normal, que tu sois perdu. »

Et qui ne le serait pas, après tout, face à ça ? Hormis peut-être quelqu'un qui aurait fait des études là-dedans, et encore... Le plus problématique dans une situation pareille, après la famille, c'est les autres.

« Cependant, ton rapport n'est pas le même qu'avec Clive ou Natsume. On parle de ta fille. »

Malgré mes études en psychologique de l'enfance, je ne vais sans doute rien apprendre à Faust, même si je voudrais l'épauler du mieux que possible. Je peux lui apporter un support immuable, cela ne changera jamais, mais c'est lui le deuxième principal concerné dans cette histoire et son rôle en tant que père est extrêmement important pour Morgane. Surtout après son passif, d'ailleurs. Mais quand je lui ai confié l'enfant, je n'avais aucun doute sur les capacités de Faust à s'en occuper. Bien que le Conseiller soit parfois immature et qu'il ne sait pas toujours prendre soin de lui-même, il a toujours fait son maximum pour que Alice et même Morgane plus tard grandissent sereinement. Mais je suppose, s'il est un peu 'paumé' comme il le dit, c'est qu'il n'a jamais eu affaire à un cas de ce genre, ou plutôt, avec cette position-là. Il fait probablement référence à Clive et Natsu pour des raisons différentes -à savoir leur éloignement- mais ce n'est pas anodin si leurs noms sont sortis. Je me demande juste si Faust se doute de quelque chose à leur propos. Si je n'en ai jamais parlé directement à mon petit-ami -et Arceus sait que je le devrais- j'ai commencé à me poser quelques questions après ma licence et au final... Les évidences sont venues parler d'elles-mêmes lorsque j'ai commencé à les mettre bout à bout.

« Il lui faut quelqu'un qui soit à l'écoute et qui puisse répondre à ses besoins. Qui la soutienne en toutes occasions, surtout dans la société où nous vivons. »

Mon expression se fait sérieuse comme elle l'est rarement, mais ce ne sont pas des questions à prendre à la légère et je suis heureux malgré tout que Faust veuille se les poser. Ce ne sont pas aux neuroatypiques de se mouler aux autres. Nous devrions être capables de les aider. De faire en sorte qu'ils vivent en ne se sentant pas dépassés. Je constate au quotidien comment Natsume peut le vivre parfois. Son hypersensibilité... Je ne vais pas dire que parfois ça m'arrange, mais ça peut surtout être une véritable purge lorsqu'on doit sortir dehors et qu'il y a une pollution sonore ahurissante. Même pour moi c'est insupportable, alors je n'imagine pas comment certains sont obligés de l'endurer avec une puissance décuplée. Mais bon, il doit bien aller à la fac s'il veut faire son travail de professeur...

« Mais je comprends pourquoi tu es inquiet. Gérer deux adolescentes ne doit pas être de tout repos. »

Je tente d'alléger le sujet. J'ai parfois envié Faust de vivre le fait d'être parent, mais ma vie me convient tout à fait et la sienne est loin d'être simple, avec enfant ou sans enfant. Clive et Natsume entre autre mais aussi Alice... Il est arrivé pas mal de complications au cours des dernières années, et s'il adoooore ne pas le montrer, je sais qu'il souffre de beaucoup de choses intérieurement.

« Est-ce que tu es déjà allé voir un psy ? Et comment cela se passe, avec Alice ? Est-ce qu'elle est au courant ?.. »

C'est toujours un bonheur d'accueillir la rouquine à la maison. Ma nièce est toujours la bienvenue à la Pension mais je sais que ses venues ne signifient pas forcément non plus quelque chose de bon. Sa relation avec Faust est tendue. Normale, peut-être, entre une ado et son père, mais je sais qu'il n'y a pas que ça. La plaie est plus grosse qu'elle n'y paraît.


Samaël Enodril
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Sam 1 Juin - 21:56
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PostRPFaustnonola
Sept à la maison

☹☺ avec toute la smala ☺☹

♦♦♦

Pourquoiiii ne pouvais-je paaaas parler de trucs quelcoooonques ?
Il se maudit un peu d'avoir bredouillé de cette façon, comme un gamin incapable de retenir le flot confus de ses pensées et qui se retrouvait à les vomir avec une rapidité et un manque de retenue discutable. Mal à l'aise, il laisse ses doigts tripoter la table, nerveux dans l'attente de la réponse de son ami. Il sait bien que ce dernier ne le jugera pas et ne le traitera pas comme un enfant débile ; toutefois, cela ne veut pas dire qu'il n'est pas gêné par le fait de se confier, excessivement à ses yeux. Pendant un temps, il n'arrivait pas à le faire, et il avait fallu de nombreux efforts (et de savons) de la part du cadet et d'Isaac pour qu'il commence, lentement mais sûrement, à le faire. Aujourd'hui, il parvient à parler sans avoir envie de disparaître sous terre. L'embarras et l'hésitation, toutefois, continuent de le faire gigoter nerveusement sur place.

Les yeux ailleurs, il grimace face aux propos de Samaël, ayant déjà entendu ça, mais ayant toujours du mal à l'accepter. Oui, oui, c'est une chose que de savoir qu'être perdu n'est pas anormal ; c'est un tout autre sujet que de ne pas se jeter du pont parce qu'on culpabilise et qu'on en fait une montagne.
Il grimace quelque peu lorsque son interlocuteur lui fait part du fait que tout ça n'a pas nécessairement de rapport avec ses précédentes « difficultés ». Faust n'arrive pas à être d'accord. Probablement que des restes de culpabilité refoulé et une incapacité à avoir aborder le taureau par les cornes n'avait pas aidé ; les vieux démons, ce n'était pas spécialement pratique pour passer à autre chose et avoir un comportement sain face aux nouveautés. L'excuse de « je peux pas leur parler » était assez bonne, vraiment. Vrai que c'était facile d'utiliser la froideur polie de Natsume pour dire qu'il ne pouvait pas avancer là dessus, ou même l'état discutable de la santé mentale de Clive pour justifier de ne pas discuter expressément des moments les plus pénibles de leur vie commune. Lâche et égoïste sur ce sujet, il n'arrive pas à le détacher de cette situation particulière.
Pourtant, il n'a pas tort sur un point : ici, le cas est différent. Le cas est plus intime, plus compliqué, aussi, car il impacte sa vie de tous les jours et son propre comportement, qu'il doit adapter en fonction. Le rapport, aussi, n'est pas le même. Si Faust était à peu près mature, néanmoins, il avouerait qu'il avait eu tendance à materner les deux autres également, mais non : il n'y réfléchit même pas.

Une grimace passa sur son visage. Oh, il sait à quel point la société dans laquelle ils vivent peut être injuste et jure, discriminante et oppressive pour tout ceux qui ne sont pas parfaitement normés et cadrés dans ce qui est « acceptable » ou non. Bien qu'il reste assez privilégié par le fait de sa classe sociale, il a eu l'occasion, entre son métissage, son passage à la rue et son orientation, d'avoir une idée de ça. Oh, bien sûr, jamais il ne pourra prétendre comprendre pleinement les cas qui ne sont pas les siens ; ce serait irrespectueux et d'une arrogance incroyable. Il écoute platement le spécialiste vol. Il y pense, souvent, à la manière dont il pourrait aider Morgane pour ne pas être un poids supplémentaire, ou de comment l'accompagner pour qu'elle ne soit pas malmenée par ceux qui n'étaient pas capables de faire preuve d'un gramme d'empathie. C'est un peu ça, aussi, qui l'inquiète : ne faire qu'empirer la situation, en se comportant comme un de ces « alliés » à deux francs cinquante qui ne faisaient que tirer vers la couverture vers eux pour se sentir plus propres après (il en avait vu deux trois en séquence « visite au zoo » lors d'une pride, une fois, et ça devait probablement être le même feeling).  Alors oui, Faust veut pouvoir être à l'écoute et répondre à ses besoins, mais encore faut-il qu'il le fasse correctement, ce qui est tout le nœud du problème.

Au moins, la suite est vraie, et lui tire un rictus désabusé. Clairement, oui, avoir des gamins adolescents n'est pas aisé, encore plus au vu des derniers développements avec Alice. Si la situation s'est apaisée depuis peu, il en reste que Faust a toujours la sensation que quelque chose cloche profondément dans le comportement de sa fille aînée. Le conseiller n'a pas tenté de lui tirer les vers du nez : tant qu'elle ne désirerait pas en parler, ce serait aussi improductif que violent, alors il a attendu. Mais cela fait un moment maintenant, et il craindrait que la plaie soit laisser à pourir, comme tant d'autres ont pu le faire dans sa famille. L'idée le met profondément mal à l'aise et noue son ventre sur l'effet de la peur. Il se contente donc d'un rictus désabusé, comme pour faire signe que « ça va, tout va bien, ouais c'est assez drôle héhéhé ».

Sa question a au moins le mérite de lui permettre de rebondir. Grimaçant, il répond d'un ton hésitant entre la mornité et la platitude explication d'événements.

« Bien sûr, que je suis allé voir un psy, le diagnostic ne s'est pas fait tout seul. Si Alice ne m'avait pas alerté après une crise, je crois que je n'aurais probablement pas saisi qu'il fallait faire quelque chose. »

Que c'était stupide, quand il y pensait. De temps à autre, il en venait à se demander si ce n'était pas une forme de lâcheté qui aurait pu lui faire aussi souvent se dire que « bah, on va voir » au lieu de vraiment penser à consulter des médecins. Pour autant, il était très reconnaissant à la rouquine de l'avoir poussé à réagir ; sur ce point, il ne pouvait qu'être fière d'elle et de son empathie, ainsi que sa maturité, car clairement, une adolescente n'était pas formée à tout ça. Faust avait eu la crainte qu'elle ne se mettre trop de poids et de responsabilité sur les épaules, mais il n'avait pas encore eu l'occasion d'en discuter avec elle. La pensée le taraude, mais il la tait, ne voyant pas vraiment comment l'introduire sans qu'elle ne serve à rien hormis être « dite ».
Il gratte négligemment son propre poignet pour s'occuper les doigts, se permettant un long soupir pour apaiser sa nervosité. Elle descend lentement, comme si parler calmait ses nerfs un peu éreintés par cette conversation lourde.

« J'me suis retrouvé incapable de savoir quoi faire. Depuis qu'on a des rendez-vous réguliers, j'arrive à moduler mon comportement et elle vocalise mieux les soucis, mais c'est pas aisé. La dernière fois, elle a passé deux jours à faire des crises de larmes à cause de son sentiment de culpabilité. »

Son expression se fait plus sombre. Oh, qu'il aurait voulu étrangler tous ceux qui avaient pu faire rentrer dans sa tête cette impression « qu'elle en faisait des tonnes » ou qu'elle n'était jamais justifiée à vocaliser son mal-être. La pensée d'un changement de collège lui passait par la tête, mais il se doutait bien que cette possible instabilité ne plairait peut-être pas à Morgane au premier abord et qu'il faudrait lui en parler dans un contexte plus reposé.
Il prend une gorge de son thé, même si avaler se révèle plus compliqué qu'il ne l'aurait aimé.

« Alice... Alice a bien mieux conscience de la situation. Je crois que sa misophonie doit jouer, elle comprend mieux son hypersensibilité que moi. Elle a l'air plus tranquille depuis que l'on sait, mais je l'ai surprise à prendre des livres au CDI de son lycée, un coup. »

Son sourire, mi-désabusé, mi-attendri, est assez caractéristique de ce qu'il ressent face à tout ça. Faust  a l'impression, un peu dérangeante, de ne pas faire son boulot correctement. Complexer face à sa gamine n'est pas très propre, et il en a un peu honte, mais il fait de son mieux pour se gifler dès qu'il y pense quelques secondes. Tout cela n'est dû qu'à la sensation qu'il a de ne pas en faire assez. Une sensation qui, selon lui, sera peut-être plus légère lorsqu'il en aura fait davantage.
Voilà pourquoi il se permet de se montrer plus optimiste, même si c'est également une façon de se voiler les yeux, quelque part. Mal à l'aise, il esquisse un rictus désabusé et un peu jaune, haussant les épaules avec un air désinvolte qui ne tromperait probablement personne.

« T'inquiètes pas, hein, tout se passera bien. Je fais juste du cinéma. »

Et c'était reparti pour le cinéma du « ouin ouin je suis un monstre », ou quelque chose du genre. Chassez le naturel et il reviendra au galop : c'est exactement le souci de Faust. Il sent, toutefois, qu'il commence à être trop mal à l'aise et qu'il serait possible qu'il reste là à se morfondre dans ses pensées noires alors que, vu le silence secret de Kagami sur la raison de leur visite, ce ne sera pas au goût du jour. Voulant se montrer de meilleure humeur, il affiche une mine plus légère et un ton un peu railleur.

« Allez, parle moi de ta poire, un peu. On est pas là pour faire une séance de thérapie ; Isaac va me faire une crise de jalousie. »

Oui, bon, ce n'était pas subtil, certes. Mais il fallait bien essayer à un moment donné, non ?

♦♦♦

Secrets et autres surprises


Mai 2024 - 14H


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Faust M. Donovan
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Lun 3 Juin - 20:24
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Sept à la maison
avec Samère et Ellicoptère
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Je ne veux pas donner l'impression que j'ai la science infuse. Faust connaît bien mieux ses filles que moi même si parfois il n'arrive pas à les comprendre. Je sais pourtant à quel point il essaye et tente de bien faire. Au moins, les deux sœurs ont l'air plutôt proches et Alice s'occupe bien d'elle, même si ce n'est pas son rôle de tout faire et qu'elle a lourd à porter sur ses propres épaules parfois. Je me rappelle encore de nos conversations, et si elle sait que je la soutiens, cela n'empêche pas qu'il y a beaucoup de pensées qu'elle doit garder en elle pour certaines raisons. Faust s'en est toujours plus ou moins sorti 'seul', mais je sens que ce n'est pas si évident tous les jours. Je suis néanmoins satisfait et reconnaissant qu'il veuille bien me parler de tout ça. Les crises de Morgane n'étaient pas habituelles dans sa vie mais il doit faire avec à présent et prendre les mesures nécessaires pour que la pré-adolescente ne soit pas étouffée au sein de son environnement. La prise de rendez-vous réguliers est au moins une bonne chose car cela peut permettre à la fois à Morgane et à la fois à Faust de comprendre les symptômes ce genre de cas et d'apprendre comment agir quand elles se déclenchent. Je ne doute pas que le Conseiller saura s'y faire puisqu'il est empli de bonne volonté et qu'il ne veut que le bonheur de ses enfants, mais je sens qu'il a l'air quand même peu confortable sur le sujet, et le fait qu'il s'en veuille d'être perdu y est sûrement pour quelque chose.

J'esquisse au moins un sourire en imaginant Alice chercher dans les allées de la bibliothèque de son lycée des livres sur le sujet. Je me rappelle après tout avoir dû faire la même chose, ne serait-ce que pour prévoir ce qui se passerait si Natsume faisait des crises lui aussi, ou si un jour il voulait qu'on discute du sujet. Je ne pense pas que mon frangin de cœur y croit beaucoup lui-même quand il dit que tout ira bien. Je lui fais confiance, mais il faudrait déjà qu'il parle à son aînée de certaines choses. J'apprécie quand Alice se confie à moi, mais je devine également que si elle le fait, c'est qu'il y a des sujets dont elle ne peut pas forcément parler à son père. Je ne dis pas qu'on doit tout dire à ses parents, mais connaissant leur relation d'ordinaire complice, je trouve juste ça étonnant. Pour l'heure, je ne lui réponds pas. Je ne crois pas pouvoir dire quelque chose qui puisse l'aider. Je me contente alors juste d'avancer une main vers lui avant de la poser doucement sur son épaule, une expression compatissante sur le visage. Il peut continuer à se confier à moi.

« Oh, euh... »

Il tente de changer le sujet. Pas de manière très subtile, mais je ne peux pas lui en vouloir, cela doit lui peser. Alors je comprends. Je ne crois pas avoir grand chose d'intéressant à dire, pourtant, même s'il espère probablement que je mettrai un peu de positif dans la conversation. Pour être honnête, il y a bien une info croustillante que je pourrais lui révéler.

« Eh bien... Hmm... Pour tout dire... »

Je voulais attendre de l'annoncer publiquement à tout le monde, puisqu'on nous a rassemblé ici, mais à celui qui a toujours été là pour moi, je peux bien faire une exception. Alors je me mets à baisser timidement le regard, les joues roses. Tortillant une mèche de cheveux, je suis à la fois nerveux et impatient de lui partager la nouvelle. Bon, je suis un peu en retard et j'aurais pu le prévenir tout de suite vu que ça commence à dater, mais... Il ne va pas trop m'en vouloir, hein ?

« Je...
- NII-SAAAAAAAAN ! »

Ce n'est pas si rare de pouvoir me surprendre, mais il y a bien une personne qui arrivera toujours à le faire. Elliott, arrivé comme un véritable éclair près de nous, s'élance sur Faust à bras ouverts pour l'accueillir avec une accolade brutale mais affectueuse et surtout un sourire lumineux comme j'en ai peu souvent vu sur son visage. Ses bras entourent le cou de son frère aîné et ses yeux pétillent, comme s'il avait vu le tout dernier appareil électronique de la marque Ordinavolt. Je ne devrais pas être surpris de le voir si joyeux puisque Faust est là mais je ne suis pas habitué à ce qu'il soit aussi tactile quand, habituellement, il donne surtout l'air réservé et n'aime pas toujours qu'on le touche sans autorisation ou quand il n'est pas prévenu.

« Okaeri ! »

Cela me fait bizarre de voir Elliott parler subitement japonais à son frère, mais je me rappelle soudainement que c'est comme ça qu'ils ont grandi. Très tôt, le cadet a demandé à apprendre la langue maternelle de Kagami pour pouvoir partager quelque chose avec ses aînés. Comme Faust et son plus jeune frère ne se voient pas si souvent, je ne suis pas étonnée de l'élan d'affection qui lui prend tout à coup. Finalement, après que ce dernier se soit légèrement apaisé, son visage se tourne vers moi.

« Bonjour, Samaël.
- S-Salut, Elliott. »

La vision d'Elliott et Faust ensemble ne m'est pas si familière, maintenant que j'y pense. Comme je me sentais mal vis-à-vis du premier par rapport à mon lien avec le second, c'était un duo que je voulais éviter de voir, et je suis d'accord pour dire que c'était franchement ridicule. Je craignais que Elliott me déteste s'il venait à apprendre que je considérais Faust comme mon grand frère, ou qu'il ait peur que je veuille le remplacer alors que cela n'a jamais été mon but, mais le fait que nous ayons le même âge n'a pas aidé à ce que ça me rassure au début. Heureusement, maintenant, je suis bien plus à l'aise avec le jeune Donovan parce que nous avons appris à nous connaître.

« Tu sais pourquoi on est là ?
- J'ai bien ma petite idée... Mais il vaut mieux attendre les concernées. »

Se porte sur son visage son éternel sourire énigmatique qui a le don de me rendre encore plus impatient. Il sait définitivement quelque chose mais refuse d'en dire plus, sûrement parce qu'il ne veut pas mettre la charrue avant les Tauros.


Samaël Enodril
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Jeu 6 Juin - 23:51
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Sept à la maison

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♦♦♦

Ce n'est pas forcément très productif que de délayer le moment où il faudra reparler de tout ça, mais pour l'instant, ce n'est clairement pas ce qu'il a envie de faire. Faust est un peu las de soi-même, et il a besoin de changer de sujet si il ne veut pas finir par s’assommer lui-même d'une minute à l'autre. Heureusement pour lui, son frangin semble comprendre le message, ce qui lui ferait presque pousser un soupir de soulagement ; il sait pourtant à quel point Samaël peut-être têtu quand il le veut, alors il lui est reconnaissant de ne pas appuyer davantage sur la plaie.
Et visiblement, il a quelque chose à dire. Ou du moins, le conseiller le devine aux manières qu'il se met à prendre, se permettant même une moue mi-désabusée, mi-amusée par son air soudainement timide et ses gesticulations bien trop nombreuses pour que ce ne soit pas suspicieux. Perplexe, le Donovan hausse les sourcils et pouffe un peu, s'attendant à plus ou moins n'importe quoi ; mais, très clairement, pas à l'éclair bruyant et brusque qui lui saute brusquement dessus.

Les tympans détruits, les vertèbres maltraitées et le corps pressé comme un citron dans une centrifugeuse, Faust pousse un couinement plaintif face à l'enlaçade aussi brusque que soudaine de son cadet. Cadet qui n'est plus un petit garçon depuis bien longtemps, et dont la corpulence tend à se rappeler à lui lorsqu'il manque de le briser en deux par le biais d'un simple câlin. Grimaçant, il se remet comme il peut de son approche. Quand on vous hurle dans les oreilles, c'est assez difficile de ne pas comprendre qu'il s'agit d'Elliott : dans leur famille, c'était bien le seul, hormis leur père, à faire ceci.
Malgré tout, il esquisse un sourire attendri et se détend progressivement. Elliott semble ravi et débordant de bonne humeur, et ce n'est pas une chose que Faust se lasse de voir depuis qu'il a repris contact avec sa famille. Exaspéré mais touché, il fait venir une de ses mains dans ses cheveux pour aller distraitement les ébouriffer, sans vraiment espérer les défaire. C'est familier et facile, donc rassurant, quelque part. Pour autant, son sourire se crispe face au « okaeri » de son cadet ; quelque part, l'idée que cet endroit soit encore considéré comme sa maison le met mal à l'aise. Pourtant, il ne dit rien, se contentant de forcer un rictus sur son visage.

Avalant sa dernière gorgée de thé, il laisse échapper un gloussement face à l'interrogation mutuelle des deux plus jeunes. Il n'est pas rare que Kagami s'amuse à jouer au mystère (ce qui est au passage très pénible mais il n'a jamais osé en parler), alors en soi, il n'est pas nécessairement surpris par ce qui est en train de se passer. Même si il aimerait bien un peu de clarté, il l'admet.

« Bon, bah je suppose qu'on a qu'à attendre et- 
- Oooooh, mais c'est qu'ils sont tous à l'heure ! »

La voix qui sonne d'un coup à ses oreilles est parfaitement familière, si bien qu'il n'a pas à bouger le  regard pour en reconnaître la détentrice, mais il le fait malgré tout, posant son attention sur la cinquantenaire au sourire radieux qui vient d'entrer. Sa voix pétillante et bourrue d'excitation est tout aussi prévisible, tout particulièrement quand elle a des invités, mais aujourd'hui, elle lui semble être devenue une pile électrique. Perplexe, le Donovan hausse les sourcils et emploie un ton dubitatif.

« Euh, maman... ?
- Ah, oui. Pardon pour le retard, mon chéri. »

Le petit geste de la main manquerait presque de lui faire pousser un soupir d'exaspération, pas vraiment surpris, dans le fond, qu'elle n'ait pas l'air très concernée par ses inquiétudes. Elle semble de toute façon bien  plus préoccupée par ce qu'elle a en tête, vu la manière qu'elle a de fixer la porte ouverte du salon, comme si elle s'attendait à ce que quelque chose ou quelqu'un ne débarque d'une minute à l'autre.

« Lyra, Evie... ? Vous pouvez venir ! »

… Evie.... ?
Confus, Faust manque presque de faire une plaisanterie, mais il est très probable qu'il s'agisse juste d'un.e invité.e supplémentaire. En soi, le Donovan n'est pas contre ; il est juste confus de voir d'autres personnes.


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Faust M. Donovan
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Mar 18 Juin - 2:45
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Sept à la maison
avec Samère et Ellicoptère
"donodril family"

Nerveux, je me repositionne sur mon siège comme si je cherchais quelque chose à faire pour me détendre. J'ignore totalement ce que nos mères nous préparent, mais à priori, cela ne devrait pas être une mauvaise nouvelle, dans tous les cas. Je suis seulement curieux ; Elliott, bien sûr, ne lâchera aucun morceau si tant est qu'il en possède. Malgré ses dires, il pourrait se tromper, après tout... Mais Kagami nous surprend en apparaissant d'un coup dans la pièce en remarquant que nous sommes tous là. Enfin... Presque tous. Mon cœur a arrêté de se serrer mais j'ai quand même une pensée pour Clive, qui aurait dû être lui aussi présent ; je me doute qu'il aurait pu être tout aussi concerné que Faust ou Elliott. Ou moi. Seul Enodril pour le moment, j'aurais pu oublier que le sujet du jour m'inclut aussi puisque j'ai été invité à venir. De loin, on croirait pourtant à une réunion normale de la famille Donovan. Mais... J'en fais en quelque sorte aussi partie, de cette famille, désormais. Du moins, les membres qui la composent m'ont accepté comme tel.
Kagami semble radieuse, c'est déjà ça. Je serais presque capable de vanner un peu sur le suspens dans lequel les cinquantenaires nous plonge, mais l'aubergiste ne tarde pas à appeler ma mère, ainsi... qu'une autre personne. Au moins, elle ne passe pas par quatre chemins.

« Viens, n'aie pas peur... Tout se passera bien. »

Me relevant de mon fauteuil, je tends le cou avant d'apercevoir ma mère passer la porte du living-room. Mais pas seule. Sa main tient celle d'une petite fille d'une dizaine d'années qui marche timidement derrière elle. Incertaine, l'enfant serre fébrilement contre elle un pan de son kimono mauve et relève très légèrement ses grands yeux bruns vers nous. D'un geste tendre, Lyra pose dans son dos une main rassurante qu'un sourire bienveillant accompagne. Intrigué, je détaille malgré moi la nouvelle venue, me demandant s'il s'agit peut-être d'une parente à ma mère ou de sa compagne. Je sens néanmoins près de moi Elliott se tendre d'un seul coup. On dirait qu'il a cessé de respirer. Dans son regard brille pourtant un éclat que je n'avais que très rarement aperçu dans ses iris auparavant. Une sorte de tendresse et d'admiration. Sans qu'il ne s'en rende compte, sa prise s'est même refermée sur un bout de vêtement de Faust. Je crois qu'il veut parler, mais aucun son ne sort de sa bouche. Quant à moi je reste immobile, attendant la suite. Ni maman, ni belle-maman n'est du genre à nous laisser dans l'ombre bien longtemps, de ce que je constate.

« Les garçons, je vous présente Evie. Kagami et moi l'avons adopté. »

Heureusement que je ne buvais rien au même moment, sinon j'aurais sans doute tout recraché. J'ai fait un tel mouvement de sursaut que j'ai bien failli renverser la table à côté de moi. J'écarquille les yeux, abasourdi par la nouvelle. Mon regard passe tour à tour de l'enfant à ma mère, puis Kagami. Je ne m'attendais pas à grand chose, mais c'est bien un scénario que je n'aurais, pour le coup, jamais envisagé.

« Vous-Vous deux, vous... C'est vrai ?.. Mais... Mais depuis combien de temps ? Tu ne m'en as rien dit !
- Je ne voulais rien affirmer avant que ça ne soit officiel. Les procédures ont été longues, mais... Arceus merci, nous en avons vu le bout. Maintenant, nous pouvons le dire à tout le monde. »

Estomaqué, je me remets dans mon chaise comme si j'avais peur de tomber dedans et que tout ceci ne soit qu'un rêve. Je n'ai absolument rien contre tout ça, bien au contraire, mais c'est si soudain... J'ignore pour le moment comment réagir. Le cadet des Donovan, en revanche, s'est approché doucement de la fillette avant de se mettre à sa hauteur. Sa voix se fait aussi douce que le miel d'un Apitrini, laissant tout de même de l'espace pour que ladite Evie ne se sente pas oppressée.

« Bonjour. Alors... C'est toi notre petite sœur ? Moi, j'm'appelle Elliott. Mais tu peux m'appeler Elli, c'est un peu pareil que Evie ! »

Interdit, je le regarde sourire et rire de la manière la plus chaleureuse possible. Encore une fois, je n'ai pas si souvent vu Elliott aussi gai, pourtant... Il a l'air vraiment heureux. Et surtout bien plus à l'aise que moi.


Samaël Enodril
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Jeu 27 Juin - 3:27
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☹☺ avec toute la smala ☺☹

♦♦♦

Curieux, le Donovan ne commente pas tout de suite, se contentant de fixer l'ouverture de la porte avec une mine perplexe mais intéressée. Il sent, toutefois, que quelque chose est différent de d'ordinaire, alors il jette des coups d’œils réguliers entre la silhouette de sa mère, celle de Lyra qu'il voit arriver, ainsi que d'Elliott (inutile de regarder Samaël, puisqu'il semble complètement à l'ouest). Inconsciemment, sous le coup de la nervosité, ses épaules se crispent quelque peu. Il manquerait presque de plaisanter pour détendre l'ambiance, mais il n'en a pas le temps.
La toute jeune fille qui entre timidement dans la pièce, sans même oser croiser leurs regards, n'était certainement pas à ce quoi il s'attendait. Il cligne bêtement des yeux, confus mais pas nécessairement inhospitalier, tournant légèrement sa tête sur le côté pour aller chercher une explication auprès de Kagami, dans une demande muette qui ne reçoit qu'un rictus presque goguenard en réponse. Conscient que sa mère ne répondra pas, le conseiller choisit donc d'afficher un sourire avenant, s'apprêtant même à se présenter ou à dire bonjour ; après tout, il n'avait pas de raison de ne pas l'être.

Il est toutefois pris de court par les propos de la compagne de sa mère. Au début, il ne comprend pas tout de suite, et il reste là, bêtement, à fixer la cinquantenaire avec un sourire benêt et simplet qui est le fruit de sa difficulté à comprendre et ainsi réagir à la nouvelle. Si Samaël sursaute brusquement et n'hésite pas à poser des questions vivement, Faust, de son côté, est quelque peu bloqué, devenu silencieux, comme interdit. Le Donovan écoute, mais l'information ne remonte pas à son cerveau, quand bien même son expression ne laisse rien transparaître de particulièrement marquant. Il comprend, soudainement, la raison du silence de sa mère et de sa compagne, ainsi que l'hésitation de la gamine. Il lui est toutefois dur de saisir ce que cette nouvelle fait s'agiter au fond de son ventre ; si un bourdonnement plat s'est mis à s'agiter, en identifier pleinement l'essence est compliqué.
Tout comme l'Enodril, il reste bloqué sur sa chaise, non sans remarquer qu'Elliott, plus brave et plus réactif, s'est déjà approché de la fillette. La clarté et la chaleur dans sa voix ne sont pas des inventions, il le sait bien, mais il reste tout de même quelques longues secondes à observer son cadet, comme si il avait du mal à réaliser que ce jeune homme tranquille et bienveillant avait été le garçonnet qui s'accrochait à ses bas de pyjama pour qu'il le laisse dormir avec lui la nuit. Un sentiment étrange vint réchauffer sa poitrine, comme une fierté toute naturelle, qui le détend instinctivement. La tendresse d'Elliott a le mérite de le rappeler à peu près à l'ordre ; pas sûr que rester immobile soit particulièrement utile pour ne pas faire paniquer la nouvelle venue. Il ne bouge pas tout de suite, toutefois, respectueux de l'espace des deux autres.

La fillette semble hésitante. Si elle voulait parler, sa bouche se ferme aussi vite qu'elle s'est ouverte, et elle ravale sa salive maladroitement, triturant nerveusement les petits bracelets à ses poignets. La moiteur de ses mains rend la tâche de les garder en place compliqué, et vu la manière dont elle baisse le regard, les joues rougies, il semble qu'elle ait du mal à passer au delà d'une certaine timidité.

« Je, euh, je... J-Je suis, euh... »

Ses balbutiements se font à petite voix. Avec des épaules aussi tendues, Faust n'est pas vraiment étonnée qu'elle ait du mal à articuler ses pensées. Embêté pour elle, il manquerait presque de reprendre la parole pour l'aider un peu, mais il n'en a pas le temps, puisqu'elle reprend la parole d'une voix vive.

« Ravie de vous rencontrer, monsieur Elliott ! »

Nerveusement, elle s'est inclinée brusquement, comme pour le saluer comme pouvait le faire Kagami de temps à autre. Surpris, Faust ouvre de grands yeux, ne sachant pas vraiment comment réagir (même si il se demande encore comment une si petite voix a pu se faire aussi vive d'un coup). Sa mère ne semble pas étonnée, toutefois, et lui adresse un petit coup d’œil faussement souriant (qui voulait dire quelque chose comme 'tais toi'), lui permettant enfin de se comporter comme un adulte à peu près fonctionnel. Paresseusement, et avec une nonchalance qu'il force un peu pour le cinéma, il se lève et se rapproche du Donovan cadet, jusqu'à ce que sa main ne puisse venir se poser sur son crâne. Sans la moindre surprise, il se met à lui faire un savon affectueux, un grand sourire mi-joueur mi-jovial au coin des lèvres, tandis qu'il s'accroupit pour se mettre à hauteur de la fillette.

« Hé, tout va bien, pas la peine de l'appeler 'monsieur', il va prendre la grosse tête, celui-ci. »

C'est un peu vache, mais la technique du « emmerde un peu un pour faire rire l'autre et détendre l'atmosphère » avait tendance à marcher ; ou du moins, elle marchait très bien sur Felix quand il s'agissait de le faire rire en dessinant des grimaces en ketchup sur le visage de Clive. Ce n'était pas une science exacte, après, mais il faut dire que le faire lui manquait quelque peu, alors il profite pour faire d'une pierre deux coups.
Puisqu'il lui reste toutefois un ersatz de politesse, le conseiller prend une mine plus agréable et douce, plus à l'aise avec lui-même. Le bourdonnement dans sa poitrine s'est calmé, ne laissant derrière lui plus qu'une sensation chaude, qui n'était pas inconnue au bataillon.

« Moi, c'est Faust. Je suppose que maman t'as déjà un peu tout expliqué, mais... Je suis content de te rencontrer. »

Il ne ment pas, en soi. Il ne sait pas vraiment où se fixer là-dedans, mais il était plutôt heureux de voir sa mère être heureuse à l'idée de s'occuper d'un nouvel enfant. Pour l'instant, c'est plus ou moins tout ce qui lui importe ; le reste viendrait plus tard.

♦♦♦

Secrets et autres surprises


Mai 2024 – 14H


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Faust M. Donovan
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Lun 8 Juil - 2:22
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&&&



Sept à la maison
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Elliott est aux anges. Du moins, il arbore son expression transie qu'il affiche lorsqu'il se trouve devant un truc mignon. Alors quand elle se penche pour se saluer et qu'elle lui répond, le Donovan manque de fondre. Et c'est vrai qu'elle a l'air adorable, cette petite. Je suis juste... Confus ? Je ne m'y attendais pas, et je crois que c'est peu dire. Il n'y a que Elliott qui semble le plus réceptif à tout ça, mais je le soupçonne d'avoir été mis au courant bien avant nous. Je ne serais pas surpris, en un sens, puisque c'est celui qui passe le plus de temps avec maman et Kagami. Je ne suis pas non plus étonné quelque part qu'il soit à l'aise avec les enfants en général. Malgré le lien avec Clive, il semble attaché à Axel aussi. Moi aussi, j'aime beaucoup les gamins. Avec Axel c'était juste... compliqué au début, mais... c'était pas de sa faute.
Après être resté aussi interdit que moi, Faust se lève à son tour pour se rapprocher de la fillette et se présenter, son habituel sourire jovial l'accompagnant pour mettre à l'aise l'enfant. Faust aussi a un don avec eux ; du moins, c'est mon avis. Malgré ce qu'il a pu faire par le passé, il dégage une aura bienveillante et lumineuse qui donne envie de lui faire confiance. C'est une des choses qui m'a plu chez lui la première fois que je l'ai vu : cette chaleur qui l'entoure et qui apaise. Il s'essaye même à de l'humour en prenant Elliott pour cible consentante avant de décliner son propre nom d'une voix suave en se mettant à la hauteur de Evie. Il parvient d'ailleurs à détendre cette dernière qui s'agite légèrement moins même si elle reste toujours timide. À l'approche de Faust, elle finit toutefois par esquisser un petit sourire en s'inclinant de nouveau d'une manière un peu plus assurée.

« B-Bonjour, monsieur Faust ! »

Si elle est encore un peu nerveuse (et c'est normal), elle essaye d'en montrer le moins possible. Quant à moi, je n'ose pas encore m'approcher comme l'ont fait les deux Donovan, même si je suppose que ça la mettrait plus à l'aise et que, au fond, j'aimerais bien faire pareil que Elliott et Faust et donner bonne impression. Mais je n'arrive pas à bouger de mon fauteuil, comme si j'avais peur de quelque chose ; ou que c'était moins qui étais intimidé, finalement. Pourtant, moi aussi j'ai envie de les rejoindre. Ma mère voit d'ailleurs mon hésitation et se penche un peu pour parler à voix basse.

« Toi aussi tu as un enfant à la maison, tu devrais être habitué.
- M-Mais euh... C'est pas si simple...
- Pour toi ou pour lui ?.. »

... Pour les deux, j'imagine
Je voulais dire que ce n'est pas parce qu'on vit avec un enfant qu'on sait les gérer, mais en même temps le sujet d'Axel est encore différent puisque je l'ai fui pour de très mauvaises raisons et que je le regrette aujourd'hui. Mais maman a raison sur un point : ça n'a pas dû être facile pour lui que je me comporte comme un sac qui l'ignore. Ce n'est sûrement pas de ça dont il a besoin, en plus, au contraire. Il lui faut des tuteurs qui fassent attention à lui et soient réceptifs à ses demandes, j'ai fini par le comprendre réellement. Je n'ai justement pas envie de répéter les mêmes erreurs. J'ai envie de m'améliorer. J'ai envie d'aller de l'avant. Littéralement. Je me suis enfin levé pour me mettre au niveau des mes aînés. En m'apercevant, comme je ne lui ai rien dit directement jusqu'à présent et que j'ai surtout exprimé ma surprise auprès de maman, la petite brune, intimidée, n'ose pas croiser mon regard très longtemps mais tente quand même de le soutenir, sans doute par politesse. Je ne vais pas la manger, mais comme je me suis montré tardif, je peux comprendre si elle a un peu peur. En m'éclaircissant la gorge, je fais apparaître le visage le plus doux que je puisse faire, tout en restant naturel. J'ai envie de connaître cette enfant. De l'intégrer parmi nous.

« Pas de 'monsieur' ici. On est en famille, pas vrai ? »

Je ne ressens aucun malaise. Il me faut juste... un temps d'adaptation. Qui est moins long que ce que j'aurais pensé puisque je ne me sens pas vraiment stressé, alors que ce n'est pas rien, ce qui nous arrive. L'arrivée d'une nouvelle membre dans la famille... La présentation de Evie a fait installé une sensation étrange mais chaude dans la poitrine que je ne savais pas identifier jusque là. Mais je crois que je suis... heureux. Moi qui ai toujours été enfant unique, je me suis découvert au fil du temps des frères, des nièces, une belle-mère... et une sœur. Une petite sœur. Peu à peu, je le réalise. Alors à mon tour, je mets un genou à terre pour me placer à la hauteur de la plus jeune afin de lui dévoiler le nom du dernier protagoniste, non sans un regard brillant et affectueux.

« Enchanté, Evie. Moi c'est Samaël. Mais tu peux m'appeler Sam. 
- Ouais, c'est plus court et c'est moins moche. »

Ce moment était presque magique jusqu'à ce que Elliott vienne y mettre son grain de sel, comme d'habitude, avec un sens de la dérision dont il a hérité d'un certain hérisson connu. Alors qu'il pouffe, je lui donne en retour un petit coup non brutal sur la tête pour lui ravaler sa vanne. Mais c'est purement amical. Un léger rire cristallin résonne alors dans la pièce et je me rends compte que Evie, après avoir compris que je ne faisais pas vraiment de mal à Elliott, s'est mise à glousser. Le son qu'elle produit résonne comme un tintement agréable aux oreilles. Malgré moi, je souris de nouveau, amusé et attendri. Mais je n'ai pas dit mon dernier mot !

« Est-ce que tu as un Pokémon ? Non parce que je ne sais pas si tu as déjà entendu parler des Pokémon Vol, mais ils sont plutôt cool, si tu veux mon avis.
- Pfrt... Ça y est, tu veux déjà la corrompre... »

Elliott me scrute avec un regard en coin. Il n'a certainement pas l'intention de me laisser faire. S'il n'a pas de type favori, il se prépare déjà à faire un discours sur le besoin d'avoir une équipe diversifiée. Moi je sais que quand on parle de Faust, c'est une autre histoire : il défendrait bec et ongle le type Ténèbres de son frère à chaque occasion. Il n'en est pourtant pas un expert, ayant seulement retenu ce qu'il a fini par apprendre des nombreux matchs de Méphisto qu'il a regardé.


Samaël Enodril
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Lun 15 Juil - 3:57
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PostRPFaustnonola
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☹☺ avec toute la smala ☺☹

♦♦♦

Rassuré de ne pas être trop angoissant pour la gamine, je souris plus doucement, gardant toutefois ma distance pour ne pas se montrer trop oppressant par ma proximité. Je sais que la situation n'est pas forcément évident pour elle : toutes ces rencontres d'un seul coup, dans un contexte pareil, doivent être complexes à appréhender. Pour cette raison, je me contente d'observer en silence, haussant un peu les sourcils en voyant le cadet de ses frangins (enfin) décider à se bouger. Sûrement qu'il devait être un peu sous le choc, mais j'aurais fini par lui écraser le pied si il ne décidait pas à se bouger au bout d'un moment ; pas par méchanceté, mais plutôt par urgence face à une maladresse qui aurait été gênante au bout d'un moment.

« Roh, que t'es dramatique, sérieux ! »

J'esquisse une moue mi-attendrie, mi-blasée, par les grands élans de « la famille c'est beau » de mon cadet, ne pouvant malgré tout pas m'empêcher de trouver la scène assez touchante. Evie semble plus crispée par la gêne, mais ce n'est pas franchement surprenant. En même temps, on vient de lui mettre dans la tronche trois types avoisinant la trentaine (oh bon sang) à la suite, sans grande pause, alors je suis même étonnée qu'elle n'ait pas encore fait une attaque cardiaque. Pour autant, la présence du brun aux cheveux lisses ne semble pas la déranger plus que ça ; il a pas trop une tête de méchant, faut dire, ça aide. Toutefois, je la sens clairement se détendre en entendant la plaisanterie d'Elliott, à qui je tape d'ailleurs un high five des plus distingués. Ooooh, je l'ai bien élevé, celui-là, je vous jure !

Leurs rires me tirent un sourire attendri et amusé, que je vois s'afficher également sur le visage de ma mère. Pendant quelques secondes, je me surprends à l'observer. Cela fait longtemps qu'elle n'a pas assisté à ce genre de scènes, quand j'y pense. Depuis la mort de papa, les rires s'étaient taris dans la maison, et... Et dans les faits, nous ne ressemblions plus vraiment à une famille heureuse, voir même saine. J'imagine que ça doit lui faire un bien fou d'avoir autre chose que des silences gênés et des reproches en passif agressif dans le fond, en fait. Égoïstement, je n'y avais pas pensé auparavant, mais... Mais ça me fait plutôt plaisir.

Les questions des deux zozos déconcertent Evie, toutefois, ne s'étant certainement pas attendu à un petit speech sur les qualités des types de certains pokémon en particulier. Moi, en revanche, je vous admets que voir Sam prêcher pour sa paroisse, ça me surprend assez peu ; il est presque aussi pire que moi, sérieusement. Sauf que, mine de rien, la (fausse) petite chamaillerie de ce dernier avec Elliott surprend Evie, qui se retrouve à ne plus savoir où se mettre, dans toute cette affaire.

« N-non, je, euh... »

Vu la manière qu'elle a de jeter des coups d'oeil vers maman et Lyra, d'ailleurs, il y a fort à parier qu'elle n'a pas osé aborder le sujet avec ces dernières ou n'y avait pas pensé jusque là, ce qui doit donc l'embarrasser d'être un peu prise sur le fait. En levant les yeux au ciel, j'interviens donc, les mains toujours plantées dans mes poches.

« Hé, laissez-la choisir comme une grande, si elle en veut même un jour, bande de bébés. »

Même si mon ton se veut une réprimande, mon rictus laisse apparaître mon amusement face à leur comportement que je trouve, en somme, assez touchant. Oh, je n'irais pas leur dire, ils n'en reviendraient pas et j'en entendrais parler pendant trois siècles et demis, alors... Bah, on va s'en tenir là, disons. À ma grande surprise, ma mère finit par se rapprocher un peu, une moue légère et douce sur son visage. J'ai l'impression, mais peut-être que je me trompe, qu'elle s'est attendrie.

« Eh bien, je pense que quand le moment viendra, vous pourrez l'aider comme il se doit, n'est-ce pas ? »

Arrogamment, je hoche de la tête, un grand sourire au visage. Hé, si y'a une chose que je sais à peu près faire, c'est bien ça !

♦♦♦

Secrets et autres surprises


Mai 2024 – 14H


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Faust M. Donovan
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Jeu 15 Aoû - 22:59
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