Quoi de neuf sur l'île d'Enola ?

Période en cours
Eté 2024

~25° - 37°C / Fortes chaleurs dans les terres, venteux sur les côtes, orages occasionnels.

Intrigues et Events
Intrigue n°2 : « Passions »
Des conflits s'engagent entre les Monarchistes et les Anarchistes.
Event n°2 : Le festival de Cayagane
Le festival de Cayagane est victime d'un incendie criminel.
Mini event n°1 : Panique à Vanawi !
Un blocus Anarchiste est en cours à Vanawi, sous surveillance des forces de l'ordre.

Missions et Défis
Un guide dans les ruines (mission)
Faites découvrir les ruines du Titak !
La comète (défi)
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J'vous ai rapporté du frometon !
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Chez Alice - Fin mai 2024

« Papa, papa ! J’veux t’faire une tresse ! »

Iris sautillait d’enthousiasme dans le living-room quand je suis descendu de ma chambre avec mon sac sur le dos. Soltan céda sans pouvoir résister aux suppliques de sa cadette qui s’agenouilla à côté de lui sur le canapé en commençant à le coiffer. C’est sa nouvelle passion, de faire des tresses à tout le monde, d’ailleurs, Shizune, Zlatan (Marilyn n’a pas voulu car « c’est un truc cucul de gamine weche » et Mikoto a fait des « gniiiiiih ! » en fuyant quand sa grande sœur a voulu lui toucher les cheveux) et moi y avons eu le droit aussi. D’ailleurs, je vais fièrement porter cette tresse que la petite brunette m’a faite sur le côté de mon visage en allant chez Alice ! En me voyant bien me couvrir pour partir en avance sur le dos de Lizbeth vers Nuva-Eja (j’ai regardé la météo, ça devrait être tranquille), je vois bien que même si on en a parlé et qu’il me fait confiance, Soltan est tout de même un peu préoccupé.

« T’es sûr que tu veux pas utiliser un Teleport ? »
« Non, non, ça va ! »


Avec un sourire confiant, je secoue négativement la tête. L’enthousiasme est un peu trop fort pour que j’aille jusqu’à Cayagane pour qu’on paye le téléport en plus. Et puis j’ai totalement confiance en la Bruiverne que je connais très bien et ça fait vraiment longtemps qu’on n’a pas volé tous les deux. Mon tuteur eut l’air à peu près rassuré et n’était probablement pas d’humeur à gâcher ma joie mais il me rappelle quand même que je peux appeler en cas de soucis où si je ne veux simplement pas rester et rentrer plus tôt. Pour le coup, c’est Alice et je suis confiant qu’il n’y aura pas de problème, même si, c’est vrai qu’on ne s’est pas vus en « en vrai » depuis longtemps pour pas mal de raisons.

C’est donc le cœur léger et après avoir dit au revoir à tout le monde, puis vérifié si j’avais bien toutes mes affaires (ma console, mon pyjama, ma brosse à dents, mon téléphone, mes écouteurs, ma bouteille d’eau, Loulou et Wyatt dans leurs Pokeball, le fromage cadeau pour mes hôtes car c’est mieux qu’offrir des fleurs) que je suis parti en direction de Nuva Eja sur le dos de Lizbeth. J’ai bien fait attention à survoler le centre-ville en approchant de ma destination… Oui, bah, quoi, je suis toujours pas d’humeur à ce que Ellias me croise. Donc j'ai évité de passer dans le coin de son appartement, même s'il doit être au travail en ce moment. Je dis pas qu’il manque pas ou que je le déteste c’est juste… bah, c’est un peu compliqué. Je sais qu’il est responsable du fait que les Pokémon d’Alex sont encore repartis on ne sait où de force et en même temps, je suis un peu coincé entre deux chaises, car, après tout je sais qu’ils peuvent être dangereux (peut-être pas pour moi, mais pour d’autres gens oui). Ce qui veut pas dire que je prends bien tout ça même s’il a voulu faire ça « pour me protéger » ! Enfin, je m’étais dit que je penserais pas à tout ça pour le moment !

Lizbeth se pose finalement devant la grande barraque des Donovan, dont j’avais commencé à oublier un peu l’apparence. Tandis qu’on progresse vers l’entrée, je retire mon bonnet, mes gants, mes grosses lunettes, et ouvre ma veste car il fait quand même vachement chaud à Nuva-Eja (plus qu’à Cayagane, c’est sûr). Tout guilleret, j’approche de la porte et appuie sur la sonnette, le cœur battant comme si j’avais un peu le trac. J’entends des pas pressés légers approcher depuis l’intérieur et suis un peu surpris en voyant la petite soeur aux cheveux bleus d’Alice m’ouvrir. Morgane, c’est ça, son prénom ! Euh, c’est pas que je l’avais zappé, bien sûr… mais je dois dire que je ne l’ai pas vraiment vu en face à face souvent et, ce n’est pas parce que je l’aime pas ou rien, mais faut bien avouer que des fois, je l’oublie un peu, Morgane… Oui, déso.

« Ah ! Salut Morgane ! »

La saluais-je avec un sourire sincère.

« Tu vas bien ? »
Demandais-je en fouillant dans mon sac en sortant le paquet de fromage destiné à mes hôtes. « Euh, j’ai rapporté du fromage pour, beh, vous remercier de votre accueil… t’es toute seule, d’ailleurs ? »

Je ne voyais pas encore Alice ou le paternel Donovan, alors, j’étais peut-être arrivé un peu en avance. J’espère que ça ne dérangera personne...


   

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Ludwig Nagel-Jung
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Sam 1 Juin - 19:25
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J'vous ai rapporté du frometon !
Catch-up/20
Morgane aime bien lorsqu'Alice reste à la maison, d'habitude. C'est pratique puisque comme ça, elle peut l'observer jouer dans un coin de la pièce ou lire avec les bruitages de sa console en fond. Lorsque leur père n'est pas là, elle prend même le soin d'aller cuisiner quelque chose dans la cuisine pour qu'elles puissent dîner ensemble, vaguement éclairées par la lampe de chevet de la rouquine et la lumière fausse des écrans de sa télévision ou de son ordinateur. Souvent, ce n'est pas bien recherché : des gratins de pâte au gruyère, des pommes de terre sur lesquelles elle a appris une bonne quantité de fromage, ou un peu de poulet au citron. Elle prend toutefois la peine, petit à petit, d'essayer des choses, à son rythme. Quand on a plus le moins l'occasion de commander quand on veut tout ce qu'on veut et qu'on a également un paternel qui prend la peine de laisser toujours des repas entiers dans le congélateur, le fait de cuisiner relève plus de l'envie personnelle et du loisir (ce qui était en soi sacrément bourge de pouvoir « cuisiner pour le plaisir », mais bon).  
Tout ça pour dire que Morgane s'était préparée dès le début de l'après-midi à passer une soirée relativement tranquille avec sa sœur. Elle avait remarqué, sans oser lui poser de questions car elle savait qu'elle aurait droit à un ensemble de mensonges ou à un bon plat de déni, qu'il n'était pas exactement normal qu'Alice passe autant de temps à la maison, depuis quelques mois. Elle avait beau dire qu'elle n'avait pas mal pris ce qui s'était passé à Dimaras et qu'elle était juste « un peu crevée », reste que ses séchages de cours réguliers et son insistance à rester dans sa chambre commençaient à devenir un peu suspects. Oh, et Morgane n'était pas sûre que cacher son cahier de liaison plein d'absences pour en montrer un faux tout vierge à la place devant leur père était une excellente idée ; mais bon, elle n'était pas une cafteuse. Elle se disait qu'au moins, avec un gâteau et un gratin de patates, Alice penserait peut-être à autre chose.

… Et, au moment où la porte sonna, ses plans partirent un peu en fumée. Perplexe et agacée, la Donovan aux cheveux bleus retrousse son nez et cesse de badigeonner ses pommes de terre de fond de volaille, d'huile et d'herbes diverses avant de quitter la cuisine pour se diriger vers la porte d'entrée. Elle fronce les sourcils, perplexe. Normalement, personne ne devait venir aujourd'hui. Lorsque l'un de ses très, très nombreux tontons (c'est-à-dire qu'elle en avait 6, à force) venait visiter, il lui arrivait de temps à autre de passer brièvement, préférant ensuite retourner dans sa chambre, mais elle n'était que rarement mis mal à l'aise par leur venue, sauf lorsqu'ils ne prévenaient pas. Il aurait été étrange qu'ils ne le fassent pas, du coup, surtout quand son père n'était pas là, si bien qu'elle afficha sur son visage une expression des plus confuses.
Se haussant sur la pointe des pieds pour regarder par la lunette de la porte d'entrée, elle esquissa une moue un peu déçue en voyant qu'il s'agissait d'un des amis d'Alice. Clairement, pas le plus pénible, de son point de vue ; certains étaient tellement bruyants et malpolis que Morgane prenait un malin plaisir à leur lâcher quelques unes de ses fourmis dans les chaussures ou dans le cou (pas trop, quand même, puisque son terrarium et son contenu lui étaient précieux). Morgane ne pense pas grand chose de Ludwig, puisqu'il n'est pas son ami, mais celui d'Alice, et qu'elle lui a très peu parlé (parce qu'elle en avait un peu peur, en vrai, pour des raisons qu'elle-même ne saisissait pas). Pour autant, à l'heure actuelle, Morgane n'irait pas dire qu'elle est contente de le voir. Car, dans sa tête, si Ludwig est là, alors sa soirée avec Alice ne sera plus la même, et ça l'enquiquine. Oh, non, elle n'a pas demandé à sa sœur si elle était d'accord avec ça, mais elle était bien satisfaite de partir sur cette idée de base qui ne lui demandait pas s'occuper de tout ce qui pouvait être préparations, notamment.

« Bonjour, Ludwig. »

Ceci expliquait donc sa mine neutre et désintéressée face à la politesse joyeuse du plus âgé. Le ton morne, elle haussa les épaules.

« Non, Alice est dans sa chambre. Papa est au travail. »

En même temps, en plein milieu d'après-midi, il aurait étonnant qu'il soit présent, même si il était parvenu à négocier quelques journées de congé pour profiter du beau temps. Aujourd'hui, toutefois, il avait été bipé pour une « urgence », ou un truc du genre, ce qu'il marmonnait toujours d'un air mécontent en jetant un coup d’œil à son appareil de travail et quand il se mettait à se préparer. Toujours était-il qu'Alice était bien là, elle, et Morgane donna un petit coup de tête vers l'escalier menant à l'étage secondaire pour indiquer sa présence. Elle irait probablement dans sa propre chambre par la suite, ne voulant pas « s'imposer » dans l'espace de ses aînés, même si y penser la rendait un peu amère. Elle n'eut pas le besoin d'appeler sa sœur, néanmoins, car bien vite, des bruits de pas se firent entendre et une mine aux tâches de rousseurs pu être entrevue en haut des escaliers.

« Hé, Momo, j'ai entendu un truc ou-.... »

Elle devait être curieuse, mais elle ne s'attendait certainement pas à ce qu'elle allait voir. Lorsqu'elle reconnut enfin les traits de Ludwig, elle ouvrit de grands yeux étonnés, la bouche formée en un « oh » quelque peu ridicule.

« … Lulu ! »

Les traits de son visage formèrent bientôt un gigantesque sourire, relevant ses pommettes et la faisant gesticuler sur place alors que, d'une traite, il descendit les escaliers avec une telle vitesse qu'elle se ramassa les fesses par terre, sous le regard parfaitement neutre de Morgane. Bien qu'elle piailla quelques « aie » « ouille » et autres « aouch » vifs, elle ne se dépoussiéra même pas une fois arrivée en bas et se releva à toute vitesse pour venir sauter au cou de son ami, la mine lumineuse et joyeuse.

« Ça faisait super longtemps ! Tu vas bien ? Oh, attends, viens poser tes affaires, on va pas te laisser là, et, et euh, oh mais il est cool ce haut ! T'as quoi à dire de neuf ? Tiens, ça sent le fromage, c'est toi qui l'a fait ? Oh, c'est trop cool que tu sois venu !  »

Surexcitée, elle blablate à une rapidité folle, le regard brillant et l'air un peu bêta. Si Morgane appuie davantage son casque contre ses oreilles, agressée par le son vivace des paroles de sa sœur, elle ne peut pas s'empêcher de remarquer, quelque part, que c'est bien la première fois qu'elle la voit aussi active depuis quelques mois.
FIN MAI 2024 (APREM)ft. Ludwig Nagel-Jung


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Alice C. Donovan
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Ven 7 Juin - 17:31
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J'vous ai rapporté du frometon !
Chez Alice - Fin mai 2024

Je ne connais pas trop Morgane, à vrai dire. Enfin, je sais plus ou moins que le Papa d’Alice l’a adoptée aussi il y a quelques années. C’est une jeune ado réservée, elle me rappelle un peu Mikoto, des fois, dans le genre qui peut très bien s’occuper dans son coin toute la journée. Mais, du coup, je ne la connais pas plus que ça comme je n’ai pas eu de grande discussion très deep où on se raconte tous les traumas de notre vie en dix minutes top chrono. Mais elle a l’air gentille comme tout derrière sa réserve… enfin, la sœur d’Alice ne peut pas être méchante, de toute manière, hein ! Je ne peux néanmoins pas m’empêcher de me dire que la bleue n’est pas euphorique de me voir et je serais un gros menteur si je disais que ça ne me préoccupe pas un peu. Je me demande si j’ai fait un truc de travers… peut-être que j’en ai trop fait… ? Ne sachant pas trop comment réagir à tout ça, je décide de me calmer et de contenir mon excitation en devenant un peu plus sobre.

« Oh, d’accord, je vois ! »

Sobre, Lulu, sobre, on a dit. Mais du coup… euh… j’attends sur le pallier ? Je ne sais pas trop ce que je suis censé faire comme je ne suis pas chez moi. Alice ou son père ne se formaliseraient probablement pas si je faisais comme chez moi, m’enfin, quand même, j’ai pas l’habitude d’entrer et de prendre mes aises sans qu’on m’y ait invité. Je commence par retirer mes chaussures, puis me redresse et un ange passe dans l’entrée. Erhm… Morgane attend peut-être que je dise quelque chose ?

« Alors toi, quoi de neuf ? »


Dis-je pour meubler, un peu bloqué comme deux ronds de flancs. Je suis con-con, aussi je lui ai déjà demandé comment elle allait ! Je suis interrompu (peut-être pas plus mal) par les pas d’un troupeau de Donphan qui dévalent l’escalier… ah, non, c’est Alice ! J’ai à peine le temps de la saluer qu’elle dégringole les marches ses les fesses et j’ai un peu mal pour elle car ça n’a pas du bien passer sur le popotin. Mais, évidemment, fidèle à elle-même, la rouquine se relève et se précipite vers moi avant que je n’aie le temps de lui demander si elle s’est fait mal. Je suis content qu’elle ait l’air heureuse de me revoir mais, euh, pas au prix de la voir se péter le coccyx !

« Euh, tu t’es pas fait— »


Pas le temps de poser ma question, la Donovan m’a déjà sauté au cou. Je souris bêtement et lui rend son embrassade. Je suis content de la voir aussi, depuis le temps ! J’avais un peu peur qu’elle soit un peu « meh » en me retrouvant, depuis le temps, mais en fait, on est les mêmes qu’avant… Enfin, quelque chose est différent, moi, je me sens un peu différent et pas seulement car j’ai dépassé le mètre 50 et que je continue de muer. Et pour Alice, je ne sais pas trop… elle a grandi aussi, évidemment mais c’est aussi que je l’ai sentie un peu contrariée, dans plusieurs de nos conversations de ces derniers temps. Et en la voyant, là, je trouve qu’elle a l’air un peu fatiguée malgré ses paroles enjouées. Je dois vraiment arrêter de regarder les gens comme ça en essayant de les déchiffrer, ça va devenir creepy…

« Ouais, c’est cool ! Ça fait bizarre, un peu, comment ça fait longtemps ! »

Dis-je avec un naturel qui m’étonne moi-même. Je me trouve… bien calme ? Et pourtant, ça me semble naturel. Il y a six mois, j’aurais probablement commencé à sautiller partout en criant comme une pile électrique. Mais c’est vrai, c’est particulier, de retrouver quelqu’un qui nous a manqué comme ça !

« Ah, ouais, j’ai acheté des nouveaux T-shirts sur internet, Soltan voulait que je me rachète des vêtements parce que les autres, bah, y étaient vieux et y m’allaient pu trop… ! »

Racontais-je à mon amie en regardant mon T-shirt « I AM TEMMIE », c’est vrai qu’il est rigolo. Faudrait que j’offre la version « I AM BOB » à Alice, tiens, à l’occase, histoire de faire la paire ! Pour mes vieux vêtements, j’espère qu’ils iront à Iris ou Mikoto quand ils grandiront… même si j’y crois pas trop vu que dans leur famille, y me dépassent très très vite… c’est vrai, c’est tous des géants, dans la famille de mon tuteur ! Alice remarque, ou plutôt sent le fromage que j’ai amené.

« Tu veux que je le mette au frigo ? C’est euh, ça vient de la ferme, il est bon, tu verras ! »


Je m’exécute avant de suivre Alice dans sa chambre. Je jette un œil à Morgane avec son casque sur les oreilles et j’ai l’impression qu’elle ne veut pas trop nous suivre. Je pose mon sac et observe un peu la chambre d’Alice… ça n’a pas vraiment changé, en fait, c’est toujours les mêmes meubles… peut-être qu’il y a quelques nouveaux posters, car je vois des personnages de jeux vidéos que je ne connais pas. Je m’assois spontanément sur le bord du lit et lui désigne un peu les nouveaux posters pour lui demander de quelles franchises il s’agit, puis vois que Morgane ne nous a pas rejoints et ne compte peut-être pas nous rejoindre par la suite.

« Euh… Morgane elle vient pas… ? Enfin, c’est moi où elle n’était pas super contente de me voir… ? »

Je ne veux pas avoir fait quelque chose de travers alors je préfère demander. Enfin, j’espère que je ne suis pas trop indiscret. Et puis j’ai tellement cette scène en tête que j’en oublie un peu d’être poli.

« M’enfin, toi, ça va ? Désolé si on ne s’est pas trop parlé ces temps-ci, hein, c’est un peu le bazar à la maison ! »

Au moins je ne m’ennuie pas mais des fois c’est vraiment le bazar complet et ça crie dans tous les sens pour que chacun se fasse entendre ! Enfin, il n’y a pas que ça, mais je ne vais pas parler des trucs tristes, je ne veux pas casser l’ambiance !


   

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Sam 15 Juin - 16:36
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J'vous ai rapporté du frometon !
Catch-up/20
Au bout d'un moment, après avoir écumé une bonne partie de sa librairie de jeux sans nécessairement avoir envie de s'y mettre, Alice ne mentirait pas si elle disait qu'elle espérait autre chose. Le souci étant qu'étrangement, définir autre chose était devenu une impossibilité. Elle avait bien fait le tri de ses envies, pourtant, de ses hobbies habituels, de tout ce qui la distrayait et l'amusait ordinairement, mais tout ce à quoi elle avait pu penser n'avait suscité chez qu'elle qu'un ennui profond, voir même parfois un dégoût complet. Elle n'avait pas vraiment compris : d'habitude, tout ce qu'elle imaginait était ce qui lui donnait envie de se lever et de se coucher, ce qui pouvait la motiver à finir ses céréales sans lait car « non mais ça va prendre du temps sinon », à bâcler ses exercices et à se précipiter jusqu'au prochain bus pour ne surtout pas devoir en rater un et attendre cinq minutes de plus.
Maintenant, pourtant, elle n'y pense plus, guillerette et surexcitée, gigotant sur place sous le coup de son propre enthousiasme et de la joie qu'elle sent réchauffer sa poitrine dans des éclats d'énergie. Son sourire doit probablement avoir l'air très idiot à l'heure actuelle, puisqu'il fait remonter ses pommettes et qu'elle sent même un léger étirement qui lui indique qu'elle doit quelque peu maltraiter sa peau en agissant ainsi. Toutefois, elle s'en fiche complètement, se contentant de répondre d'une voix vive, spontanée.

« Ouais ! Trop longtemps, sérieux ! »

Elle glousse sans vraiment chercher à le faire, étourdie par cet afflux de bonne humeur soudaine. Attentive, elle écoute les nouvelles que lui donne son ami, observant avec curiosité les habits qu'il lui décrit, se permettant même un commentaire rieur.

« Il sont trop cools ! Faudra que tu me les montre, hein ! »

Elle s'étonne de sa propre façon de parler, comme si de rien n'était, sans cette mornitude qui accompagnait bon nombre de ses expressions depuis quelques jours. Morgane, qui n'avait bougé, semble le remarquer, puisque son expression s'est faite de marbre. Une sensation désagréable s'étire dans son ventre, mais, au lieu d'y réfléchir, elle préfère se détourner discrètement pour se diriger vers le salon, comme si de rien n'était, et sans qu'Alice ne la remarque.
Cette dernière, d'ailleurs, sourit légèrement en comprenant l'intention du blond quant à son apport d'aujourd'hui. L'odeur ne la dérange pas, mais clairement, il faut stocker.

« Ouais, on va faire ça, sinon on va encore se retrouver avec plein de mouches et papa va pleurnicher. C'est adorable, d'ailleurs, on en manquait !  »

Pas que le fait de s’approvisionner soit un problème économique, en soi, mais étant donné l'emploi du temps de son père, ce dernier avait rarement le temps de faire les courses en dehors du week-end ; ou du moins, la nuit arrivée, il n'y pensait pas nécessairement. Bien sûr, Alice pouvait encore y aller en semaine, mais... Mais elle n'y arrivait pas, ces derniers temps. La motivation ne venait jamais, et elle ne pensait qu'au temps qu'elle allait gâcher, à l'exaspération de mettre autre chose qu'un gros t shirt, à celle de sortir, de faire le chemin, seule, puis de revenir, et... Et tout cela faisait qu'au final, elle n'y allait jamais. Alors au final, elle est plutôt satisfaite, quoique plus impatiente de monter qu'autre chose.

Le chemin se fait vite, probablement car Alice grimpe presque comme un chiot surexcité (en manquant évidemment de trébucher une ou deux fois mais jusque là rien d'inhabituel. S'installant dans sa chambre, elle vire avec une certaine brutalité les divers sacs, tasses et autres affaires non-rangées qui traînaient par là depuis une bonne semaine au moins, comme si elle avait d'un seul coup trouvé toute l'énergie de s'en débarrasser. Entre temps, elle parle avec précipitation face aux questions du plus jeune, toujours aussi survoltée.

« Alors, celui-là c'est Persona 2, là c'est du Touhou, mais j'ai aussi mon poster de Yakuza 0 ! J'ai enfin platiné le jeu ! »

Elle se garde bien de dire que c'était la seule chose qu'elle faisait des journées, sans grande passion d'ailleurs, pour ne pas penser à autre chose. Même la collection, ces temps-ci, ne suscitait pas des masses son intérêt ; l'un des gunplas que lui avait laissé Natsume traînait d'ailleurs toujours, intouché, sur une étagère (et elle n'était pas vraiment de l'école des 'laissons tout dans la boîte').
La question de Ludwig quant à Morgane, toutefois, la fait temporairement s'arrêter. En clignant des yeux, elle passe quelques secondes à rembobiner ses souvenirs pour tenter de penser au comportement de sa cadette. Effectivement, maintenant qu'il le dit, il est vrai que la bleue avait été plutôt... Plutôt rigide, voir un peu sèche. Ce n'était pas un trait de caractère inhabituel chez elle, mais Alice devait avouer qu'il n'était pas usuelle qu'elle se montre aussi distante, comme si quelque chose la tracassait. Fronçant brièvement les sourcils, elle se dit toutefois qu'il ne valait mieux pas alerter Ludwig tant qu'elle n'aura pas une idée précise de ce que cela pouvait être ; si ça se trouve, elle avait juste perdu sa gomme et s'en agaçait. De ce fait, elle hocha négativement de la tête, plutôt tranquille.

« Nan mais, t'inquiètes, elle ose sûrement pas. Elle était peut-être surprise, c'était pas trop prévu, elle se calmera si on l'embête pas. »

Et qu'on lui laisse de l'espace, enfin, normalement, de son expérience. L'inquiétude de Ludwig la touche assez, toutefois, et elle manquerait presque de le lui signaler si l'autre ne changeait pas de sujet en s'excusant quant à sa longue absence. Surprise qu'il l'aborde, Alice ouvre d'abord la bouche, avant de sentir quelque chose se nouer péniblement au creux de sa poitrine. L'envie de répondre « oui » se fait pressante, mais en même temps, elle peine à se motiver, comme si elle devait trouver une justification quelconque. Elle met donc plusieurs secondes à répondre, l'expression figée en un sourire malaisé.

« Bah, euh, ouais, enfin, ouais ! C'est pas grave, hein, je m'inquiétais juste un peu. Parait que t'as pas pu aller à l'école pendant un temps ?

Oui, changer le sujet, c'était bien, ça. Ça évitait de trop penser au fait que quelque chose dans sa manière d'en parler avait remué son ventre. En outre, son interrogation n'était pas factice : elle avait été vraiment préoccupée par le fait que l'autre soit aussi absent des cours. En soi, elle n'irait pas blâmer quiconque pour avoir séché deux ou trois fois, n'étant certainement pas une figure de vertu à ce propos, mais... Mais bon. C'était peut-être juste un « coup de mou », ou quelque chose de genre, mais une partie d'elle-même voulait s'en assurer.
FIN MAI 2024 (APREM)ft. Ludwig Nagel-Jung


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Mar 2 Juil - 21:03
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Chez Alice - Fin mai 2024

C’est toujours un peu awkward d’arriver chez la personne qui nous invite. Je mets toujours un peu de temps à savoir comment réagir. Je dois dire que ne m’attendais pas à ce qu’Alice soit si contente de me voir et reste un peu comme deux ronds de flancs à répondre des « ooooh » des « aaaah » et des « oh oui ! ». Petit à petit, je me mets à l’aise et n’essaie pas spécialement de sautiller partout pour faire plaisir. Au contraire, je me sens plutôt calme (et de bonne humeur, bien sûr) et Alice a vraiment l’air de vouloir me mettre à l’aise. Cette histoire de Morgane ne m’embête pas longtemps, comme l’ainée m’assure que sa petite sœur préfère être dans son coin. Elle n’avait peut-être pas été prévenue de mon arrivée, j’imagine que ça peu en effet être ennuyant de se retrouver avec des invités qu’on avait pas spécialement envie de voir. Je suis un peu embêté mais autant faire confiance à ce que me confie mon amie. Si Morgane veut nous voir, alors, elle viendra surement d’elle-même, non ? J’ai l’habitude des frères et sœurs de Marilyn qui vont et viennent dans les chambres des autres sans se poser la question, tant que la porte est ouverte. Et au niveau invités surprises, c’est un peu open bar aussi. Bref, je décide de faire comme me dit mon amie et ne pas m’apesantir, préférant me laisser guider au travers de la chambre et me faire faire la présentation des posters. Je ne suis pas très familier avec Persona ou Yakuza, mais Touhou ça me parle un peu plus même si j’ai juste dû jouer à un seul jeu… celui avec les OVNI, y me semble.

Regarder les jeux et les murs me font aussi passer la gêne potentielle provoquée par le fait d’évoquer mon absence. Une fois de plus, l’idée d’avoir rendu inquièt.e quelqu’un provoque chez moi un certain malaise. Par ailleurs, je penche la tête sur le côté, un instant confus par le fait que la rouquine eut soudain l’air de s’emballer en me répondant. C’est à mon tour de bafouiller un peu, ne sachant pas trop comment « justifier » le fait que je ne voulais… non, ce n’est même pas que je ne voulais pas, c’est que je ne pouvais pas aller à l’école. Quand je repense à cette période, c’est assez bizarre… j’étais tellement comme tout le temps trop fatigué pour faire quoique ce soit que j’ai presque l’impression que ça n’a pas eu lieu. Que ça a été une sorte de « trou » sombre dans lequel j’étais tombé. Et c’est très flou, je ne saurais pas vraiment mettre des mots sur ce que j’éprouvais alors, en dehors du fait que… je me sentais submergé par tout. Je n’arrivais pas à sortir du lit, je n’avais envie de rien, même pas les choses que j’aime, j’étais persuadé que tout le monde me méprisait, que j’étais un abruti, je me sentais malade en permanence, toujours au bord des larmes pour la moindre petite chose… j’avais l’impression que ça ne finirait jamais et même pas la motivation d’essayer de faire en sorte que ça finisse. Je crois que ça a commencé à aller un peu mieux quand j’ai essayé de faire quelques recherches sur internet. Mais rien que ça, ça m’avait demandé des jours d’effort, juste pour envisager de le faire. En tapant « déprime » j’ai fini par trouver « dépression ». Je me suis retrouvé sur Wikipédia en premier lieu, évidemment, c’était pas une bonne idée et ça m’a jute me fait me sentir mal sur le coup, puis j’ai essayé de mieux chercher, de trouver des gens qui en parlaient sur Twitter... il y a même des Youtubeur.se.s qui parlent de ça ! C’est à partir de là que je me suis senti moins bizarre et… petit à petit, j’ai remis le nez dehors. Ca n’a pas été magique, hein, il n’a pas suffi que je me relève courageusement et aille regarder les papillons pour que ça aille mieux. Mais, j’arrivais au moins à me remettre dans un rythme de vie « normal ». C’est comme ça que j’en qui même venu à en parler à Zlatan qui ne m’a pas spécialement éclairé car il n’allait pas non plus me tirer les vers du nez, mais il a au moins eu la décence de ne pas me prendre de haut. Ça n’a pas été facile de me retrouver tout de suite, mais, maintenant, je vais mieux, même si je sens que quelque chose à un peu changé en moi (et je ne dis pas ça parce que je commence enfin à arriver à la fin de ma mue).

« Euhm… oui, c’est vrai. »


Je n’ai pas vraiment souvenir d’être entré dans les détails, mais, c’est vrai que je n’étais plus en ligne (ou en invisible) sur nos convos habituelles, fut un temps. Je ne sais plus si je lui avais clairement dit que je n’étais pas allé au bahut, ou si elle avait réussi à le déduire. Dans tous les cas, je ne veux pas tout déballer mais c’est inutile de nier.

« J’étais malade, en fait, je pouvais pas sortir du lit… »


Je suis un peu embarrassé : j’ai l’impression de faire du drama. Pour compenser, je prefère rassurer Alice :

« Mais maintenant, ça va mieux ! »

Ce qui n’est pas un mensonge, techniquement. Enfin, de ce que j’ai compris des choses que j’ai un peu regardé sur internet, j’étais effectivement malade et je vais mieux. Je ne me sens juste pas de dire que ma maladie était « juste » que je ne pouvais pas sortir de ma chambre car j’étais trop déprimé pour ça. Car ça me semble un peu ridicule, même si c’est Alice et que je l’adore, j’ai peur qu’elle pense que je fais mon pauvre gamin. Je ne sais pas si me contenter de dire « malade » sera évocateur pour elle. Dans le cas contraire, j’espère qu’elle ne prendra pas mal le fait que je reste un peu vague volontairement.

« Et désolé si tu étais inquiète… La vérité c’est que c’était un peu compliqué à l’école et à la maison, du coup je me suis dit que partir c’était une bonne idée mais, euh, en fait, non… »

« Understatement of the year », comme dirait l’autre. Finalement, j’ai préféré un peu éclairer Alice sur la situation et ça fait décidément un sacré paquet de merde, qui m’est tombé dessus et qui a éclaboussé mon entourage. Je suis tombé des nues quand j’ai compris que mes proches s’inquiétaient à ce point pour moi et il m’a fallu un bout de temps pour l’admettre.  

« Hm… tu t’attendais peut-être à des meilleures nouvelles, héhé ! »

Je me sens un peu bête de m’étaler comme un camembert avec mes problèmes, quand je sais que ce n’est pas toujours simple pour elle non plus.

« Enfin pour parler d’autre trucs, y’a les jumeaux qui m’ont dit de te dire « bonjour », surtout Mikoto, je crois que la dernière fois qu’on a joué aux jeux vidéos avec lui ça l’a marqué ! Puis entre temps, y’a eu l’tonton des enfants de Soltan qu’est venu squatter, leur mère est revenue alors Marilyn est toute contente… C'est un peu le bazar mais j'aime bien. »
Et encore plus agitée que d’habitude, mais je préfère largement ça à la voir triste. « Ah, et j’ai beaucoup de Pokémons qui ont évolué ! »

Je lui ait déjà envoyé pleins de photos de Wyatt, depuis qu’il est devenu un Raichu, comme en plus elle aime les type électriques.

« Genre, j’ai une Phyllali, maintenant ! Et aussi une Némélios, mais ça, tu avais dû voir des photos, déjà ! »

J’avoue que des fois, je spamme un peu mes comptes de photos de mes amis Pokémon. Ça fait de la variété entre les photos de paysage et de bouffe. Cela me fait penser que je ne vois pas Alice poster grand-chose ces temps-ci. Ce sont des choses qui arrivent et j’ai cru comprendre qu’elle avait besoin d’une pause.

« Hm, d’ailleurs, désolé si c’est indiscrêt et si j’ai loupé un truc, mais, tu as arrêté les streams… ? »

J’étais sur le sujet des réseaux alors je pense au fait que je n’ai pas vu la chaine de mon amie alimentée depuis quelques temps. J’espère que c’est simplement qu’elle n’est plus trop motivée et que ce n’est rien de plus grave. Je n’aurais peut-être pas dû commencer par-là pour prendre des nouvelles, c’est peut-être un peu compliqué comme sujet, quel andouille.


   

Lulu fait son kéké, compense et te colle en #0099cc.
DC de Cobaltium, Tobito, Alexander, Angarade, Mell et Lionel.

RPs en cours : Alice.
PNJs liés : Soltan et Ellias.
Ludwig Nagel-Jung
Civil
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Sam 27 Juil - 19:08
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J'vous ai rapporté du frometon !
Catch-up/20
En soi, Alice aurait dû se douter qu'elle n'allait pas obtenir une réponse simple. Elle était néanmoins trop impatiente d'entendre parler son camarade qu'elle n'avait pas forcément réalisé qu'elle le mettait devant une impasse assez gênante, dont elle ne réalise l'existence que lorsque le blond se mit à parler d'un air embarrassé. L'empathie jouant, et n'étant pas totalement inconsciente des signes involontaires que laissaient échapper le cadet, Alice esquissa une grimace d'embarras. Craintive d'avoir posé son pied dans un domaine trop personnel, elle manqua presque de lui dire qu'il n'avait pas à s'expliquer si il ne le souhaitait pas, mais elle n'en eut pas le temps, puisqu'il fit vite de son mieux pour le rassurer. Incertaine quant à la réalité des choses, elle hoche toutefois de la tête, bien consciente qu'il valait mieux laisser tomber.

Elle manque de faire la moue face à ses excuses, n'appréciant pas vraiment qu'il se confonde en paroles rassurantes à son égard, car mine de rien, cela commençait à se voir. La confusion quant à ce qu'il racontait, en plus de ça, lui fit un peu plisser des sourcils. De ce que Ludwig racontait, elle avait la sensation qu'un certain nombre de choses importantes s'étaient produits, et qu'il s'était même retrouvé face à une situation quelque peu lourde ; on ne parlait pas vraiment de « partir » sans une bonne raison. Ou du moins, pas comme ça, pas dans ces termes, pas de cette manière. Ouvrant malgré elle de grands yeux, elle force sa bouche à rester fermée, prenant ainsi la forme d'un trait pincé.

« Ah, euh, je vois. »

Pas que l'idée ne lui était pas plusieurs fois passé par la tête, en soi, mais elle, elle avait la toujours la possibilité d'aller se réfugier dans la forêt d'érode quand son humeur devenait vraiment désastreuse et qu'elle avait besoin d'air. Ludwig disposait-il d'une semblable possibilité... ? Le doute la mit mal à l'aise pendant plusieurs très longues secondes. En y réfléchissant, il n'était pas illogique que le malaise se soit fait insupportable.
En parlant de malaise, voilà que le blond paraissait être en plein dedans, vu sa gêne grandissante. Embêté qu'il se sente ainsi alors qu'il ne faisait que dire la vérité, la rousse se dépêcha de hocher négativement de la tête, plus vive.

« N-non ! Je voulais juste savoir comment tu allais, vraiment, j'suis contente que tu sois sincère ! »

On lui avait déjà dit que c'était bien mieux que de mentir, même si tout le monde avait le droit à son jardin secret. Pour autant, elle eut la sensation d'être invasive, et le malaise au creux de son ventre la poussa à fermer sa bouche, craignant de mettre les pieds dans le plat de manière trop brusque.
Le sujet passe de toute façon bien vite à autre chose, c'est-à-dire les nouvelles de la ferme. Alice ne pense pas grand chose des gamins qu'elle y a déjà croisé, en soi : oh, elle les trouve mignons, mais comme n'importe quel gamin, en un sens. Au delà de ce que raconte Ludwig, elle ne les connaît pas des masses. Ils sont plutôt gentils, alors elle ne voit pas de raison de ne pas les apprécier, étant encore dans cette période où elle n'osait ni être trop familière, ni trop distante. Pour cette raison, elle sentit une agréable chaleur réchauffer sa poitrine quand l'autre lui parla de ça.

« Oh, euh, c'est gentil. »

Son léger sourire timide disparut quand elle essaya toutefois de comprendre tout ce que le cadet était encore en train de raconter. Ce n'était pas spécialement aisé de suivre son rythme, des fois, et ce alors même qu'Alice n'était pas une reine de la lenteur. Un peu confuse, elle comprend toutefois grossièrement que tout ce joyeux monde a l'air d'aller un peu mieux, même si c'était encore chaotique ; ce qui, jusque là, n'entrait pas compétition avec qu'elle avait entendu juste avant. Les évolutions, quant à elle, lui tirèrent une moue amusée, ayant passé déjà un beau bout de temps à observer tout ça sur les photos qu'elle avait reçu. Une petite part d'elle devait avouer être un peu jalouse, mais en même temps, elle n'avait qu'elle-même à culpabiliser pour le retard qu'elle avait pris durant son entraînement.

« Ouais, j'ai vu, ça pue la classe. »

Ainsi, elle ne ressentait aucune amertume à le dire, un sourire confiant aux lèvres. Cela lui faisait plaisir, de toute façon, de voir son ami progresser de son côté. Parce que, franchement, quand elle faisait la comparaison...
Et justement, voilà que le sujet tombait. En se crispant, elle voulut garder au début un air désinvolte, autant pour ne pas l'inquiéter que parce qu'elle n'était pas sûre elle-même de ce qu'elle voulait ou devait exprimer. Si elle était parfaitement honnête, elle avouerait peut-être qu'elle ne savait elle-même pas vraiment ce qui avait causé cette situation. Elle n'avait, après tout, posté aucun message d'absence sur ses divers réseaux sociaux ; et de toute façon, Dany faisait bien attention à ce qu'elle ne regarde pas trop ce qui était posté dans les commentaires, avec ses suppressions. C'était plus ou moins arrivé comme ça, à force d'absences, et cela l'arrangeait bien de ne pas y penser la plupart du temps. De toute façon, il n'y avait pas de raison de s'en inquiéter, non ? On lui avait mille fois répété que tout ce ui était virtuel n'était pas « réel », alors elle s'était dit que si elle évitait d'y penser, si elle se déconnectait, alors tout irait mieux. Ou quelque chose du genre. Sauf que voilà, une fois mise devant la question de Ludwig, sa prétention tenait moyennement le coup.

« Bah... Bah en fait, je sais pas, je crois... »

Plus timorée, elle regarde sur le côté, sentant un nœud de malaise se former dans sa gorge. Le sujet l'angoisse plus qu'elle ne l'aimerait, crispant ses muscles et agitant ses tripes de telle sorte à ce qu'elle sente des fourmillements désagréables remonter jusqu'à ses épaules. Elle pourrait encore reculer et demander à changer de sujet, car elle se doute que Ludwig ne pousserait pas, mais... Mais une part d'elle, quelque part, meurt d'envie de laisser échapper ces pensées. Ou du moins, de les énoncer devant quelqu'un qui ne lui prendra pas la tête comme elle imagine que cela arriverait avec son père, sa sœur, et tant d'autres. Elle avait déjà envisagé d'en parler avec ses oncles, mais un blocage s'était fait, comme si c'était humiliant. Et Natsume n'était pas envisageable ; si il y avait bien quelque chose de sympathique à aller chez lui, c'était qu'il ne posait jamais aucune question. Elles tournent dans sa tête depuis trop longtemps pour qu'Alice résiste véritablement à les prononcer, quoique, dans un réflexe malaisé, elle ravale sa salive.


« Ça se passait pas super au lycée, e-et... Et sur la chaîne non plus, en fait, j'ai eu quelques raids sur la tronche. »

Elle grimaça, bien incapable de dire ce qui était la cause, dans le fond. Que ce soit des habits qu'elle ait mis, des paroles qu'elle ait prononcé, des avis « trop politiques », des supports, ce qu'elle mangeait, même parfois... Il semblait que tout soit raison à ça. Au début, elle avait bien tenté de « limiter la casse » en essayant de se conformer au maximum, mais ça n'avait servi à rien, sinon concentrer les attaques, les reproches, les insultes... Les photos, aussi, même si  depuis quelques mauvaises surprises, Dany gérait ça avec toute la virulence d'un roquet aux abois. Dans tous les cas, additionné aux remarques grandissantes de la part de ses camarades, sa patience était clairement arrivée à bout.

« Je me demande si j'ai envie d'y retourner, en vrai. Pas comme si ça se passait mieux pour les autres streameuses, en plus. »

Un rictus un peu désabusé et amer s'étira sur son visage. Non, en vérité, les autres exemples dont elle disposait étaient plus que clairs, même si elle appréciait le fait de regarder ailleurs auparavant. Il faut dire que c'était plus aisé, de se dire que c'était des exemples exceptionnels, des cas particuliers, « pas représentatifs »... Mais elle n'était pas vraiment assez idiote pour persister dans cette fausse position. Posant son menton dans sa main, elle gesticula maladroitement sur elle-même, agacé d'être aussi amère.

« J'ai pas l'impression de pouvoir faire grand chose pour que ça change, en vrai. »

Et c'était ça, qui la faisait tourner en rond depuis des semaines. Le fait de ne rien faire.
FIN MAI 2024 (APREM)ft. Ludwig Nagel-Jung
Alice C. Donovan
Compétitrice
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Ven 30 Aoû - 2:45
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