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Temper Trantrumosorus Rex   [PV La Brindille]  Zzz5


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Temper Trantrumosorus Rex [PV La Brindille]
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• Temper Trantrumosorus Rex •feat. Brandon Blanchett  


Le trafique est dense, caractéristique habituelle du dimanche après-midi. Et si ce n’était de la climatisation à l’intérieur de la voiture, la chaleur frappant contre l’asphalte nous serait insupportable. Enfin, comme si les choses n’étaient pas déjà assez insupportables ainsi. Dans un énième soupir, je lance un regard dans le rétroviseur, pour apercevoir deux petites bouilles, les yeux froncés, en train de se lancer des grimaces. Ici et là s’échange une tape, que je réprime aussitôt d’un ton sévère, en vain. Des gémissements s’échanges, tout comme des paroles inaudibles, mais que je devine peu flatteuses, entre le frère et la sœur.

-Papa! Lexie arrête pas de m’énerver!

-C’est même pas vrai, c’est lui qui a commencé!

-Toi t’es juste un caca de Ptera!

-C’est toi le caca de Ptera qui pu!


De nouveau, je tente de ramener l’ordre dans la voiture, mais rien n’y fait. Et le pire dans cette histoire, c’est que ce cirque, il se répète une fin de semaine sur deux. Depuis que ma fille a débuté ses visites chez sa mère, je dois toujours faire face à cette période d’adaptation, qui peut durer jusqu’à trois jours, avant que Lexie ne reprenne la routine qui règne à la maison. Je sais bien qu’il me faudra en parler avec Mercy, afin qu’ensemble, nous parvenions à établir quelque chose qui fonctionne ensemble, parce que franchement, c’est désagréable. Sans doute la plus jeune ne sait-elle même pas pourquoi elle agit ainsi, mais reste-t-il que c’est le cas, et ça ne peut pas durer ainsi. À chaque fois que nous rentrons de Dimaras, il pleut des chicanes sur la banquette arrière, et les choses ne se calment que plus tard, à la maison, alors que je suis complètement épuisé.

Le reste du trajet se fait ainsi, dans les enfantillages et les insultes les plus ridicules, allant du fessier de Tauros plein de caca, au zizi de Girafarig qui pu. Lorsqu’enfin la maison apparait devant nous, je suis soulagé. Et l’idée d’enfin pouvoir foutre ces deux petits blonds dans leurs chambres respectives et d’aller fumer une cigarette, les pieds dans l’eau chaude de la piscine, me plait vraiment. Mais alors que nous descendons enfin de la voiture, et que je décide de conduire les deux enfants à leur prison respective, les choses ne se déroulent pas tout à fait comme prévu. À peine avons-nous mis les pieds dans la maison que la petite blonde décide d’agripper les cheveux de son frère, et de tirer avec une force que jamais je n’aurais pu lui attribuer. Aussitôt, le garçon pousse un hurlement de douleur avant de sortir ses griffes et les enfoncer dans le bras de sa sœur, qui à son tour se met à hurler d’un cri strident!

-Putain mais ça va pas vous deux??


Horrifié devant la scène, je m’empresse de séparer les deux blonds, qui ne cessent pas pour autant de s’hurler au visage. Et cette fois, ce sont les pleurs qui se mettent à résonner dans la maison, m’éclatant les tympans! La scène est tout simplement horrible, et j’ai l’impression de retenir à bout de bras deux animaux sauvages se disputant une proie après des jours de famine! Je me prends ici et là un coup de griffe ou une gifle, jusqu’à ce que Mystique, alarmée par les affreux cris, n’apparaisse dans le salon, avant de s’empresser de venir agripper Ben, et l’éloigner, alors que de mon bord, je tente de retenir une petite Lexie en larme. La petite s’agrippe à mon cou, me serrant avec force, alors que ses larmes glissent contre mon cou. Et à l’autre bord de la pièce, Ben, sans cesser de pleurer, s’arrache des pattes de la Zoroark pour s’enfuir vers sa porte, qu’il claque dans un cri de rage. Derrière la porte, je peux déjà l’entendre jeter des jouets contre la porte, mais le tout est bientôt camouflé par les hurlements de ma fille, qui résonnent de nouveau à même mon oreille. Et là, je sais que je ne peux pas faire ça seul. Au bord de la panique, berçant du mieux que je peux la petite qui est devenue aussi rouge qu’une tomate, j’agrippe mon téléphone, pour composer l’un des premiers numéros apparaissant à mon répertoire. Alors que la tonalité se fait entendre, je me surprends à prier pour que la rose décroche. Mais à ma grande surprise, ce n’est pas mon ex épouse qui décroche, mais bien une voix masculine. Et alors, je réalise avoir appelé le mauvais Blanchett. Toutefois, en ce moment, je sais très bien que peu importe ce sera qui, j’ai besoin d’aide.

-Allo? Allo? Je sais pas si tu comprends ce que je dis, mais si tu peux m’entendre, j’aurais un peu besoin d’aide!

Je ne parviens qu’à percevoir des bribes de ce que peut me dire l’oncle de Lexie, alors que celle-ci hurle de plus belle dans mes oreilles. Tout ce que j’espère, c’est que le jeune homme aura compris un minimum de ma détresse, et que rapidement, j’aurai un allié dans cette guerre.


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Mar 21 Nov - 2:08
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••• L’avantage de posséder une voiture, c’est qu’on pouvait se déplacer partout (non, sans dec Sharlock). Le désavantage, c’est qu’on avait tendance à vous prendre pour un pigeon voyageur. Comprenez quelque chose : la communauté des scientifiques a une phrase bien à elle « Je n’ai pas le temps ». Cette phrase, j’en abusais beaucoup quand j’étais étudiant. Je l’envoyais régulièrement hors de ma bouche, notamment pour justifier le fait que je ne comptais sortir de chez moi pendant une période donnée. A l’époque, je ne me rendais pas compte d’à quel point cette petite phrase pouvait être assommante et déplaisante à entendre. Aujourd’hui, c’est le cas.

Au centre, nous étions nombreux mais surtout tous très prit. Vous pensiez que les études étaient la partie la plus dure du processus ? Vous n’étiez pas prêt pour l’internat. Le statut d’Interne nous donnait le droit d’apprendre sur un terrain professionnel, une véritable chance pour tout bon scientifique en herbe. Le métier rentrait plus vite, on avait un contact avec des professionnels de divers horizons mais outre tout ça, on avait aussi les horaires d’un interne et, les horaires, laissaient peu de place à une vie sociale et à du temps libre. Parallèlement à ça, chaque interne avait son domaine de prédilection à étudier, ses recherches personnelles à faire. Autant vous dire que le concept de temps libre était revu chaque semaine à la baisse. Mais, quand vous aviez une voiture, comme moi, en plus de tout ça, on vous chargeait régulièrement de petites courses d’un bout à l’autre d’Enola. Personnellement, je n’avais rien contre, bien au contraire. J’aimais ces moments de coupures avec le quotidien du centre. J’aimais prendre la route et rendre visite à d’honorables collègues. Je profitais de ces sorties, en général, pour prendre quelques numéros, glaner quelques informations et surtout chiper des autographes parce que… Parce que j’aime un peu trop mon métier vous voyez ? Enfin bref, j’aimais prendre Titine pour sillonner les routes mais aujourd’hui…. Aujourd’hui j’aurais bien été contre. Une grande conférence allait avoir lieu, au centre, cet après-midi et je voulais absolument y aller. Hors avec cette course près d’Anula j’avais un mal fou à me convaincre que je pouvais arriver à temps. D’autant plus que le trafic était dense aujourd’hui et qu’on ne bougeait pas vraiment depuis dix minutes.

Je soupir en tapotant sur mon volant. Ce serait, tout de même, bien dommage de raté une conférence pareille. C’est vrai, ça, pour une fois que je n’avais pas à me déplacer dans la capitale. Je me laisse mollement reposer sur mon siège, non sans un certain agacement. C’est à ce moment-là que mon portable vibre, au milieu du brouhaha de klaxons et d’auto-radio allumé.

- « Allo ? »
- « Allo? Allo? Je sais pas si tu comprends ce que je dis, mais si tu peux m’entendre, j’aurais un peu besoin d’aide! »
- « Que… Weston ? Qu’est-ce qui se passe ? » J’entends que ça hurle à l’autre bout de la ligne et ce cris strident ne peut provenir que de la bouche de ma très chère nièce. Quelque chose à dû se passer. Je regarde la route devant moi, l’heure qui défile et finalement prend ma décision. « Vous êtes à la maison ? J’arrive ! Laissez-moi juste sortir des bouchons. »

Je raccroche et essaye de m’engager vers la sortie à la plus proche pour rejoindre Anula. Pour ma conférence, c’est raté. Je me console dans l’idée que, de toute façon, je n’aurais jamais pu être là à temps avec le trafic. C’est en jouant de patience et d’appel de phare que j’arrive à me glisser à la sortie, une dizaine de mètres plus loin. Anula n’est plus qu’à quelques minutes de la route et c’est au final après une vingtaine de minutes de bataille que j’ai réussi à atteindre la maison de mon beau-frère. Enfin, ex beau-frère. J’angoisse un peu à l’idée d’être confronté à Weston. C’est qu’on n’est pas tellement proche lui et moi. Mais déjà les hurlements de ma nièce qui continuent de traverser les murs me font dire que ma présence ne sera sans doute pas de trop. Je toque pour la forme avant d’entrer, comprenant bien que les circonstances sont tels que c’est une opération d’urgence que nous devons déclencher.

- « Wes-Weston ! Je suis là ! Que se passe-t-il ? »

Mon Dieu, je n’avais jamais vu Lexie dans un état pareil. La pauvre est en pleine crise de larme et je me fie à l’appel du papa, ça devait bien être comme ça depuis vingt minutes au moins. Je tends les bras pour récupérer Lexie et c’est à mon tour d’avoir les tympans qui sifflent.

- « Hé, hé ma puce, doucement. » Je tente de bercer doucement la petite dans l’espoir de la calmer. « C’est tonton, tu vois, c’est moi ? Chuuuut, là ma puce. C’est un gros chagrin, qu’est-ce qui se passe ? Raconte à tonton. »

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Brandon Blanchett
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Dim 26 Nov - 4:18
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• Temper Trantrumosorus Rex •feat. Brandon Blanchett  


Des hurlements stridents me parviennent autant de la gauche que de la droite. Entre mon fils et ma fille, ce serait presque étonnant que les voisins, bien qu’éloignés de notre demeure familial, n’appellent pas la police pour présumée maltraitance... Les cris de la plus jeune contre mes oreilles sont si puissants que je ne parviens aucunement à capter ce que me dis Brandon de l’autre côté du combiné, si même ce dernier a-t-il répondu. Si j’espère que le jeune homme aura capté mon cri à l’aide, j’en reste tout de même incertain devant l’absence de confirmation, et préfère prendre les choses en main plutôt que d’attendre une aide qui ne viendra possiblement pas. Ainsi, malgré l’irritation que me procure la petite, qui semble presque faire exprès de crier le plus proche possible de ma tête possible, je la berce avec délicatesse, tout en lui chuchotant des mots rassurants.

-Chuuuuuu, ça va petite puce, papa est là... C’est fini, Lexie, tout va bien...

Je tapote délicatement le dos de ma fille, secouée par ses propres sanglots. Je peux sentir la chaleur du mélange de ses larmes et probablement aussi de sa salive, qui coule le long de mon cou, alors que celle-ci engouffre d’avantages son visage contre moi, s’essuyant contre mon t-shirt, que je devrai définitivement changer une fois que tout ceci sera terminé. Petit à petit, la petite finie par se calmer, et après ce qui me semble une éternité, Lexie cesse de pleurer. Épuisée par sa crise, et rougis par les larmes, elle se couche contre mon épaule, me serrant de ses petits bras, et je sens qu’elle pourrait très bien s’endormir ainsi. Malgré tout, je décide plutôt de la poser au sol avant de me pencher à ses côtés.

-Ça va mieux là, hein? Tu veux qu’on écoute la Princesse Olaf?

La petite aux cheveux d’or se met aussitôt à rigoler, avant de me corriger une énième fois sur le titre de ce film que je devrais pourtant connaitre par cœur, après l’avoir écouté suffisamment de fois pour être en mesure de chanter « Libéré » sans erreur. J’offre un clin d’œil à ma fille avant de me redresser et d’aller chercher le film en question, mais alors que je m’active à le mettre en marche, un nouveau cri, cette fois-ci provenant de mon fils, attire mon attention. D’un bond, je me retourne pour découvrir Ben, le visage lui aussi rougis par les larmes, se tenir à la limite du salon, à moitié dans sa chambre, en train d’offrir à sa petite sœur un regard empli de colère.

-Pourquoi elle, elle est pas dans sa chambre! Pourquoi elle a le droit de regarder un film et moi je suis puni!

Ne me laissant pas le temps de répondre, le garçon pousse un grognement de colère avant de relever dans les airs une voiturette probablement aussi grosse que sa tête, avant de la projeter avec violence contre la tête de sa sœur qui, aussitôt, se remet à hurler avec encore plus de force que tout à l’heure, avant de se jeter sur le canapé, tête première contre la manette du volume, ayant ainsi pour effet d’augmenter ce dernier à son maximum.

-Bordel Ben! Mais ça va pas! Mais qu’est-ce qui vous prend à tous les deux, bon sang?!


Et de nouveau, je me retrouve au milieu de deux enfants en crise, en plus d’avoir à endurer la reine des neiges interpréter sa chanson thème à en briser les tympans de tout le voisinage. Et c’est à ce moment qu’on décide de cogner à la porte. Ayant complètement oublié avoir moi-même appelé à l’aide un peu plus tôt, je grogne un bon coup avant de m’emparer de ma fille et me diriger vers l’entrée. De toute évidence, mon fils devra encore attendre avant d’avoir lui-aussi droit à mon attention. Une fois devant la porte, je m’apprête à chasser quiconque ayant choisi ce moment pour me vendre leur aspirateur, mais alors que j’ouvre la porte à la volée, prêt à offrir au colporteur mon meilleur regard noir, c’est plutôt du soulagement qui m’envahi en reconnaissant cet air familier.

-Oh Arceus, merci tu es venu!

N’ayant jamais été aussi soulagé de voir mon ex beau-frère, je lui tends Lexie, qui est littéralement en train de me rendre sourd. Et profitant de ce rare moment où je ne me prends pas pour une maman koala, à porter un ou deux enfants, je me précipite vers la télévision, afin de fermer le clapet à Elsa, qui hurle probablement aussi fort que les enfants, avant de me tourner vers l’endroit où se tenait mon fils quelques instants plus tôt, pour découvrir que ce dernier s’est de nouveau enfermé dans sa chambre pour continuer d’y hurler.

-Eh bien Bran, bienvenu en enfer...

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Weston Elric
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Jeu 30 Nov - 18:21
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••• C’est une cacophonie rare qui s’entend actuellement dans la maison de Weston. Même un attroupement de filles hystériques, de marteaux piqueurs mêlé à de la dud-step serait bien plus supportable à l’oreille que ce qui hurle en ce moment même entre les quatre murs de la demeure Elric. Je soupire en berçant Lexie qui ne cesse d’hurler en me demandant bien ce qui avait pas se passer pour en arriver-là. Ma nièce était capricieuse et avait son petit caractère mais de là à hurler comme elle le faisait… Weston se précipite sur le canapé pour couper le son et je crois murmurer un « aaaah merci mon Dieu » quand la musique ce coupe enfin. Ne reste plus, là, que la crise de larme de Lexie qui commence petit à petit à baisser en volume. Je continue de bercer la gamine plusieurs minutes et quand enfin ses pleurs laissent place à des reniflements beaucoup moins sonores et donc beaucoup plus supportables je la pose sur le sol avant de m’étirer le dos.

- « Eh bien, moi qui me plaint du bruit au centre je crois qu’il est grand temps de relativiser. » Je caresse doucement la tête de la petite avec un sourire avant de l’inviter à aller se poser sur le canapé le temps que je lui apporte un verre d’eau. « Qu’est-ce qui s’est passé ? » demandais-je ensuite à Weston sur le ton de la discrétion. « Vous rentrez de chez Mercy, ça s’est mal passé ? »

Depuis ma visite chez ma grande sœur, j’avais pris un peu plus de courage et prenait donc le temps de l’appeler régulièrement. Même si elle ne me disait pas tout, j’arrivais à me tenir au courant du gros des évènements et surtout des périodes pendant lesquelles Lexie était chez elle. Pour autant, j’avais un peu de mal à savoir comment les choses se déroulaient. Je répugnais à forcer la main à Mercy. Vider son sac c’était une chose, mais je ne voulais pas que tout cela se fasse sous la contrainte. J’étais peut-être un peu trop optimiste, mais je voulais voir Mercy se confier de son plein grès. La situation était délicate pour elle, je ne voulais pas piétiner son intimité à grands coups de « pourquoi ». J’avais peut-être eu tort. Force est de constater que tout n’était pas rose. Je ne sais pas si c’est bien ma place d’autant en demander mais… Arf. Je ne veux pas rester en retrait. Lexie reste ma nièce, Weston mon ex-beau-frère et le père des enfants de ma sœur. Ça restait ma famille. Et chez moi, on soutenait activement sa famille. Parce que la famille, c’était quelque chose de précieux qu’on ne devait jamais négliger.

- « Je… Heu. Je sais que les choses sont compliqués entre Mercy et toi et je veux que tu saches que je tiens à rester neutre. Je ne veux pas prendre de parti dans vos histoires ou donner le rôle du méchant à l’un d’entre vous. Je veux prendre soin de notre famille, de Lexie, Benji, Mercy et… Bah de toi aussi du coup. Doooonc… Heu… Tu peux me dire les choses. Lexie à son caractère mais ça m’étonne de la voir réagir comme ça. Si tu as besoin de souffler ou autre tu sais que ma porte est grande ouverte, hein ? »

Je ne sais pas si c’était une bonne idée… J’ai un mal fou à cerner Weston. Au final je le connais peu. Je ne sais pas ce qui est acceptable ou non pour lui. Peut-être que lui proposer mon aide, comme ça, c’est blesser sa fierté et empiété sur son territoire, sur son rôle de père. Je ne tiens pas à le remplacer ou quoi que ce soit. Arf, c’est tellement compliqué de faire avec le caractère des uns et des autres.

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Brandon Blanchett
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Dim 10 Déc - 18:53
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Si cela ne tenait que de moi, j’aurais très certainement imité mon fils pour m’enfermer dans ma chambre, loin de toute cette cacophonie, dans le noir total, afin de tenter de faire le vide. Mais bien entendue, je ne peux pas me le permettre. Alors, je n’ai d’autre choix que d’endurer cette espèce de sensation de « s’en est trop » ainsi que cette boule qui s’est formée dans mon estomac, preuve que l’anxiété est un peu trop présente. Et je n’ai d’autre choix que de tenter de refouler cette envie un peu trop forte d’aller m’allumer un joint dans la cour, comme je le fait encore trop souvent lorsque les enfants sont couchés et que la pression ne devient plus supportable. Mais au moment présent, je n’ai pas cette option. Heureusement, Brandon est venu me porter main forte. Petit à petit, Lexie cesse une nouvelle fois de hurler, et va prendre place sur le canapé, vidée d’énergie après ce qui me semble être la crise du siècle. Je profite de ce moment pour tenter d’aller voir mon fils, mais je me retrouve plutôt devant une porte barrée, m’empêchant de procéder. Voyant que le petit blond n’a aucunement l’intention de me laisser rentrer et tenter de le consoler, je pousse un long soupir, me disant qu’il serait mieux de ne pas trop insister, et lui laisser son espace jusqu’à ce qu’il soit prêt à me recevoir.

L’idée de le laisser ainsi ne me plait pas vraiment, mais n’ayant d’autres choix, je fais demi-tour pour retourner vers le salon. Lexie a beau être encore toute rouge, elle est de nouveau calme, en boule contre un coussin, grignotant le verre d’eau que lui a remis son oncle. Soulagé de la voir calmé, je vais à mon tour me posé contre l’un des fauteuils du salon, face à la petite et à Brandon qui me demande rapidement ce qui a bien pu se passer pour qu’on se retrouve dans la troisième guerre mondiale. Je soupire de nouveau, me demandant la même question.

-C’est con, mais c’est toujours comme ça. Enfin, pas exactement comme ça, là c’est particulièrement atroce, mais voilà quoi.

Je marque une pause, le temps de réfléchir à ce qui vient de se passer. Depuis que Lexie a commencé à réellement passer du temps chez sa mère, et y aller une fin de semaine sur deux, ce genre de situation n’est plus rare. Le changement de routine si brusque dans la vie de mes deux enfants a entrainé ce genre de situation. La vérité, c’est que c’est difficile. Pour qui ce l’est plus, je ne saurais dire. Mais la situation reste la même. Mes deux enfants et moi-même devons vivre avec ces changements dans notre mode de vie qui avait enfin fini par être simple, et c’est difficile.

-Merci Bran, c’est gentils. Mais au final, qu’est-ce qu’on peut bien y faire, hein?

Mon regard s’est posé sur la petite blonde, toujours agrippée à son verre d’eau, le visage toujours rougis, et maintenant collée contre Mélodie qui n’a pu s’empêcher de s’approcher de la petite afin de la consoler. Bien sûr, toute l’aide du monde est appréciée. Et si ce n’avait pas été du jeune homme ainsi que des autres qui m’ont prêté main forte depuis la naissance de Lexie, comme John, Max ou les autres, je ne sais pas comment j’aurais pu m’en sortir. Mais peu importe à quel point leur support peut m’être magique, la situation reste la même. Mercy est revenue réclamer ses droits de mère, et si je ne pourrai jamais lui en vouloir, et jamais je ne pourrais même oser songer lui couper ces droits, je ne peux m’empêcher de croire que si elle n’était plus dans la nos vie, les choses seraient plus faciles. J’ai beau m’en vouloir de penser ainsi, les choses n’en restent pas moins vraies. Mais les choses étant ce qu’elles sont, il nous faut vivre avec, et trouver des façons de passer à travers du mieux que nous pouvons.

-Papa...? Est-ce que tonton va rester jouer avec moi cet après-midi?

La petite a beau ne pas démordre de son air piteux, je sens que la situation s’améliore néanmoins, si elle parle déjà de jouer. Je lui adresse un sourire avant de me retourner vers le concerné, ne voulant pas trop parler à sa place. Après tout, si le frère de Mercy est venu en urgence aujourd’hui pour me prêter main forte, je ne sais pas en quoi consiste son emploi du temps pour le reste de la journée.

-Qu’est-ce que tu en dis Brindille? Ça pourrait être plaisant d’avoir autre chose que des conversations touchant les crottes de nez et le pipi de Solgaleo pour une fois.

Je glisse un clin d’œil à ma fille qui éclate aussitôt de rire, puis je retourne de nouveau mon regard vers le jeune chercheur. Si je sais que d’élaborer sur la situation avec mon ex-femme devant ma fille n’est pas nécessairement la chose la plus intelligente du monde, je sais aussi qu’en quelque part, peut-être qu’avec son regard externe, il pourrait bien nous aider dans cette situation plus qu’épineuse.


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Weston Elric
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Dim 17 Déc - 19:00
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Plus je les regarde, plus je me dis que la vie de parent représente un challenge autrement plus compliqué que celui de briller dans une carrière quelconque. Je me demande bien ce qu’il faut, d’ailleurs, pour être parent. Naïvement, j’aurais envie de répondre « de l’amour », parce qu’après tout c’est, dans ma vision des choses, la base de toute relation parent/enfant mais l’exemple que j’ai sous les yeux me prouve que ce sentiment ne fait pas tout. Bien au contraire, même. Je ne doute pas une seule seconde de l’amour qu’éprouve Weston pour ses enfants et je doute encore moins de Mercy. Il faudrait être aveugle pour ne pas voir que la chair de leur chair représente bien plus que le reste du monde à leurs yeux. Mais alors qu’est-ce qui ne va pas ? Qu’est-ce qui fait que ça ne fonctionne pas ? Qu’est-ce qui manque ? De la patience ? De la volonté ? De la justice ? Du talent ? Est-ce que le concept même de talent existe dans le domaine de l’éducation d’un enfant ? Je ne sais pas. C’est un domaine que je ne connais pas. C’est un domaine dont je suis intimement persuadé qu’il n’existe pas d’expert véritable. C’est peut-être aussi pour ça que c’est aussi ardu, il n’y a pas de mode d’emploi, de véritables bases. C’est de la pure expérimentation. On te balance le bébé dans les bras et… Débrouille toi.

Je sens un profond respect, d’un coup, pour Weston et Mercy. Vu sous cet angle, élever un enfant n’est pas fait pour tout le monde. J’imagine bien le stress que ça doit être, les questions qu’on peut se poser, la constante remise en question que ça engendre. Décidément, ils sont tous les deux hors du commun.

- « Papa...? Est-ce que tonton va rester jouer avec moi cet après-midi? »

La petite voix de ma nièce résonne dans la pièce et me sort momentanément de mes pensées. Rester ? L’après-midi ? TOUTE l’après-midi ? Houla. Je ne sais pas si je peux me le permettre… Ai-je seulement contacter mon responsable de centre pour le prévenir de mon détour ? Quoi que, connaissant le bonhomme j’aurais sûrement eu un gros savon au téléphone à coup de « Ce n’est pas sérieux Blanchett ! La vie de scientifique… C’EST L’HISTOIRE DE CHAQUE SECONDES » Brrr. Cet homme me faisait peur. Non, je m’en serais souvenu si je l’avais contacté. Du coup il n’en sait rien… Si on compte la circulation je serais à Baguin assez tard. Les bouchons devraient être moins influant si je partais en début de soirée. Puis c’était l’occasion de passer du temps avec Lexie, d’apprendre à connaître Benji et Weston… C’était une occasion en or… Mais mon dossier… Si je trouve une excuse ça pourrait passer mais je ne pouvais décemment pas mentir à mon responsable et… Est-ce que le docteur Weber prendrait cet écart de conduite comme un manque de sérieux ? Après tout, ce n’est pas comme-ci je séchais mon poste pour aller picoler ou flâner, si ? Aaaaaarg.

Je regarde Lexie.

Je regarde ma montre.

Lexie.

Ma montre.

Lexie.

… Au diable le boulot.

- « Hmmm… Je reste siiiiii… Ma petite princesse vient me faire mon traditionnel câlin de bienvenue ! C’est qu’avec toutes ces larmes, on n’a même pas pu se dire bonjour ! » fis-je dans un ricanement léger en ouvrant les bras.

Après avoir réceptionné la petite et l’avoir fait tourner en faisant l’avion, comme nous en avions pris l’habitude depuis notre première rencontre, j’ai posé un regard sur mon beau-frère (enfin ex beau-frère… Arf c’est compliqué leurs histoires d’amour si vous saviez) avant de poser la petite.

- « Dis-moi Lexie, tu aimes fort ton papa et ton frère n’est-ce pas ? Tu les aimes aussi fort que tonton il t’aime toi, hein ? Dis-moi Lexie, tu ne trouverais pas ça génial si on pouvait jouer tous ensemble, tous les quatre ? Je crois que ton grand-frère a eu un gros chagrin, que dirais-tu d’aller le consoler et de vous réconcilier tous les deux ? Comme ça, on pourrait jouer tous les quatre, tous ensemble ! »

Lis-moi ♥:
 

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Sam 23 Déc - 23:23
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Au grand plaisir de la petite fille, son oncle finit par accepter l’invitation, bien que je le sente le faire légèrement à contre-cœur. De toute évidence, le jeune homme devait avoir d’autres obligations pour la journée, et je ne peux m’empêcher de me dire que je suis probablement en partie responsable de les avoir mises à l’eau pour lui. Malgré tout, alors qu’il fait tournoyer une petite fille aux anges, je ne doute pas une seule seconde que cette culpabilité d’abandonner ses autres engagements pour la journée sera bientôt derrière lui.

Une fois la petite posée, Brandon s’empresse de tenter de réconcilier Lexie avec son frère, toujours enfermé dans sa chambre. Je reste impressionné par sa manière de faire, et avec la douceur qu’il emploi avec ma fille. Celle-ci semble réfléchir à la proposition un instant, pesant le pour et le contre d’aller retrouver son grand-frère, et bientôt, celle-ci semble convaincu que les sages paroles de son oncle représentent la chose à faire. Ainsi, je l’observe se diriger vers la porte de la chambre de son grand-frère, et frapper sur cette dernière avec force, l’intimant à sortir. Après quelques secondes de malmenage de porte, le garçon finit par sortir, un air encore frustré au visage. Mais bientôt cet air se dissipe, alors que sa petite sœur lui offre un gros câlin. Car bien que Benjie ait hérité de ma tendance à m’entêter dès que j’en ai l’occasion, il a aussi depuis toujours cette douceur et cet amour inconditionnel lorsqu’il s’agit de sa petite sœur. Depuis sa naissance, Lexie a toujours été précieuse pour son grand-frère qui, malgré leurs chicanes, l’aime du plus profond de son être. Ainsi, il se laisse facilement convaincre par les arguments de la petite fille, et bientôt, celui-ci vient ne rejoindre, surpris de la présence du jeune homme.

-Brandon?


Le petit nous offre tout à tour un air d’incompréhension, ayant de toute évidence manqué un gros morceau de ce qui s’est produit depuis qu’il s’est enfermé dans sa chambre, et je le soupçonne ainsi d’avoir enfilé ses écouteur et écouté de la musique à fond durant sa crise, chose qu’il a pris l’habitude de faire récemment quand les choses ne vont pas pour lui. Mais cette surprise ne semble pas le déranger, bien au contraire. Rapidement, un sourire parait sur son visage, avant qu’il ne court de nouveau dans sa chambre, pour en ressortir quelques secondes plus tard, un document à la main.

-Regarde Brandon, j’ai fait ça pour l’école! On devait faire une recherche sur un Pokémon de notre choix, et moi j’ai choisi de le faire sur Lixy! Il fallait expliquer leur habitat, leur alimentation, leur évolution, et tout!


Avec une grande fierté, le petit garçon remet la recherche au chercheur, un large sourire au visage.

-Est-ce que tu pourrais le corriger pour moi? Tu connais plein de trucs sur les Pokémon toi, non?

Le petit blond offre un regard plein d’espoir et d’admiration au chercheur, qu’il a appris à grandement apprécié à travers leurs échanges depuis l’arrivée de celui-ci dans nos vies. Car même si, à la base, Brandon est arrivé parmi nous pour sa nièce, il s’est aussi avéré une présence significative pour mon fils, tout autant que pour ma fille.

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Weston Elric
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Dim 14 Jan - 2:45
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J’étais intimement persuadé que mon message passerait et… Il est passé. En débarquant dans la vie de Lexie et en apprenant à la connaître j’avais très vite compris que lui parler sur un ton plus haut que le sien ne mènerait nulle part. Lexie avait un côté très sanguin et une hyper sensibilité qui la poussait très rapidement aux larmes, aussi, j’avais rapidement mis sur pied une technique d’approche qui avait jusqu’à maintenant porté ses fruits : le calme et la patience. On pouvait reprocher à Lexie un certain nombre de chose mais s’il y a une qualité qu’on ne pouvait lui enlever c’était sa dévotion et son amour pour ses proches. En tant qu’oncle, je pousserais même la chose plus loin pour parler de maturité et de recul sur les évènements. Lexie était capable de se remettre en question (pour son âge, hein) quand on lui en laissait l’occasion. C’était une vision de l’éducation, que maman m’avait toujours inculquée. Petit, je me souviens qu’elle ne me servait jamais une solution toute trouvée sur un plateau. Quand je me disputais avec papa ou Mercy, quand j’avais un problème à l’école ou une contrariété vis-à-vis de quelque chose maman me posait toujours cette question : « Et toi, qu’est-ce tu en pense ? Tu trouves que c’est grave ? Qu’est-ce que tu ressens ? Qu’est-ce tu veux finalement ? ». Elle ne m’a jamais ordonné d’aller m’excuser ou de faire quelque chose envers quelqu’un. Jamais. Chaque excuse que je suis allé donner, chaque pardon que j’ai pu laisser, tout ça, je l’ai toujours fait de mon propre chef. Même si je ne suis pas un exemple de stabilité j’avais toujours été reconnaissant de cette liberté que maman me laissait. Je pense que cette façon qu’elle avait de me laisser me questionner m’a permis de devenir l’adulte que je suis aujourd’hui. Si possible, j’aimerais que Lexie entretienne cette habitude de se questionner, de peser le pour et le contre d’une situation et de faire ses propres choix. J’aimerais qu’elle aille la liberté d’agir, de réfléchir sur ce qu’elle souhaite vraiment et ce qu’il faudrait qu’elle fasse pour y parvenir. Je veux qu’elle garde cette maturité d’esprit que je la soupçonne d’avoir. Bien sûr, ce n’est pas à moi de l’éduquer, ce n’est pas mon rôle. Je ne sais pas comment Weston ou Mercy aborde ce genre de situation d’habitude mais jusqu’à maintenant ma méthode avait plutôt de bons retours et j’avais l’impression que ma nièce appréciait ce rapport honnête et libre.

Je souris d’un air satisfait en la voyant quitter le salon pour rejoindre la chambre de son frère. Ce qui pourrait se passer entre la petite et Ben ne me regarde pas alors je reste dans le salon. J’aime à croire que laissé aussi un espace d’intimité est une bonne chose. Après tout, c’était une dispute entre elle et lui et c’est entre eux que ça doit se régler. Ça c’était plus le crédo de mon père. Le respect de l’intimité, et le fait de penser qu’il fallait laisser les enfants régler leurs soucis entre eux. Que c’était à eux de trouver les mots et d’agir une fois leurs décisions prisent.

- « Lexie est intelligente, elle est capable de comprendre ses erreurs et de réfléchir par elle-même. Tous les enfants n’ont pas cette force de caractère, ses futurs proches auront de la chance de l’avoir. »

Rapidement, la petite revient suivit de son frère et son air surprit me décroche un sourire. Je lui lance un signe de la main pour le saluer.

- « Brandon ? »
- « Bonjour, Benji. »

J’espère, pour le coup, faire les choses bien. Avec le temps, j’avais vu grandir Lexie et je me sentais très à l’aise avec elle, nous avions appris à nous connaître. Mais ce n’était pas le cas avec Benji et j’avais encore beaucoup de mal à savoir quel type de place je pouvais prendre dans la vie du jeune-homme. Je savais que Benjamin n’avait aucun lien de sang avec la famille Blanchett mais il n’empêchait qu’il faisait partie de notre famille, que Mercy l’aimait comme son propre fils et que je ne l’avais jamais vu autrement que comme mon neveu, petit bout d’homme courageux qui avait déjà bien trop vécu de choses pour son jeune âge. J’avais déjà cette petite réserve de ce que je pouvais ou non faire avec Lexie mais avec Benjamin je marchais dans l’inconnu. Je ne voulais pas faire une gaffe, lancer un mot, faire quelque chose qui serait jugé inconvenant par son père. Je ne connaissais pas non plus vraiment Weston. Nos rapports étaient restés très… Cordiaux et simples depuis mon arrivé à Enola et ses rapports avec Mercy étaient tellement complexes que j’avais moi-même peur de trop en demander. C’était ma famille mais j’étais encore à des années lumières de faire partie des leurs. Ils avaient tous vécus des évènements qui ne pouvaient laisser qu’un large fossé entre eux et moi. Il y aurait toujours des choses pour lesquelles je serais exclu. J’espérais pouvoir combler ce vide petit à petit, prendre ma place, ne plus être un étranger dans ces histoires et pouvoir être considéré comme un membre à part entière de cette famille nouvellement construite.

Benji revient avec un document à la main qu’il me tend. En parcourant le document des yeux j’hoche positivement la tête avant d’écouter ce que le petit garçon me raconte. Une recherche, hein ? Ça me rappel mes devoirs d’écolier, au Canada. J’adorais les exposés. Je m’accroupi à hauteur du petit garçon, une vieille habitude que je prend quand j’interagi avec des enfants, avant de me plonger plus en détail sur ses recherches.

- « C’est… Vraiment complet Benji, tu as dû passer beaucoup de temps là-dessus, non ? » Fis-je en relevant la tête pour lui sourire. « C’est du très bon travail, comment as-tu fait pour tes recherches ? »

J’ose lui tapoter fièrement la tête (tout en regardant son père savoir si c’était un contact autorisé ou un truc qui se rapprochait à un « Pas touche mon gars, c’est moi le padre, pas toi. ») avant de me relever et de lui rendre ses copies. J’invite ensuite les enfants à aller jouer un peu et en profite pour glisser quelques mots à Weston.

- « Il est très perspicace, c’est rare de voir un enfant de cet âge se donner autant de mal pour un devoir. C’est de la graine de chercheur ou je ne m’y connais pas ! » fis-je en tentant une boutade maladroite.

En voyant Benji jouer avec sa sœur, en voyant la fierté avec laquelle il tient son travail j’ai… Une idée qui germe dans mon esprit. Un truc débile. Une idée et en général c’est assez mauvais signe. Je ne sais pas si je peux soumettre ça à Weston… C’est peut-être top ? D’un autre côté ça me donnerait une occasion de passer plus de temps avec Benji et de soulager un peu Weston qui doit être occupé avec son poste de champion. Puis… C’est peut-être aussi l’occasion de monter dans son estime et de gagner sa confiance ? C’est que j’aimerais entretenir de bons rapports avec tout le monde et que, bon, si Mercy ou lui pouvaient avoir suffisamment confiance en moi pour se reposer un peu sur le neerd que je suis… Ce… Ce serait cool, oui.

- « Weston, dis-moi, je… Je ne veux pas prendre trop de place non plus ou empiéter sur ton rôle de père mais je me disais que ce serait sympa d’emmener Benji un jour en observation. Lexie est encore trop jeune, mais lui est assez grand et il semble beaucoup aimer les Pokémons, je me dis que ça pourrait lui faire du bien d’aller voir un peu comment les Pokémons vivent en pleine nature. Je pourrais aussi emmener les enfants au refuge, un de ces quatre. Un week-end, une journée. Je me doute que Mercy et toi avez des emplois du temps un peu chargé et… Je comprendrais très bien que tu ne veuille pas me confier tes enfants mais si je peux vous soulager un peu… ça me ferais, en tout cas, très plaisir de passer du temps avec eux. Ils sont adorables, puis… Même si mon appartement n’est pas très grand tu sais que tu peux y passer quand tu veux ou me déposer les enfants si tu as besoin d’une pause. » Je souris un peu, assez gêné de ma propre audace. « Mais ce n’est qu’une proposition, hein, je te force pas la main. »


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Brandon Blanchett
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Dim 21 Jan - 17:03
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Je me contente d’observer le petit garçon tendre le papier à l’oncle de sa soeur, les deux yeux grands comme des billes. Et alors que Brendan se met à parcourir le document du regard, je peux sentir une certaine anxiété chez le petit blond. Car s’il s’est habitué à mes commentaires positifs pour à peu près chaque devoir qu’il doit remettre, cette fois, il se trouve devant un expert. Un expert qui pourrait très bien lui annoncé des erreurs dans sa production, ou même se montrer déçu de la pauvreté du texte. Pourtant, Brandon ne fait rien de ceci. Même qu’au contraire, le jeune chercheur s’empresse de complimenter le dur labeur de Benjie, qui laisse aussitôt un large sourire venir éclaircir son visage.

-J’ai cherché sur internet avec papa, mais j’ai aussi observé Goro dans son habitat naturel pour plus de réalisme! Et d’ailleurs c’est lui sur la photo, là!

Rayonnant de fierté, Benjie pointe l’image sur la page couverture, ou effectivement se trouve Goro, le Lixy que Mercy et moi lui avions offert quelques années plus tôt. Issue de l’union de Diego et Shadaya, le petit lion électrique a hérité de l’humeur de chaton de sa mère, bien que sa grande paresse me rappelle énormément son père. D’ailleurs, sur la photo, le petit est comme à son habitude endormi dans l’herbe, sous l’ombre de l’un des gros arbres de la cour.

Sans abandonner son large sourire, le petit blond reprend sa copie, qu’il s’empresse de montrer à Lexie qui, elle aussi réclame de voir la photo de Goro. Suite à quoi, les deux enfants s’éloignent en discutant avec énergie des Pokémon qu’ils auront plus tard. Je suis d’ailleurs à peu près certain que d’ici quelques minutes, cette discussion se transformera en chicane, alors que Lexie se mettra à énumérer des Pokémon légendaires, et que Benjie se fera mission de lui faire comprendre que ce n’est pas possible. Mais pour l’instant, les choses se déroulent bien, et les deux enfants rigolent ensembles. Et comme les choses semblent bien se dérouler, je me permet de rester aux côtés du jeune homme, qui s’empresse aussitôt de complimenter mon fils, ce qui fait naître en moi une certaine fierté.

-Tu crois? J’avoue que Dr Elric, ça sonne plutôt bien!

Je ne peux m’empêcher d’échapper un petit rire, à l’idée d’imaginer mon fils en tant que brillant chercheur. Mais bien que l’idée de voir mon garçon réussir dans la vie malgré un bagage génétique quelque peu déficient, je me dis qu’au final, peu importe ce que le petit blond décidera de faire dans la vie, je le soutiendrai. Benjie a toujours été brillant à l’école, mais il a aussi une quantité d’autres talents. Mon fils est un petit garçon sportif, créatif, sensible… À bien y penser, le petit blond pourrait vraiment faire ce qu’il veut de sa vie. Et l’espace d’un instant, je me surprends à me demander ce que moi, j’aurais pu accomplir, si j’avais vécu dans un autre milieu. Si ma vie s’était déroulée dans un cadre différent, je me demande bien où est-ce que j’en serais aujourd’hui. Mais je n’ai pas vraiment le temps de poursuivre cette réflexion, puisque je suis bientôt sortit de mes pensées par Brandon, qui tente de me proposer quelque chose, un peu maladroitement. Avec de grandes hésitations, le jeune homme finit par m’avouer ce que je comprends comme un désir de vouloir passer plus de temps avec Ben. Je reste silencieux l’espace d’un instant, laissant le jeune homme déballer son discours emplit d’un certain malaise. Et lorsqu’il termine, je me contente de l’observer, avec une certaine surprise.

-Euh… Bah, ouais, pourquoi pas!

J’hausse les épaules tout en offrant un sourire à Brandon. Car bien que Ben et lui ne soient pas reliés par le sang, et qu’une vilaine histoire existe entre moi et la soeur du jeune chercheur, Brandon, lui, ne m’a jamais donné ne serait-ce qu’une seule raison de le garder à l'écart de mes enfants. Même que, bien que lui et moi nous connaissions encore peu sur le plan personnel, j’en suis moi aussi venu à l’apprécier, à travers nos échanges. Il a toujours été bon pour Lexie, tout comme pour Benjie. Alors l’idée qu’il puisse permettre à mes enfants de sortir un peu de leur routine ne me pose aucun inconvénient.

-T’es plutôt bon avec les enfants, alors je vois aucune raison de te dire non…

Mon regard se pose ensuite sur les enfants, qui se sont à présent installés au sol, armés de papiers et de crayons, pour dessiner leurs Pokémon préférés. Sans grande surprise, Benjie s’est affairé à reproduire d’une manière assez fiable les traits d’un Luxray, alors que Lexie, elle, mêle sur sa feuille des teintes de bleus dans ce qui me semble être un Pokémon eau, sans que je puisse vraiment l'affirmer depuis là où je me trouve.

-D’ailleurs, c’est pour quand les enfants? Tu serais dû, non?

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Ven 16 Fév - 18:38
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J’avoue que… Meh, je suis surprit. Je m’en veux d’avoir pensé en mal mais pour être tout à fait honnête je ne m’attendais pas à ce que Weston accepte de me confier ses enfants. Je pensais que le fait que nous nous connaissions peu serait un obstacle et que le fait que je sois un Blanchett, frère de son ex qui plus est, pèserait fort dans la balance. Comprenez, il avait de très bonnes raisons de refuser. Je veux dire, je ne suis pas un proche « proche » vous voyez ce que je veux dire ? Je suis l’oncle de Lexie mais en soit je n’ai pas traversé avec Weston des évènements qui aurait pu faire de nous des proches comme peuvent l’être d’autres de ses amis. Idem, j’avais quelque peu peur qu’il voit en moi une sorte de sangsue qui n’avait nullement sa place dans sa petite vie bien rodée. Je pousserais même le bouchon en disant que j’avais à de nombreuses reprises pensé qu’il m’acceptait seulement par amour pour Lexie. Aussi, quand j’avais proposé à Weston d’embarquer son fils dans mes sorties je m’attendais très nettement à un refus poli. Mais non. Pas du tout même. Voilà qui m’apprendra à juger sans connaître. Weston me fait assez confiance pour me confier Benji, son fils, celui avec lequel je n’ai aucun lien de sang, celui avec lequel je ne partage rien si ce n’est une profonde empathie et affection parce que je n’avais jamais vu autrement Benji que comme un membre de ma famille. Que son nom soit Elric, Monsieur Patate ou Trump ça n’avait que peu d’importance à mes yeux. Je… J’avoue lui en être profondément reconnaissant.

- « Je… C’est gentil de ta part. Je suis désolé, j’avais peur que tu dises non pour être honnête. »

Ca me semble être la moindre des choses après avoir pensé à mal. Je me sens un peu honteux. Je n’aime pas penser négativement comme ça. Je lui adresse un sourire qui se veut plus sincère, plus détendu aussi. Je dois me décoincer, je me suis promis de rester neutre dans l’histoire de la famille Elric, je voulais m’entendre avec tout le monde et ne pas prendre parti. Je resterais neutre, ce qui m’importait c’était le bonheur de Benji et de Lexie. Le reste, c’était leurs histoires pas les miennes.

Mon regard se posa sur les deux enfants occupés à dessiner joyeusement. Je suis plutôt content de les voir s’amuser ensemble et non pas se pleurer dessus comme à mon arrivée. Je me demande… Est-ce que Mercy et moi avions nous eut des disputes semblables à celles de Lexie et Benji ? C’est possible… Etrangement je n’en garde aucunes traces. Je serais bien curieux de poser la question, je sais que la mémoire peu évincer des souvenirs passés pour en garder précieusement d’autres. Me connaissant, ça aurait été bien mon genre d’oublier les crises de nerfs pour ne garder que les côtés positifs des visites de Mercy à la maison. Je lui poserais la question, tien, je suis curieux de savoir si elle garde en elle.

La voix de Weston s’élève dans les airs me sortant dans ma rêverie. Je garde son compliment dans un coin de ma tête et lui adresse un sourire de remerciement du coin des lèvres. J’irais bien lui dire que c’est normal, que c’est comme ça quand on est une famille, qu’on prend soin les uns des autres blablablas mais je ne suis pas sûr que ce discours mielleux soit d’une grande efficacité, en fait, j’ai l’impression que faire la couille molle débordante d’amour et d’arc-en-ciel ne ferait que me ramollir d’avantage et c’est une image adulte que j’ai envie de donner à mon ex-beau-frère. Je le quitte quelques secondes pour aller me prendre un verre d’eau et revient vers lui en posant un œil attentif sur les enfants. Arf, ils sont mignons, je me demande si je pourrais prendre une photo à envoyer à Mercy ou à montrer à cette gentille hôtesse d’accueil au centre qui n’a de cesse de me demander une photo de mes neveu et nièce depuis le temps que j’en parle avec, selon ses dires, des étoiles dans les yeux.

- « D’ailleurs, c’est pour quand les enfants? Tu serais dû, non? »

Alors, c’était pas tellement prévu mais j’ai manqué de cracher le contenu de mon verre sur le sol. Heureusement, par un réflexe purement dû à mon côté « quand je panique je fais pas les choses normalement » j’ai tout avalé d’un coup mais ça ne m’empêcha pas de paraître nettement plus con parce que maintenant ma respiration était entrecoupé de petits « HIC » incontrôlables et foutrement bruyants.

- « Je-Tu… Heu.. HIC… Pardon ? »

Je crois que j’ai viré au rouge vif presque immédiatement. Je ne suis même pas sûr d’avoir bien compris sa question. Ça se trouve il me demande juste quand je pourrais prendre Lexie et Benji avec moi et pourtant je ne peux pas m’empêcher de… AAAAAAAAH !

- « Je… J’aimerais bien mais avec le travail et tout je n’ai pas tellement le tem-HIC le temps. Fin, heu, j’aimerais bien avoir des enfants tu vois mais je ne suis pas extrêmement populaire auprès de la ge-HIC gente féminine et pour être tout à fait honnête je ne pense pas être qualifié pour avoir une vie de couple épanoui-HIC C’est que ça m’a l’air d’être vachement complexe la vie de couple, un gros neerd comme moi c’est pas tellement fait pour ç-HIIIC Houlà, ça. »

Je suis conscient que je m’enfonce mais que voulez-vous, donnez-moi une pelle et j’irais au centre de la terre en deux deux.



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Brandon Blanchett
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Sam 17 Fév - 0:13
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J’adresse un clin d’oeil au jeune homme, conscient qu’il risque de s’étouffer suite à cette remarque. Car si je ne connais encore que très peu mon ex beau-frère, j’ai tout de même rapidement compris qu’il s’agit d’un jeune homme qui s’embarasse assez facilement, alors forcément ce sujet un peu épineux risque de lui faire recracher le contenue de son verre. Et d’ailleurs, il ne lui faut pas longtemps avant d’effectivement avaler de travers son liquide, et de manquer de s’étouffer! Le chercheur s’empresse de balbutier quelques mots incompréhensibles, ce qui me fait éclater de rire. Le pauvre est devenu tout rouge, en plus de maintenant se voir infligé d’un vilain hoquet qui rend la scène encore plus ridicule!

Brandon s’empresse de se lancer dans ses typiques explications rationnels pouvant expliquer son statut de “sans enfants” pour le moment. Il s’élance dans les excuses concernant le travail, lui prenant probablement effectivement tout son temps, avant de s’élancer vers un nouveau sujet épineux: sa faible popularité auprès des filles. J’éclate une nouvelle fois de rire devant la réaction de ce pauvre Brandon. En réalité, je ne m’attendais pas vraiment à ce que le jeune homme me lance un “Ouais bien sur que c’est dans mes plans! Je fais d’ailleurs le tour des petites annonces pour me trouver une mère potentielle!” À vrai dire, je n’avais moi-même jamais réellement planifié m’entourer d’une descendance. En fait, avant de rencontrer Benjie pour la première fois, cette idée de mettre au monde un être condamné à porter ma génétique était très loin de m’emballer. Ma vie où j’étais ma seule préoccupation me semblait déjà assez compliquée ainsi, alors il me semblait inutile d’ajouter à ce mélange déjà assez lourd une autre vie. Et pourtant, me voici aujourd’hui, père de deux merveilleux enfants. Deux petites têtes blondes, qui représentent à eux seuls ma raison de vivre. Aujourd’hui, ils sont ce que j’aime le plus au monde. Ils sont tout à mes yeux, et n’importe quand je donnerais ma vie pour eux. Aujourd’hui, je ne me vois tout simplement pas sans eux.

-Des enfants c’est du trouble c’est sur, mais au final, la chandelle en vaut carrément le feu… Ou enfin, un truc dans le genre, je suis nul avec les expressions!

Un sourire vient se glisser sur mes lèvres, alors que j’observe les deux petits en train de s’amuser tranquillement. Ben s’est déplacé pour offrir quelques conseils à sa petite soeur en terme de techniques. Ils sont franchement trop adorables tous les deux, même si effectivement, ils sont parfois un paquet de trouble.

-Mais attends… Ce que tu viens de dire là… Tu serais quand-même pas…


Je me retourne vers mon ex beau-frère, adoptant cette fois un air plus sérieux. Je contemple le jeune homme, m’assurant bien comme il faut de faire durer le suspense, avant de briser le silence d’une voix un peu trop forte, ce qui fait sursauter les enfants.

-Tu serais quand-même pas puceau, non?! Mais mon gars, il faut régler ça! Attends c’est grave ce que tu dis!

Tout en échappant un fou-rire, je viens hisser un bras autour de son cou avant de lui tapporter le torse de ma main libre.

-T’inquiète, on va régler ça! Je serais pas un bon ami si je t’aidais pas!

Et sans même le réaliser, ce mot a glissé de ma bouche. “Ami”, hein…? Et puis, pourquoi pas…

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Weston Elric
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Ven 23 Mar - 19:53
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How i meet your motherWestouille & Brenda

[ATTENTION ON PARLE DE SEXUALITE DANS CE POST ! Voilà. Donc si vous êtes un peu prude passez votre chemin.]

Heureusement que je n’ai pas eu l’idée révolutionnaire de boire une nouvelle gorgée parce que celle-ci, par contre, aurait eue de très trèèèèèès fortes chances de finir sur le sol. Bon, parler quéquétte avec le père de ta nièce et de ton neveu c’est fait… Diantre, s’il y avait bien un sujet que je ne me voyais pas aborder c’était bien celui-là. Non pas que je sois particulièrement prude, fin, après tout je suis bien au courant de comment on fait les enfants et que la majorité sexuelle diminuait d’année en année mais… Arf. Je ne sais pas si c’est le fait que ce soit Weston qui m’en parle où que ce soit le fait que le sujet est venu aussi soudainement dans la conversation mais je me sens horriblement gêné, là, tout de suite.

- « C’est… Grave ? »

C’est un peu ce qui m’avait le plus choqué (bien en dehors du fait que Lexie et Benji aient pu entendre le mot « Puceau ») dans le discours de mon ex beau-frère. On ne peut pas dire que je sois bien au fait de ce qu’est la « normalité » ou pas dans le domaine des relations intimes mais je n’aurais jamais pensé que le fait de n’avoir pas partager sa couche avec quelqu’un en 22 ans d’existence soit quelque chose de… Grave. En fait, je n’ai jamais ressenti de manque à ce niveau, dans ma vie je veux dire, disons que ça ne m’est pas arrivé de me coucher en me disant « merde, faudrait peut-être que ». Le travail y était pour beaucoup, je pense, c’est que la carrière de scientifique demande de l’investissement mais je m’étais toujours dit que ce genre de chose devait arriver de façon naturelle. Que si dans un mois je rencontrais quelqu’un et que baaaaaaaaaaah l’envie y était ça se ferait mais l’idée qu’il était incongru qu’à plus de 20 ans je n’ai pas trouvé à un fourreau à mon Excalibur ne m’avait jamais percuté l’esprit. Aussi, plus que le choc, se fut l’étonnement qui se peignit sur mon visage.

- « Je… Heu… Weston ? Je ne suis pas vraiment sûr d’être très partant pour ça… » fis-je en me raclant la gorge. Bon, sayons franc, j’étais plutôt flatté que Weston soit aussi intéressé par ma personne, qu’il se dise être mon ami toussa toussa. Je suis aussi flatté qu’il soit capable de me prendre dans ses bras et pas de me regarder de haut toussa toussa mais… « Je veux dire… Heu… Ce n’est pas que je n’y pense pas, hein ? Je suis un être humain, moi aussi, j’ai des envies comme tout le monde mais je ne pense pas que ce soit le genre de chose qu’on force, non ? » Je me sens un peu con, je ne sais pas trop comment en parler à vrai dire. Je n’ai pas trop l’habitude de parler de ce qui fait se redresser le petit soldat… Ahem. « Je ne sais pas ce que tu prévois mais quitte à entamer une vie intime autant que ça se fasse avec quelqu’un que j’ai choisi et avec qui il n’y aura aucun jugement. Je veux dire… Je ne sais pas. Je pense que je ne serais pas à ma place à vouloir faire de rentre dedans, à jouer le jeu de la séduction tout ça. Je ne suis pas un play-boy, c’est pas naturel ce genre de comportement pour moi. »

Quoi ? Je suis devenu encore plus rouge qu’avant ? Et ça vous étonne ? Moi pas. Franchement, je ne sais pas trop sur quel pied danser. J’ai peur de vexer Weston en refusant sa proposition et même si je ne suis pas opposé à l’idée de rencontrer quelqu’un je ne sais pas… Arf, je suis peut-être vieux jeu mais quitte à partir sur ce terrain-là j’aimerais prendre mon temps. Apprendre à connaitre l’autre. C’est facile de tirer son coup mais quel est l’intérêt ? L’intimité c’est quelque chose qui se fait à deux ou à plusi-Enfin bref on n’est pas tout seul. Je ne me vois pas embarquer un(e) inconnu(e) et lui faire sauvagement sa fête dans un coin. Je sais que des petites minettes, quand j’étais en licence, bavait sur les bad-boys un peu trop fort mais tout de même… Ce n’est pas un peu traumatique ce genre de relation purement corporel pour une première fois? Merde. AAAAAAAAAAAAAAARG ! Je ne veux pas que Weston se vexe ou se foute de moi mais nop, je pourrais jamais faire ça. La seule chose que je gagnerais à bousculer les choses c’est à faire de l’hyperventilation ou une crise de panique en calbute et étrangement ce n’est pas une perspective qui m’enchante des masses.

- « Je ne suis pas opposé à ce qu’on sorte, qu’on rencontre du monde, tout ça mais je me vois mal me déplacer dans l’objectif de passer la seconde base, tu vois ? Je… tu n’as jamais voulue faire ta première fois avec quelqu’un tu aimes ? Genre, le faire de telle sorte que le jour où t’y repense tu te sens bien, comme quand tu te ressasses de vieux bons souvenirs, et pas juste l’évoquer en mode « ça c’est fait. » »




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Sam 5 Mai - 19:43
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• Temper Trantrumosorus Rex •feat. Brandon Blanchett  


Je glousse de plus bel en voyant le scientifique sur le point d’exploser en entendant la combinaisons de mots que je viens d’utiliser. Apparemment, notre ami Brendan ne serait pas des plus familiers avec les mots du “monde de le sexe”, comme l’avait si bien dit cette jolie Russe, avec qui j’avais partagée une nuit plus que appétissante il y a déjà plusieurs années de cela. Ce pauvre jeunot ne sait définitivement pas ce qu’il manque, à voir avec quelle difficulté il en parle. Il me semble plein d’hésitations et de honte, ce qui en soit est plutôt mignon. Il ne tarde pas à me sortir les grandes phrases, en m’expliquant qu’il préfèrerait le faire avec “la bonne personne” et tout et tout. Et je ne peux m’empêcher de pousser un léger soupire en réalisant toute la naïveté du jeune homme. Mais je le laisse tout de même parler, n’osant pas interrompre ce discours qui semble déjà laborieux à prononcer.

Je ne peux toutefois m’empêcher de m’imaginer si moi-aussi, j’avais eu ce même discours à son âge. Et alors, je réalise que si les choses s’étaient produites pour moi de la même manière que pour Brendan, ce petit être humain aux yeux pétillants qui m’observe avec un drôle d’air depuis l’autre bord de la maison ne serait probablement pas ici aujourd’hui. Car si j’avais pris la peine de réfléchir avant d’agir, dans ma vie, si j’avais eu la décence de prendre autant de recul que Brendan avant d’aller glisser mon bateau dans n’importe quel port, mon fils ne serait probablement pas parmi nous aujourd’hui.

Je porte de nouveau mon attention sur le jeune homme, alors qu’il m’avoue être prêt à se laisser trimballer là où bon me semblera. Et je m’apprête à crier victoire, et de ressasser à mon jeune ami tous les bienfaits d’aller faire trempette de temps en temps, quand je suis stoppé sec par ses prochaines paroles.

-Quelqu’un que tu aimes, hein…?

Je libère le jeune homme de mon emprise, et m’éloigne de quelques pas pour aller hisser mes fesses sur le comptoir le plus près. Quelqu’un que “j’aime”... Ce mot semble aujourd’hui si lointain de ma réalité, que je dois prendre quelques instants avant de réussir à me rappeler le sens du terme. Et je dois me concentrer avec force pour m’empêcher de laisser mes pensées se balader jusqu’à elle.

-Je vais te donner un conseil, Brendan.

Je relève le regard vers le scientifique, tout en faisant un effort pour éviter que le sourire sur mon visage ne s’efface complètement.

-Cherches pas l’amour si tu veux en avoir, des “bon vieux souvenirs”.

Parce que l’amour, ça ne m’a jamais amené “de bon vieux souvenirs”.


(c)Golden


Pwet pwet:
 
Weston Elric
Elite
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Mar 19 Juin - 4:18
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Oups, zé di kelkchose ki falé paWestouille & Brenda
Temper Trantrumosorus Rex   [PV La Brindille]  Tenor

••• Ouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuups.

Bon. Je crois qu’on est en plein dedans. C’est officiel, mesdames, messieurs, j’ai fait une bourde. En plus c’est une bourde à la con. Parce que, pour le coup, c’était plutôt évident que l’amour est un sujet sensible. Je veux dire, Weston est le père de ma nièce, nièce qu’il a eue avec ma sœur, sœur avec laquelle il était marié avant de divorcer. Et, bon, je ne suis pas au fait de tout mais généralement, le divorce, c’est une procédure qui pue un peu, non ? Genre, c’est loin d’être anodin et ça représente généralement une épreuve pas simple à passer. Alors oui, il est vrai que, vu comme ça, sous cet angle, j’ai peut-être touché un point sensible. Et je ne dis absolument pas ça parce que mon ex-beau-frère est en train de bouder le regard dans le vague.

- « Heu… »

Le truc, c’est que je ne sais pas trop quoi lui dire, moi, là. L’histoire entre Mercy et Weston est complexe, faut pas être spécialement intelligent pour s’en rendre compte. Je n’ai aucune idée de ce qu’il a pu se passer entre eux, fin, je connais les grandes lignes mais pas les détails (dont de gros détails à mon avis) et je vous avoue que je n’ai pas spécialement envie de les connaitre non plus. Je me doute bien qu’il y a eu dans cette affaire de nombreuses choses que je ne voudrais pas savoir. Weston et Mercy ont probablement merdés tous les deux. Généralement, les tors sont partagés mais là n’est pas la question. Le mal est fait et je vois bien qu’aucun des deux n’est vraiment ressortit indemne de cette expérience. Je ne parlerais pas de Mercy à Weston. Je ne veux pas m’immiscer dans leur vie privée. C’est leur histoire, pas la mienne. Ce qu’il s’est passé entre eux ne me concerne pas. Je veux rester neutre dans cette affaire, je ne pense que ce serait leur rendre service à l’un ou à l’autre de prendre parti. Perso, je trouverais ça plutôt irrespectueux. Ce qui est fait est fait. Je n’ai jamais été très fan du concept de retourner le couteau dans la plaie. Je pense qu’ils le font déjà très bien tous seuls.

Weston relève vers moi son regard et j’avoue ne pas trop faire le fière, sur le coup. Aï. Il est vraiment si amer de sa relation avec Mercy ? Je veux dire… C’est tout de même triste d’en arriver à penser qu’il faut supprimer tout sentiment amoureux pour s’éclater dans la vie. Bien sûr, je n’y connais rien, mon avis sur la question n’aura surement aucun poids mais… Ouais, l’amour est fait de haut et de bas comme dans toute les relations et c’est peut-être trop optimiste de ma part mais quelque part, si on a aimé quelqu’un, c’est qu’il a dû y avoir eu un peu de bonheur à un moment donné. La pilule est peut-être dure à faire passer mais je pense qu’avec le temps on peut faire le point et passer à autre chose. Tirer du positif de ces anciennes relations et donner une moindre importance à ce qui nous a blesser pour en ressortir le meilleur. Enfin, ça, c’est ce que je moi je pense. Ce n’est que mon avis et il vaut ce qu’il vaut. Surement qu’il évoluera quand, moi aussi, j’aurais expérimenté ce qu’est une relation amoureuse plus ou moins sérieuse.

- « Je… Je comprends ton point de vu mais essayons de rester positifs, vois le verre à moitié plein ! » … Merde. « Ce n’est pas DU TOUT ce que je voulais dire. »

Je me pince l’arête du nez face à ma propre bêtise. Bah chapeau, pour enfoncer le couteau tu l’enfonces Brandon ! Traite le dépressif tant que tu y est ! Arg.

- « B-Bon, l’amour tout ça, laissons ça de côté. Déjà, avoir une vie sociale épanouie c’est pas mal. Je ne suis pas un grand buveur mais quitte à aller boire un coup quelque part autant ne pas le faire seul, hein ? Puis sinon y a l'option sage du resto. » Je pose un regard sur les enfants avant de reprendre « J’ai cru comprendre que c’était un job à temps plein plutôt épuisant, papa. »

Allez, je peux bien laisser de côté mes angoisses sociales pour quelques heures. Je sûr que, dans le fond, ça nous fera du bien à tout les deux. Enfin, tant qu'on me force pas à finir dans les bras d'un(e) inconnu(e) pour la nuit, it's ok.


© 2981 12289 0


Temper Trantrumosorus Rex   [PV La Brindille]  AzvXyDJ

Brandon te parle la tête dans ses bouquins en #ff6666
Merci à Cobaba pour la fiche de lien, jtm bb, t'es trop une vraie, t'es trop une nana sûr /PAN/

Dc : Emilly Carter, Patrick Olson/Bellamy Crowford
Brandon Blanchett
Scientifique
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Mer 20 Juin - 18:51
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