Quoi de neuf sur l'île d'Enola ?

Période en cours
Eté 2024

~25° - 37°C / Fortes chaleurs dans les terres, venteux sur les côtes, orages occasionnels.

Intrigues et Events
Intrigue n°2 : « Passions »
Des conflits s'engagent entre les Monarchistes et les Anarchistes.
Event n°2 : Le festival de Cayagane
Le festival de Cayagane est victime d'un incendie criminel.
Mini event n°1 : Panique à Vanawi !
Un blocus Anarchiste est en cours à Vanawi, sous surveillance des forces de l'ordre.

Missions et Défis
Un guide dans les ruines (mission)
Faites découvrir les ruines du Titak !
La comète (défi)
Découvrez un mystérieux astéroïde.

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Ouaf-ouaf {PV Noah



Ouaf-Ouaf

ft. Noah R. Evans


« Je sais, Nagi. Attends un peu, j'appelle et je reviens. »

Les grognements plaintifs de ma Grahyèna me tirent un soupir peiné. La salle de soins est tout juste éclairée de la lumière de quelques néons, et bien que j'ai fait de mon mieux pour que la vivacité de cette dernière ne soit pas trop agressive, je sais qu'un rien la met mal à l'aise. Couchée sur la table d'observation, dans un petit rond de couette et d'oreillers doux que j'ai installé pour m'assurer de ne pas rajouter de l'inconfort à sa douleur, la chienne habituellement si vive et fière est de temps à autre secouée par des spasmes. Et il n'y a pas qu'elle, après tout. Les petits qu'elle a eu récemment, lovés contre leur mère, sont eux aussi aussi tremblotants que des feuilles sous un coup de vent. La vision me met profondément mal à l'aise. Si je parviens à garder calme car je sais que c'est mon travail d'être rassurant pour elle et ses enfants, ça ne change rien au nœud d'angoisse qui dans ma gorge et mon ventre depuis ce matin. Leur état s'aggrave, et ce que je pensais au départ comme un simple rhume ou un moment de faiblesse s'est révélé plus coriace que cela. Mon Luxray semble le remarquer, puisqu'il penche doucement sa tête contre ma main, mais je sais bien qu'il est bien plus inquiet que je ne le suis. Son regard froid le cache, mais en tant que père des petits et compagnon de Nagi, eh bien... Je ne vous fais pas de dessin. Et je comprends un peu ce qu'il ressent, d'une certaine façon.

Ce n'est pas vraiment le premier souci de ce genre que je gère. Et les heures supplémentaires ne me dérangent pas : c'est mon métier, après tout. Simplement, j'ai beau faire le stoïque, il y a une différence entre mon apparence et mon ressenti. J'aurais pu attendre demain matin et trouver un spécialiste qui daignerait m'aider la veille du réveillon de Noël (dont je ne suis pas fan, m'enfin, ç'pas le sujet), mais je n'arriverai sans doute pas à passer une nuit tranquille en sachant qu'ils souffrent. Pour la peine, j'ai même laissé Axel sous la surveillance de mon Majaspic ; même si ce dernier se fait tirer la queue par l'enfant, je sais que le gamin est entre de bonnes mains. J'envisage même de le laisser à Samaël si la situation dure toute la nuit, ce qui risque de se produire, bien que cela fasse naître chez moi un peu de culpabilité : cet idiot aurait bien besoin de repos, vu à quel point il se surmène... Quoi comment ça, de l'hypocrisie de ma part ?
Au vu de l'absence de Maxime, en congés, toutefois, je suis assez embêté. Alors bien sûr, j'ai une formation en soin, et une certaine connaissance de la médecine (bien relative, je n'ai pas fait 8 ans d'étude là dedans), mais ma spécialité n'est pas les pokémon ténèbres, ou même les canidés. J'ai donc besoin d'un regard extérieur, et je crois savoir vers qui je peux me diriger, même si je ne suis pas spécialement fan de l'idée de déranger (ou demander de l'aide à) quelqu'un. Il pleut, en plus, et l'orage gronde, dehors. Seigneur, que c'est mélodramatique.

Pour résumer un peu, disons que j'ai connu Noah à la fac, durant la période où, celle d'Amanil étant fermée, j'ai étudié à Vanawi. Assez préoccupé par plusieurs affaires que je ne conterais pas ici (ce serait long, pénible, et franchement, la flemme), j'avais pourtant l'air encore plus patibulaire et réservé que durant mes deux premières années de licence, mais étrangement, j'ai réussi à m'entendre avec lui. Enfin, je n'ai pas été volontairement lui parler au départ, vous devez vous en douter. J'ai une tête à aller faire la fête et taper la discute avec mes collègues de promo ? Non, je sais, j'suis plutôt l'emmerdeur qui vient en chaussons en amphi parce qu'il a encore la tête dans son café. Mais disons que les exposés de groupe existent, et les dossiers, aussi, même si ils sont particulièrement pénibles. Si d'habitude je déteste ce genre de choses, c'était un peu moins pénible en collaborant avec lui, puisqu'il s'est montré mature et sérieux et ne m'a pas donné des envies de meurtre comme bon nombre de mes camarades (et oui, je sais, je suis susceptible, mais si c'est mon procès aujourd'hui, il faut me prévenir). Et puis, sans surprise, les gens sérieux dans leurs études et passionnés par leur sujet de recherche, je les aime bien, aussi superficiel que ce soit. On s'est revu de temps à autre, surtout au cours de conférences et de colloques, ou ne serait-ce que pour partager des résultats d'expérience.
Rien d'étonnant à ce que j'ai gardé son numéro, donc. Enfin, que je ne l'ai pas supprimé de mes contacts, du moins. Et oui, j'ai le même téléphone depuis presque 4 ans, mais je vous emmerde, déjà ça coûte cher (je suis radin, oui, et alors, mon compte en banque est fragile), et en plus, aucun  intérêt à le changer quand il fonctionne encore. Même si il bug, est lent, que le signal est mauvais, et que... Je n'arrive pas à le joindre vocalement. Zut. Crotte. Je pousse un soupir en comprenant que je vais donc devoir tenter de l'appeler en utilisant des messages, ce qui me donnera bien moins l'occasion de détailler la situation. Tant pis. C'est le seul spécialiste en médecine des canidés que je connaisse qui daignera peut-être m'aider ce soir, après tout.

Je lui explique donc rapidement la situation, et laisse traîner mon téléphone sur la table en attendant sa réponse, m'attelant davantage à m'occuper de la louve que de vérifier si il répond. Oui, très intelligent, mais je suis dans un état de stress avancé, comme on peut le remarquer par les crispations de mes doigts et mes sourcils perpétuellement froncés qui me donneraient presque mal au front. Un nouveau gémissement de Nagi me tire la poitrine et je grimace en caressant le dessous de ses oreilles avec une douceur presque timide.

« On va trouver quelque chose, c'est promis. »

Elle lape l'oreille d'un de ses chiots, les yeux brillants, un peu globuleux, emplis d'inquiétude malgré sa fièvre que je sens brûlante rien qu'en la touchant. Un soupir m'échappe. Je passe plusieurs dizaines de minutes à m'occuper d'eux, m'assurant toujours que les poches de glace soient bien froides, et qu'ils ne manquent de rien, jusqu'à ce que le bruit de la sonnette ne me sorte de mes pensées. Je sursaute un peu, surpris. Perdu dans mes travaux, j'en avais oublié de vérifier si Noah a répondu à mes messages, mais j'ose espérer que c'est le cas et que ce n'est pas un autre témoin de Jéhovah venu faire du porte à porte. Je délaisse temporairement la louve et ses petits en leur jetant un dernier regard, comme pour me rassurer qu'ils iront bien le temps de mon départ, et rejoins la porte.
C'est donc bien Noah. En le remarquant, j'esquisse une grimace désolée, sincèrement embêté de le déranger, même si je préfère faire ça que de laisser mes bébé-mes euh, mes pensionnaires dans un état aussi mauvais. Je lui fais signe de rentrer, car la réception est déjà plus accueillante que la forêt de nuit (bien que pour moi ce ne soit pas le cas, m'enfin, je vis ici faut dire). Une fois que nous nous retrouvons au chaud, je me masse la nuque en lui jetant un coup d'oeil.

« Sincèrement désolé de te déranger à cette heure-ci. Je te dédommagerais, mais tu veux quelque chose, en attendant ? »

Je ne sais pas si j'arriverais à faire infuser un thé correctement ou à ne pas faire de café trop fort, voir même ne serait-ce qu'un chocolat avec des proportions correctes, mais je pourrais toujours tenter si il le désire. J'ai sûrement l'air un peu dérangé, malgré ma voix calme ; je suis blanc comme un cadavre, et agité de petits tics que j'aimerais bien faire disparaître pour sauver la face. Mon habituelle façade imperturbable ne tient pas longtemps quand il s'agit de mes pokémon, néanmoins, et même si je tente de la remettre en place, je sais que c'est futile. Indiquant au plus vieux où il peut déposer ses affaires, son manteau ou quoi que ce soit, je ne prends pas le peine de poser le mien. Je lui fais de nouveau signe de me suivre jusqu'à la salle de soins, passant par le couloir qui nous y emmène. Les geignements que j'entends manquent de me faire exhaler de frustration.

« C'est par là. N'hésite pas à te servir, il y a un paquet d'instruments dans ces tiroirs. »

Hayato nous fixe dès qu'il nous voit entrer. Méfiant, il scrute l'interne avec des yeux attentifs, sans que cela ne me choque particulièrement. Cette espèce de chien de garde boiteux est déjà du genre à surveiller les nouveaux arrivants, alors c'est encore pire quand Nagi et leurs petits sont dans un mauvais état. Nagi, elle, grogne un peu. Je lui caresse la tête, m'excusant envers Noah d'un sourire désolé. La Grahyèna, quant à elle, a toujours beaucoup de mal avec les humains, au vu de son passé de pokémon maltraité. Elle ne mordra pas, mais je sens sa peur. J'espère juste que le blond ne sera pas effrayé. D'ailleurs, en pensant à lui, je sursaute un peu en me rendant compte que je me suis montré quelque peu rustre. Pas que je ne sois pas rustre, mais... Oui, bon.

« Enfin, hm... Tout va bien ? Pardon, j'en oublie les politesses. Et du nouveau ? »

Ça sonne un peu maladroit, et mon ton est hésitant. En même temps, j'ai bien du mal à me concentrer sur autre chose, là.

22 décembre 2022, soir (~21h)


Merci pour le chibi, Reshi !

Natsume Miyano
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Ven 29 Déc - 17:46
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Ouaf-ouaf {PV Noah Giphy

Après une longue, très longue dispute sur le choix du film -Gala souhaitant regarder Le petit Dinosaure, Cachou qui insistait pour voir Chiens des neiges et Tac qui à peine rentré m'avait déposé Chicken Little sur les genoux- nous avions opté pour Docteur Dolittle. De quoi satisfaire un peu près tout le monde... Maintenant, je suis étouffé sous les trois monstres et j'essaye d'imposer un peu ma présence sur le canapé et de grapiller de la couverture. Personne n'est décidé à m'aider alors je finis par abandonner et reporter mon attention sur le film. Je vois le bon côté des choses, j'ai presque deux heures de calme et de tranquillité -peut-être même quatre s'ils veulent voir le deuxième film- avant qu'ils ne se chamaillent ou qu'ils jouent à nouveau, aussi bruyamment que possible. Je ferme les yeux au moment où le docteur accroche le cochon d'inde sur le toit, épuisé par la période, par le reste de grippe que je traîne ainsi que le boulot et je m'endors presqu'aussitôt. Je rêve, je rêve de Vanawi, de ma jeunesse, de la plage, de l'Arcanin de mon père. Je réfléchis, j'arrive pas à me souvenir de son nom, j'y pense, encore et encore mais il vient pas. Il s'éloigne, de plus en plus loin, j'essaye de le rappeler, de lui crier dessus, d'attirer son attention mais il se retourne pas, parce que j'ai pas son nom, j'ai plus son nom. La panique fait gonfler mon coeur, j'essaye n'importe quoi, tout ce qui me traverse l'esprit -Azel, Charli, Kheops, Clif, Joe, Sandie- mais il disparaît, petit à petit. J'ai beau hurler, pleurer, supplier, il est plus là et je suis seul.

J'ouvre lentement les yeux, j'essuie une larme qui a coulé sur ma joue, surpris, incapable de me souvenir de mon rêve. Le film n'est pas terminé, personne n'a bougé. Je jette un coup d'oeil à mon téléphone, ça ne fait que 15 minutes que je me suis assoupi. Le cochon d'inde est toujours sur le toit. Ca me fait sourire un instant puis je reçois un texto d'un vieil ami, Natsume. Drôle de soirée. Je l'ouvre, je parcours les quelques lignes qu'il a rédigé et je bouscule tout le monde pour me lever, un peu brusquement si bien que Tac manque de rouler sur le tapis et que Cachou se dresse vivement en grognant, comme s'il y avait la moindre menace. Ca c'est du chien de garde... Un cochon d'inde qui parle et plus personne en alerte. Je réponds, un mot : j'arrive. Le temps de convaincre tout le monde de rentrer dans sa pokéball -sauf Gala qui s'y refuse catégoriquement depuis que je suis tombé malade-, de tout éteindre et de rien laisser ouvert et je suis sur la route. La tempête me force à rouler en dessous de la vitesse limite si je veux arriver en un seul morceau si bien qu'il me faut une petite quarantaine de minutes pour arriver jusque chez l'hôte de pension. Le temps de sortir de la voiture, de faire descendre Gala et de rejoindre le palier et je suis trempé jusqu'à la moelle. Je sonne en piétinant le sol, comme si ça allait régler quoique ce soit et je suis nerveux quand Natsume m'ouvre, une grimace d'excuse figée sur le visage. Je lui souris en retour, lui signifiant qu'il n'y a pas de mal et je réponds à son invitation en pénétrant dans le hall d'entrée et en essuyant vivement mes pieds sur le paillasson pour pas inonder la moitié du couloir. Gala essaye de m'imiter et c'est presque touchant à voir mais je pense à autre chose, à sa chienne qui semble aller vraiment mal et à ses petits.

« Ne t'inquiète pas. Où est la petite famille ? »

Le café attendra. Je prends un instant pour le regarder et je remarque comme il est blanc, nerveux et inquiet. Je ne dis rien, comprenant simplement que ça ne va vraiment pas, qu'il ne m'aurait pas appelé au début de la nuit sinon. Je le suis sans avoir posé ma veste, pressé d'aider ses pensionnaires, un peu angoissé aussi en entendant les gémissements provenant de la salle de soin et je ne peux m'empêcher de grimacer. La jolie Grahyena est allongée sur une montagne de coussins moelleux, ses petits serrés contre elle et bien gardés par le Luxray que je présume être le père. Il me fixe d'un très mauvais oeil et heureusement pour moi, je n'ai pas peur de prendre quelques coups de jus. La femelle n'est pas plus rassurée, elle est apeurée, stressée et elle se sent piégée. Je l'approche lentement et caresse son flanc délicatement, si ça ne la rassure pas elle, le père semble un peu moins méfiant. Je jette un coup d'oeil aux chiots qui semblent amorphes, fatigués. Je pince les lèvres, le tableau me fait mal au coeur alors qu'en temps normal, je me serai laissé engloutir par la montagne de chiots et j'aurais vendu ma maison pour des câlins de ces petites bêtes. Je déballe mes affaires sans plus attendre, enfile un stéthoscope et commence à palper la chienne qui grogne d'avertissement. Ca c'est un bon signe, elle a encore la force de grogner. Sa truffe chaude ainsi que ses coussinets m'indique qu'elle a de la fièvre, pas besoin d'être un génie. Sa respiration est normale alors je pars à la recherche d'une éventuelle plaie infectée même si je pense que Natsume s'en serait rendu compte.

« Ne t'en fais pas pour ça, dis moi plutôt, elle a voyagé récemment ? Tu as reçu un pokémon malade à la clinique ? Elle a été vaccinée ? Elle a mangé et bu récemment ? Quand est-ce que ça a commencé ? »

La fièvre est souvent bénigne chez les chiens, ce qui est étrange ici, c'est que les chiots sont également dans un état similaire. J'en soulève un délicatement et je procède au même minutieux examen. Ils sont plus amorphes que leur mère parce qu'ils sont plus faibles et plus petits mais les symptômes sont identiques. J'écarte les babines du chiot sous les grognements des deux parents et je hoche nerveusement la tête. Je regarde la mère qui n'arrête pas de déglutir et les tremblements qui l'agitent. Je grogne en reposant délicatement le chiot contre sa mère.

« Ca ressemble à un empoisonnement ou une intoxication... Est ce que tu l'as vu manger quelque chose d'anormal ? »

Si c'est bien le cas, la toxine a peut-être été transmise aux chiots via l'allaitement mais ça impliquerait un certain temps depuis l'ingestion ou l'empoisonnement. Or, une intoxication, ça ne pardonne pas, en général c'est presque instantané. A moins que ce ne soit arrivé petit à petit, la toxine en faible quantité n'aurait eu aucun effet sur le métabolisme de la chienne mais s'il y a eu plusieurs contacts ou prises, alors ça expliquerait que les symptômes soient apparus progressivement et que les chiots soient également devenus malades. Ce n'est qu'une supposition mais l'état inquiétant de la petite famille et les symptômes suggèrent un problème de ce genre.

« Je vais la faire vomir puis la mettre sous perfusion. Ce que je pense, c'est qu'elle a été en contacts répétés avec une substance ou un aliment toxique. Si c'est un aliment et qu'elle en a consommé récemment, on saura ce qu'elle a grignoté. Si c'est autre chose, je ferai une prise de sang pour analyse. Si tu es d'accord, bien sûr. »

HRP:
 
Noah R. Evans
Compétiteur
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Mer 3 Jan - 21:31
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Ouaf-Ouaf

ft. Noah R. Evans


Je n'aime pas trop demander de l'aide, mais je crois que j'ai bien fait de quémander celle de Noah, malgré le fait que l'heure est particulièrement tardive (pour moi, pépé que je suis). Au moins, la présence de quelqu'un d'autre me force à afficher un air plus responsable et calme, et je parviens lentement à me reconstruire une assurance qui sera suffisante pour le moment. Nagi s'est un peu calmée, de son côté, mais elle surveille toujours l'intrus avec méfiance, et même si je ne m'inquiète pas de la voir montrer les crocs sans grogner, cela me fait toujours autant mal au cœur. Hayato est plus posé, mais je le connais : il est simplement assez sûr de lui pour ne pas voir le nouvel arrivant comme une menace.
Je laisse le médecin s'atteler à ses activités pendant que je m'occupe d'aller réchauffer quelques biberons dans la machine servant exactement à ça, cherchant à m'occuper les pensées d'une façon ou une autre. Les paroles de Noah m'aident d'ailleurs à continuer, et je réponds sans pression, le regard concentré tandis que je teste la chaleur des liquides sur la paume de ma main. Mh. Trop chaud. Je pose donc les biberons sur le comptoir.

« Non, Nagi est pas mal casanière, et plutôt isolée du reste, à vrai dire. Côté alimentation, elle mange comme cinq, j'ai du mal à croire que ce soit un virus. Je n'étais pas là récemment, mais mes collaborateurs m'auraient informé, si un accident s'était déroulé. »

Et Arceus seul sait combien de détails j'ai demandé à Yann et Maxime durant mon mois de 'congés' au Japon. Franchement, j'admirais leur patience infinie des fois, car j'aurais vite fini à m'énerver, à leur place. Mais c'était la première fois que je m'absentais aussi longuement de mes 'bébés', alors rien de surprenant, me connaissant, à ce que je me montre particulièrement déraisonnable. J'essaie malgré tout de repasser tout ce qu'ils m'ont dit plusieurs fois dans ma tête, mais aucun indice ne me vient. Hormis leurs grands sourires en m'apprenant que la Grahyèna attendait d'heureux événements... Plusieurs consécutifs, d'ailleurs, et c'était tout ce qui avait retenu mon attention, en dehors de l'éclosion récente de Bulbizarres.

« Eh bien, elle a besoin de manger énormément depuis quelques temps, oui, mais... Je ne l'ai jamais vu toucher à un champignon, en tous cas. »

Et ce n'était pas comme si, entourée de pokémon plante et insecte voir pas mal de poisons, elle n'avait pas un tout petit peu de formation quant à ce qu'elle pouvait déguster ou pas. Bon, goinfre comme elle est, vous me direz, mais... Non, ça ne fait juste pas sens dans ma tête, et à vrai dire, rien du tout ne fait sens. Je n'arrive à m'extirper de ma concentration qu'en jetant un regard ferme et désabusé aux deux parents, qui n'ont pas réussi à rester calmes en voyant un de leurs enfants être ainsi touché, même si c'est avec douceur. Hayato est plus mesuré, mais il faut que je caresse la tête de Nagi pour qu'elle rentre les crocs et cesse de grogner. Elle a peur. Et franchement, au vu de ses tremblements et des frissons qui la parcourent, je n'ai aucun mal à comprendre pourquoi. Bon sang, qu'est-ce que je préférais quand elle s'empiffrait ! J'étais même tellement content, quand-
Je m'arrête un instant. En écoutant ce que dit le blond, et le diagnostic qu'il m'offre, je tique. Je le laisse terminer, mais ma réflexion s'intensifie, et si je hoche distraitement de la tête pour lui faire comprendre qu'il avait tous les feux verts qu'il désirait, ma tête est ailleurs. Mes sourcils se froncent, et bizarrement, ce à quoi je viens de penser se connecte étrangement bien avec le début des symptômes de la Grahyèna. Un peu inquiet, mon expression se durcit et, les lèvres pincées, je reprends la parole.

« Attends, j'ai peut-être une idée, mais... Reste là. »

Je ne donne pas plus d'explications, probablement car vous m'en demanderiez beaucoup d'être clair et constamment poli, et fait un rapide détour par le couloir pour passer aux archives. Je n'ai que quelques pas à faire, donc c'est rapide, mais je galère un peu plus à trouver ce que je cherche. Mais, et je remercierai toujours mon côté perfectionniste et maniaque de tenir si intensément à mettre les choses en ordre, ça ne me prend pas plus d'une minute. Je sors un épais classeur rougeâtre et l'emporte jusqu'à la salle de soins, avant de le laisser tomber dans un bruit sourd sur le comptoir. Sans trop attendre, et avec un peu de brutalité car je sens mon sang se réchauffer sous le coup de la colère, je me mets à feuilleter les différentes factures qui s'y trouvent. Quand je trouve celle qui m'intéresse, je la sors et la tend à Noah, le regard plus sérieux. Si jamais il connaît quoi que ce soit à ce propos...

« J'ai changé de fournisseur, récemment, pour l'alimentation de mes carnivores. Et parce qu'elle était enceinte, je l'ai laissé manger autant qu'elle le souhaitait, sans dépasser les quantités maximum, mais... Tu penses que ça peut être ça ? Une bactérie ou une moisissure quelconque, à cause d'une mauvaise qualité du produit ? »

Ma mine est dure, mais elle ne lui est pas réservée, et j'espère qu'il le comprendra. Disons que si c'est ça, et que c'est le grossiste qui m'a joué un sale tour, je risque d'être... Eh bien. Quelque peu mécontent, disons. Mais c'est aussi une façon de disséminer le sentiment de culpabilité qui me ronge petit à petit. Mon impuissance me pesait déjà lourdement, mais là, quand je me rends compte que j'ai peut-être indirectement causé la souffrance de mes propres pokémon, et surtout de bébés, je dois expirer pour contrôler ma respiration, la poitrine traversée par une piqûre glacée.
Crétin. Crétin.
Mais ce n'est pas moi, qui compte maintenant. Le geignement d'un des chiots attire mon regard et je me rappelle soudainement avoir eu la bonne idée de chauffer du lait. Je vais d'ailleurs chercher ceux qui sont prêts, les teste une dernière fois, et pendant une seconde, mes lèvres se tordraient presque en un sourire. Presque, n'exagérons rien. J'en tends ensuite deux au jeune médecin, l'air de rien.

« En attendant, il va falloir nourrir les petits au biberon. Tu veux bien m'aider ? »

Je sais que ça ne sera pas pour lui déplaire non plus, en un sens, et je ne vais pas cracher sur des mains supplémentaires. Je jette un coup d’œil à Nagi pour lui demander son autorisation, et elle expire brusquement, me traduisant qu'elle me concède gracieusement son accord. Hehe. Même malade comme un chien (ahaha), elle est encore capable d'être une diva.
Je fais signe au plus âgé de prendre n'importe quel des fauteuils de bureau disposés par ici, et me mets moi-même assis. Je prends doucement l'un des Medhyènas contre moi, le laissant se lover contre mon ventre. La main en dessous de sa tête, je fais passer la tétine du biberon sous ses petits crocs ; il faut que je ferme doucement sa mâchoire pour lui faire comprendre et ainsi l'inciter à aspirer, mais celui-ci a l'air de comprendre vite.

« Donc, hm. Je ne te dérange pas dans tes recherches, j'espère ? »

Maigre tentative de faire la conversation et d'oublier ce qui me turlupine. Oui, comme d'habitude, on constatera que je n'ai pas bac+5 en sociabilité.


22 décembre 2022, soir (~21h)


Merci pour le chibi, Reshi !

Natsume Miyano
Eleveur
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Lun 8 Jan - 1:57
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Ouaf-ouaf {PV Noah Giphy

Pendant qu'il semble réfléchir à mes questions, je soulève délicatement la mère pour la déposer sur le sol frais de la petite clinique. Elle grogne méchamment et j'essaye de la rassurer autant que possible. Je suis navré pour elle mais dès que je lui aurais fais l'injection, elle sera aussitôt prise de nausées et il ne faudra qu'une ou deux minutes avant qu'elle ne vide tout ce qu'elle a dans l'estomac. Je place un linge sur le sol puis prépare la seringue avant de la piquer délicatement dans la peau du cou préalablement désinfectée. Comme prévu, elle rend tout ce qu'elle récemment mangé dont les croquettes que vient de mentionner Natsume. J'écarte le linge sale avant de soulever la Grahyena sous une nouvelle salve de grognements mécontents pour la reposer sur son épais et moelleux coussin. Je la place sans plus attendre sous perfusion, persuadé que ça lui redonnera un peu de force et d'énergie. Elle gigote tellement que je dois demander son aide à Natsu pour immobiliser sa patte et me permettre de trouver la veine. Après ça le tour est joué et je la laisse enfin tranquille, elle a besoin de repos.

« C'est possible en théorie mais je pencherai plutôt pour un produit toxique ou une erreur de formulation. Tu pourrais m'en ramener quelques unes ? Je vais les faire analyser au labo, s'il y a quoique ce soit de nocif là-dedans, on le trouvera. En attendant, ne lui en donne plus. Ni à elle, ni aux autres. Surveille bien ce qu'elle mange et d'ailleurs attend 24 heures avant de lui donner à manger. Nourris les petits au biberon pendant les prochaines 48 heures, si son état s'améliore, ça ira. Sinon, appelle moi en urgence. Si ça ne va pas mieux, il faudra peut-être la déplacer à la clinique pour des examens plus approfondis. En attendant, je l'ai mis sous perfusion, ça devrait l'aider à reprendre du poil de la bête et à chasser les toxines du sang. Tu pourras la retirer dès qu'elle est vide. »

Je souffle en esquissant un sourire, espérant secrètement qu'on a bel et bien identifié la source du problème. Nous restons un instant à regarder la petite famille en silence jusqu'à ce qu'il me propose de l'aider à nourrir les chiots. Je souris jusqu'aux oreilles en acceptant, complètement gaga des chiots de la jolie femelle Grahyena. Il m'invite à prendre un siège et je m'assois sans me faire prier, malgré l'excitation, je suis épuisé. Je remarque d'ailleurs Gala qui nous observe de l'entrée de la pièce d'un oeil inquisiteur et je l'invite à nous rejoindre. Elle ne se fait pas prier et vient se coucher à mes pieds, posant son regard bienveillant sur moi, une vraie nounou. Je soulève avec autant de délicatesse que possible l'un des petits après avoir attendu l'accord de la mère puis je le serre contre moi. Je passe mon petit doigt dans sa gueule pour tester son réflexe de succion et lorsque je suis assuré qu'il a les crocs, je le remplace par la tétine du biberon. Je le regarde presque émerveillé quelques minutes jusqu'à ce que Natsume me sorte de ma torpeur.

« Pas du tout, ne t'inquiète pas. Bien au contraire. Je suis ravi de t'aider et puis, tu me donnes la chance de côtoyer toute une famille de Grahyenas. D'ailleurs, je ferai une injection aux petits avant de partir après leur repas. Ca leur redonnera du pep's, ils sont un peu amorphes et se fatiguent vite à cet âge. »

Je glisse mes doigts dans la fourrure duveteuse du chiot alors qu'il termine de boire sa portion. Je le repose délicatement contre le ventre de sa mère qui s'empresse de le couvrir de coups de langue. J'esquisse un sourire en attrapant un autre petit qui jappe dès qu'il se sent arraché à la chaleur de son cocon. Je le serre aussitôt contre moi et je répète le petit manège avec celui-ci.

« En fait, tu as l'air d'avoir une très belle pension, je n'étais jamais venu. J'aurais dû me montrer plus curieux ! »
Noah R. Evans
Compétiteur
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Dim 28 Jan - 21:22
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Ouaf-ouaf
ft. Noah R. Evans

Je l'observe distraitement, depuis tout à l'heure. Je regarde, je note, je fais attention. Je ne lui dis rien, mais je vérifie certaines choses dans ma tête, pour être sûr d'une décision à prendre. Je ne m'attendais donc pas à un remarque sur ma pension, et mon air de demeuré témoigne de ma surprise. Je cligne des yeux bêtement, bafouillant comme un ado en train de faire un exposé qu'il n'a pas travaillé.

« Ah, euh... Oui, je reconnais que ça avance, petit à petit. »

Je me masse la nuque, gêné. Les compliments et moi, franchement, ça doit faire quarante-six. J'ai du mal à les entendre, d'autant plus que je me sens redevable à mon interlocuteur. Et, quand je remercie quelqu'un, je suis toujours un peu plus timoré  et moins assuré. Je triture nerveusement le pelage du Medhyèna, et expire un coup. Je ne serai jamais totalement content de l'état de la pension, en fait, quand j'y pense. Il faut simplement que je fasse avec mon côté perfectionniste. Je sais qu'il vise à bien, alors je m'essaie à un sourire amical, mais comme d'habitude, ils ont l'air forcés et malaisés, parce que je ne sais pas sourire poliment. Hmr. J'ai besoin de faire autre chose, et il y a bien une idée qui me tourne en tête depuis un moment maintenant.
Je jette un coup d’œil à Nagi, qui commence déjà à geindre, signe qu'elle ne va pas tarder à recracher le contenu de son estomac à terre (que je devrais nettoyer). Bon, c'est dégoûtant, mais j'ai plus ou moins l'habitude avec Axel, et oui je sais que c'est sale. Je cherche surtout une autorisation par rapport à quelque chose dont nous avions parlé auparavant. Les deux parents ne répondent pas tout de suite, mais après quelques secondes, ils hochent de la tête. Sautant plus ou moins sur l'occasion car je meurs d'envie de me dégourdir les jambes dans la nuit fraîche de l'extérieur, je pose les bébés que nous avons fini de nourrir près de leur père. Hayato saura s'en charger pendant que sa compagne... Eh bien, vous voyez. Personnellement, je me tourne vers Noah.

« Merci, tout de même. Tu veux bouger un peu et faire un tour pour voir ? J'ai un truc à te montrer, en plus. »

Une fois son accord obtenu, je presse un peu le pas. Aller jusqu'à la nurserie ne prendra pas trop de temps, et je profite distraitement du bon air. Un peu d'oxygène, ça fait du bien. J'indique à Noah de veiller à rester près de moi, car on ne sait jamais quel pokémon pourrait prendre peur ou le voir comme une menace inconnue. J'esquisse malgré moi un sourire attendri devant les petites lucioles qui se précipitent autour du ruisseau et des fleurs, éclairant un peu la pension, même si il faut que je considère une manière d'installer des lumières de nuit, sans perturber les espèces des environs.
Je toque doucement la porte de la pouponnière avant de l'ouvrir d'un tour de clé. Ce n'est que de la politesse, pour que ma Bouldeneu, Misato, ne s'inquiète pas. Lorsque nous entrons, et je veille bien à fermer la porte, elle s'est déjà précipitée vers nous pour nous saluer. Je suis désolé de la réveiller à une pareille heure, surtout quand elle travaille déjà beaucoup, mais ce sera bref. Se diriger vers la pièce du fond ne prend pas plus de quelques secondes.
De grands murs bleus clairs, et une salle pleines de couveuses toutes remplies d'un œuf à chaque fois, chaleureusement réchauffés par les machines et les différentes installations de confort. L'endroit est gardé dans un clair-obscur agréable pour les yeux, et pas un courant d'air désagréable ne passe tant l'isolation est forte. En même temps, j'ai mis beaucoup de moyens sur ce petit bâtiment : c'est celui qui nécessite le plus d'entretien et de soin, à mes yeux. Tant pis si mon banquier a fait une syncope en voyant le devis lors de mon crédit, tiens. Ça en valait largement le coût.

Je connais quasiment tous ces œufs, alors je n'ai pas de mal à trouver celui qui m'intéresse. Je ne mets que quelques secondes à me rendre auprès de celui-ci. Avec une délicatesse et une douceur de geste que je ne réserve qu'à ces derniers, je sors un des objets ovales pour le prendre de mes bras. Il est encore chaud, et la coque est dans un état impeccable, si bien qu'un sourire attendri se dessine sur mon visage. J'aime ces petits, quand bien même ils ne me connaîtront jamais, et c'est pour cela que je veuille sur eux jusqu'à leur avoir trouvé un dresseur digne de ce nom. Ensuite, je m'en sépare, car c'est mon travail, de les accompagner d'un point A à un point B. Et pour dire vrai, j'ai une petite idée sur celui à qui je vais faire confiance pour celui-ci.
L'air de rien, le visage neutre, je pose l’œuf dans les mains de Noah, sans trop lui demander son avis. Il aura le loisir de refuser après si il le souhaite, de toute façon.

« Je ne crois pas que tu avais de Medhyèna, non ? Considère ça comme un dédommagement, en quelque sorte. Le seul souci, c'est qu'il faudra faire attention avec la toxine, mais... »

Ce n'est pas vraiment juste un remerciement, le timing est juste très bien tombé. Je ne sais pas si il est pour l'idée, mais je m'étais dit que, bah... Pourquoi pas, non ? Tout ce que je demande, c'est qu'il soit bien traité, et je crois, au vu de la manière dont il s'est occupé de Nagi et de ses petits, que j'ai vu tout ce que j'avais besoin de voir.
22 Décembre 2022, soir (~21h)


Merci pour le chibi, Reshi !

Natsume Miyano
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Jeu 1 Fév - 14:35
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Les petits nourris, nous les rendons à leur mère à qui j'adresse une délicate caresse malgré ses protestations, sous les yeux, toujours attentifs, du papa Luxray. Très calme, il ne me quitte pourtant pas du regard et je peux clairement lire la menace dans ses prunelles aussi, je fais bien attention à ne pas faire de gestes brusques ou de mouvements qui pourraient prêter à confusion. Je jette un coup d'oeil à Natsu qui me semble ailleurs mais je ne fais aucun commentaire, il doit penser à Nagi et à ses petits même si je pense que ça devrait aller maintenant. Je le laisse à ses réflexions et pendant ce temps, je nettoie et je range mes affaires avec un bâillement à m'en décrocher la mâchoire. L'adrénaline repartie, je sens toute la fatigue me tomber sur les épaules et elle pèse lourd. Tout comme Gala qui vient s'asseoir contre mes jambes et s'appuyer de tout son poids contre moi pour me rappeler à son bon souvenir. Je lui gratte la tête, juste derrière sa feuille, son talon d'Achille. Elle grogne de contentement avant de fermer les yeux, ravie que je m'occupe enfin d'elle après cette heure d'urgence où elle a attendu sagement à l'entrée de la salle de soins.

Je termine à peine de ranger mon matériel et celui de Natsume après cette séance de gratouilles quand ce dernier m'interpelle. Il me propose de faire un petit tour, ce que je ne peux refuser, trop curieux de découvrir la pension de mon ancien camarade de fac même si l'heure ne s'y prête pas forcément. Il m'invite à le suivre et Gala emboîte mes pas avec beaucoup de calme. Une vraie mère poule. Sur ses recommandations, je ne quitte pas Natsume d'une semelle. Aucune envie de me faire mâchouiller le mollet par un pokémon surpris... Enfin au moins, si je me souviens bien, mon ami n'est pas très à l'aise avec les pokémons de type feu, ce qui augmente fortement mes chances de ne pas en croiser. Dehors, le temps s'est calmé et de petites lucioles dansent au dessus du ruisseau, nous permettant de distinguer avec plus de précision où on met les pieds. Et on semble avoir atteint notre but. L'éleveur frappe doucement à une porte et m'invite à le suivre en silence. Nous entrons dans la pouponnière de la pension et je ne peux m'empêcher de me figer un instant en détaillant les précieux oeufs dans les couveuses. Je me permets de faire le tour de la salle en faisant très attention où je mets les pieds et sans rien toucher, bien évidemment. La lueur qui baigne la pièce fait les ressortir les couleurs vives de certaines coquilles et c'est magnifique. La pouponnière respire le calme et l'innocence et je me laisse bercer par le sentiment de chaleur et de douceur qui pèse dans l'atmosphère.

« C'est impressionnant... »

Natsume se dirige déjà vers moi et je me dis, à contre coeur, qu'il va déjà falloir y aller. En même temps, ce n'est pas une heure pour visiter une pension et je ne suis pas venu là pour ça... Mais contre toute attente, il me tend un oeuf et me le dépose avec une infinie délicatesse dans les bras. J'en oublie presque de respirer en effleurant la coquille si douce et si lisse et je me concentre pour ne pas faire de bêtises. Qu'est-ce que... Mais l'éleveur me coupe dans mes pensées et m'explique que non seulement c'est un oeuf de Medhyena mais qu'en plus, il est pour moi. J'ouvre la bouche pour dire quelque chose puis je la referme, je n'ai pas les mots. J'ai envie de sautiller sur place et de le remercier mais...

« Je... Je ne peux pas accepter... Je ne suis pas venue ici pour ça, enfin... C'était pour rendre service et... »

Je regarde l'oeuf avec une envie évidente mais je suis bien trop poli pour accepter. En venant ici ce soir, j'avais décidé de rendre service à un vieil ami et surtout d'aider ses compagnons, à titre gratuit bien évidemment. Alors malgré l'envie qui me taraude d'accepter le présent de Natsume, je ne peux pas simplement le prendre comme ça et m'en aller.

« Je veux dire, c'est beaucoup trop... Je ne sais pas comment te redevoir ça... »
Noah R. Evans
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Dim 11 Fév - 19:26
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Ouaf-ouaf
ft. Noah R. Evans

Je m'attendais à sa surprise, en fait. Pas besoin d'être un génie pour ça, mais malgré tout, j'observais son visage avec attention, comme pour m'assurer de ce que je pensais. Je dois avoir l'air un peu flippant, en fait, quand je fais de grands regards fixes de ce genre, surtout avec ma tête de blasé de la vie qui donne peut-être l'impression que je veux découper des gens à la machette en chantant Kumbaya. M'enfin, vous comprenez l'idée. Disons qu'en fait, je voulais malgré tout remarquer si, au delà de la surprise, un peu de joie se montrerait. J'ai eu tort, en fait, car ce fut une sorte de … Peur, je suppose ? J'ai du mal à identifier les émotions, vous m'excuserez.
Noah a l'air particulièrement perdu. Je comprends un peu, quelque part. Quand j'étais à sa place il y a quelques années, je tremblotais dès qu'on me confiait un œuf, et maintenant, c'est devenu aussi naturel que de respirer, et je n'hésite plus en tenant les coquilles. Lui a l'air gêné, en tous cas, et j'esquisse une moue mi-amusée, mi-blasée face à ce qu'il dit. Hé oh, qu'il ne mette pas des mots que je n'ai pas prononcé dans ma bouche, non plus !
D'humeur plutôt diplomate pour une fois, je m'assois sur une chaise car je suis fatigué et que j'aime bien reposer mon majestueux derrière, je baille distraitement, m'étirant ensuite comme un vieux chat paresseux. Faudrait qu'il se calme, ou il va faire un AVC à trente ans, le pauvre... Et oui, c'est moi qui parle, le type qui fait un arrêt cardiaque quand on lui qu'il doit aller à la poste dans moins de six mois ou prendre rendez-vous par téléphone chez un médecin parce que quand même, c'est gênant et stressant.

« C'était déjà prévu, tu sais, au delà du service que tu m'as rendu aujourd'hui. Et il faut bien que ces petits trouvent des dresseurs. »

Je n'allais pas à lui dire ça au début, évidemment, de peur qu'il se mette la pression. Mais je crois que ça ne lui fera pas de mal de le savoir maintenant. Je ne mens pas non plus : c'est mon travail d'éleveur que de faire ça, même si je fais du zèle la plupart du temps. En outre, mes raisons ne sont pas seulement personnelles.

« Je ne crois pas que tu sois un choix plus mauvais qu'un autre, et puisque Nagi et Hayato sont d'accord... »

Je hausse les épaules, l'air de rien. Honnêtement, je ne vois pas de raison de faire du chichi, et je ne vois pas trop de raison de m'expliquer davantage, puisque ça m'a l'air aussi évident. Et oui, j'ai tendance à ignorer que ma façon de penser n'est pas la même que tout le monde, pourquoi ? Toutefois, je peux au moins tenter de dissiper ses éventuels doutes.

« Tu ne me dois rien, en outre. Je ne t'oblige pas à accepter, c'est juste que je préfère les savoir avec des gens de confiance. »

Juste, c'est... Un peu gênant, maintenant que j'y pense. Si il dit non, je vais me sentir un peu con, mais je pourrais passer au dessus. Toutefois, si nous restons là à attendre que les choses passent dans le silence, je vais être très, très embarrassé. Je reprends la parole, un peu perdu.

« Enfin, au pire si tu veux, j'ai des restes de pizza au frigo, comme paiement. Et un peu de glace. »

Bon, c'est pourri, certes. Mais je fais ce que je peux, chaque chose à la fois.
22 Décembre 2022, soir (~21h)


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Natsume Miyano
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Dim 11 Fév - 23:28
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J'ai donc le choix entre un oeuf de medhyèna approuvé par les parents et la propriétaire de la pension qui me l'offre avec une grande confiance ou bien... Des restes de pizza au frigo et un peu de glace... Hm. Choix cornélien. Je lui souris en serrant délicatement l'oeuf contre moi avant de le regarder et d'effleurer la surface lisse de l'incubateur en détaillant les motif complexes de la coquille. L'oeuf est magnifique et je ne doute pas une seule seconde que le medhyèna qui en sortira le sera aussi. Je souris comme un gamin, passant d'un pieds sur l'autre, incapable de tenir en place tellement je suis heureux. Je ne m'attendais réellement pas à ça. Je m'accroupis pour présenter le futur chiot à Gala qui détaille l'oeuf avec la même douceur que moi dans le regard.

« Tu en penses quoi Gala, il peut rentrer avec nous ? »

La macronium pousse un petit cri de joie, presque silencieux pour ne pas déranger le calme de la pouponnière et vient effleurer d'une tendre caresse l'incubateur en guise d'approbation. Je souris en pensant sincèrement qu'elle va veiller jour et nuit sur le futur petit, aucun doute là-dessus. Elle est déjà une vraie mère poule avec moi mais alors avec un bébé... Je crois que même Cachou ne pourra pas approcher l'oeuf, sa définition du mot douceur est très limitée après tout, c'est dans son caractère. Je me redresse, toujours ce sourire figé sur les lèvres et je viens serrer Natsu dans mes bras, à la façon des mecs, avec une bonne tape dans le dos et un peu de travers puisque je tiens toujours l'oeuf bien serré contre moi.

« Merci Natsu, je vais en prendre soin. Nous repasserons te voir quand le petit aura éclos. »

Nous quittons la pouponnière sur cette dernière promesse et je le suis à nouveau jusqu'à sa salle de soin où Nagi et le papa Luxray nous regarde revenir, beaucoup plus calmes qu'avant. Je dépose délicatement l'oeuf sur la table centrale et je vais remercier la mère de quelques caresses derrière l'oreille. Elle grogne pour la forme mais elle accepte de me laisser la gratouiller et je suis ravi. Je réserve le même sort au papa qui lui me répond par le silence même si son regard est beaucoup plus expressif que la moindre parole. Je peux y lire une pointe de mélancolie de voir l'un de ses petits partir mais aussi un peu de joie et enfin une promesse de représailles s'il arrive quoique ce soit au futur chiot. Je le rassure en lui promettant la même chose qu'à son dresseur puis je m'occupe des chiots qui sont désormais endormis. Je leur injecte très rapidement la petite dose de pep's dont ils ont besoin puis il est temps de rentrer.

« Encore merci Nat. Si tu vois le moindre changement inquiétant, tu m'appelles tout de suite, peu importe l'heure. Je t'enverrai les analyses de l'aliment. Si leur état s'améliore, laisse moi un petit sms que je sois rassuré. »

Il me promet de le faire et nous nous quittons sur ces dernières demandes. Gala monte à l'arrière de la voiture et je lui confie le précieux présent de l'hôte de pension. Elle s'enroule autour de l'oeuf et fait en sorte qu'il ne soit pas secoué sur le trajet du retour. Quant à moi, la soirée a été longue. Je pense à ce futur chiot qui va rejoindre la maison et je souris encore bêtement, malgré la fatigue et la courte nuit qui m'attend. C'était une soirée riche en émotions. Et puis j'ai revu Natsu, ça aussi ça m'a fait plaisir, de le voir s'épanouir dans son métier qui je trouve, lui colle parfaitement à la peau. J'ai déjà hâte d'y retourner bientôt, et de jour cette fois-ci, pour lui montrer la future petite boule de poils qu'il m'a confié.
Noah R. Evans
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Dim 18 Fév - 12:59
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ft. Noah R. Evans

Je crois que je vais pouvoir garder ma pizza et ma glace pour moi, ce qui n'est pas pour me déplaire. Au moins, Noah a cessé de faire le modeste et je crois que je vais pouvoir aller me coucher d'ici peu, si les choses continuent (et oui je me couche aussi tôt je sais). Si je jette un regard admiratif vers la Macronium du scientifique, je suis au moins rassuré par le fait qu'il a l'air heureux. Hm. Je crois sans mal parler que j'ai fait un très bon choix : en fait, je vous avoue aussi que je suis curieux de voir si il portera ses études sur les Medhyèna, tiens. Je suis toujours curieux quand il s'agit des articles des gens, que je les apprécie ou non, en fait. Même si j'ai tendance à être d'une mauvaise foi abominable dans le second cas, quitte à critiquer des choses aussi futiles que les tournures de phrases. Bref.
Je ne m'attendais toutefois pas à un mouvement de... De je sais pas, une accolade, je crois ? Je me crispe immédiatement, surpris et ne sachant pas franchement quoi faire, comme si j'avais soudainement mangé un citron à pleines dents... Et pourquoi il me tape le dos, tiens, je ne suis pas non plus en train de m'étouffer ! Embarrassé, je ne sais que faire ou dire, déjà parce que je n'ai jamais été très physique, ou du moins je ne le suis qu'avec un nombre très réduit de personnes. Droit comme un i, si je comprends l'attention, j'attends surtout que ça passe. Je veux bien croire que c'est d'une bonne intention, hein, mais, euh-
... C'est gênant. À l'aide.
Voilà. Heureusement pour moi, il s'éloigne avant que je n'ai eu le besoin de lui demander le plus poliment du monde, surtout que cela aurait été plus difficile pour moi envers quelqu'un que j'apprécie qu'envers quelqu'un d'autre que j'aurais envoyé paître. Je suis sûr toutefois de sa capacité à prendre soin d'un pokémon, alors je hoche juste distraitement de la tête quand il me répond.

« Hm-hm. Merci à toi, surtout. »

Retourner jusqu'à la salle de soins n'a pas été très long, en somme. Distrait par le fait de m'occuper des affaires à ranger et d'autres affaires, je ne fais pas très attention aux actions de Noah, lui faisant relativement confiance quant à ses actions. La dos tourné, je termine de tout préparer, me disant qu'il va encore falloir, après ça, que je les emmène dans la salle de repos pour qu'ils puissent rester à l'écart pendant quelques jours. Il va se faire tard, mais... Bah, je survivrai. Après ça, j'ai encore ma valise à faire pour les vacances qui commencent demain, et oui pour une fois je ne l'ai pas préparé trois mois avant « pour être sûr » (la faute à mon copain qui décide tout au dernier moment, scrogneugneu). Le réveil va être brutal demain, je vous l'assure.
J'esquisse une mine polie face aux remerciements de Noah et à ses derniers mots, et l'accompagne vaguement jusqu'à sa voiture parce que apparemment, quand on ne le fait pas, c'est pas bien (ça, c'est Faust qui me l'a dit après plusieurs occasions où je saluais ceux qui s'en allaient par un simple mouvement de la main). Si je suis silencieux, un tout petit sourire s'érige sur mon visage, signe d'affection discret mais relativement parlant quand il s'agit de moi. Quelque part, ça m'a fait plaisir de le voir, je crois. Faudrait peut-être que je fasse des efforts pour garder contact avec les gens que j'aime bien, mais... Meeeeh. On verra, je suppose.

Après quelques dizaines de minute d'installation, je pousse enfin la porte de la maison, en verrouillant dernière moi avec lassitude. Un bâillement très grotesque m'échappe, et si je fais quelques pas, déterminé à ranger les pièces, faire ma valise, préparer mes habits pour demain, le petit-déjeuner et aussi mettre ma jour à comptabiliser, eh bien...
Comment vous dire que le canapé s'est avéré un peu trop près, et qu'à peine couché dessus, je n'avais plus envie d'en bouger. Je vais sûrement me faire réveiller par Axel ou Samaël (ahaha ça rime) dans la soirée, mais là, pour l'instant, après autant d'inquiétude, de stress et car j'ai besoin de me recharger après des interactions sociales prolongées, je suppose que cela sera suffisant. Après tout, grâce à Noah, je peux me permettre d'avoir l'esprit tranquille. Distraitement, je lui envoie des remerciements par message, un air tranquille sur le visage.
22 Décembre 2022, soir (~21h)


Merci pour le chibi, Reshi !

Natsume Miyano
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Dim 18 Fév - 16:21
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