Quoi de neuf sur l'île d'Enola ?

Période en cours
Printemps 2024

~20° - 25°C / Temps ensoleillé, venteux par moments

Intrigues et Events
Intrigue n°2 : « Passions »
Des conflits s'engagent entre les Monarchistes et les Anarchistes.
Event n°2 : Le festival de Cayagane
Le festival de Cayagane est victime d'un incendie criminel.
Mini event n°1 : Panique à Vanawi !
Un blocus Anarchiste est en cours à Vanawi, sous surveillance des forces de l'ordre.

Missions et Défis
Un guide dans les ruines (mission)
Faites découvrir les ruines du Titak !
La comète (défi)
Découvrez un mystérieux astéroïde.

Sujets récents
RP-1
RP-2
RP-3
+ demandez l'ajout de vos RPs au staff !
Les Héritiers (Part I) [OS] Zzz5


Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Les Héritiers (Part I) [OS]

• Les Héritiers•Part I


Il commence à se faire tard, et pourtant, je suis encore loin d’avoir terminé. La tête couchée contre la paperasse qui s’accumule depuis maintenant plusieurs jours, je pousse un long soupir avant de jeter un œil vers l’horloge, une antiquité en forme d’Arcanin dénichée chez un brocanteur du quartier. Le chien de feu sculpté à même le bois indique déjà près d’une heure et demie du matin. Pourtant, je dois continuer de combattre la fatigue si je veux avancer ne serait-ce qu’un petit peu. Dans un nouveau soupir, je baisse le regard vers la pile de papiers formant une espèce de tour pêle-mêle, où se côtoient des documents concernant l’arène, la Maison, la pension alimentaire pour Lexie, ainsi que la milice. Et à vrai dire, je ne sais plus trop par où commencer.

Je sais que je devrais sûrement m’attaquer aux dernières demandent des intervenantes de la fondation concernant la climatisation inefficace, et pourtant, je n’arrive pas à m’y mettre. Sans doute la fatigue y joue-t-elle un certain rôle. Mais je ne peux pas vraiment me permettre de procrastiner davantage. Apparemment, les résidents commencent à se plaindre, et cela aurait un effet sur leur traitement. Avec encore un soupir, je me redresse, histoire de me dégourdir les jambes quelques instants, avant de devenir fou. Entre la chaleur dans laquelle est plongé mon bureau, et les tic-tac incessants de l’horloge, je m’apprête à faire une crise.

Ayant décidé d’aller faire un petit tour pour me changer les idées, je me glisse sans bruit dans le couloir, en passant discrètement devant la chambre de ma fille. J’y jette alors un petit coup d’œil, pour l’apercevoir, sous les rayons de la lune, endormie paisiblement, dans une position qui me semble pourtant des plus inconfortables. Malgré la chaleur, la petite est bien emmitouflée sous la couverture, serrant contre elle une peluche achetée avec sa mère lors de l’une de ses visites. Un sourire paisible vient s’installer contre mes lèvres, alors que je l’observe. Et dans ces moments, je ne peux m’empêcher de penser que, malgré toute la merde qui peut entourer l’existence de mes enfants, je peux tout de même me dire que jusqu’à présent, je fais un meilleur travail avec eux que mes propres parents ont pu faire avec moi.

Je continue mon chemin, en m’attardant devant la chambre de mon fils de la même manière, avant de poursuivre jusqu’à la cuisine, où je vais me chercher une petite collation et un café, qui m’aidera à poursuivre la nuit sans sommeil qui s’offre à moi. Mais alors que je m’apprête à prendre une première bouchée, mon attention est attirée par un bruit métallique provenant de l’entrée. Aussitôt, un grognement s’élève depuis le salon, où s’est redressé mon Dracaufeu, ayant lui aussi entendu le bruit. Je lui fais rapidement signe de se calmer, alors que je m’approche avec prudence de la porte, avant de l’ouvrir d’un coup.

-Oh par Arceus! Monsieur Elric! Vous allez me faire faire une crise cardiaque un de ces jours!

L’homme s’empresse de se pencher et ramasser la pile de documents qu’il a échappé en sursautant, alors que j’ai ouvert la porte. Et je reconnais aussitôt Ali Faath, l’un des miliciens travaillant avec moi, et qui s’occupe généralement de me présenter le développement des dossiers, ainsi que les nouveaux qui font surface. Devant mon silence, l’homme au teint foncé s’empresse de replacer ses lunettes, avant de libérer un petit rire nerveux.

-Je, euh, je n’avais pas vu l’heure au bureau, donc j’ai avancé certains dossiers, et j’avais besoin de votre signature sur ceux-ci avant de continuer, donc je m’étais dis que j’allais les laisser dans votre boîte à lettre, pour, euh... Que vous les regardiez demain... Mais euh, voilà, puisque vous êtes là!

Ali me tend aussitôt une pile de document, que j’observe quelques secondes, avant d’enfin attraper la pile qu’il s’est mit à secouer sous mon nez. Honnêtement, je me demande bien quelle quantité de café ce type doit absorber par jour pour être aussi énergique dans son travail. J’aimerais bien connaitre son secret, pour être franc...

-Bon eh bien, entre si tu veux, on peut regarder ça si tu as quelques minutes.

Et à peine ais-je prononcé ces mots que le jeune homme, qui ne doit pas avoir plus de vingt-cinq ans, est déjà assit au coin de l’îlot, dans la cuisine, en train de dévorer ma collation et siroter mon café. De toute évidence, la climatisation de la Maison devra attendre... Avec un soupir, je viens prendre place aux côtés du milicien, qui s’empresse de m’expliquer, à voix basse, les différents dossiers sur lesquels il a pu travailler ce soir. Il s’agit, pour la plupart, d’histoires plutôt banales. Des conflits entre voisins, des graffitis, du flânage... Pendant que le jeune homme me résume les différentes situations et les mesures qui ont été prises, je me contente d’hocher la tête, et signer les différents documents qu’il me tend. Mais alors qu’Ali s’apprête à se lancer dans son dernier dossier, concernant un combat clandestin dans les rues d’Anula, mon attention est attirée par un dossier, caché parmi une pile de documents.

-C’est quoi ça?

Interrompant Ali dans son discourt, je m’empare du dossier, qui indique « Les Héritiers du Régime ». Je relève le regard vers le jeune homme, qui semble aussitôt mal à l’aise. De toute évidence, à en juger par l’air sur son visage, il n’avait pas l’intention d’aborder ce dossier, ou du moins, pas ce soir.

-Ah euh, ça, pour l’instant, c’est pas grand-chose. C’est juste un petit groupe de voyous. Ils se font appeler les « Héritiers du Régime » ou juste « Héritiers » pour les intimes. Ils sont plutôt inoffensifs, je dirais...

Les sourcils froncés, je baisse de nouveau le regard vers le dossier, que je me mets à feuilleter, survolant les informations amassés jusqu’à aujourd’hui. Je tombe rapidement sur les fiches identifiants les fameux Héritiers. Manzinkaizer, Hyperion, Gwen, Noriko... Tous des noms de hauts placés du Régime. Alarmé, je lève de nouveau les yeux vers Ali, qui sens aussitôt l’angoisse dans mon regard.

-Je sais que ça semble assez extrémiste, monsieur, mais je vous jure, ils ne nous ont, jusqu’à présent, donné aucune raison de nous alarmer. Ce sont surtout des jeunes délinquants, et le plus gros de leur crime jusqu’à aujourd’hui a été de piller une maison abandonnée.


Peu convaincu, je retourne à la lecture du dossier. Et effectivement, ce qu’Ali dit est vrai. Pillage de propriété abandonné, flânage, bruit excessif la nuit... Rien de bien Régimeux dans tout ça. Pourtant, je reste peu rassuré par toute cette histoire. Mais de toute manière, ce soir, nous ne pouvons rien faire de plus. Après quelques minutes de silences, je finis par signer le document, avant de rendre le tout au jeune homme, qui s’empresse de remettre la paperasse dans son sac.

-Garde-moi au courant s’il y a du développement dans cette affaire, Ali.

Le jeune homme s’empresse de m’assurer qu’il me communiquera tout changement au dossier, avant de finir ma tasse de café, et filer aussi vite qu’il est arrivé, me laissant seul dans la cuisine, entouré d’une tasse vide et des quelques miettes de chips qui restent. De nouveau, je pousse un soupir. Tout ceci ne m’inspire pas confiance. Mais ce soir, je n’ai malheureusement pas le loisir de me pencher sur ces réflexions. Il est maintenant presque trois heures. Je sais que d’ici à peine deux heures, deux petites têtes blondes viendront réclamer à manger. Alors, j’ai à peine deux heures pour aller terminer mes dossiers...


(c)Golden
Weston Elric
Elite
Voir le profil
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 5 Jan - 6:06
Revenir en haut Aller en bas
Sauter vers: