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Les Héritiers (Part II) [OS] Zzz5


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Les Héritiers (Part II) [OS]

• Les Héritiers • Part II 


Je fais claquer avec nervosité le clapet de la montre à gousset, qui indique encore les petites heures du matin, alors que la voiture se gare enfin devant la bâtisse, où m’attendent déjà deux miliciens. Ali, le jeune homme s’occupant toujours de me présenter les nouveaux dossiers, est déjà sur les lieux, et à la vue de la voiture ayant été envoyée pour m’escorter depuis l’arène jusqu’ici, il s’empresse de s’élancer vers la portière, qu’il ouvre à la volée. De larges cernes couvrent son visage, et ainsi, je me doute bien qu’il a décidé de ne pas suivre mon conseil de prendre un peu de repos de temps en temps. À vrai dire, je ne serais pas surpris s’il me disait être ici depuis que l’appel a été reçu, soit vers quatre heures ce matin.

-Monsieur Elric! Vous voilà enfin! Venez, suivez-moi!

Ne me laissant même pas le temps de répondre, le jeune homme me tire par la manche hors de la voiture de service, m’entrainant vers les portes du refuge d’Anula, où se trouver l’autre officier, prenant des notes alors qu’une jeune femme, sans doute celle ayant logé l’appel, lui explique sa version des faits. L’homme, étant celui-ci beaucoup plus âgé qu’Ali, s’interrompt dans sa tâche en me voyant m’approcher. Mikaël Spencer, ou Mike pour les intimes, m’invite à les rejoindre avant de me présenter la jeune femme.

-Monsieur Elric, je vous présente mademoiselle Lorrain, c’est elle qui était sur les lieux lorsque les évènements ont pris place.

Avec un sourire, je serre la main de la jeune femme, qui semble aussitôt intimidée par ma présence. Elle est jeune, probablement pas plus d’une vingtaine d’années, et je devine que tout ceci doit être beaucoup pour elle. Malgré tout, elle semble prête à coopérer, et ainsi, sans que nous n’ayons à lui demander, elle recommence son discourt depuis le tout début, afin de m’offrir à moi aussi sa version des faits.

-Comme j’expliquais à monsieur Spencer, il devait être environ deux heures, ou peut-être deux heures et demi, quand j’ai entendu un bruit qui ressemblait à une vitre qu’on aurait cassé.

Marquant une pause, la jeune femme me montre du regard l’une des vitres du centre, que les agents ont pris soins de démarquer à l’aide de banderoles. Effectivement, la large fenêtre a été fracassée, y laissant une large ouverture. Les sourcils froncés, je me retourne de nouveau vers la jeune femme, qui poursuit alors son discourt.

-Au début j’ai cru qu’un pensionnaire avait tenté de s’échapper, alors je me suis dépêcher d’aller voir, mais quand j’ai tourné le coin, j’ai aperçu trois hommes qui étaient en train de rentrer, accompagnés de deux Pokémon : un Sablaireau et un Ectoplasma.


De nouveau, la jeune femme marque une pause, de toute évidence troublée par tout ceci. Sa voix est tremblante, et je sens qu’elle doit probablement tout donner pour ne pas fondre en larme. Je lui donne ainsi le temps qu’il faut, l’invitant à venir s’assoir sur le banc installé près de la porte d’entrée. Elle me suit ainsi sans se faire prier, et prend quelques secondes avant de poursuivre son discourt, fixant cette fois ses chaussures.

-Ils sont entrés, et se sont tout de suite diriger vers l’une des salles de repos, où dorment les pensionnaires diurnes. Ils ont forcés la porte à l’aide du Sablaireau, et... Et moi je suis restée là, sans rien faire...

Cette fois, la jeune femme échappe quelques sanglots, rongée par la culpabilité. Dans un réflexe, je viens poser une main contre son épaule, tout en lançant un regard à Ali et Mike, qui nous ont rejoints pour entendre la suite du récit. Les deux se sont accroupis à nos côtés, silencieux, laissant son espace à la plaignante.

-J’ai... j’ai paniqué. Je me suis caché derrière le comptoir de l’accueil, et je les ai laissé faire. J’entendais les Pokémon crier, et se débattre, mais j’ai rien fait! Je les ai laissé faire, je suis restée cachée sans rien faire, jusqu’à ce qu’ils partent, et même après qu’ils soient partis, je n’arrivais tout simplement pas à bouger...

Elle continue ainsi son discourt, nous avouant s’être enfin levée plusieurs minutes après leur départ, pour aller constater l’étendue des dégâts. Et à son arrivée, trois Pokémon avaient disparus.

-Une Kangourex, un Laporeille, et un Magmar.


Elle poursuit, en nous résumant brièvement ce qu’elle savait de ces Pokémon. Tous les trois d’une violence incroyable, souvent confinés à l’isolement pour protéger les autres pensionnaires, les employés, et les bénévoles. Apparemment, les trois n’auraient fait que bien peu de progrès depuis leur arrivé au refuge, malgré les efforts du personnel. Ils auraient sans doute appartenu à des membres du Régime leur ayant fait faire des choses atroces, bien que rien de ceci n’ait été confirmé du peu d’information leur ayant été révélé à l’arrivé des pensionnaires. Une histoire apparemment commune pour ces rescapés d’une guerre plus grande qu’eux.

Une fois le discourt de la jeune femme terminé, je me redresse, m’éloignant quelque peu du groupe, légèrement troublé par toute cette histoire. Silencieux, je m’allume une cigarette tout en tentant de me reconstruire les faits mentalement. Ainsi, un groupe se serait introduit dans le refuge, pour s’emparer des Pokémon les plus violents de l’endroit... Rien de bien rassurant. Rapidement, je me met à me construire des théories sur l’origine de ce vol, et bientôt, je vais rejoindre la jeune femme et mes agents.

-Les gars, je vais aller jeter un coup d’œil à l’intérieur. Ali viens avec moi, et toi Mike, restes avec elle, okay?

Le plus vieux du duo hoche la tête, alors que le plus jeune s’empresse de me rejoindre alors que nous nous dirigeons vers l’intérieur. Depuis l’entrée, nous pouvons apercevoir la vitre cassée éparpillée contre le plancher de céramique. Restant sur nos gardes, nous traversons le couloir, pour nous rendre vers une porte qui a, comme l’a décrit la jeune femme, été forcée à l’aide de ce qui me semble être une attaque Tranche. Tout en retenant mon souffle, je pousse la porte, qui grince à l’ouverture, pour laisser paraitre derrière elle des cages spacieuses et douillettes, où sont placés des Pokémon qui semblent encore agités de par les évènements. Et parmi les cages, nous apercevons rapidement les trois cages étant été forcées.

-Ils n’ont pas tenté de forcer les autres cages. Ils savaient très bien ce qu’ils cherchaient.

Tout en dévoilant cette constatation, Ali s’approche des cages des Pokémon, non sans protestations de ces derniers. Il laisse glisser ses doigts contre les lockets empêchant aux pensionnaires de sortir. Je l’observe, alors qu’il examine les lieux, tous ses sens aux aguets. De toute évidence, le jeune homme sait ce qu’il fait. À la recherche d’indice, il se promène entre les cages, et je décide alors de l’imiter, parcourant du regard les cages contenant des Pokémon pour la plupart terrifiés par notre présence. Nous avons beau tenter de nous faire discret, notre présence les dérange définitivement.

-Monsieur? Vous devriez venir voir ça...

Interpellé par le jeune homme, je me retourne vers lui, pour le découvrir, fixant quelque chose au mur. Intrigué, je le rejoins avant de tourner le regard vers ce qu’il fixe, pour découvrir contre les briques un énorme dessin ressemblant à quelques détails prêt à celui que revêtaient les soldats du régime, peint contre celle-ci à l’aide d’une bombe à peinture, avec sous celui-ci un message.

De ses cendres, les Héritiers le feront renaître »...

Nous restons silencieux devant cette découverte, ne sachant trop que penser de tout ceci. Ali s’empresse de prendre quelques clichés de dessin et du message, alors que moi, je me contente de l’observer, alors que je tente d’en comprendre le sens. Ceci n’a rien à voir avec les dossiers avec lesquels nous sommes habitués. Cette fois, ce n’est pas qu’une histoire de querelles de voisins, de petit vandalisme, ou de bruit nocturne. Non, cette fois, je le sens, c’est quelque chose de gros. À cet instant précis, je sens que nous avons mis les pieds sur quelque chose qui n’a pratiquement aucune chance de bien finir.


(c)Golden
Weston Elric
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Dim 14 Jan - 4:00
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