Quoi de neuf sur l'île d'Enola ?

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Le festival de Cayagane est victime d'un incendie criminel.
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Repentance [PV Alex] Zzz5


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Repentance [PV Alex]

• Repentance  •feat. Alexander Nagel


Un lourd silence s’est installé dans la pièce, interrompu que par le bruit constant des néons dont le résultat ne pourrait pas être plus éloigné de la lumière naturelle, ainsi que le bruit des pas nerveux d’Ali, qui s’est mit à faire les cent pas dans la pièce. Je lui lance un regard blasé tout en poussant un soupir, sans pour autant lui demander d’arrêter. Car pour être honnête, je comprends ses réticences quant à être ici, et à faire ce que nous nous apprêtons à faire. En soit, l’endroit n’a rien de bien plus sordide que l’établissement où a été détenue mon ex-femme durant une bonne partie de la vie de ma fille. En fait, c’est plutôt ce que représente cet endroit qui me met mal à l’aise. Mais si j’ai personnellement une sainte horreur de ce que peut représenter l’homme que nous venons rencontrer aujourd’hui, je n’ose même pas imaginer ce que peut ressentir le jeune homme au teint foncé, après ce qu’il a pu m’avouer, avant que nous ne pénétrions dans la bâtisse à haute sécurité.

-Ils… Ils ont torturés mon père…

Dans une voix brisé, le jeune homme s’arrête, le temps de contempler ce qu’il vient de m’avouer. Je m’arrête à mon tour, surpris, et quelque peu déstabilisé par ces aveux. Et alors que je contemple l’aveux de mon collègue, je réalise qu’au final, je ne connais absolument rien sur le milicien, hormis son amour et son dévouement pour son travail. Silencieux, je l’observe, ne sachant trop quoi lui dire. Sa respiration s’est faite haletante, et je peux remarquer qu’un tremblement s’est emparé de ses mains.

-Oh… Euh… Je suis désolé Ali, je savais pas… Hum… Est-ce que tu veux que je fasse ça sans toi?

Le milicien s’empresse de s’excuser, et de sécher une larme venue se poser au bord de son visage. Il hoche la tête, sans pour autant relever le regard vers moi. De toute évidence, je ne suis pas doué pour ce genre de choses. Je ne l’ai jamais été. Et je ne peux m’empêcher de culpabiliser, à l’idée de ne pas savoir quoi faire. J’ai beau ne pas connaitre les détails, je n’ai aucune misère à imaginer à quel point l’idée de se retrouver aujourd’hui devant l’un des pires tortionnaires du Régime.

-Non… C’est trop important pour que je me défile…

Sur ces mots, l’officier presse le pas, et pénètre dans l’édifice, où nous attend déjà la sécurité. Et je ne peux m’empêcher de me dire que je devrais insister, ou au moins dire quelque chose. Pourtant, je le laisse faire, et me contente de le suivre, où les gardiens s’effectuent à faire les vérifications nécessaires. Le processus prend un certain moment, ce qui, au final, est plutôt rassurant. Suite à cela, nous sommes conduits jusqu’à une salle aménagée pour les interrogatoires, où nous sommes confinés jusqu’à ce que notre hôte ne daigne se montrer le visage. Et alors qu’Ali fait les sens pas, je tente de relire le dossier nous ayant été remis dans le cadre de cet interrogatoire. Le document est épais, et les pages, en plus de contenir une brève biographie de l’homme que nous sommes venu voir, contient l’intégral des accusations portés contre ce dernier, ainsi que les détails sur sa peine. Mais entre le buzzment des néons et le claquement des talons de mon collègue, je n’arrive pas vraiment à me concentrer. Et puis, même si je le camouffle bien, cette situation n’est pas non plus des plus agréables pour moi. Nous aurons bientôt devant nous l’un des hommes responsables des crimes les plus haineux orchestrés par le Régime. Cet homme aurait bien pu être l’un de ceux, lâchement camouffles derrière un masque, qui aurait tenté de me tuer, ou tuer mon ex-femme, ou n’importe qui d’autre de mes proches. Mais je refuse de perdre mon clame. Ainsi, alors que les gardiens amènent enfin l’homme, menotté, dans le siège de l’autre bord de la table, pour l’enchainer face à nous, je me contente de lui offrir un regard stoïque, froid, alors qu’Ali, lui, doit s’agripper à sa chaise pour ne pas s’effondrer, avant d’y prendre place.

-Alexander Bertam Nagel-Jung… Vos parents devaient vous aimer pour vous donner un nom pareil…

Je viens à mon tour prendre place à côté de mon collègue, qui ne peut retenir un couinement à l’idée que je ne risque de mettre en rogne l’un des pires criminels d’Enola. Ali m’offre un regard noir, et pourtant, je ne bronche pas, me contentant plutôt d’observer l’homme qui se tient face à moi. L’homme est plutôt grand, et assez mince, bien que moins maigre que ce que pouvaient prétendre les clichés contenus dans son dossier. Son teint, quant à lui, est d’une blancheur caractéristique des détenus, alors que sa chevelure blanche le fait paraitre bien plus vieux que les trente et un ans indiqués par son dossier. Aux premiers abords, il n’a pas l’air bien dangereux. On pourrait même croire se trouver face à ce genre de type qui a toujours l’air d’un vieux, peu importe son âge. Le seul type en bas de soixante ans qui aime le bingo, et qui se couche à vingt-et-une heure, même le weekend. Pourtant, je ne me laisse pas duper par les apparences.

- Accusés des pires crimes prévus par le code pénal d’Enola, et condamné à perpétuité. Si ça ne tenait que de moi, vous seriez déjà six pieds sous terre, plutôt que logé et nourrit pour le reste de vos jours. Enfin, ça reste discutable, si même vous méritez un enterrement.

Mon regard est fixé dans le sien, d’un bleu glacial, un léger sourire provocateur au coin de la lèvre. Ali, quant à lui, n’a pas pu retenir un petit hoquet de frayeur, avant de s’empresser de me glisser deux ou trois coups de pieds très peu discrets sous la table, cherchant désespérément à me faire taire avant d’énerver d’avantage le détenu. Pourtant, je ne le remarque qu’à peine. Toute mon attention est concentrée sur l’homme face à moi.

-Alors monsieur Nagel, ça vous dirais de vous repentir, et de faire une chose de bien pour une fois dans votre vie…?

(c)Golden
Weston Elric
Elite
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Mar 16 Jan - 6:41
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Repentance.
/!/ Je précise que le contenu de ce RP n'est pas approprié à toutes les audiences en terme de langage et de thèmes abordés liés à la prison, la manipulation, etc. Je recommande aux personnes sensibles de procéder avec précaution. /!/

« Comptage !! »

Oh, non, pas encore le comptage...
Est la chose que je pense à chaque fois que nos matons gueulent ce mot le matin. Machinalement, je me lève, remets ma chemise orange par dessus mes épaules et vais m’aligner avec mes camarades de cabane sur la ligne tracée devant les cellules. Les matons passent avec leur petite « boite à clics » et l'un d'eux s'arrête devant moi avec un sourire hautain, en me tendant une petite coupe en plastique sale contenant deux pastilles que j'ai appris à bien connaître depuis des années. Traitement pour l'humeur, avec leur foutus sédatifs intégrés. Je me suis habitué à avoir la gerbe, à me sentir diminué à cause de leurs saloperies. Comme j'observe la coupelle avec un regard de poisson mort et un sourire résigné, le gardien l'agite sous mon nez.

« Bouffes tes bonbons, Nagel-Jung. »
« Mais, si je les mange maintenant je vais avoir envie de vomir après manger ! »


Déclarais-je, d'un ton plaintif tout à fait enfantin et ridicule. Et provocateur, aussi. Le maton ignore le ricanement des autres pour me fouttre les médocs sous le nez avec insistance.

« Bouffes sinon c'est moi qui te les enfonce dans la gorge. »
« D'accoooord, chef, pas la peine de vous énerver, le gavage, c'est pas mon kink, je vais les prendre... »


Je roules de yeux et avale d'un coup les deux pastilles. Le type ne profite pour me plaquer contre les barreaux et m’ouvrir la bouche de force afin de vérifier que j'ai bien avalé les médicaments. Connard. Je remets ma macheoire en place, la faisant craquer, quand il repart l'air satisfait, sans demander son reste. Pendant ce temps, leur Grahyena me renifle histoire de voir si j'ai pas de drogue sur moi.

« Hé, il est beau votre toutou... »

Déclarais-je, attendri, dans le vide. Je pense brièvement à Sophie, ma Granbull et jette un œil à mes avant-bras tatoués, retenant un soupir. Ils me manquent, ces bougres. Enfin. J'arrive à la cantine, et quelques Monarchistes me proposent de m'asseoir avec eux, ce que je fais sans hésiter à l'idée d'aller fanfaronner. Mais à peine ai-je avalé mon yaourt à la framboise qu'un maton vient me sonner.

« Nagel-Jung, t'as de la visite. »
« Hein ? »
« Bouges, c'est mandataire, t'as pas le choix. »


Le gardien lie le geste à la parole et me tire sur le bras pour m'extirper de ma chaise, et je proteste d'un « maiiis-euuuuuh ! » tout à fait immature. Mandataire, mais c'est quoi ce bazar ?! Qui vient me déranger dans ma journée si passionnante... Oh. Ah non, hein. J'espère que c'est pas ce que je crois.

« Est-ce que au moins, je peux finir mon yaourt ? »

Protestais-je en dernier recours, ramassant mon pot et ma cuillère en plastique. L'autre me tape sur les mains avec sa matraque pour me faire lâcher prise et me fait passer devant lui sans sommations. Greuh. J'aurais rien bouffé, encore. C'est pas grave, j'ai connu des périodes où je me suis plus affamé que ça. Pendant qu'il m'accompagne dans une des salles de consultation indépendantes du parloir, je ne dis plus rien. Un mandat, donc, pour quoi... La police ? Je ne vois pas d'autre réponse, mais si ce sont des foutus Miliciens qui viennent de me parler de mes Pokémon en liberté, je ne vais pas leur répondre. Ils rêvent. Je vais certainement plutôt jouer avec eux comme le dernier des connards qui ose encore abuser de sa position. Oh, quoiqu'ils me disent, je ne crois pas qu'ils aient ce qu'ils veulent. J'ai pas envie de traiter avec des bouffons de la Compétition qui ont pris la grosse tête avec les responsabilités qu'on leur a donné. Et non, je n'ai pas fait mieux sous le Régime, mais au moins j'ai pas cherché à me faire passer pour un samaritain ! Le maton m'ouvre finalement la porte, me fait asseoir et attache mes menottes à un « anneau » soudé à la table, assurant que je ne pose aucun problème. Il déclare d'un « il est à vous » qu'il sera dehors en cas de problème et nous laisse donc à trois dans la pièce. Je compte pas bouger mes fesses, de toute manière, quel intérêt quand il ne faudra que parler et que c’est justement ma spécialité ? Aussitôt entré, mon regard se met à fixer avec insistance les deux types présents en face de moi. Pendant que mes yeux passent de l'un à l'autre sans aucun bruit, le blond que je crois bien reconnaître me parle, et je ne l'entends qu'à moitié dans ma séquence de concentration. Alors qu'il prend une pause et que son collègue grimace, visiblement pas rassuré, j'arrête ma fixation sur le Champion d'Anula, ignorant ses derniers jugements de valeur sur mon nom.

« Eh, mais, c'est « Phantom » que voila ! Que me vaut ? »

Sourais-je en appuyant bien sur la consonance de son surnom, le faisant passer pour au moins aussi ridicule que mon nom. Alors, on a pris du galon et on se sent plus pisser ? On dirait bien. Mon sourire s'élargit et je me détend de manière évidente devant eux. L'autre continue son introduction. Blablabla système pénal, tout ça, merci Sherlock... Je lève les yeux au ciel quand il parle de mes crimes, sans jamais perdre mon air narquois. J'hoche la tête en pinçant les lèvres quand il se permet de donner une opinion personnelle sur ce qui aurait du m'arriver.

« Ah, tu as probablement raison... »


Je laisse s'allonger le silence et mon regard se perd dans le vague, pensif, pleins de faux remords. Ah ! Vous y avez cru ? Mon sourire revient, prouvant que je ne suis désolé pour absolument rien de tout ce qu'il vient de citer. Quoi ?! Vous aviez vraiment cru que j'aurais fait preuve d'un peu d'humanité, juste une fois, et que j'aurais confessé n'être qu'un immonde enfoiré ? A quoi ça sert, je le sais, tout le monde le sait. On va pas s'y étendre pendant des heures, non plus ?! Enfin, si ça tenait qu'à Phantom, manifestement, on dirait que si. Je me permets une pique absolument pas camouflée, tranchant avec ma dernière affirmation.

« En fait, juste pour ça et pour pendre les « méchants » en place publique, tu aurais aimé qu'on reste sous le Régime, c'est ça ? »

J’insiste sur le mot « méchant » avec le ton d'un enfant de 4 ans. Qu'est-ce que je disais, quand je réfléchissais sur le fait que les Miliciens avaient vraiment pris la grosse tête ?! Eh bah, voilà, ça vient donner des leçons de morale en prison. C'était pour ça, le mandat ? Si oui, je m'en contenterais, j'ai beaucoup de réparties cinglantes pour les andouilles qui s'imaginent encore que le monde est juste noir et blanc. Meh. Je décide de briser le malaise (lol).

« Enfin... Que puis-je faire pour vous, messieurs les Miliciens ? »

Reprenais-je avec un air tellement sucrés qu'il doit en devenir écœurant. J'espère qu'il va plutôt en venir aux faits, car j'ai pas toute ma journée pour m'occuper de ses beaux yeux de blond champion et tout le bazar et du regard de chiot apeuré de son collègue qui n'a pas l'air d'oser souffler mot et à qui je n'adresse plus un regard. Et voilà que l'Elite me parle de repentance et pose de nouveau des jugements sur ce que j'ai peut-être fait de ma vie jusqu'à maintenant. Ahlalala. Je ne savais pas que j'avais Jésus en face de moi, fallait le dire tout de suite, je vais appeler mon Papa pour qu'il relise le Nouveau Testament et me dise quoi faire en cas de « Jésus dans la pièce ». Devant son affirmation, mon expression provocatrice ne s’amenuise pas un instant, et mes pupilles restent fixées sur lui, sans faillir.

« Quelle générosité, votre Altesse... » Dis-je avec une ironie évidente et une révérence histoire d'être crédible (lollll). « Si tu me parles de « repenti », j'ose espérer que vous avez quelque chose à m'offrir si je fais je ne sais quoi que vous me demanderez ? »

Je joint mes mains attachées, ne brisant jamais le contact visuel. C'est là que je commence à me mettre doucement sur la défensive, au cas où il parlerait de mes Pokémon. Y'a pas interêt. Sinon je crois bien que je vais rendre mes pilules de ce matin dans sa tronche avec un peu de bile bien blanche.

« Parce que, bon... Il n'est pas gratuit, mon « repenti », comme vous vous en doutez. »


Je ne suis pas peu fier. J'espère qu'il ne nourrit pas l'espoir de m'attendrir en essayant de me faire culpabiliser ou me justifier sur mes actes, car c'est peine perdu et il risque d'avoir de mauvaises surprises. En attendant qu'il crache le morceau, je me mets à fredonner l'air d'une chanson de la Petite Sirène de Disney « Partir là-bas » ou « Part of your world » dans sa langue originale. Oui, le but est tout à fait d'emmerder le monde, vous pouvez m'insulter.
Avec Weston Elric.
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Alex te baratine, t'agresse et te saoule avec son passif-agressif et son sourire mielleux en #cccccc.
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Alexander Nagel-Jung
Monarchiste
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Mar 16 Jan - 11:16
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• Repentance  •feat. Alexander Nagel


Est-ce que je pense que ce type, ce rat de la société, nous livrera tout ce que nous sommes venus chercher parce que nous sommes gentiment venu lui demander? Bien sûr que non. Je ne me fais aucune illusion. Je sais très bien que, si même ce type sait quelque chose, il ne nous livrera rien. Ou enfin, pas sans une bataille. Ainsi je ne me laisse pas impressionner par sa gestuelle grandiose, ni même par ses requêtes dont je me doutais bien de toute manière. Comme prévu, Alexander nous annonce que son aide ne sera pas gratuite. Je rend au jeune pépère son sourire narquois et sort une cigarette que je lui tends avant de m’en glisser une aux lèvres.

-Alors c’est quoi tes demandes Nagel? Ça te dérange pas qu’on se tutoies, nah?

Ne m’attardant pas trop à sa réponse, j’allume ma cloppe avant de lui refiler le briquet, sous les yeux du gardien qui ont, depuis l’autre bord de la porte, ont dû doubler de taille. Mais avant que celui-ci ne vienne arracher cette potentielle arme au détenu, c’est Ali qui se précipite sur l’objet tout en m’offrant un regard des plus sombre, pensant très certainement que j’ai dû perdre la tête.

-Enfin monsieur! Il est hors de question qu’on négocie avec un criminel!

Je fais signe à mon collègue de se rassoir, sans pour autant quitter l’autre maigrichon du regard. Ali est un type bien. Droit, avec une bonne tête sur les épaules, et surtout, digne de confiance. Mais peu importe à quel point ce jeune homme peut être un atout considérable dans la milice d’Anula, il n’en reste pas moins qu’aujourd’hui, c’est moi qui prend les décisions. Et bien qu’il s’agisse ici de mon premier véritable interrogatoire, et que peu importe la formation qu’on m’a offert je n’aurais jamais pu être prêt à ça, je pense m’en sortir relativement bien.

-Tu veux quoi, des cigarettes? De la porno? Ou des capotes peut-être?


Car bien sûr, je ne peux rien lui promettre de vraiment plus gros. Si l’autre pense qu’il pourra marchander avec moi de véritables privilèges, ou alors s’il s’est mit en tête des trucs débiles comme quoi j’allais le faire sortir d’ici s’il collaborait, il se goure complètement. Déjà parce que je n’ai aucunement l’autorité pour ce genre de décisions, et puis, même si c’était le cas, jamais je ne ferais quoi que ce soit qui pourrait donner ne serait-ce qu’un poil de plus de liberté à cette ordure. Ce que j’ai dit plus tôt, je le pense. Ce type est déjà beaucoup trop chanceux d’être ici, bien protégé entre ces quatre murs, à la clim, avec trois repas par jours, que je paie avec mes impôts soit dit en passant.


(c)Golden
Weston Elric
Elite
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Mar 16 Jan - 18:23
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Repentance.

Je le sens un peu tendu, le monsieur Phantom, quand même. Et je ne parle même pas du type qu'il traîne avec lui, qui a cependant l'air un peu plus conscient car lui ai moins n'aurait pas sorti ses clopes dans un prison. Le blond ne répond pas à mes provocations mais ne perd pas son application à faire le kéké non plus. Le voilà qui sort une clope comme le dernier des flics ripoux dans un mauvais nanar (et dieux sait que j'en ai regardé beaucoup) et m'en passe même une, que je reprends pour la poser sobrement sur la table.

« Non merci, mon Papa a dit que c'était pas bon pour la santé ! »

Surtout pour celle de l'Elite, en l’occurrence. Je me demande si il est déjà rentré dans une prison avant ça car si c'était le cas, il saurait qu'il est formellement interdit de faire entrer de tels objets. Je ne sais pas comment il s'est démerdé... Mais il l'a fait. Je ne bronche pas pour le moment, préférant le laisser s'enfoncer. Pour le coup, il aurait mieux fait d'écouter son collègue à tête de chiot, visiblement bien plus lucide. Mon masque d'impassibilité tombe néanmoins à ses prochaines interrogations, car je ne peux plus résister et j'explose de rire sur ses propositions. Un rire sincère, même pas narquois, mais franchement moqueur et rabaissant, pour le coup. Il est sérieux, là ?! Qu'il est mignon ! Après quelques secondes de fou-rire, je me calme et m'éclaircit la gorge, retrouvais mon sourire narquois, bien que plus calme et assuré.

« Qu-Quoi ? Mec... T'es jamais entré dans une prison ? Faut arrêter de regarder Fox News, on est en 2023 ! Le porno et les capotes on en a à disposition depuis au moins 20 ans ! »

Si on est très sages, bien sur. Et personnellement aucun de trois ne m’intéresse. Je me remets à rire de plus belle et me saisis de la cigarette éteinte qu'il m'avait offert, pour la lui lancer au visage, puis lui désigner un coin de la pièce, vers le plafond, là où se trouve une caméra. Mon ton devient suave, doucereux, comme si je parlais à un gamin de 6 ans, à un cancre qui ne comprend pas comment manger sa galette bretonne, qui plus est.  

« Vu que tu ne sais pas où tu as mis les pieds et que tu n'as que 1m70 de gueule, mon petit Farfaduvet, tu vas comprendre que ce n'est pas toi qui fais les règles. »
Mon doigt pointe la caméra de plus belle. « Ce que tu vois, là, c'est une caméra qui filme 24 heures sur 24. Il y en a partout dans le pénitencier. »

Je m'installe plus confortablement sur ma chaise, savourant mes paroles d'un air victorieux et franchement vicieux.

« J'espère bien que tu vas vraiment me donner tout ce que je désire car ce serait vraiment très, très, trèèèès dommage qu'on apprenne qu'un Elite, un glorieux représentant de la loi, a sans le vouloir fait rentrer un briquet ici, qui aurait « malencontreusement » pu tomber entre les mains d'un prisonnier du secteur haute sécurité et le pousser à la violence... »

Ah, que c'est bon. Je soupire d'aise, bien trop content de moi. Je laisse aux deux miliciens le temps de digérer tout ça. Enfin, surtout au Champion, l'autre était tout de même plus raisonné. D'ailleurs il faudrait le féliciter pour ça, ce petit.

« Bravo, d'ailleurs, le rookie, tu pourrais remplacer ton boss sans problèmes ! » J'hausse les épaules, guilleret comme tout, échappe même un court éclat de rire cristallin. « On négocie pas avec un criminel, c'est vrai, quoi ! Ça en fait au moins un sur les deux qui n'a pas bâclé ses devoirs. »

Mon ton n'est pas pour autant sympathique, ce type me sert juste à lancer une nouvelle pique au champion. Enfin, il est temps de passer aux choses sérieuses.

« Bref... Ma demande est simple. Je veux que vous vous arrangiez pour que je puisse voir régulièrement mes Pokémon, ceux qui sont dans des refuges. »

Vraiment, c'est tout ce dont j'ai besoin. Je m’éterniserais pas dessus. Et j'ai d'autres trucs à demander mais ça m'étonnerait que ce soit envisageable, donc je les garde en réserve au cas où. Je laisse de nouveau couler le silence avec une joie non camouflée et reprends, tranquillement.

« Doooonc... Vous aviez des questions ? »

Et une bouche en cœur de la part du Baron de Briseburnes pour vous, Madame la Marquise.

Avec Weston Elric.
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Alexander Nagel-Jung
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Mar 16 Jan - 21:22
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• Repentance  •feat. Alexander Nagel


À peine ais-je offert mes propositions à notre interlocuteur que celui-ci éclate de rire, depuis l’autre bord de la table. Je lui aurais raconté ma meilleure blague que le résultat n’aurait pas été plus éloquent. Mon propre sourire se dissipe, alors que le détenu semble partit pour la gloire. Et alors que l’autre tente de retrouver son calme, je réalise que j’ai peut-être fait une énorme gaffe. Cherchant à camoufler la nervosité et la colère montant en moi, je m’empresse de m’agripper à la montre accrochée à mon jeans, à laquelle j’ai pris habitude de me raccrocher lorsque les choses ne vont pas comme prévu, sans même le réaliser.

Avec son sourire qui me donne envie de lui enfoncer un poing dans la gueule, Nagel ne se fait pas prier pour me remettre chacune de mes erreurs dans le visage, se faisant un plaisir de m’annoncer à quel point mes méthodes peuvent trahir mon manque d’expérience. De toute évidence, lui n’a pas ce problème. Et je vois très bien en quoi ce type a pu plaire aux dirigeants du Régime. Je le laisse me cracher toute sa merde au visage, en faisant tous les efforts du monde pour ne pas céder à mes émotions, qui font débattre mon cœur à une vitesse folle. Je peux le sentir tambouriner dans ma poitrine. Et si je m’écoutais, j’aurais déjà écrasé la gueule de l’ex-Régimeux contre la table. Mais je le laisse faire, sachant pertinemment que rien de ceci ne serait constructif. Et comme l’a si bien dit Ali plus tôt, ce que nous sommes venus faire ici est trop important. Cet objectif, je le garde en tête, cherchant à me concentrer sur ce dernier plutôt que sur le discourt du maigrelet. Si nous sommes ici, ce n’est pas par fierté. Ce n’est pas pour nous amuser. Ce n’est pas pour la reconnaissance. Ce n’est pas pour l’argent. Non, si nous sommes ici, c’est pour une seule et bonne raison. Si j’ai accepté de mettre les pieds dans ce foutu pénitencier et me faire chier par la présence d’un psychopathe, c’est pour la seule raison qui vaut vraiment la peine. C’est pour protéger nos familles. Pour que nos enfants n’aient pas à vivre la violence que nous avons-nous même vécue. C’est pour que ce contexte qui a enveloppé leur petite enfance, ne soit pas celle qui les voit grandir. C’est pour que, jamais, le monde n’ait à entendre le mont Régime de nouveau.

Enfin, l’autre en face de moi cesse son discourt qui ne nous menait nulle part, pour plutôt s’attarder à ce qu’il désire vraiment. Et cette fois, c’est à mon tour d’éclater de rire. Je sens Ali se tendre, alors qu’Alexander nous exprime sa requête. De toute évidence, le jeune homme, tout comme moi, n’a aucunement l’intention de chercher à répondre aux demandes de l’autre. Mais cette petite requête aura tout de même eu le mérite de me permettre de faire avancer les choses dans une direction un peu plus constructives.

-Écoute-moi bien, mon pote.

Je marque une pause, le temps d’ouvrir le dossier, et de sortir les images des Pokémon ayant disparût des refuges depuis cette première nuit de cambriolage au refuge d’Anula. Depuis cette nuit où trois Pokémon ont disparût, deux autres se sont ajoutés à la liste, pour un total de cinq pensionnaires kidnappés, et jamais revus depuis, toujours dans les mêmes circonstances.

-Tes petits Pokémon adorés, je sais pas si tu les reverras un jour, si tu décide de ne pas collaborer...

Car à la vitesse avec laquelle ce groupe collecte ces créatures malgré les efforts de la milice pour les arrêter, je ne saurais dire jusqu’à quel point il nous reste encore beaucoup de temps...

(c)Golden
Weston Elric
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Jeu 18 Jan - 22:00
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Repentance.

Pauvre petit Phantom, tout le monde n'a pas envie de prendre exemple sur lui qui se croit le petit Jesus défenseur de la justice. Avec un peu de chance, il doit même guérir le cancer et donner une chance infinie au jeu par un simple toucher. Je ne sais pas ce qui lui fait croire qu'il est mieux qu'un autre vu comme il me fait la leçon en se légitimant par sa place de Milicien-Champion-Protecteur mais personnellement, je m'en fiche éperdument. Qu'importe ce qu'il pense de moi et les jugements qu'il portera sur mes actes passés, je ne suis pas là pour jouer à comparer nos tailles métaphoriques de zizi : même quelqu'un d'aussi immature et con que moi a passé l'âge de ce genre de choses. Son opinion vaut celui de n'importe qui d'autre tout comme sa vie et quoi que ce soit qui puisse le motiver : en gros, il n'a aucune importance à mes yeux, c'est insignifiant. Donc quand il me tend la perche à ce point et me donne tous les moyens de lui faire du chantage, je n'ai aucune raison de me gêner. Après tout... ce serait être infidèle à ma réputation et me mentir à moi-même, non ? Je n'ai pas changé, je ne changerais pas, surtout pas pour lui qui se croit tout permis dès qu'on lui donne un tout petit peu de pouvoir. Oh, je sais, je suis aussi une ordure. Je suis certainement bien pire. Cependant j'en suis conscient et jamais je n'ai eu l'outrecuidance de m'assumer comme un chevalier blanc ou un mec bien ou de légitimer mes actes. Rien n'est en noir et blanc, manichéen, il n'y a pas de bien et de mal ni de gentil et de méchant, les choses sont plus complexes que ça, même à moi on me l'a expliqué. Mais j'ai décidé de m'en foutre, de tout ça. J'ai passé l'âge de vouloir qu'on reconnaisse ma différence, j'admets être nocif, dégueulasse, car, eh bien, c'est juste « comme ça ».

Visiblement, le blond prend conscience de ses gaffes et croit malin de se foutre de moi. Oh, grand bien lui fasse de trouver mes motivations et mes demandes ridicules ou incongrues. Je cligne simplement des yeux, plus impatient qu'autre chose. Ça lui va bien, d'enculer les mouches pour tenter de retrouver sa crédibilité. Je soupire, lassé qu'il ne m'ait qu'à moitié écouté.

« Eh, tu es sourd, mon grand ? Je viens de dire que je répondrais à vos questions. Mais tout dépend de ce que tu entends par « collaborer ». »

Fis-je, plus sobre et bien moins souriant, en observant mes ongles comme si j'étais un ado désintéresse à une réunion parents-professeurs. Moi qui croyait qu'on allait s'amuser. On m'a empêché de manger mon yaourt à la framboise pour ça ?! Vous savez quoi ? Je préférerais avoir mon père me parler de maths en face de moi, actuellement. Ça y est, je m'ennuie, et ça m'énerve. En plus, qu'est-ce qu'on va me demander ?

« Mais c'est à toi de voir. Tu préfères repartir sans réponses et perdre ton joli boulot de protecteur à cause d'une gaffe de débutant et de ta fierté, ou avoir la chance d'avoir quelques réponses ? »

Je me penche sur la table, posant ma tête sur le métal froid, et mes doigts tapotent avec lassitude le plateau.

« Même si c'est ma parole contre celle d'un Milicien, les vidéos ne mentent pas, elles. »

Je soupire de manière théâtrale, m'avachissant encore plus.

« Tu as de la chance de m'avoir de relativement bonne humeur et je ne crois pas demander l'impossible : ce n'est pas comme si je t'offrais des pots de vin pour aller zigouiller un péon lambda à l'extérieur à ma place. De plus, tu pourrais être très bien vu d'organiser de tels élans miséricordieux pour la dernière des ordures. »

Ah, voilà, je re-deviens plus inspiré. Mon ton, suave, s'emporte, deviens plus lyrique.

« Ah, ne les entends-tu donc pas déjà... ? « Oh, Phantom, le bienfaiteur si gentil et serviable qu'il tend même la main aux pires rebuts de l'humanité »... Moi qui croyait que tous les Miliciens voulaient faire le bien autour d'eux et protéger la patrie et faire de ses habitants, Résistants, Régimeux, Anarchistes, Elixir, des alliés pour Enola... Tu voudrais que le sourire des enfants qui t'adorent disparaisse si vite ? »

C'est bon, j'étais assez larmoyant et ridicule ?

Avec Weston Elric.
C'est la foire aux têtes à claques.




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Alexander Nagel-Jung
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Sam 20 Jan - 2:03
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• Repentance  •feat. Alexander Nagel


J’ai l’impression d’en avoir beaucoup trop sur les épaules. Parce qu’à la base, moi, je ne suis que Champion. À la base, je me suis engagé à taper sur des challenger, et me faire photographier ici et là dans des évènements. Puis on a commencé à m’imposer des responsabilités, ici et là. Et au final, je me suis retrouvé ici, en tant que représentant de la loi, à essayer de me démerder pour régler une affaire plus grosse que moi. Plus grosse que ce à quoi je m’étais habitué jusqu’à aujourd’hui. Et j’ai l’impression que peu importe l’angle que j’utilise, l’autre en face de moi s’amuse à le dévier, pour me faire perdre un temps dont je ne dispose déjà pas. Depuis plusieurs jours maintenant nous nous sommes donné corps et âme pour tenter de mettre un terme à cet enfer, sans réelle progression. Cinq Pokémon ont disparût. Cinq créatures plus violentes les unes que les autres, qui pourraient très bien causer de véritables dommages dans la communauté si rien n’est fait. Pourtant nous n’avons rien trouvé. Aucune piste, aucun élément pouvant nous permettre de retracer ces Héritiers, et mettre un terme à leur petit jeu. Et aujourd’hui, face à cet ex-Régimeux, j’ai l’impression de tout autant perdre mon temps. Je commence à me demander si venir le rencontrer était vraiment une bonne idée.

-C’est assez avec vos menaces et vos conneries, vous!


Je sursaute légèrement, surpris par ce cri du cœur aussi soudain de la part de mon acolyte. Ali s’est redressé, renversant sa chaise dans son mouvement des plus brusques. Ses poings serrés, il fixe Nagel d’un air exaspéré. Sa respiration est lourde, et je devine que cet excès de colère n’est probablement pas que dû au fait que le détenu se fiche de notre gueule. Non, le jeune homme, tout comme moi, prend cette affaire très à cœur, même qu’il la prend personnellement. Et aujourd’hui, de se retrouver devant l’un des hommes ayant véritablement pris part dans ce mouvement que nous craignons voir réapparaitre aujourd’hui donne à cette affaire une toute autre signification.

-Nous ne pouvons rien vous promettre en termes de résultats. Mais nous promettons que nous amèneront cette possibilité aussi haut que cela sera nécessaire.

Cette fois-ci, si j’avais eu du café, je l’aurais craché au visage du jeune milicien. Je manque de m’étouffer avec mon air, alors que je réalise ce qu’Ali vient d’insinuer. Je lui offre de gros yeux, et m’apprête à le ramener sur Terre, quand le jeune homme pose sa main contre mon bras, me faisant signe de ne pas intervenir, alors que lui fixe toujours le détenu du regard.

-Le sort réservé aux anciens partisans du Régime ne relève pas de l’autorité de la milice, vous devez vous en douter. Mais si tout se déroule bien, monsieur Elric et moi nous engageons à rencontrer le Maître personnellement, et lui présenter vos demandes.

Je ne sais pas si Ali bluff, ou s’il songe sérieusement à tenter de répondre aux demandes d’Alexander. Dans tous les cas, je le laisse faire, quelque peu fasciné par sa détermination. Il me semble prêt à tout pour mettre un terme à ce cirque, avant que les choses ne dégénèrent véritablement. Et au final, n’est-ce pas avec cette même attitude que je suis venu dans ce pénitencier aujourd’hui? Ne sommes nous pas venus ici pour obtenir des réponses, quitte à devoir jouer le tout pour le tout? Alors peu importe avec quelles responsabilités nous serons encore encombrés en sortant d’ici, pourvu que cela nous donne une longueur d’avance sur ces Héritiers.

-Reprenons si vous le voulez bien, monsieur Nagel-Jung.

Comme s’il venait de tout donner, le milicien se penche pour ramasser sa chaise, et s’y laisse glisser, avant de se retourner vers moi, épuisé, m’intimant de continuer. Et avant de pouvoir laisser la chance à Alexander de virer la situation au ridicule une nouvelle fois, je lui glisse les clichés des Pokémon kidnappés sous les yeux.

-À qui appartenaient ces Pokémon?

Je désigne les images en parlant, présentant ainsi à Nagel les victimes. Kangourex, Magmar, Laporeille, Coatox et Dardargnan. Cinq Pokémon arrachés au refuge d’Anula. Tous des spécimens reconnus par les employés comme étant des plus résistants aux techniques de réadaptations, et comme faisant très peu de progrès. Cinq Pokémon qui n’ont pas été choisis au hasard. Et maintenant, si on pouvait savoir à qui ces derniers appartenaient, peut-être aurions-nous une certaine piste pour la suite...

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Mer 24 Jan - 18:57
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Repentance.

Ah, bah faut croire que j'ai encore mis une sale ambiance, moi (et j'en suis pas désolé). Au moins, je crois que Phantom a compris, cette fois car il se tait. Eh, qu'ils ne se formalisent pas pour ça, tout le monde fait des erreurs ! Moi aussi j'ai tué mes premiers détenus au Bloc R2 sur des excès de colère ou de frustration car j'étais trop impatient (sauf que je considère pas que c'était pas bien) ! Ah ! On me dit dans l'oreillette que c'est pas tout à fait le même degré d'aggravation. Bah, tout est relatif. Y'a des types qui se sont retrouvés en taule pour beaucoup moins que ça : ils ont juste pas eu de chance à la loterie. Mais y'a aussi des gens totalement dangereux comme moi qui courent toujours. Je ne sais toujours pas pourquoi les miliciens sont là, car pour le moment on s'est plus amusé à refaire mon procès qu'autre chose et sodomiser les mouches histoire de me dire « weche c'est moi le patron petite merde je suis mieux que toi », mais je ne vais pas tarder à le savoir. Car cette fois, c'est le moins gradé qui me répond, et force est de constater qu'il a l'air d'avoir un tant soit peu plus de cran que son collègue. Oh, par contre, j'aurais du mal à arrêter les menaces et les conneries. Surtout les conneries, je suis un grand clown bien triste. Et les menaces, c'est intempestif et parfois inconscient dans mon cas, qu'il a dit, le psy. Donc, bah, ils feront avec.

« Eh, je disais tout ça pour vous, moi ! Il faut bien apprendre un jour ou l'autre que si on se croit un peu trop tout permis, ça nous retombe sur la tronche ! J'en sais quelque chose et vous savez ce que disait le Tonton de Spider Man ! »

Ah bah oui, si tous les Miliciens abusent ainsi de leur pouvoir, je sais pas si le Maître, pendant qu'on en parle, sera très très content. Un sourire nostalgique passe sur mes lèvres quand le plus jeune évoque Sirius, ou plutôt, Samaël Enodril. Il m'a vaincu, et on a tous les deux pu passer au  delà de cette rivalité pas très saine, mais les souvenirs de notre combat me font toujours penser au fait qu' j'aimerais l'affronter de nouveau en beauté. Enfin, je e contente de hausser les épaules, assez indifférent. Tant qu'on fait les aménagement nécessaires pour accéder à mes requêtes, peu m'importe la procédure. Celle-ci, au moins, serait légale, en plus.

« Au moins, avec toi, on peut discuter, le rookie. Enfin, arrangez-vous comme vous sentez mais y'a intérêt que ça roule, cette histoire. »


Mon ton reste suave, mais ne plaisante pas trop, histoire d'appuyer sur le fait que je n'aurais pas pitié d'eux ni de leur carrière une seule seconde. On m'annonce qu'on va reprendre plus sérieusement, comme des adultes (je me marre.) j'ose espérer sans qu'on s'amuse à jouer au gros kéké de l'extrême avec moi. Pour mon plus grand plaisir, Phantom semble s'être calmé aussi. On me dépose des photos sous le nez, des Pokémon, et on me demande à qui ils appartenaient, sans plus de contexte.

« Hm... Si vous me demandez ça à moi... Je devrais connaître leur proprios ? Du Régime ? » J'arque un sourcil. « C'est votre affaire de Pokémon dangereux échappés ? »

Je fais doucement craquer on cou en observant avec attention chaque Pokémon. J'ai meilleure mémoire pour eux que pour les humains, étrangement.

« Cette Kangourex me dit quelque chose. Le soldat Jake en avait une, je crois. Comme Gwen, enfin, Cassey avait une Laporeille, mais que j'avais vue évoluée en Lockpin. »


Puis, mon regard passe sur la dernière photo. Un Coatox que j'associe directement à Marnie, ma Coatox adorée que j'aime, dont je ne sais pas plus de choses concernant sa condition actuelle. Cependant, la photo n'est pas très nette et je ne sais si j'y reconnais Marnie ou pas. Après réflexion, ce pourrait aussi bien être n'importe quel Coatox. Du moins, je l'espère. Car je boue pas mal de l'intérieur en imaginant que Marnie pourrait être en péril. Néanmoins, je ne laisse rien paraître, et décide d'utiliser mon Joker.

« Pour les deux Pokémon poison, on avait une spécialiste de passage au bloc. Une certaine Toxik. »


Après avoir fait mes énumérations, froidement, je me redresse sur mon siège, toujours remué par mes pensées concernant mon alliée grenouille. Je tente de me convaincre que c'est un Coatox comme un autre, mais plus ça va, plus je vois des ressemblances dérangeantes.  

« C'est quoi l'histoire ? »

J'ai le droit de savoir, il me semble. Enfin, non, j'ai tous les droits. Car c'est ça être un prisonnier après tout (spoiler : c'était de l'ironie).

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Alexander Nagel-Jung
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Dim 28 Jan - 2:08
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• Repentance  •feat. Alexander Nagel


Pour être honnête, je ne suis moi-même pas complètement certain de mes attentes, en venant ici. Ais-je cru qu’on pourrait faire parler un ancien tortionnaire du Régime juste comme ça, avec une petite carotte au bout d’un bâton? Ais-je cru qu’on pourrait l’amadouer avec quelques petits mots doux? Honnêtement je ne sais pas trop à quoi je m’attendais en mettant les pieds ici, et pourtant, me voici. Face à l’un des criminels les plus dangereux de l’ancien Régime. Et pour la première fois depuis le début de cette rencontre, cet ancien Régimeux semble enfin intéressé à ce que je dis. Pour une fois, Alexander semble réellement se concentrer sur la tâche à effectuer, sans nous sortir une énième blague de mauvais goût. J’en suis d’ailleurs quelque peu surpris, mais je préfère ne faire aucun commentaire, histoire de ne pas perdre ce petit pas que nous venons de faire. Ainsi je me contente de lancer un regard à Ali, qui s’empresse de sortir son calepin et noter ce qui sort de la bouche du détenu.

À une vitesse de l’éclair, et avec une écriture plus lisible que ce que je pourrais produire en m'appliquant avec tout ce que j’ai, le jeune homme au teint foncé transcrit les possibilités que nous avoue le Régimeux. Il nous parle d’un certain ❝Soldat Jake❞, ayant possiblement possédé une Kangourex. Il est ensuite question d’une Cassey, ayant possédé une Laporeille, mais la piste s’arrête là, puisque cette dernière aurait ensuite évoluée. Dans tous les cas, ces deux premières pistes valent bien l’effort d’investiguer d’avantages.

Puis, le détenu dirige son regard vers les images des deux Pokémon poison, et semble réfléchir un instant. L’homme reste silencieux, comme en train d’analyser la situation. Dans un échange de regard, Ali et moi convenons qu’il est mieux de le laisser réfléchir sans interruption, de crainte de briser le fil de ses idées. Enfin, celui-ci fini par nous parler d’une certaine Toxik, dont le nom sonne une cloche dans ma tête. D’ailleurs, ne s’agit-il pas là de l’un des alias utilisés par l’un de ces Héritiers? Aurions-nous donc affaire à un groupe d'imitateurs? Bien que cette théorie reste bien plausible, d’entre cette révélation de Nagel et le nom du groupe d'extrémistes, elle reste encore au stade de théorie, sans plus. Car jusqu’à présent, le détenu n’a pas vraiment révélé d’autres noms figurant sur notre liste. Toutefois, je sens bien que celui qui se tient face à nous n’a pas encore vidé son sac. Il semble d’ailleurs soudainement étrangement intrigué par cette affaire qui, quelques instants plus tôt, semblait simplement l’emmerder au plus haut point. Et même si lui avouer le réel but de notre visite pourrait s'avérer risquée, je ne peux m’empêcher de croire que dans ces circonstances, il faut tenter le tout pour le tout.

-Au cours des dernières semaines, plusieurs attaques ont été répertoriées contre le Refuge d’Anula.

Je marque une pause, alors que dans ma tête se recrée la chronologie des évènements. Trois attaques au total. La première étant la plus violente, ayant laissé de nombreux dommages, sans doute dans le simple but de nous démontrer de quoi ils sont capables. Les deux autres, quant à elles, se sont déroulées dans une bien plus grande discrétion, sans trace d’entrée par effraction. Comme cela avait été relevée durant nos rencontres, il s’agit probablement de l’oeuvre d’un Pokémon psy, possédant la capacité de se téléporter.

-Ils se présentent comme étant les Héritiers du Régime. Et on pense qu'ils sont en train de kidnapper ces Pokémon pour les forcer à les suivre et tenter de remettre en place l'ancien Gouvernement.

Je me retiens toutefois de les présenter comme le foutu groupe de mésadaptés sociaux qu’ils sont vraiment. Il ne peut y avoir qu’un groupe de dérangés pour vouloir remettre en place cette dictature qui a coûté la vie à tant d’innocents. Pourtant, c’est ce que semble chercher cette cellule terroriste, qui a pris l’habitude d’inscrire derrière eux pour marquer leur passage les citations les plus connues du Régime.

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Ven 9 Fév - 18:12
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Repentance.

Aucune réaction ? Hm, probablement que ce que je leur raconte ne les satisfait pas plus que ça. Quand au fait de vendre mes anciens collègues, eh bien... « Collègue », ça veut pas dire « ami ». Et même si c'était des amis, eh bien... De toute façon, j'en ai pas, j'en ai jamais eu des vrais, alors à quoi ça sert de faire des plans sur la comète ? Il faut bien vivre et tirer son épingle du jeu, même maintenant qu'on est en prison. Mais dans tous les cas, les deux miliciens n'ont pas l'air follement enthousiastes. J'imagine que c'est normal s'ils sont en galère au point d'aller demander de l'aide et des informations à un vilain monsieur pas beau en prison. Mais Phantom daigne quand même répondre à mes questions, finalement décidé à cesser ses jugements de valeur pour faire son travail.

Aussi étrange que cela puisse paraître, je me sens toujours plus concerné quand ça concerne les Pokémon que les humains... Quoique, non, c'est pas vraiment bizarre. Mes meilleurs amis, mes frères et mes sœurs ont toujours été soit des Pokémon, soit des animaux... J'étais très proche d'Algorithme, le husky malamutte de Papa, quand j'étais petit, dommage qu'il soit mort. Enfin, passons. Sans vraiment que je me fasse du mouron car ce n'est pas de mes bébés qu'on parle ici, je trouve ça stupide de kidnapper des Pokémon qui ont des chances de ne pas obeïr et qui pourraient se retourner contre ces... C'est « Héritiers du Régime ». Je reste un moment interdit devant un sobriquet aussi parfaitement ridicule. En même temps, à initiative ridicule... Nom tout aussi ridicule. Je ne peux m'empêcher de glousser quand j'en apprenant plus.

« Pfrt... On dirait un canular ! Qu'ils sont mignons ! »

Enfin c'est bien beau tout ça mais je ne sais pas comment il s'attendent à me voir réagir. Probablement qu'ils n'attendent rien, en fait, sûrement pas que je me sente coupable pour mes autres collègues.

« Boaaaf, ils y arriveront jamais, les choses redeviennent jamais comme elles étaient avant ! Généralement, elles empirent, même. »

Ricanais-je, cynique, en haussant les épaules d'un air totalement désintéresse.

« Enfin... C'est tout ? Tout ça pour ça ? »

Je m'attendais à mieux, là, je sais pas trop si tout cela était nécessaire si c'est pour en arriver là. Si c'était tout ce qu'ils avaient à me dire alors je vois pas trop pourquoi je m'obligerais à rester ici. A moins qu'ils aient des choses plus intéressantes à me dire.

« Si vous avez rien de plus intéressant dans l'absolu, je sais pas trop ce que vous attendez de moi, là. Vous m'en voudrez pas si je retourne manger mon yaourt à la framboise en espérant que vous réfléchirez à ce que vous savez ? »


Je lance un clin d’œil infantile au blond. Innocent, mais assez fermement clair. A vrai dire, qu'il m'en veuillent ou pas, peu importe.

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Alexander Nagel-Jung
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Dim 11 Fév - 14:39
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• Repentance  •feat. Alexander Nagel


Le simple fait de mentionner le nom de cette cellule terroriste me donne envie de gerber. Ces types sont de véritables malades, et le fait de les savoir encore en liberté me dégoute. Ces salopards devraient déjà être derrière les barreaux, aux côtés de notre interlocuteur. Sauf que me voilà, forcé de faire la conversation à un autre dérangé ne serait-ce que pour courir la chance de récolter quelques morceaux de ce puzzle, dont nous n’avons même pas encore les quatre coins. Sauf que visiblement, Nagel ne semble pas posséder les informations que nous recherchons, ou du moins, il ne semble pas très enclin à nous en partager d’avantage. Il se contente plutôt de nous donner son avis sur le sujet, ce qui, au final, ne m’intéresse pas énormément. Bien sûr que cette histoire ne lui plait pas, puisqu’il n’en fait pas partie. Je suis à peu près certain que l’autre serait beaucoup plus enthousiaste par rapport à ceci s’il était de l’autre côté ce ses quatre murs de béton, à donner des ordres, et à faire de la merde avec eux. Je me demande d’ailleurs s’il y aurait pas dans sa voix un peu de jalousie. Car malgré cet air qu’il se donne pour nous montrer à quel point il peut s’en foutre, je ne peux m’empêcher de me dire qu’au fond, un mésadapté comme lui ne peut qu’avoir envie de créer le désordre, et le désordre, c’est justement ce qu’ils ont l’intention de foutre.

Nagel semble commencer à en avoir marre de notre interrogatoire, et évoque justement le désir de retourner s'emmerder dans sa cellule, parce que soyons honnêtes, je doute qu’il ait vraiment grand-chose d’autre à faire. Je lance un regard à mon partenaire, qui hausse les épaules. Je doute que nous puissions réellement récolter d’autres infos pertinentes. Déjà, si les pistes qui ont déjà été évoquées mènent quelque part, nous serons un peu plus gagnant qu’avant notre rencontre.

-Tout ça pour ça, ouais! Mais bon, c’est pas comme si t’avais vraiment autre chose à foutre ici, pas vrai?

Je rend au détenu son clin d’oeil avant de me redresser, et de ramasser les documents étalés sur la table de métal. Je glisse une petite tape dans le dos de mon camarade, qui lui, est toujours assit en face de notre interlocuteur, l’air pensif. Je lui fais aussitôt signe de me suivre, tout en lançant un regard au gardien, de l’autre bord, afin de lui signaler que nous avons terminé.

-Est-ce que…

Ali a baissé le regard, tout en prononçant ce début de phrase. Il hésite quelques instants, avant de relever le regard vers Nagel, qu’il fixe maintenant du regard.

-Est-ce que vous savez qu’ils utilisent votre alias? Dio Silvery, c’était bien le nom qu’on vous donnait au sein du Régime? Eh bien, c’est l’un des noms qu’ils ont décidé de s'approprier, parmis plusieurs autres.

Curieux de voir la réaction du détenu, je cesse de presser mon collègue à me suivre, pour cette fois me contenter d’observer la scène.

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Weston Elric
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Sam 10 Mar - 3:31
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Repentance.
/!/ TW : bon déjà, inutile de préciser que Alex est un sac à merde atrocement insupportable /PAN/ sinon, allusions d'ordre sexuel un peu crues, même si elles sont à visée "humoristique", je préfére prévenir /!/

J'ai vraiment faim, moi. Pour une fois. Je me demande pourquoi j'ai toujours faim aux moments où je m'y attends le moins, et jamais quand je suis à table. En un sens, c'est difficile d'être affamé quand on mange dans une cantine remplie de gros bras bruyants et stressants qui nous rappelle étrangement les petites classes à l'école. Ah, que de souvenirs, de se battre pour le dernier chocolat liégeois. Oh, ne vous méprenez pas, je n'avais plus faim quand j'allais chercher le liégeois en tapant sur les autres. Je voulais juste savourer la victoire et narguer mes camarades. Puis je donnais mon dessert à Irina, qui me lançait un regard honteux, n'osait parfois même pas le manger. Meh, elle était pas su fun que ça, ma sœur, hein. Bref, qu'est-ce que je fous là, déjà... ? Ah, oui, j'attends que son altesse Phantom qui pense que son temps est plus précieux que le mien me laisse partir.

J'hausse les sourcils, l'air lassé quand il tente de me provoquer par une énième interpellation passive-agressive témoignant encore une fois plus de son malaise que de sa pseudo-autorité. Diantre, je ne veux pas être cru, et les mineurs dans la salle peuvent se cacher le temps que je termine cette phrase, mais Phantom a vraiment besoin d'aller faire un petit check-up de la prostate... Le voilà qui me refait une oeillade. Ahlala. Il me cherche un peu, là. Que compense-t-il, s'il a besoin de faire son kéké devant un pauvre mec attaché à une table et qui n'a aucun moyen de lui être supérieur physiquement ?

« Bah, oui, il faut que j'aille lire. »

Je lui fais un grand sourire et agite mon poing fermé et mon poignet de haut en bas de manière très évocatrice. Si ça, ça le choque, bah, je dirais seulement que personnellement je n'ai enfreint aucune règle durant cette interrogatoire ni abusé de mon statut. A d'autres. Enfin, je m'emporte, certes, c'est pas bien, mais bon, vous savez, j'ai la patience courte, et certaines personnes ont le chic de me courir sur le haricot. Et j'ai été bien gentil. Imaginez si j'avais été de plus mauvaise humeur. Là, oui, ç'aurait aussi été moi qui aurait été en tord.

Le Milicien fait signe au maton de venir me chercher mais son collègue le rookie est toujours face à moi. Il hésite avant de me poser une dernière question. Hm... Comment aurais-je pu savoir ? Je pince les lèvres et hausse les sourcils tandis que le Maton me détache de la table pour me remettre les mains dans le dos. Voila que tout le monde se pend de nouveau à ma réponse.

« Oh, je ne savais pas que j'avais des fans dans les rangs de ces désespérés... »

Dis-je, amusé. Je laisse s’échapper un rire bref, enfantin s'échapper d'entre mes lèvres avant de reprendre, haussant les épaules.

« Faut pas avoir les yeux en face des trous pour se faire surnommer comme un tortionnaire, quand même ! »


Rohlala ! Oh bah oui, hein, comme c'est cocasse ! Je lâche un soupir, faussement nostalgique. Le bon temps. Ou pas. J'étais quand même un pion. J'étais jeune et con.

« Ah, "Dio Silvery"... » Articulais-je, rêveur, en observant le plafond. Le maton soupire et resserre les menotte. Je reviens à un air plus sérieux. « Bon, ce nom sonnait bien quand j'avais 19 ans m'enfin, c'est franchement ridicule. Aussi ridicule que se faire appeler "Phanto--"... Ouille ! »

Le maton tire sur les menottes en grognant, effaçant un instant mon sourire arrogant de mon visage. Il a aussi sorti la matraque. Mes poignets me font mal et je grimace.

« Ta gueule, Nagel-Jung, on a assez eu de ton venin. »
« Mais, j'avais une super vanne... »


Fis-je, en leur envoyant à tous les trois un regard suppliant. Comme un enfant qui trouve que la vie c'est vraiment pas juste. Bon, bon, d'accord, je suis insupportable comme Enzo, le petit con pathétique de la classe de CM2-4 de l'école Jean-Louis Arsène Pignouf. Cela fait longtemps que j'ai abandonné l'idée qu'on m’apprécie, de toute manière... Ce serait le comble de faire passer pour adorable un type comme moi, après tout. Bref, le maton lance un regard compatissant aux deux autres, avant de me pousser vers le couloir, plaçant fermement sa matraque dans le bas de mon dos. Bon, bon, j'y vais. Je fais « coucou » aux miliciens pour leur dire au revoir, puis interroge mon gardien histoire de lui montrer que je n'ai quand même pas perdu le nord, avant de disparaître dans le couloir.

« Il reste des yaourts à la framboise... ? »


HRP:
 

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Alexander Nagel-Jung
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Ven 13 Avr - 22:57
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• Repentance  •feat. Alexander Nagel


Il ne faut pas un géni pour deviner la suite des choses. En fait, il aurait été assez facile de deviner comment allait se dérouler la totalité de cette entrevue, et s’en est presque gênant de se dire qu’on en avait espéré autrement. Bien entendu, Nagel s’empresse de se lancer des louanges, en qualifiant ceux qu’on recherche de ses “fans”. Dans tous les cas, il ne semble pas vraiment troublé par les paroles de mon acolyte, ce qui semble aussitôt le décevoir. J’imagine que le milicien aurait aimé obtenir une sorte de réaction de rébellion de la part de l’ex-régimeux, et peut-être même avec ça des informations qui auraient pu nous aider à piéger ces malfrats. Mais bien entendu, ça aurait été trop facile. En gros, cette dernière parole de la part du détenu reflète la totalité de cette entrevue: une véritable perte de temps.

Je lâche un long soupire, alors que le gardien revient pour remettre les menottes à l’autre, l’interrompant dans une énième insulte en ma direction. Sauf que cette fois, je ne m’en formalise pas, n’ayant simplement plus envie d’avoir cette ordure face à moi. Je ne quitte pas l’ex-Régimeux du regard, alors que celui-ci se fait enfin ramener vers les cellules, où il pourra aller pourrir pendant encore longtemps. Et ainsi nous nous retrouvons seuls dans la salle d’entrevue, alors que de nouveau le silence retombe. Et je n’ose plus regarder mon collègue, qui est venu se poser face à moi. La vérité, c’est que je sais très bien que j’ai foiré. J’ai offert un pitoyable exemple à mon collègue, qui a dû se démener pour essayer de rattraper mes nombreuses gaffes. En fait, il s’en serait probablement bien mieux sorti si ça n’avait pas été de moi.

-Bon… c’pas trop ce que j’avais espéré… Ça a un peu servi à rien tout ça…

Je n’ose toujours pas redresser le regard et faire face au milicien, qui s’est cette fois déplacer pour aller chercher son cahier de note, toujours sur la table.

-Pas entièrement inutile, je dirais.

Cette fois, surpris par la remarque de mon collègue, je suis forcé de relever le regard. Le jeune homme me lance un petit sourire un peu trop satisfait pour l’occasion. Un sourcil arqué, je me contente de l’observer, ne sachant vraiment où il veut en venir. Après tout, Nagel-Jung ne nous a rien donné qui pourrait nous permettre d’affiner nos recherches. Pas de noms, pas de motifs, pas d’hypothèse. De toute évidence, ce qui se trame à l’extérieur n’a soit aucun rapport avec lui, ou alors il est très bon acteur pour cacher son jeu.

-La surprise dans son regard quand on lui a présenté les Pokémon disparus…

Le milicien marque une pause, absorbé par ses propres pensées.

-Je veux dire, il avait vraiment l’air surpris par tout ça.

Je continue de l’observer silencieusement, ne sachant trop où il veut en venir. Effectivement, Alexander semblait plutôt surpris de voir les images des Pokémon disparus suite aux différentes attaques des Héritiers. En silence, je laisse la scène rejouer dans mon esprit, cherchant à me remémorer des moindres faits et gestes du détenu.

-C’était trop spontané.

Trop spontané pour qu’il ne soit réellement au courant de quoi que ce soit dans cette histoire. J’hoche la tête, comprenant enfin où veut en venir mon camarade. Si Nagel-Jung n’est réellement au courant de rien, alors il y a de fortes chances que ce petit groupe n’ait rien à voir avec l’ancien Régime ayant terrorisé notre peuple durant des années. En gros, si nous n’avons pas obtenu de nouvelles informations, nous pouvons tout de même barrer certaines pistes.


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Weston Elric
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Lun 1 Oct - 0:05
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