Légendes d'Enola


 

Partagez | .
 

 Patapouf et guimauves fourrées au chocolat - Alice

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Alice C. Donovan
avatar
Compétitrice
Âge : 21
Messages : 205
Date d'inscription : 26/01/2018

MessageSujet: Patapouf et guimauves fourrées au chocolat - Alice   Ven 26 Jan - 19:11

ALICE CHELSEA DONOVAN
INFORMATION GÉNÉRALES

Nom : Donovan d'adoption, née Liddle.
Prénom : Alice, avec un petit 'Chelsea' derrière, ajouté à sa demande lors de son adoption quand elle était plus jeune.
Surnom : Lilice, Ali-baba, Lili, petite chouette, carotte. Assez peu de surnoms, en fait.
Âge : 15 ans.
Date de naissance : 28 octobre 2007.
Genre : Féminin, n'a pas trop de doutes sur ce propos.
Origines : Née à Baguin, vagues et lointaines origines écossaises du côté de sa mère.
Date d'arrivée sur l'île d'Enola : Sa naissance.
Métier/Occupation/Études : Élève de troisième dans un collège-lycée général. "Streameuse" très novice de jeux vidéos sur internet.
Lieu de résidence : Nuva Eja, chez son père.
Groupe : Anarchistes.
Sous-Groupes : Civils, Compétiteurs.
Rôles : Civile, Dresseuse.
Pseudonyme :
Medjed, pseudonyme de compétitrice et de streameuse. Elle se contente d'un simple sac en carton sur sa tête, avec des trous pour cacher des oreilles par un casque, et deux autres pour ses yeux. Oui, elle n'avait pas trop envie de se prendre la tête avec un déguisement pompeux.

FICHE DRESSEUR
Informations
Rôles : Civile, Compétitrice (Dresseuse).
Voulez-vous utiliser le dé shiney? : Oui.

Équipe Aventure
- Hoothoot ♂ - Albus - Insomnia - Calme
COMMENT L'AVEZ-VOUS CONNU?: Capturé récemment, après une grosse dispute avec son père. Alice et l'oiseau se sont vite bien entendus lorsqu'ils se sont rencontrés, et elle apprécie tout particulièrement son côté paisible. Bon, si il pouvait arrêter de lui prendre la tête en faisant la morale, en revanche...
- Ramoloss ♂ - Tweedledee - Tempo Perso - Relax
COMMENT L'AVEZ-VOUS CONNU?: Capturé à l'occasion d'une sortie à la plage durant l'année de ses sept ans, il est le premier pokémon qu'elle ait capturé après avoir découvert son affection pour le type psy.
- - Bacabouh ♀* - Jill - Sable Humide - Discrète
COMMENT L'AVEZ-VOUS CONNU?: Oeuf Pokémon confié par la Compétition au moment de votre inscription afin de tester votre capacité d'adaptation à un nouveau Pokémon que vous n'aurez pas choisi. Votre personnage en ignore le contenu. Celui-ci est choisi par vous dans une Sélection de trois Pokémon préparée par le Staff.


PHYSIQUE
Couleur de peau : Blanche, assez claire de base, mais son temps passé enfermée et devant des écrans l'a rendue plus pâle encore. C'est une des rares choses qu'elle aime bien de son corps, pourtant.
Description des cheveux : Au naturel, une chevelure rougeâtre tendant sur le brun, qu'elle teint ces derniers temps en roux, un peu par volonté de s'amuser. Elle se permet parfois du bleu, du vert, et veille à ce qu'ils restent en bonne santé par des soins réguliers qui lui coûtent une bonne partie de son argent de poche. Elle aime beaucoup les mèches et autres tresses, seul moment où elle se montre un peu coquette. Ses cheveux, plutôt longs, sont assez fins et hirsutes, souvent emmêlés et en désordre, car Alice ne pense pas souvent à passer un coup de peigne, au delà du réveil. Elle les laisse pousser par flemme de les couper et car elle ne s'aime pas avec les cheveux courts, mais fait assez peu attention à la coupe : voilà pourquoi elle se contente d'une frange dissimulant une bonne partie de son front, qu'elle rajuste régulièrement elle-même.
Description des yeux : Grands, ronds et d'un marron tendant légèrement vers le rouge, les yeux d'Alice sont tout particulièrement expressifs. Le regard est très changeant, alternant entre l'humeur pétillante ou plus morne, mais toujours très vif. L'éclat des yeux est quant à lui plutôt brillant. Ses cils sont très courts, fins et droits, tandis que ses sourcils se froncent et s'arquent aisément, exprimant souvent ses émotions sans qu'elle n'y réfléchisse.
Taille : 1m60. Alice est plutôt grande pour son âge, et il y a fort à parier qu'elle le restera, car sa croissance n'est pas encore terminée.
Poids : 51-53 kilos. Plutôt menue et pas très grasse, elle a pris un peu de poids à cause d'un régime alimentaire relativement douteux et de grignotages réguliers.
Description de la silhouette : Alice n'a pas grand chose de particulier au niveau de la corpulence, à vrai dire. Grande perche fine avec un peu de graisse ventrale due à une mauvaise alimentation et aux joies de la croissance, la seule chose que l'on remarquera peut-être sont ses positions abracadabrantesques. De longues jambes font tenir debout un corps plutôt sec et élancé, peu musclé, hormis peut-être au niveau des cuisses, à cause de la pratique régulière du skateboard. Quelques débuts de formes commencent à apparaître, mais on s'en fiche un peu, et il y a de fortes chances qu'elle ne soit jamais très arrondie. Ses bras de poulet, en plus de ça, ne sont pas très forts.
De visage, ses traits sont plutôt arrondis, et elle a encore de la graisse de bébé sur ses joues, rappelant sa jeunesse. Elle a le menton plutôt anguleux en revanche, et un tout petit nez droit, qui la complexe légèrement. La bouche comme les lèvres sont petites et fines, mais ça ne l'empêche pas de pouvoir s'empiffrer comme un ogre, ou de constamment martyriser ses lèvres en les mordant ou en arrachant la peau à cause de sa nervosité. Ses pommettes sont plutôt basses tandis que son front, un peu haut, la gêne de telle sorte qu'elle le dissimule avec sa frange, certes maladroitement.
Au niveau de l'allure, il n'y a pas grand chose à remarquer, à vrai dire. Plutôt lente, assurée, mais animée de temps à autre par des tics, comme le fait de se ronger les ongles, ou de remettre constamment ses lunettes en place alors qu'elles ne tombent jamais. De démarche, elle est paresseuse et fait un pas à la fois ; il lui arrive parfois de changer du tout au tout et de faire tout à vitesse grand V, généralement sous le coup de la panique.

Le style vestimentaire est particulièrement quelconque. Vêtements confortables et de sport avant tout : jogging, jeans larges type baggy, débardeurs, grandes, avec un goût certain pour les écharpes et les foulards. Elle reste généralement dans les couleurs sombres et froides, préférant le noir, le rouge et le vert. Alice n'est pas très branchée mode, et fait donc rarement attention à son style, ou tente de nouvelles choses. Elle a tendance à prendre le fait de s'habiller pour une corvée et il n'est donc pas rare de la trouver en pyjama ou kigurumi à 18 heures tapantes, par simple flemme. En revanche, elle déteste les chaussures inconfortables et feulera dès que vous l'approcherez avec.

Problèmes de santé physique : Relativement myope, Alice perd un peu de vue chaque année, même si elle le vit bien et voit encore assez bien à deux-trois mètres. En dehors de ça, elle a gardé des séquelles de l'émergendémie, sous la forme d'un système immunitaire parfois déficient. Heureusement pour elle, sa croissance n'a pas été trop retardée.
Particularités autres : Pas grand chose de spécial, hormis le port de lunettes et de lentilles de temps à autre. En outre, elle a toujours un casque aux oreilles, autant car cela la rassure que par une incertaine impolitesse. Quoiqu'on pourra remarquer qu'elle aime beaucoup les accessoires, comme les foulards, les bandeaux, et autres.

CARACTÈRE
Personnalité : Accueillante - Ambitieuse - Aimante - Attentionnée - Aventureuse - Câline - Chaleureuse - Compétitive - Déterminée - Directe - Franche - Distraite - Dynamique - Juste - Naturelle - Ouverte d'esprit - Rusée - Audacieuse - Débrouillarde, mais elle reste très dépendante émotionnellement de ses figures parentales malgré ce qu'elle dit - Intuitive - Vive - Persuasive - Maligne  - Assurée - Vivace - Audacieuse - Idéaliste - Intrépide - Joueuse - Amicale -  Décontractée - Dévouée - Endurante - Sociable - Fêtarde - Passionnée quand elle trouve quelque chose qui l'intéresse - Brave - Observatrice - Persévérante, du genre à continuer de foncer même si elle cogne le mur à répétition, c'est même carrément dangereux des fois - Protectrice, mais fait sa tsuntsun - Respecte les distances et les secrets.

Baratineuse - Bornée - Brute - Manipulatrice - Capricieuse - Casse-Cou - Dépensière - Désordonnée - Excessive - Fainéante - Sans-Gêne - Immature - Impatiente - Impulsive - (un peu) Présomptueuse - Procrastinatrice - '''''Rebelle''''''' - Revancharde - Orgueilleuse - Casse-Pieds - Caractérielle - Opiniâtre - Insolente - Cachottière - Désordonnée - Fantasque - Drama-queen, à ses heures - Inconstante, change souvent d'avis - Lunatique - Molle - Naïve - Négligente - Provocatrice - Râleuse - Réservée - Revêche - Sans gêne - Sensible, très, le cache par tous les moyens - Sournoise - Un peu mégalo, plus pour le jeu qu'autre chose, en fait - Fière comme un pou.

Nonchalante - Curieuse - Idéaliste - Impulsive - Souple - Téméraire.

Goûts/Dégoûts :
Le chocolat - Le sucre - Les trucs gras, comme le fastfood - Les soirées jeux-vidéo - Regarder des playlists de vidéos rigolotes connues comme fond sonore - Cuisiner, elle est même plutôt douée et pratique beaucoup - Les jeux de société - Jouer de la guitare - Dormir - Sortir, peu importe où - Les cours de langue - La nourriture épicée - Les films de science-fiction - Faire des combats - Les sorties en plein air - Les blagues nulles - Lire, surtout de la fiction - La mer, elle aime beaucoup l'eau - Comprendre les choses, les gens - Qu'on lui fasse confiance - Le café, excessivement - L'odeur des vieux bouquins - Tout ce qui touche à l'horreur, même si elle flippe après - Les fruits secs - Les nanars - Sa petite sœur, Morgane - Les FPS et RPG en jeux vidéos - Dévaliser les magasins d'électronique et les rayons culturels - Les fruits exotiques, type mangue, durian, papaye et physalis - Le skateboard, elle débute mais s'entraîne pas mal.

Tout ce qui est trop guimauve et niais à ses yeux, elle lève les yeux au ciel à chaque fois - Faire du sport, sauf des sports de combat - Le ménage - Le bruit - Les cours - Qu'il fasse chaud, ou qu'il fasse froid - Qu'on l'infantilise - Le blabla long et inutile - Les gens qui se la pètent - Qu'on lui prouve qu'elle a tort - L'opéra, ça la barbe - N'importe quel bâtiment institutionnel qui fasse 'sérieux' - Les adultes condescendants - Les légumes - Parler de trucs importants - Penser à son avenir - Les règlements rigides ou étouffants - Les bouquets de fleurs, "ça sert à rien et c'est moche" - Qu'on l'envoie chier - Perdre dans une compétition quelconque - Devoir faire les choses dans l'urgence - Ne pas avoir ce qu'elle veut - Les fanatiques et gens violents.

Objectifs et aspirations : Passer son bac, trouver un projet de carrière et c'est mal barré, s'améliorer en combat, et trouver sa place. Plus secrètement, elle espère recoller dans son esprit les souvenirs de son enfance, et comprendre ses origines. Honnêtement, Alice est un peu perdue et ne sait pas vraiment ce qu'elle veut, hormis peut-être prouver sa valeur à elle-même.
Peurs : En premier lieu, Alice a une peur phobique et panique des grands bruits, comme des armes. C'est d'ailleurs ce qui la force à porter un casque durant ses matchs, quand elle ne met carrément pas de la musique par dessus. Elle se tend dès qu'elle voit une arme à feu, et peut-être prise de tremblements si elle en est proche.
Ensuite, quant aux peurs assez évidentes, il y évidemment celle que son père revienne blessé de son travail, ou que la Compétition ou Elixir prennent le pouvoir comme l'a fait le Régime fut un temps. Elle sait toutefois que ces peurs sont sans doute le fruit de son imagination, et elle se soigne à ce propos. En outre, elle n'est pas très à l'aise devant les reptiles et les mollusques, mais moins devant les insectes ou les araignées. Elle a peur des situations instables, des secrets et des mensonges qui lui font craindre un abandon ou un rejet affectif : elle réagit très mal face à ces derniers, surtout les mensonges blancs. De plus, elle a peur de ne pas grandir, ou de ne pas prendre en maturité, de rester un "bébé" en qui on ne peut pas faire confiance. Elle ne sait pas vraiment où est sa place, et elle craint le jugement qui s'en suivrait, tout comme l'idée de décevoir : sans surprise, elle a peur du regard des autres, même si elle aime prétendre le contraire. Enfin, suite aux révélations récentes, elle a peur des faits sordides qu'elle pourrait apprendre quant à son entourage ou son propre passé.

ALIGNEMENT
Votre personnage a-t-elle connu Enola entre 2008 et 2017, sous le joug du Régime, et que pense-t-il de cette époque ? : Alice est quasiment née sous le Régime, et n'a donc rien connu de différent pendant son enfance. Elle a toutefois très tôt développé une aversion et une crainte des deux groupes, en raison du fait que les combats de ceux-c se rapprochaient à chaque fois un peu plus de sa maison. Sa mère est morte à cause de l'avancement de leur ligne de front, et elle reste très tendue sur le sujet de la résistance, car elle continue de leur vouer une certaine rancune, bien qu'elle ne sache pas quel groupe en particulier est responsable de l'accident qui a bouleversé de sa vie. Ensuite, elle a été très protégée par sa famille proche, mais même si on lui a épargné beaucoup d'informations et qu'elle ne les a appris que plus tard, elle garde en mémoire les expressions fermées et sombres de son père lorsque celui-ci décrétait devoir partir en urgence, ou simplement les nombreux "accidents" et "absences" qu'ont vécu en outre son cousin, son oncle, des amis de la famille, ou même juste de ce qu'elle entendait à l'école. Si elle est assez heureuse de voir que ce climat s'est dissipé, c'est assez flou pour elle, et elle essaie timidement d'en apprendre plus, souffrant quelque peu de cette impression de ne rien savoir, d'être écartée.
Que pense-t-elle de la manière dont les choses ont évolué, et du nouveau gouvernement ? : N'ayant connu qu'une dictature durant son enfance, elle est un peu perplexe quant au nouveau gouvernement, et a du mal à leur faire confiance. Elle a tendance à suivre la mode qui consiste à dire que "c'est tous des menteurs les politiciens", même si, au fond, elle n'a pas grand chose à leur reprocher et ne saurait pas vous donner le nom d'un des derniers candidats aux élections communales. Mais malgré tout, elle s'intéresse petit à petit à tout ça, de loin.
Que pense-t-elle de la légende de Regigigas ? : Elle trouve ça vraiment cool. Vraiment cool, mais c'est un peu farfelu, on dirait un truc pour bébés. Elle cultive un petit espoir que ce soit vrai, parce qu'après tout, pourquoi est-ce qu'une figure héroïque ne ferait pas mieux que tous ceux qui ont échoué ? L'idée d'un modèle à suivre serait plaisante, mais il y a fort à parier qu'elle trouvera juste ça stupide avec le temps.

Qu'est-ce que votre personnage pense d'Elixir ? : Si il n'y avait pas eu tout cet aspect avec l'Emergya, Alice serait sans doute devenue une de leurs bénévoles. Mais dès que l'on parle de cette chose verdâtre, elle perd son sang-froid et lève le ton, furieuse et terrorisée à l'idée qu'on puisse l'utiliser de nouveau. Pour être honnête, ils l'effraient. C'est sans doute pour cela que c'est envers eux qu'elle se montre la plus mordante, et qu'elle se moque de leurs bonnes actions par des sarcasmes puérils, craignant toujours le coup fourré.
Qu'est-ce que votre personnage pense de la Compétition ? : Meh. Oui, voilà, 'meh'. Ce n'est pas qu'elle ne les aime pas : les matchs de organisation représentent pour elle une source intarissable de bons souvenirs d'enfance, et l'admiration qu'elle voue à son père en tant que conseiller lui a façonné une image très positive de cet aspect de la compétition. Mais bon, de là à les voir en tant que forme de police... Alice a un point de vue très égocentré sur ce point : elle déteste voir des membres de sa famille armés. La compétition, elle ne veut pas l'associer aux régime et à la violence, alors elle rejette cette implication de leur part. Elle n'est pas encore très sensibilisée au rapport aux traditions et au libéralisme de la compagnie, mais quelque chose la dérange à leur propos, et elle n'a pas encore saisi que c'est ça. En outre, Alice a un petit complexe d'avoir vécu grassement grâce à eux, quand beaucoup meurent et souffrent de la pauvreté : elle a gardé un vif souvenir de l'austérité de sa vie à Baguin.
Qu'est-ce que votre personnage pense des Anarchistes ? : Un groupe d'esprits libres, débarrassés de l'influence financière d'Elixir et la Compétition, ça la fait un peu rêver. Elle les voit comme une manière plus sûre de faire naître de nouvelles structures, et juge qu'ils ont les mains les plus pures. Elle aime beaucoup l'idée d'égalité entre tous, et si elle ne connait pas toutes leurs idées politiques car elle manque encore de culture, beaucoup de leurs principes sonneront justes pour Alice. L'adolescente estime que quitte à ce qu'un groupe prenne le pouvoir, autant que ce soit un groupe de citoyens non-autoritaires, et qui ne jouent pas aux savants fous, non ?

Alignement/Allégeance ? : Anarchistes, bien que sa connaissance de ce groupe est incomplète, au vu de son immaturité politique et le manque de renseignements dont elle dispose. Elle n'est pas du genre à aller rejoindre la Confrérie, toutefois, et ne participe à aucune action pour l'instant.
ET VOUS?
PUF/Surnom : Segnif, Xerneas, Faust, Natsu, et Livie.
Âge : 20 brouettes.
Disponibilité : Un peu trop souvent.
Comment avez-vous connu le forum ? : Disons que ça a été rapide.
Suggestions ? : J'aimerais bien un thé, là.
Personnage sur l'avatar : Futaba Sakura [Persona]
Code : Auto-mangé.
Autre: Chapi-chapo.


Dernière édition par Alice C. Donovan le Dim 28 Jan - 10:38, édité 11 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alice C. Donovan
avatar
Compétitrice
Âge : 21
Messages : 205
Date d'inscription : 26/01/2018

MessageSujet: Re: Patapouf et guimauves fourrées au chocolat - Alice   Ven 26 Jan - 19:11

HISTOIRE
/!\ Malgré ma volonté de garder l'histoire la plus tout public possible, je préfère prévenir que vont être abordés de manière abstraite et du point de vue d'une enfant/adolescente, les thèmes de l'abus de drogues, de pauvreté, de maltraitance. Tout ce qui est culpabilité et rapport difficile à ce genre de trauma est également abordé du point de vue du personnage (n'allez donc pas croire que je supporte les choses qu'elle peut penser d'elle-même ou des autres).

Je ne me souviens pas trop de maman. Que ce soit la couleur des cheveux ou de ses yeux, j'ai tendance à l'oublier. Papa m'a dit qu'elle me ressemblait un peu, mais je n'arrive jamais vraiment à me représenter une image claire. C'est bizarre. Parfois, elle a les cheveux longs, ou courts. Les yeux clairs, ou fatigués. Elle avait toujours l'air fatiguée, à vrai dire, et au fil des heures, je voyais toujours ses épaules s'abaisser progressivement, comme si un poids s'appuyait de plus en plus durement sur elle. Ça m'embêtait, parce que maman pouvait être adorable, comme étrange, parfois. Elle criait sans raison des fois, toute seule, ou elle s'énervait pour des choses qui ne faisaient pas grand sens. Mais ça ne me dérangeait pas. Il n'y avait qu'elle et moi, à l'époque.
Maman m'avait dit que je n'avais pas de papa, que c'était comme ça, que j'étais né dans des choux, comme tous les bébés. Bah, j'y croyais. C'était normal, à l'époque. Un peu comme quand elle me disait que les petites pilules colorées qu'elle avalait de la même manière que je mangeais des smarties lui permettaient de voir des jolies choses. Quand j'essayais d'y toucher, toutefois, elle s'énervait d'un coup, et ses yeux vitreux, que je trouvais effrayants dans ces moments, me faisaient suffisamment peur pour que je ne recommence plus.

Je ne comprenais pas trop, à l'époque, pourquoi elle pleurait toute seule souvent, quand j'avais le regard tourné. Elle me disait qu'elle allait bien, que je devais plutôt m'occuper de mes dessins et mes livres d'images, mais je n'en étais pas sûre. Je n'avais pas plus de quatre ou cinq ans, alors je disais oui. Elle regardait des papiers, et elle comptait chaque petite pièce dans son porte-monnaie, l'air effrayée. De quoi, ça, je ne comprenais pas trop. Je savais juste que ça devait être lié aux grands bruits que l'on entendait dehors, de temps à autre.
Pour moi, Baguin avait toujours été abîmée. J'étais née entre deux explosions, m'avait-on dit, dans une maternité ouverte malgré tout. J'avais appris à m'accroupir sous les tables tout en apprenant à colorier sans dépasser les bords. C'était habituel, à force. Des fois, des gens ne revenaient pas. Je ne comprenais pas trop pourquoi : c'était sûrement une maladie embêtante, la mort.
Malgré tout, entre les jardins dévastés, les rues sentant la poudre et l'acier, maman trouvait toujours des moyens pour me détendre, m'offrant des sourires dès qu'elle le pouvait, même si ils semblaient étranges. C'était difficile, pour elle, je le voyais. Moi, de mon côté, je ne comprenais pas toujours pourquoi elle refusait de manger avec moi, ou pourquoi elle tombait malade, à force s'alimenter de produits sans fraîcheur, sans goût, sans autre apport que de la garder éveillé. Même lorsque je voulais partager avec elle les quelques fruits qu'elle m'offrait de temps à autre pour me faire plaisir, elle refusait toujours, avec ce regard sévère qui me faisait peur. J'avais comme l'impression d'avoir deux mamans, des fois.

Au moins, j'avais deux trois amis. Enfin, ils changeaient souvent. Plus le temps passait, et plus déménagement se succédaient. Moi, je m'y étais habituée : c'était juste un fait, que les gens allaient partir. Je pleurais à chaque fois, mais j'essayais de me donner de l'espoir en me disant que ceux qui arrivaient ensuite allaient rester, eux. Mais plus les explosions se rapprochaient, plus les détonations résonnaient entre les murs, plus les rues se vidaient. Maman me disait toujours qu'on allait bientôt partir, nous aussi, alors je la croyais. Je ne m'inquiétais pas : si elle disait que tout irait bien, alors tout irait bien. Il n'y avait pas de raisons que l'on ne nous embête, après tout. Car je voyais bien qu'elle me préférait joviale et enjouée, et que c'était ça qui permettait de garder les autres auprès de moi, je continuais à me forcer à voir en positif.
L'école, en revanche, me faisait davantage m'inquiéter. Je n'aimais pas vraiment ça. Les autres étaient... Pas méchants, mais j'avais du mal à me faire une place. Et puis, sans que je ne comprenne trop pourquoi, je me suis retrouvée bouc émissaire. C'était peut-être mes vêtements, mes difficultés à lire, ma timidité, ou même le fait que je n'étais pas très jolie ; je n'en sais rien, et à vrai dire, je crois que c'est très hasardeux. Les enfants ne fonctionnent pas dans la même logique que les adultes. Malheureusement, des fois, j'aimerais que l'inverse soit vrai.

On avait pas grand chose, mais ça m'allait, tant que j'avais maman. Je pensais naïvement que même   si elle était « malade », alors je n'aurais qu'à me montrer courageuse et attendre que ça passe, comme avec un rhume. Ça ne passait pas, mais je voulais bien attendre, même si sa maigreur m'inquiétait, mais je ne me rappelle plus très bien de quand exactement est-ce que les choses ont commencé à s'aggraver. Quand exactement est-ce qu'elle pleurait les nuits, quand elle pensait que je ne l'entendais pas, même si la finesse extrême des murs de l’appartement où l'on vivait ne pouvait m'occulter ces détails. Quand ses injonctions à me dépêcher devenaient plus fermes, plus inquiètes, que ses doigts ne cessaient plus de trembler. Quand son corps décharné paraissait prêt à se briser en deux. Quand ses yeux paraissaient toujours ailleurs, comme si ils cherchaient à détecter quelque chose. Le sol bougeait de plus en plus.

J'ai arrêté d'aller à l'école à la fin de l'année 2013. Les tirs devenaient tellement fréquents que même sortir aurait été trop dangereux, et pendant que maman barricadait les fenêtres, elle souriait en me disant qu'elle allait s'occuper de moi. J'avais du mal à la croire, étrangement. Il n'y avait toujours eu que moi et elle, car maman n'avait jamais rien voulu dire, mais je me sentais de moins en moins à l'aise. Je craignais ses crises de larme, de peur, de tremblements parfois, ceux où elle vomissait rouge. Certaines journées, elle ne voulait même pas que je sorte de ma propre chambre.
Puis la ligne de front s'est avancée. Enfin, je ne le savais pas. Des monstres armés ont débarqué, blancs et noirs. Maman disait que c'était le Régime et la Résistance, mais pour moi, ils se ressemblaient tous. Je n'aimais pas trop me cacher, mais j'ai obéi, même si il faisait sombre, même si je tremblais à chaque fois que j'entendais des voix se rapprocher.
Ils sont rentrés. Je ne me souviens plus vraiment de ce qui s'est passé, ou de ce qui s'est dit. Je me souviens que maman criait. Puis il y a eu un gros bruit, sinistre, brutal, et le silence. De là où j'étais, terrée dans ma cachette, je l'ai vu tomber et glisser sur le sol, deux trous rouges dans sa poitrine.
Et elle a dormi, longtemps.

Je suis restée là un moment, je crois. Enfin, je suppose, car à un moment, j'ai eu un faim. C'est celui qui m'a poussé à me lever et à regarder autour de moi, avant de fermer la porte à clé quand j'en ai entendu des murmures, au premier étage.

C'est là que j'ai rencontré papa, en mai 2014. Enfin, pas tout de suite. Au début, c'était juste un monstre comme les autres, casqué, effrayant, et armé. J'avais peur, mais je voulais lui montrer que j'étais plus forte, alors je lui ai répondu quand il m'a demandé mon nom. Je ne sais pas trop pourquoi je l'ai suivi, à vrai dire. Il était... Rassurant, je pense, à ce moment-là. Et gentil. Mon instinct de survie a sûrement dû jouer. J'avais saisi, bien avant maman, que rester à la maison n'était pas une bonne idée.
Quand il m'a emmené chez lui, seulement pour quelques jours au début, je ne savais pas vraiment sur quel pied danser. J'étais encore terrorisée par ce qui était arrivé et, apeurée, je le prenais un peu pour un sauveur. J'veux dire... C'est ce qu'aurait fait n'importe quel gamine, non ? Se raccrocher à quelque chose, quoi que ce soit. Le souvenir de maman était encore très frais. Mais j'essayais de m'en détacher, de penser à autre chose. Tonton Isaac m'a dit plus tard que c'était une forme d’aliénation, d'amnésie traumatique, et que je n'avais pas à m'en vouloir. Mais... J'men veux un peu. Je m'en voudrais toujours, je crois, d'avoir la sensation "d'oublier" maman. Papa lui a fait une tombe où elle pourrait dormir pour toujours, mais... Peut-être que si j'avais été une meilleure fille, ça aurait été. Non... ?

Il avait l'air fatigué, lui aussi. Mais pas comme maman. Bizarrement, il ne s'énervait jamais quand je faisais une erreur, ou quand je posais des questions compliquées. Je crois que ça lui faisait plaisir. Peut-être. Enfin, j'sais pas trop.
Je devais partir, au début. Ça ne s'est pas fait, pourtant. Petit à petit, j'ai... Je me suis installée, je crois ? Les journées sont devenues deux longues semaines, durant lesquelles il n'a jamais été question que je parte. Entre deux nuitées passées à dormir contre lui, je me suis dit que je ne voulais plus m'en aller. J'étais bien, là. J'étais en sécurité, bien traitée, et « monsieur Faust, », comme je l'appelais, était tellement gentil avec moi que je demandais des fois si c'était ça, d'avoir un papa. Maman ne se réveillerait pas, je le savais. Alors je me disais que peut-être, enfin... Peut-être que je pourrais rester pour de bon ?

L'adoption a pris un temps, dans les faits. Je n'en savais rien, mais papa m'avait expliqué plus tard que malgré son poste de conseiller et quelques jeux de relation, il avait fallu une petite année pour que tout cela soit « officiel ». Entre temps, je m'étais installée à Nuva Eja, soudainement entourée d'un entourage bien plus varié, contrastant brutalement avec ce que je connaissais auparavant.
J'étais plutôt heureuse, en fait. J'veux dire... Que ce soit quand il m'emmenait au stadium, en veillant bien à installer les cache-oreilles sur ma tête pour que je ne panique pas dès lors du premier gros bruit, car je n'arrivais plus à décoller mes yeux des combats auquel j'assistais aussi souvent, ou quand l'on sortait dehors, quand il avait le temps, un peu partout, j'étais toujours satisfaite. Papa avait ses habitudes, qu'il aimait partager et j'étais tellement heureuse d'apprendre, de voir des choses qui m'étaient inconnues quand j'étais enfermée dans ma chambre avant, que je ne demandais qu'à découvrir. Sans surprise, de toute façon, je ne supportais pas de passer mes journées à la maison, aussi chaleureuse qu'elle soit, quelques fois égayée par la présence de tonton Isaac, tonton Sam, Adélia ou tous les autres que papa ramenait chez nous. J'avais envie de voir, de découvrir, même à l'école : pour être honnête, je tenais difficilement en place, et mon enthousiasme débordant était sûrement la raison. Rattraper mon retard scolaire n'a pas non plus été très aisé, mais ça s'est fait sur le temps, et mon affection pour la lecture a beaucoup aidé.

Bon, d'accord, je... N'ai jamais été très douée. J'veux dire, j'essayais, hein, de me faire des amis ! Mais les maîtresses disaient que j'étais un peu brute, « autoritaire » (pfeuh, c'est des bêtises), que je comprenais pas trop ce que les autres attendaient de moi et que j'étais d'humeur trop changeante. Je voulais juste être gentille, pourtant, sérieusement ! Mais... Bah, j'étais encore un bébé, je suppose. Déjà quand j'étais chez maman, je n'arrivais pas à me faire d'amis, mais même si c'était plus simple maintenant, je pouvais compter ceux que je  me faisais sur les doigts de la main. Et encore, souvent, c'était un peu par hasard. Y'a eu Lulu, à l'école de musique, toutefois ! Lulu, il était trop sympa. C'était rigolo en plus, parce que quand on jouait ensemble, j'apprenais plein de nouveaux mots en allemand,  et que, bah... Il était gentil avec moi. Il avait sûrement un peu trop de patience, aussi. Moi, je trouvais qu'il était génial, et je le pense toujours. C'est vrai, quoi, il veut être ami avec tout le monde : je l'envie un peu, des fois, à être plus sociable que ne le suis. C'était mon premier vrai ami, en vérité. J'ai l'air beubeu à dire ça comme ça, hein ? C'était pas comme Crystal, avec qui j'aimais bien jouer de temps à autre malgré tout. Et... C'est tout. Pas grand chose, parmi les gens de mon âge, en fait. Ça m'embêtait un peu, mais c'est du passé, maintenant. Et puis, j'avais les grands, aussi !
J'ai eu un peu peur de tonton Isaac et tonton Sam, au début. Oui, c'est bizarre maintenant que j'y pense, parce que, bah... Y'a pas plus cucul la praline et gentils, question adultes. Bon, c'est des vieux, mais je n'ai pas grand chose à leur reprocher. Ils font un peu partie de mes premiers bons souvenirs d'adultes, pas méchants, et pas dangereux. J'aimais bien regarder leurs combats, et jouer avec leurs pokémon, ou les entendre me raconter des histoires. C'était pas vraiment des tontons « de sang » liés à papa, mais c'était pareil, et on s'en fichait tous un peu. Moi, j'étais contente quand Isaac me parlait des pokémon psy, que j'appréciais de plus en plus grâce à lui, d'autant plus qu'il rendait mes séances de « thérapie » beaucoup moins fatigantes. Puis, c'est tonton Sam qui m'a donné Dinah, ma Girafarig et mon premier pokémon : moi, je l'observais souvent dans ses matchs, parce que je voulais devenir aussi forte que ça, un jour. Petit à petit, je me suis faite à eux et j'ai commencé à apprécier les moments où je savais qu'ils venaient, car comme papa, je trouvais toujours ça mieux, quand la maison était égayée par la présence d'autres personnes. P'têtre que j'avais plus envie d'être seule, maintenant que j'y pense...
Quand Natsume est arrivé chez nous, enfin j'ai toujours du mal à comprendre mais apparemment c'était le petit-cousin de papa, bah c'était déjà bien plus cool. Même si je voyais bien que je l'embêtais souvent, lui qui préférait se terrer dans sa chambre à lire des vieux bouquins ou à jouer sur sa console, et que même si il grognait quand je réclamais son attention, il finissait toujours par craquer. C'est grâce à lui, d'ailleurs, que j'ai pû rattraper mon reste de retard scolaire. Sans mentir, je le trouvais cool, quand il m'expliquait des trucs, et quand il m'apprenait à jouer quelques accords de guitare, de temps à autre. Bon, en vrai, j'ai vite compris que c'était un gros mollusque qui ne pouvait pas dire non et qui me laissait plus ou moins le traîner où je voulais, tant que j'arrêtais de faire la tête. C'était un peu comme avoir un grand frère, quelque part. J'en rêvais un peu, moi qui avait toujours été fille unique, même si de temps à autre... J'espère que je ne l'ai pas forcé. Hm. E-enfin, de quoi est-ce que je m'inquiète, moi !

Après... Oui, y'avait le Régime. Fin, j'avais toujours vécu avec, vous comprenez, alors je m'y étais habituée. Je savais juste que si jamais on me disait qu'il fallait aller quelque part pour se cacher, je devais le faire et ne pas poser de questions. J'évitais d'en poser, j'veux dire. Papa avait toujours cette tête tellement... Il ne ressemblait pas à lui-même, j'veux dire. Son sourire jovial disparaissait, et je remarquais dans ses traits serrés des choses qui m'effrayaient un peu. Quand il regardait son portable, enfin, l'autre, celui auquel je n'avais pas le droit de toucher, et qu'il partait en me laissant seule avec Natsu, je préférais croire qu'il allait juste rendre visite à des amis, même si le regard noir que lui envoyait mon cousin m'alertait déjà à cet âge-là.
Et puis il y avait les blessures, les absences. Tonton Sam qui se retrouvait « malade » à l'hôpital pendant deux semaines, Natsu qui disparaissait en « camping » alors que tout le monde gardait le temps blême et l'air effrayé, Adélia qui finissait à l'hôpital...  J'avais peur. Peur qu'ils ne se réveillent plus, comme maman. Je me souviens qu'un jour, j'ai même fui la maison, tellement les mensonges me faisaient peur. J'voulais pas, fin... Je voulais que ça se passe bien, quoi. Je n'ai jamais trop su ce qui se tramait, de toute façon, et même maintenant, impossible d'en apprendre quoi que ce soit : ils se taisent tous avec cet air bizarre sur leur visage, comme si j'étais trop petite, encore une gamine. C'est mal, que je veuille savoir ? Je veux juste... J'ai plus envie qu'ils me parlent tous comme maman le faisait. Comme si j'étais stupide. J'sais pas. J'fais sûrement un caprice, hein ? Ça doit être ça.
J'étais contente, toutefois, d'en apprendre un peu plus quand je le pouvais. Un jour, tonton Clive est arrivé à la maison. Papa m'a expliqué que c'était son jumeau, et parce qu'il était très malade, il allait rester un moment avec nous. Il m'a menti, à ce moment, je le sais. J'le sais, maintenant, qu'il était dans le Régime. Et... J'crois pas que la maladie brise les os et fasse des cicatrices comme les siennes, hein ? Mais j'voulais y croire, alors j'avais hoché de la tête, et je m'étais contentée d'être heureuse de voir une nouvelle figure de ma famille d'adoption. Tonton Clive était toujours gentil, avec moi. Il était un peu bizarre, un peu perdu, toujours la tête en l'air, et il avait toujours des réactions nerveuses et vives quand on le surprenait, comme si il était constamment effrayé, mais je l'aimais bien. J'comprenais pas trop pourquoi Papa et lui se regardaient toujours comme ça, comme si ils se disaient des choses sans rien dire, comme si ils se faisaient des reproches, alors que je voyais bien que Papa l'adorait. Personne n'a jamais vraiment voulu m'expliquer. Quand je demandais à Natsu, il soupirait en disant que c'était des histoires de grandes personnes.
Puis Tonton Clive est parti, et Axel, mon cousin, est né. Papa était en colère, pendant un temps. Et c'était tout.

Je voyais bien que la situation empirait, en plus de ça. Les adultes autour de moi paraissaient de plus en plus tendus, et rien qu'à l'école, la maîtresse jetait toujours des regards alertés vers son téléphone, en l'attente de nouvelles. Et puis un jour, je n'y suis plus allée, à l'école. Papa a dit qu'il n'y aurait plus d'école pendant un temps, avec un sourire qui voulait sûrement être rassurant, en me disant que je devais être contente.
J'étais contente, au début. Je ne comprenais pas trop son teint blanc, ni le fait que je n'avais plus le droit de sortir, ou même de regarder la télévision. Ni pourquoi je ne voyais plus Lulu. Papa a dit que j'allais passer un peu de temps avec mamie Kagami, à Vanawi. Je ne la connaissais pas trop, à vrai dire. Papa n'avait jamais parlé de sa famille, et je la rencontrais pile à ce moment : autant dire que j'ai eu un peu de mal. J'ai eu peur qu'il m'abandonne, lui qui ne réapparaissait que tard le soir, l'ait hanté et fatigué. Il avait l'air... Absent. Et moi, je n'entendais que les cris de panique dehors.
Natsu en avait marre, de me voir poser des questions sans obtenir de réponse, alors un jour, il m'a attrapé la main, et m'a expliqué. Je n'ai pas tout compris, au début. Puis j'ai eu peur, genre... Vraiment très peur. Les séismes, je les avais senti. La maladie, je la soupçonnais en entendant les geignements de peine à l'étage du dessous, car Mamie récupérait le plus de blessés possibles por ne pas qu'ils meurent dehors. J'ignorais encore les horreurs d'Amanil : personne ne m'avait rien expliqué, jusqu'à là, mais il m'a dit que beaucoup de gens souffraient, en ce moment.
Quand je lui ai demandé si on allait mourir, il n'a pas répondu, au début. Il avait l'air d'avoir peur, lui aussi, mais il m'a serré ma main, et il a souri d'un air un peu las, en me disant qu'il n'y avait pas de raison que ça arrive si l'on se montrait courageux. Maintenant qu'j'y pense... C'était sûrement juste du blabla mièvre pour ne pas m'effrayer. J'me demande si il y croyait, en vrai. Mais ça m'a rassurée, juste assez pour que je ne pleure pas trop quand je voyais des gens malades, ou ceux qui dormaient, couverts distraitement par des draps, tant ils étaient nombreux.

C'est aussi ce qui faisait que je ne me plaignais pas trop, quand je commençais à me sentir fatiguée. Quand j'avais des vertiges, et que je tanguais, en me levant. J'avais dix ans, tout juste. J'voulais être courageuse, comme les adultes, comme papa, comme tonton Sam, comme Natsu, comme Mamie. J'voulais pouvoir dire à Lulu que j'avais été super forte, comme Batman, et que j'avais aidé plein de gens.
Mais j'l'ai pas été. J'ai même pas été comme Robin. J'suis tombée malade, doucement mais sûrement. Mamie a été la première à voir les signes, et quand papa l'a appris, je ne l'ai jamais vu aussi inquiet. Mon état empirait au fur et à mesure, et d'après ce que m'avait expliqué Natsu, les enfants comme moi étaient ceux qui étaient les plus touchés. Enfin, avant. Car lui était déjà touché depuis un moment, et papa se contentait de me dire qu'on s'occupait de lui. J'me demandais si il dormait et qu'on refusait de me le dire : ça ne m'aurait pas surprise, à ce stade. Je m'étais faite à l'idée que c'était éventuellement ce qui risquait d'arriver à tout le monde, et peut-être à moi, aussi.  
Je.. J'me souviens plus trop de rien, hormis de la peur. J'avais toujours la gorge étouffée par la crainte, par des sursauts, des nausées, par la fièvre. Mes muscles semblaient lourds, douloureux et chaque mouvement en dehors de mon lit me faisait tomber comme une poupée cassée. Ça... Ça faisait mal, très mal. J'avais chaud, froid, faim, envie de vomir, envie de dormir, envie de bouger, peur, envie de pleurer. J'voulais être forte, mais j'ai pas pu. J'arrivais pas à être comme les grands. J'me sentais coupable de faire s'inquiéter papa, aussi.

Mais... Y'avait Morgane. Morgane, c'est tonton Sam qui l'a ramené à papa, un jour. Apparemment, c'est Natsu qui l'avait trouvé, avant qu'il tombe malade. Morgane, elle était un peu comme moi : ses parents n'étaient plus là, depuis ce qui s'était passé. Papa a hésité, au départ. Il était fatigué, et je l'inquiétais. Mais il n'a pas tenu longtemps, et il s'est occupé d'elle également. En fait, c'est surtout parce que Morgane, elle m'aimait bien. J'sais pas trop pourquoi, mais elle voulait m'aider à guérir, et quand j'allais mieux, que je pouvais parler ou écouter sans être débilitée par la douleur, elle me racontait des trucs drôles. Elle était un peu bizarre, mais j'men fichais. Elle souriait pas beaucoup, et elle parlait pas souvent, mais elle était toujours à côté de moi, à me lire des histoires que je connaissais déjà. J'avais... J'avais envie de l'écouter, juste une soirée de plus. Et une autre. Alors j'avalais mes soupes, même si j'avais mal à la gorge, même si je me sentais faible, et je continuais, chaque jour. J'voulais pas qu'elle soit seule, si je dormais pour bon, moi aussi. J'pouvais pas lui faire ça. J'avais l'impression de lui être utile. J'voulais être utile. J'voulais connaître mamie Kagami. J'voulais jouer avec Axel. J'voulais revoir les matchs de papa et de tonton Sam au stade. J'voulais que Natsu m'aide de nouveau à jouer de la guitare. J'voulais pas être de nouveau enfermée entre quatre murs. Je... Je voulais pas mourir. Et je ne suis pas morte.

Papa est arrivé avec une piqûre, un jour. « Un vaccin d'Elixir », apparemment, même si je ne savais pas qui était elixir, à l'époque, puisque la télé était toujours coupée. Il tremblait tellement des doigts qu'il n'a pas pu s'occuper de me faire l'injection : c'est mamie, qui s'en est occupée. C'était la première fois que je l'ai vue pleurer, mamie. Elle était toujours calme, avant, crispée, mais calme, comme si elle avait déjà vu tout ça. Puis papa m'a pris dans ses bras, et j'ai dormi contre lui, pendant un temps. Morgane lovée contre moi, la tête contre papa, mon corps me faisait moins mal, petit à petit.
Il a fallu un temps, avant que je puisse me relever. Mais Morgane souriait un peu, quand l'on jouait à des jeux de société, même si elle me battait toujours aux petits chevaux (je suis sûre qu'elle trichait). Tonton Clive revenait nous voir plus souvent, et lui et papa avaient arrêté de se faire la tête, je crois. J'aimais bien jouer avec Axel. J'me souviens même que Natsu a souri, quand je lui ai sauté dessus lorsqu'on m'a dit que je voulais aller le voir parce qu'il allait mieux, lui aussi. Les médecins ont dit que vu mon âge, je garderais des traces de la maladie, mais je m'en fichais. Alors, c'est vrai que je tombe plus malade depuis, mais apparemment, j'ai eu de la chance que ma croissance n'ait pas été totalement impactée : j'ai commencé la puberté peu après, c'est tout.
On n'savait pas trop ce que Morgane allait faire, mais Papa a dit qu'elle pouvait rester, et elle est restée. J'étais contente. C'était comme avoir une petite sœur : une petite sœur super maligne et drôle, et qui était toujours très gentille avec moi. J'en avait toujours rêvé. C'est en lui apprenant à jouer aux jeux vidéos que je me suis moi-même prise de plus en plus d'affection pour eux, et que je me suis mise à les collectionner, et à progresser. Même que des fois, je participais à des tournois junior, héhé ! J'devrais peut-être me lancer dans les streams, tiens...

J'avais envie de retourner à l'école, pour une fois, et de raconter tout ça à Lulu. J’espérais juste qu'il n'était pas tombé malade, mais tonton Sam m'a dit que Lulu allait vivre ailleurs, pendant longtemps, parce que son grand frère un peu bizarre avait fait des choses très... Des choses vraiment pas bien. J'étais triste, et j'ai beaucoup pleuré. Mais c'était comme ça. Tonton Clive aussi, il est allé en prison. J'ai beaucoup protesté, à l'époque, parce que je ne comprenais pas comment il avait pu faire quelque chose de mal, lui qui était si gentil, et que je ne savais pas ce que c'était, des « crimes contre l'humanité ». Mais c'était un fait. Je ne comprenais pas non plus pourquoi c'était la Compétition qui décidait de ça, enfin, de ce que j'avais compris. Je ne comprenais pas non plus pourquoi Papa et tonton ne faisaient rien pour dire que c'était faux, que tonton Clive n'était pas un méchant. J'savais pas qu'ils étaient impuissants, et je ne voulais pas entendre que c'était juste, que tonton Clive avait fait souffrir beaucoup de gens. C'était pas... C'était pas de sa faute, hein ? Et puis ils avaient assez d'autorité pour faire ce qu'ils voulaient... Non ?

Axel est venu vivre avec nous, une fois que son papa est allé en prison. Et... Papa était très mal. Il était souvent silencieux, et il regardait Axel comme si il en avait peur. Plusieurs fois, je l'ai vu trembler rien qu'en essayant de le réconforter. Plus il grandissait, et plus il avait du mal. Des fois, c'était tellement difficile que Natsu s'énervait contre Papa, et je lui disais d'arrêter, parce que j'voyais bien, moi, que Papa était malheureux. J'veux dire... Il pleurait beaucoup, et papa ne pleurait quasiment jamais, avant. J'voulais juste que... Que tout le monde soit content, comme moi je voulais l'être quand je suis arrivée ici. Si tout redevenait comme quand j'étais avec maman, pesant et effrayant, je ne l'aurais pas supporté. Mais Natsu me disait que c'était des affaires de grand, encore, et refusait de m'expliquer, parce que c'était à Papa de le faire, et Papa n'expliquait rien, comme d'habitude. Je me suis énervée, une fois, puis je l'ai regretté, parce Papa ne m'a même pas disputé. Il a juste pleuré plus fort.
Axel est parti vivre chez Natsume, ensuite. On était en 2021, je crois. La maison est devenue plus calme, mais Papa allait mieux. Morgane se faisait petit à petit à lui, et moi, à une vie normale, pendant que l'île se reconstruisait. C'est quand je me mettais devant la télé ou que j'écoutais les conversations des grands que je comprenais ce qu'était Elixir, ou que le travail de Papa allait devenir bien plus dangereux et compliqué, maintenant. J'ai eu peur, de nouveau.

La première fois que j'ai vu Papa avec une arme à la ceinture, j'ai fait ce qu'Isaac appelait une crise de panique. Rien que voir cette chose me rappelait maman. J'ai... J'en voulais à la Compétition. Je leur en veux toujours. C'est eux, qui mettent Papa en danger ! C'est eux, qui on arrêté tonton Clive, qui font les chefs, qui disent qu'ils ont raison. C'est pas censé être ça, la Compétition, hein ? C'est... C'est les matchs, qui sont bien. Ça m'énervait, d'entendre mes camarades de classe dire que c'était rassurant, d'être protégés par les élites. C'est rien que des égoïstes. Si ils veulent se protéger, y'a la police pour ça, pourquoi est-ce que papa devrait faire ça ?! Mais Papa disait que ça ne le dérangeait pas, qu'il le ferait si il le fallait, et je ne comprenais pas. J'avais l'impression qu'il abandonnait, qu'il était... Qu'il était lâche. Morgane ne disait rien, elle, mais elle m'écoutait. Je n'avais plus vraiment envie de parler à Papa, quand j'ai vu que je le blessais. Mais... Mais j'l'aime toujours autant, hein, c'est juste... Compliqué.
J'voulais une autre alternative. Pas juste celle que donnait Elixir, comme si ils étaient mieux que tout le monde, tiens ! Les élites aussi, c'est des gens... Et puis c'est pas parce qu'ils sont gentils avec les pokémon que ça fait d'eux des gentils. En plus à l'école, y'en a qui se prennent trop pour des anges. J'ai toujours du mal à l'école, à vrai dire, le temps n'a pas rendu les choses faciles, mais maintenant, j'm'en fiche. J'veux juste qu'on me laisse lire dans un coin, sans m'embêter. C'est pas grave, si j'ai pas des très bonnes notes. Je ferai attention plus tard. En plus, j'sais même pas ce que je veux faire. Mais... J'aime bien écouter les anarchistes. Sur internet, à la télé, dans les bouquins. J'aime bien leurs idées. Ça serait bien, si c'était eux qui débattaient des choses, au lieu d'Elixir et la Compétition. Et je dois avouer que...
Certains ont raison, quand ils disent qu'ils monopolisent trop la parole, les elixiriens et les compéteux. Qu'ils ont trop de pouvoir. Papa l'avoue lui-même, qu'il ne sait pas ce qu'il est supposé faire du salaire qu'il gagne, et que ce n'est pas normal, qu'on vive aussi grassement quand... Quand, bah, je me rappelle bien de comment c'était, chez maman. J'avais mal à la mâchoire parfois, car le manque de fruits, de viande ou de produits secs, trop chers, l'affaiblissait. Car l'eau était un luxe, car gaspiller un demi-litre de lait dans de la purée en sachet constituait un gâchis qu'on ne se permettait que rarement, que les quelques jus qu'elle m'achetait pour me faire plaisir et me donner le sourire étaient toujours tièdes, désagréables en gorge. Car mes vêtements faisaient rire. Car je dormais mal à cause du vent, que je pleurais quand je voyais maman ne manger qu'une journée sur deux, ou une maigre assiettes de pattes au soir, avant de dormir, pour ne pas trop avoir mal pendant la nuit. Que mon ventre se tordait douloureusement devant la moindre bonne odeur, et que je me ruais sur tout ce que je trouvais pour compenser, même maintenant. Car je me rends compte que certains ont été encore moins chanceux. C'est pour ça que je m’empiffre des fois, car j'ai toujours peur de ne pas avoir assez au prochain repas. Maintenant, à cause de ça, je suis difficile en matière de nourriture, et je ne supporte plus les plats à base de féculents uniquement. Ça... Ça fait sûrement très princesse. Quelle grosse pleurnicheuse je fais : je devrais déjà m'estimer chanceuse, et je sais que je le suis. J'aimerais surtout que plus personne ne vive jamais ça. Que plus aucun gamin ne porte des vêtements inconfortables, n'ait faim en se couchant, ne doive se demander si allait se soigner ne va pas coûter trop cher. Ne s'en veuille d'être un poids, comme je m'en veux. J'm'y connais pas trop en politique, mais... Ça, ça me gêne. Je complexe un peu. Je comprends Papa, quand il dit qu'il préférerait qu'on ne le paie plus, des fois. J'vais pas me plaindre. Je trouve ça juste... Injuste.

Enfin, j'ai dû changer de collège, l'année dernière. Quelqu'un a découvert que j'étais la fille de Méphisto, et ça s'est mal passé. Des filles fan d'Elixir (ç'toujours eux qui font les malins, t'façon), qui passaient leur temps à se moquer. Moi, ça ne m'aurait pas dérangé de les remballer, parce que j'étais bien plus cool qu'elles, mais Papa m'a dit qu'il valait mieux que je change d'établissement. Pourquoi pas, à la limite, mais... Je... C'est con, hein, mais... J'voulais lui montrer que je pouvais me débrouiller. Que j'étais grande. Montrer aux autres que je n'étais pas que la fille de Méphisto, aussi, mais je n'ai pas réussi à ouvrir la bouche, et j'ai juste hoché de la tête. Pas comme si j'avais beaucoup d'amis qui me manqueraient, de toute façon. Je voulais qu'on me remarque pour autre chose, mais j'ai probablement l'air d'une grosse gourde, là, non ?

Puis, un jour, alors que j'allais chercher des affaires dans la chambre de Papa, je suis tombé sur un dossier. Un gros dossier. Je n'aurais pas dû regarder, car je savais que c'était interdit, mais je l'ai fait.
Et je suis tombée sur un test de paternité.
J'ai tremblé sous le coup du choc. J'avais mal, d'un coup. Très mal. Papa m'avait menti. Papa savait qui était mon père biologique, celui que maman m'avait toujours caché, et qu'il avait prétendu ne pas connaître. Papa avait des informations sur lui. Sur son nom, son adresse, même si je ne voyais rien d'autre. J'ai tremblé de colère. J'étais furieuse, indignée, comme insultée. Je me sentais trahie, blessée, furieuse. J'avais mal, très mal. J'ai pleuré tout seule, parce que j'avais le sensation que Papa ne m'avait jamais fait confiance, et m'avait caché quelque chose qui m'avait toujours interrogé auparavant, quand bien même j'aimais Papa de tout mon cœur.
Mais je n'ai rien fait. J'ai reposé le dossier précautionneusement, pour qu'il ne voit pas que j'y avait touché, et j'ai prétendu ne rien savoir. J'ai repris ma journée comme si de rien n'était, malgré la boule glacée dans mon estomac. Je me souviens que j'avais les doigts qui tremblaient en tenant ma fourchette lors du repas, ce soir-là. Et quand Papa m'a demandé ce que j'avais, j'ai... Je lui ai dit de se « mêler de mes affaires ». Il était choqué, je crois, vu ses grands yeux étonnés. Moi aussi, à vrai dire, mais je sentais un peu de satisfaction. C'est mal, mais... J'lui en veux. Je lui en veux, beaucoup, parce que quand je lui ai dit d'arrêter de me prendre pour un bébé, il est resté calme et m'a dit de baisser d'un ton, mais rien d'autre. J'lui ai dit que j'en avais marre, que je voulais qu'il me considère comme une adulte, et j'ai...

J'ai crié. Morgane a sursauté. L'ambiance était lourde, et pour la première fois, Papa a haussé le ton. Il m'a envoyé dans ma chambre, sans crier, mais sèchement, en me disant que je pourrais revenir quand je serais calmée. J'ai eu mal. Je n'ai pas vu qu'il était perturbé, lui-même, et que ses doigts étaient agités de tics nerveux, que sa voix faiblissait, que son regard baissait. Je n'ai vu que ce que j'ai cru voir : une autre trahison, quand bien même ma réaction était excessive.
Je ne suis pas redescendue, ce soir-là. Je suis allée dormir chez Natsu, et il n'a pas vraiment compris quand je suis arrivé en pleurant comme un bébé. J'm'en voulais aussi, de le faire supporter ça, d'être encore une gamine qui se réfugiait dans ses bras. Je suis restée quelques jours chez lui, puis je suis retournée chez Papa.
Papa a voulu qu'on discute, mais je lui ai dit que tout allait bien. Je voulais voir si il avait quoi que ce soit à me dire, mais non. Il ne me croyait pas, et je l'ai vu. Mais on s'est contenté de s'excuser. Mes excuses avaient le goût du mensonge. Puis c'était tout. J'ai préféré me retrancher sur mes jeux vidéos, mon ordinateur et mes streams pour me détendre, parce que depuis quelques années, je m'étais prise d'affection pour tout ça. Mon rang en compétition classée semblait toujours bizarrement plus intéressant que les murmures que j'entendais de temps à autre. Allez savoir pourquoi, tiens... Si ils arrêtaient de jouer aux faux-culs, j'passerais peut-être moins de temps là-dessus ! Et non, c'est pas une excuse, je... Je fais ce que je veux. Et puis les gens qui me regardent me trouvent cool. Enfin, ceux qui ne disent pas des bêtises parce que je suis trop jeune ou pas assez douée, ou que j'sais pas trop comment régler la caméra. Bon, d'accord, je l'ai pas dit à Papa, mais... Il comprendrait pas, où il ferait le relou en me disant de faire attention à ma vie privée. Bien sûr, que je fais attention ! J'ai même pris un pseudo, et mit un truc sur ma tête pour qu'on ne me reconnaisse pas. J'vous le dis, je suis plus mature qu'il ne le croit, et puis, ça fait de l'argent de poche... Pas grand chose, d'accord, et c'est pas comme si on en avait besoin. M-mais... C'est le mien !

Mais parfois, je perdais patience. Je me montrais plus sur la défensive, plus méfiante, devant ses propos, plus agacée quand je le sentais protecteur et inquiet. Je voulais qu'il me voit comme l'adulte que je pense presque être. Je voulais... Qu'il me considère comme une égale. J'sais pas, ça doit être puéril, non... ? Mais peut-être que si il le fait, alors ils arrêteraient tous de me voir comme une petite fille, comme le faisait maman. Et j'avais une idée sur la manière de me faire reconnaître, à vrai dire... N-non, ça n'est pas ridicule ! J'vous interdit de dire ça !
Je me suis inscrite à la compétition. Si je gagne, Papa sera obligé d'admettre que j'ai grandi. Tout le monde devra l'admettre. J'm'en fiche, d'être connue, ça m'intéresse pas, et ça pue : j'ai déjà vu les dégâts, sérieusement. Je veux juste... Juste voir le monde. Juste prouver que je peux le fouler, que j'suis quelqu'un au delà de Papa. Ça me donne une excuse pour la faire, en plus, de dire que je veux voyager un peu, même si ça ne plaît pas trop à ma famille et qu'ils insistent pour que je sois accompagnée. Nan mais sérieux, j'ai quinze ans, je fais ce que je veux ! Et en plus, j'vais avoir un œuf... Trop cool ! Vous allez voir que j'suis forte, j'vous le dis ! E-et non, je compense pas !
… Quoi, comment ça, « quoi d'autre » ? Vous croyez que je m'appelle Valjean et qu'on va vous raconter ma vie en mille cinq cent pages ? Parce que c'est tout, là. Allez, zou !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Reshiram
avatar
Staff
Messages : 386
Date d'inscription : 25/06/2017

MessageSujet: Re: Patapouf et guimauves fourrées au chocolat - Alice   Sam 27 Jan - 22:30

Reuh-bienvenue touaaa (a)

Rooh, tu m'agaces, j'ai rien à redire à ta fiche, vilaine :c
Ta fiche n'était pas un secret mais je l'ai relu avec plaisir et j'ai dévorer l'histoire d'une traite °w°
Un sympathique et intéressant point de vue de ta persotte que nous avons connu nous à 7 ans mais qui aujourd'hui a bien grandi, et ça fait plaisir à voir autant pour les anciens que pour les newbies, car même plus généralement, j'ai trouvé le tout agréable à lire et j'ai bien hâte de savoir ce qu'il en sera pour la suite ^^

Tu es donc validée ! Tu connais les modalités, mais je te laisse d'abord choisir ton Oeuf parmi la sélection ci-dessous, en espérant qu'elle te plaise.

SÉLECTION

#0366 COQUIPERL
Alice est une jeune fille maintenant, qui ne peut plus tout dire à son papa. Elle a ses petits secrets, ses trucs à elle comme ses lives en réseau, sa double vie sur Internet, mais surtout elle possède une ruse qui lui permet en outre de savoir ce qu'on lui cache, à l'insu de ses proches qui tentent de la protéger. Cherchant encore sa voie, Coquiperl est également un Pokémon qui n'a pas qu'une seule évolution mais qui, dans tous les cas, pourra botter les fesses de plus d'un Pokémon.

#438 MANZAÏ
Manzaï a un point commun avec Alice : ils ne sont pas ce qu'ils semblent être. Si le Pokémon a le physique d'un arbuste, il ne possède pas le type Plante; d'apparence fragile, le petit arbre est solide comme un roc ! Alice, quant à elle, est encore traitée comme une enfant mais approche de plus en plus de l'âge adulte, et ça, papa devra s'y faire ! Mais prouver que nous pouvons assumer des responsabilités peut prendre différentes formes. Si pour Alice il s'agit de remporter la Compétition, s'occuper d'un jeune Pokémon qui a pas du tout l'air rassuré par la vie peut s'avérer être aussi un défi.

#769 BACABOUH
Un test de courage dans la région d’Alola consiste à mettre sa main dans la bouche d’un Bacabouh. En effet, quand t'aspire la force vitale, c'est pas évident de se faire aimer.
Mais justement : la description m'a un peu influencé car cela me rappelait les efforts que doit faire Alice pour prouver sa valeur au reste du monde. En dehors de son double type assez sympa et peu commun, sa forme un peu particulière rappelle les châteaux de sable fait par des enfants : de quoi faire un paradoxe en se servant d'un Pokémon qui rappelle son enfance pour montrer qu'elle a grandi.

____________________________________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alice C. Donovan
avatar
Compétitrice
Âge : 21
Messages : 205
Date d'inscription : 26/01/2018

MessageSujet: Re: Patapouf et guimauves fourrées au chocolat - Alice   Sam 27 Jan - 23:04

Bonche, du coup ^^
Merci pour la validation, toussa, ça fait zizir x)

Je vais partir sur Bacabouh ♀ - Jill - Sable Humide - Discrète.

Merciii o/
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Reshiram
avatar
Staff
Messages : 386
Date d'inscription : 25/06/2017

MessageSujet: Re: Patapouf et guimauves fourrées au chocolat - Alice   Dim 28 Jan - 10:26

Quelle chance ! Tu obtiens le premier shiney sur une fiche !

____________________________________________



Dernière édition par Reshiram le Dim 28 Jan - 10:30, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Regigigas
avatar
Messages : 987
Date d'inscription : 24/06/2017

MessageSujet: Re: Patapouf et guimauves fourrées au chocolat - Alice   Dim 28 Jan - 10:26

Le membre 'Reshiram' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Dé shiney' :
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://enola.forumactif.com
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Patapouf et guimauves fourrées au chocolat - Alice   

Revenir en haut Aller en bas
 

Patapouf et guimauves fourrées au chocolat - Alice

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Légendes d'Enola :: Premiers Pas :: Présentoir :: Présentations Validées-