Légendes d'Enola


 

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 Au nom de la lune, je vais te punir !

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Lionel Roque-Lartigue
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Date d'inscription : 09/03/2018

MessageSujet: Au nom de la lune, je vais te punir !    Ven 9 Mar - 19:22

LIONEL ROQUE-LARTIGUE
INFORMATION GÉNÉRALES

Nom : Roque-Lartigue.
Prénom : Lionel ; son prénom complet comme inscrit sur son état civil est Lionel Régis Adhémar, Régis étant sont second prénom, et Adhémar, le prénom de son grand-père.
Surnom : Lili, Néné, Nénél, Lio, Lionounet, Petit Lion, « le Père Casse-Couille », « le vieux con », « l'autre frustré », Ducon, la Moumoutte, Liberace, Kéké de plages, « l'autre ringard »
Âge : 40 ans.
Date de naissance : 1er janvier 1983.
Genre : Masculin.
Origine(s) : Enolian.
Date d'arrivée sur l'île d'Enola : A sa naissance. Il a néanmoins beaucoup voyagé d'une compétition à l'autre entre 25 et 35 ans avant de revenir, suite aux catastrophes de 2018, à ses origines.
Métier/Occupation/Études : Maître Coordinateur, Co-Chef de la Milice ; a eut un parcours scolaire de privilégié dans plusieurs établissements privés côtés d'Enola, puis il a réclamé à ses 15 ans à être mis dans une Grande Ecole de Coordination hors de prix, située à Kalos. Il y a appris la coordination dès ses 16 ans, puis a dédié la suite de son existence aux concours à travers le monde, courant après les prix et les distinctions. Autant dire qu'à 40 ans, il commence à être un peu sur le retour aux yeux de certains même s'il n'a rien perdu de sa passion. Il est revenu vers 35 ans à Enola, et s'est refait une réputation en se faisant bienfaiteur et en aidant activement la milice qu'il voit comme les émissaires de la paix. Tout cela l'a conduit à sa place actuelle.
Lieu de résidence : Ses parents et sa familles ont quelques grandes propriétés en Vanawi où il passe avec eux beaucoup de temps. Sinon, il préfère son cottage et sa plage privée aux environs de Zazambes.
Groupe : Compétition.
Sous-Groupe : Elites.
Rôle : Maître coordinateur.
Pseudonyme : "Zingaro", nom de maître coordinateur qu'il a choisi, même s'il est très confortable de se faire nommer par son vrai nom.

FICHE DRESSEUR
Informations
Rôle : Maître coordinateur.
Ville de l'Arène/Amphithéâtre : Nuva Eja
Type de prédilection : Réservé aux Élites Dresseurs
Voulez-vous utiliser le dé shiney? : Non.

Équipe Aventure
- Hypotrempe ♂ - Ness - Glissade - Calme
COMMENT L'AVEZ-VOUS CONNU?: A force de passer du temps à nager dans la mer en bas de chez lui, Lionel a rencontré un certain nombre de Pokémon eau. Ness est resté un peu plus longtemps que les autres à ses côté, et ils ont fini par s'adopter.

- Mimantis ♂ - Kotetsu - Feuille Garde - Pudique
COMMENT L'AVEZ-VOUS CONNU?: Kotetsu a été trouvé il y a quelques mois par Damoclès, la Dardargnan de Lionel qui l'a ramené à son maître. Lionel a tout de suite craqué pour la Mimantis et ses ravisseuses végétales naissantes... Il est persuadé qu'il fera des merveilles en concours bientôt.

Équipe Élite
- Dardargnan ♀- Damoclès - Essaim - Douce
COMMENT L'AVEZ-VOUS CONNU?: Lionel l'a rencontrée à 12 ans, alors qu'il boudait dans son jardin, mécontent des Pokémon que lui avaient présenté ses parents, trop « mignons » à son goût. Lui et Damoclès se sont apprivoisés très viten du fait du caractère aimable de l'Aspicot qui devint bien rapidement une Dardargan de manière à réaliser avec son dresseur leurs rêves de coordination.
- Moufflair* ♂ - Moloch - Boom Final - Rigide
COMMENT L'AVEZ-VOUS CONNU?: Le Moufouette avait investi la cave des parents de Lionel qui n'arrivaient pas l'attraper pour le chasser. Seul Lionel réussit à approcher le putois chromatique et fit un caprice pour le garder. Il ne se passe pas une semaine sans que Lionel passe un long moment sans choiffer soigneusement son Moloch.
- Tenefix ♂  - Draupnir - Regard Vif- Discret
COMMENT L'AVEZ-VOUS CONNU?: Lionel a acquis son Tenefix à 19 ans, lorsqu'il gagna un grand tournoi de coordination organisé par l'école de coordination où il avait fait ses études. Draupnir est l'une de ses grandes fierté, autant pour la réussite qu'il représente à ses yeux, mais aussi pour son talent de Pokémon coordinateur.
- Amphinobi ♂  - Murasama - Torrent - Sérieux
COMMENT L'AVEZ-VOUS CONNU?:  Lors de ses voyages à travers le monde, Lionel fit une escale à Unys et visita les studios du Pokéwood de près. Murasama y était un Pokémon célèbre, dont le dresseur était parti depuis longtemps. Admiratif devant le talent malheureusement limité au Pokéwood de l'Amphinobi, Lionel insista pour l'acheter aux studios, se ruinant quelque peu au passage... Heureusement que Papa et Maman étaient là pour combler ses dépenses.
- Ekaiser ♀ - Aegis - Pare-Balle - Assurée
COMMENT L'AVEZ-VOUS CONNU?:  A la fin de ses voyages à travers le monde, Lionel se retrouva à Alola, là où rencontra Aegis, encore une toute petite Bébécaille, dans le Grand Canyon. La petite dragonne a beaucoup grandi depuis et elle est devenue une fidèle et bien patiente protectrice du coordinateur.


PHYSIQUE
Couleur de peau : Légèrement hâlée et matte, assez typique d'un bronzage insulaire. Sans surprise, Lionel entretient son teint avec grand soin, et il a la chance de plutôt bien bronzer. Ça tombe bien, car il adore ça.
Description des cheveux : De magnifiques cheveux bleus-verts, presque trop beaux et brillants pour être vrais. Oui, car en réalité, c'est une perruque. Un pastiche de haute qualité et très bien fixée, mais dans les faits, Lionel porte une « moumoute », car il souffre d'une calvitie fort honteuse depuis quelques années (mais tout le monde s'est mis d'accord pour l'ignorer et ne jamais aborder le sujet, c'est bien plus drôle de se contenter de rire dans le dos du principal intéréssé).
Description des yeux : Deux grands iris dorés, tirant un peu sur l'orange selon l'éclairage. Un regard qui dégage une bonne dose de suffisance et de condescendance tout en restant enfantin, pétillant et joueur.

Taille : 1m85.
Poids : 80 kg. On ne pourra pas lui reprocher de ne pas prendre soin de son corps et de son poids et de son régime. Lionel met un mot d'honneur à faire des grosses nuits et à faire du sport (oui, oui, vous pouvez le visualiser en yoga pants si vous voulez des cauchemars) pour avoir l'air en pleine forme physiquement. Pour autant, il reste gourmand et bon vivant, a notamment l'alcool facile, ce qui fait qu'il se trimbale un bon petit ventre qu'il sait néanmoins camoufler.

Description de la silhouette : Difficile de rater Lionel. Non seulement son portrait est partout à Nuva Eja et dans les magazines, dans des poses plus extravagantes les unes que les autres, mais aussi car il est grand qu'il se tient droit, a toujours les dents blanches quand il sourit et fait des saluts de Marie-Antoinette à la « populace ». Lionel soigne à tout prix son image, entretient la communication autour de son poste de coordinateur et de toutes ses prouesses. Il aime être regardé, attirer l'attention, soigne chacun de ses gestes et ses discours de manière à être le Coordinateur d'Enola le plus charismatique (ou le plus ridicule, car seules les mémés en chaleur bavent sur ses photos, désormais) qui existe. Mégalomane assumé, il ne se dispense pas de porter des capes et des habits très riches, des atours aristocratiques de tissus chers et piqués de gemmes, qui ne sont pas sans rappeler les vêtements portés par les souverains illustres. Autrement dit, Lionel veut qu'on le remarque, et généralement, il parvient à ses fins, sans se douter (ou plutôt, il ne veut pas le voir) qu'on se fiche bien de lui  dès qu'il a le dos tourné.

Problèmes de santé physique : Lionel a appris il y a 8 ans qu'il était stérile et ne pourrait avoir d'enfants biologiques et cela lui cause beaucoup de désarroi. En dehors de ça, rien de spécial à signaler, à son âge, il a conscience qu'il doit faire attention à sa santé.  
Particularités autres : Sa calvitie mais faut pas le dire. Lionel a un grand tatouage de roses et de ronces qui lui travers le dos en biais, de son flanc gauche à son épaule droite. Une lubie qu'il ne regrette pas d'avoir réclamé pendant des semaines à ses parents.

CARACTÈRE
Personnalité :
Superficiel – Idéalise tout pour se protéger – Ignorant – Insupportable – Élitiste – Gosse de riche – Réactionnaire – Carriériste – Opportuniste – Arriviste – Lâche – Arrogant – Narcissique – Mégalomane – Égocentrique – D'une naïveté et d'une bêtise parfois affligeantes – Stupide (vraiment, il a un petit pois à la place du cerveau) – Ridicule – Très envahissant – Hypocrite – Faux-cul – Menteur (par omission volontaire ou pas, surtout) – Cupide – Radin – Hautain – Condescendant – Trop bavard – Ne sait pas garder un secret – Juge sur les apparences (ce qui ne s'applique pas aux Pokémon) – Bourré de préjugés – Nombrilliste – Baratineur – Immature – Matérialiste (à l’excès) – Lâche – Enfermé dans sa cage dorée – Trouillard – Paresseux – Capricieux – Empoté – Simpliste (au point qu'il en devient insultant) – Spécialiste en discrimination ordinaire de tout types – Croit tout savoir mieux que tout le monde – Impudent – Très distrait (quand il ne s'agit pas de ses propres passions, Lionel a du mal à se concentrer plus de 5 minutes sur quelque chose ou une conversation) – Dépensier

Plutôt pacifiste – Chaleureux – Obéissant – Confiant – Sûr de lui – Éloquent – Déterminé – Passionné (quand il aime quelque chose, il s'y consacre corps et âme) – Optimiste (en même temps, quand on fait attention qu'à sa pomme...) – Drôle – Beau parleur – Loyal – Soigneux – Cultivé (il est très difficile de le coller en ce qui concerne le monde de la coordination, au moins sur ça, sa culture est impressionnante, dommage qu'il soit trop imbu de lui-même pour la transmettre) – N'a honte de presque rien – Travailleur (quand il s'agit de coordination et de sa place de Maître) – Indépendant – Actif – Affectueux

Diva – Maniéré – Extravagant – Désinvolte – Cynique – Grand enfant – Joueur – Perfectionniste – Fier – Expressif

On dit un peu trop souvent que quelques mots ne suffisent pas à décrire le caractère de quelqu'un. Pour, Lionel, pourtant, un seul est déjà amplement assez, car il comprend à lui tout seul tout ce qui est détestable chez le concerné. Et puis, il ne faudrait pas lui donner trop d'importance, non plus.

Lionel est l'incarnation ce que le mot « superficiel » comprend de pire. Lionel ne vit que pour le paraître, que pour la reconnaissance et la distinction. Grand enfant gâté et capricieux, il ne cesse de vanter son mérite et prend de haut ceux qui osent être modeste pour mieux s'étaler et radoter. Gamin qui a manqué d'affection et d'attention durant son enfance ? Que nenni ! Lionel a eu l'enfance la plus douce, la plus opulente, et on ne parle pas là que du fait qu'il a passé sa vie à s'écouter péter dans la soie. Aimé, dorloté, adoré, couvert de cadeaux, de compliments et d'amour par ses parents pour le moindre de ses actes et poussé dans les domaines où il était doué, Lionel est devenu ce qu'on trouve de pire au rayon « gosse de riche pourri-gaté ». Confortable dans sa cage dorée depuis sa naissance, il ne s'est jamais questionné sur ce qu'il y a d'autre que son mode de vie dans le vaste monde, de ce qui se passe à l'extérieur. Il est incapable de se mettre à la place des autres, même s'il sait aimer son prochain (surtout quand il se sent aimé lui-même, ne nous mentons pas) et n'est pas du genre antipathique (simplement insupportable). Même si, au moins, on peut lui concéder qu'il n'est pas du genre agressif ou belliqueux (il est bien trop lâche et peureux pour chercher la bagarre, voyons).

Enfin, s'il est pacifiste, c'est avec un esprit extrêmement simpliste au point que cela en devient insultant. Selon lui, les choses vont quand on veut qu'elles aillent bien, et les gens n'ont qu'à changer de perspective et être positifs pour aller mieux. Facile à dire quand on est né dans l'opulence. Les inégalités, les injustices, ça lui passe au dessus. Il n'a jamais fait que répéter ce que lui expliquaient ses parents qui en même temps passaient leur temps à l'encenser, et n'a jamais cherché à comprendre. A vrai dire, il ne se sent jamais concerné, sans se rendre compte de ce que son indifférence peut avoir d'inhumain. Il n'est intéressé que par lui-même, la coordination, sa célébrité, être récompensé pour cette dernière.. Autant dire que tout ce qui existe en dehors de sa petite bulle obtuse et dont l'intérieur pue la vanité, Lionel s'en fiche autant que le cours des Furbies en bourse.

Centré sur lui-même, Lionel n'est que faux semblants avec son entourage sans même s'en apercevoir. Il a juste l'habitude d'être « comme ça », d'être cet être « parfait » et « incroyable » comme lui ont toujours répété ses parents. Et on ne parlera même pas de ce qu'il pense de ceux qui osent s'éloigner un peu des cases de la société, dont il croit tout connaître sans jamais s'être intéressé. Il n'a rien contre les gens ni ceux qui peuvent sortir un peu des cases, en soi, mais il est de trop mauvaise volonté pour apprendre à se renseigner et se faire un avis un tant soit peu complexe... C'est vrai, ce serait teeeellement difficile de faire le moindre effort pour apprendre un peu de ce que les gens auraient à lui apprendre. Il est typiquement le genre de personne qui passe son temps à faire des formes de discriminations banalisées. Mais ce n'est pas car c'est partiellement involontaire qu'il a le droit à la moindre circonstance atténuante. Car voyez plutôt un petit florilège de ce que ce sombre con nombriliste pense de vous : si vous êtes plus jeune que lui, il vous expliquera la vie comme si vous étiez attardé ; si vous êtes pauvre, il vous conseillera avec un sourire mielleux de faire plus d'efforts et que tout peut vous sourire ainsi ; si vous êtes une minorité visible ou LGBT, il ne vous le reprochera pas (car, eh, c'est pas votre faute, roh, hein), mais sourira en coin en vous confiant, sûr de lui, que vous êtes très courageux mais qu'il ne faudrait pas trop vous faire remarquer non plus, ce serait dangereux pour vous ; ah, et si vous êtes dépressif ou que vous avez quelconque maladie mentale ou handicap physique, eh bien il vous dira qu'il faut juste voir les choses de manière plus positive et vous souhaitera d'aller mieux sans chercher plus loin.

Bref, Lionel prend tout le monde de haut, et si il trouve quelque chose à exploiter pour mieux se mettre en valeur ou mettre en avant ce qu'il considère être son « mérite », il n'hésitera pas à l'utiliser. On l'a dit, il ne vit que pour le paraître et l'aisance qu'offre une vie de star. Ce n'est pas qu'il soit fondamentalement malfaisant (Lionel adore les gens et déteste la violence), mais dire qu'il est de bonne volonté serait un mensonge grossier. Il y a peu de chance que Lionel vous considère un jour comme son égal. Quand à ses supérieurs hiérarchiques, eh bien, il est fort capable de leur cirer les pompes et de s'écraser comme un caca dégoûtant si c'est pour obtenir quelque privilège. Oui, dans les faits, c'est juste une petite raclure qui déborde d'arrogance et d'ignorance et compense en souriant et en faisant comme s'il avait tout vu de la vie, alors qu'il n'a jamais tenté de sortir la tête de son trop profond arrière-train. Et très honnêtement, il est incurable. Il y a peu de chance qu'il se réveiller un jour, autant ne rien espérer de lui.

La seule chose qu'a Lionel pour lui, finalement, c'est la coordination. On ne pourra jamais lui retirer son talent (reconnu, c'est un fait que malheureusement on ne peut pas nier pour l'insulter), ni sa passion inflexible et la montagne de travail qu'il y consacre, c'est une certitude. Mais c'est littéralement tout ce qu'on peut trouver de bon chez lui, car si la coordination est toute sa vie, alors, il se fout de tout le reste avec une impudence certaine, sans en retirer la moindre honte. Habitué à ce qu'on fasse tout à sa place, il traînera la patte pour tout ce qui ne fait pas partie de son job, et chouinera dès qu'il n'arrive pas à faire quelque chose, réclamant au passage de l'aide en faisant la carpette. Oui, c'est un empoté des plus agaçants et il a en plus la fâcheuse tendance de se planquer dès qu'une situation tourne au vinaigre, en attendant que l'orage passe.

Si Lionel a des amis qui le comprennent et le connaissent ? Négatif. Il se contente de sa famille proche pour le conforter dans sa vision artificielle des choses. Les autres, il fera comprendre par de faux sourires et des jolies phrases que peu lui importe leur avis. Finalement, Lionel, c'est simplement la grosse pintade prétentieuse de service qui jacasse tout le temps, sur lequel on zappe dès qu'il apparaît sur notre écran, et qu'on adore détester pour dire des saloperies bien méritées dans son dos.

Goûts/Dégoûts :
Le guignol de service aime : La coordination – Les prix et les distinctions – Sa collection de trophées – Collectionner les objets de valeur et certaines antiquités (un contrôle fiscal ferait un malheur chez lui) – Ses Pokémon – Sa famille – Enola – La Compétition – S’entraîner – Bronzer – Se sourire dans le miroir – Se faire photographier et prendre la pose – Prendre des selfies et d'autre photos – Être actif sur les réseaux sociaux – La presse people (ça fait un peu partie de son job, en même temps) – L'escrime (qu'il pratique depuis ses 11 ans) et les sports de combat à l'épée en général – Nager (il pourrait passer des journées entières dans l'eau) – Le patinage (artistique ou non) – Les arts du cirque (qu'il n'a jamais trouvé le temps d'apprendre, et ses parents ne l'y ont  jamais autorisé non plus) – Les compliments – Échanger avec d'autres coordinateur (quand même, bien qu'il failli le supporter plus de 10 secondes quand il monopolise la conversation) – Les galas – Les cocktails (il en fait des assez fameux, à ce qu'il paraît) – Le cosplay/crossplay (qu'il pratique de temps en temps, il essaie d'apprendre à coudre mais n'en trouve pas le temps) – Les anime (surtout ceux de magical girl, il est un peu otaku sur les bords si on en croit sa collection de figurines) – L'alcool – Les pierres précieuses – La joaillerie (il a une assez belle collections de bagues ornées) – Conter ses exploits et raconter sa vie – La bonne cuisine (là où il ne respecte pas ses clichés, c'est qu'il n'aime pas la cuisine moderne ou trop luxueuse qui ne donne que de minuscules portions pour lui qui est fort gourmand) – Le yoga – Les tisanes amincissantes – Les massages shiatsu – Organiser son intérieur selon des principes feng-shui – Les dessins animés – Causer – Parler de la pluie et du beau temps et surtout pour ne rien dire ou pour le plaisir de bavarder – Les fêtes – Aller aux casinos ou en club privé – Les gens optimistes et spontanés

Le gros ringard n'aime pas : La violence – Les gens méchants gratuitement – La nourriture de mauvaise qualité – La trahison – Se faire insulter (il répondra de manière hystérique et très immature aux propos les plus bêtes) – Les silences embarrassants ou pesants – Les gens qui ruinent l'ambiance ou les fêtes – Le bateau (il n'a pas du tout le pied marin) – La voiture et les véhicules en général – Le misérabilisme – Qu'on lui dise ses quatre vérités – Qu'on lui fasse des reproches sur sa vocation – Les conflits (dans son entourage et aussi les conflits plus sérieux, idéologiques ou politiques) – Entendre dire que les métiers artistiques ne sont pas de vrais métiers

Objectifs et aspirations : Protéger sa famille et conserver à jamais la paix sur Enola. Marquer à jamais son nom dans le monde de la coordination et agrandir sa collection de trophées. Aussi, s'il y avait un moyen de rester éternellement jeune, Lionel arrêterait certainement toutes ses activités pour courir après.

Peur(s) : Oh, la liste est bien longue. Vieillir, être oublié ou ne plus pouvoir pratiquer la coordination arrivent de loin en tête de ses pires craintes. La violence et la guerre  ne sont pas loin dans le classement des peurs, et son suivies directement par sa phobie du noir. Oui, monsieur ne peut pas dormir dans le noir complet et met toujours sa veilleuse. Lionel a bien entendu la peur de perdre sa famille, et la peur des disputes et du conflit, devant lesquels il se trouve souvent très démuni.

ALIGNEMENT
Votre personnage a-t-il/elle connu Enola entre 2008 et 2017, sous le joug du Régime, et que pense-t-il de cette époque ? : Lionel était à l'étranger pour se dédier à des concours et à sa carrière la plupart du temps lorsque la guerre civile eut lieu. Néanmoins, il a connu l'espace de quelques mois l'occupation du Régime et n'en garde pas un bon souvenir. On lui a fait promettre de ne jamais en parler même si avec la position de sa famille ce n'est plus tant un secret, mais ses parents et lui-même se firent parfois informateurs pour le compte du Régime, histoire de se protéger des ennuis. Non-partisan certifié de la violence, Lionel n'est absolument pas fier de cette collaboration, c'est bien une des seules choses de son existence dont il a profondément honte. La guerre ne lui donnait que plus envie de quitter l'île pour de bon dès qu'il revenait, même si cela signifiait un peu trop souvent de laisser sa famille sur place pour se protéger lui-même. Il se console en se disant que tout le monde a heureusement survécu, mais ce serait mentir que de dire qu'il n'a pas quelques remords. La fin du Régime marqua chez Lionel un très grand soulagement dans tous les cas. Sa famille effaça immédiatement les preuves de leur collaboration passée quand les procès des ex-Régimeux commencèrent, et relièrent très amicalement avec la Compétition et Elixir.

Que pense-t-il/elle de la manière dont les choses ont évolué, et du nouveau gouvernement ? : Enola en a vu des vertes et des pas mures, ces dernières années, et même ce débile de Lionel le sait. Il était en voyage lors de la chute du Régime et les cataclysmes de 2017, et sa famille lui annonça être en sécurité. Protégés à Vanawi, les Roque-Lartigue ne furent pas touchés par l'Emergendémie et Lionel les rejoint finalement en 2018. Ne supportant pas de rester enfermé, Lionel a commencé à se faire bienfaiteur après des réfugiés, et s'est rangé du côté de la Milice naissante en voulant à tout pris empêcher qu'on fasse encore du mal à sa famille ou son île natale. Les Roque-Lartigue aidèrent la Compétition lorsqu'il fallu pourchasser les Régimeux, re-sécuriser l'île,  et donner naissance à la future Milice. En ce qui concerne le gouvernement, Lionel ne s'est jamais beaucoup interréssé à la politique et n'a jamais fait que répéter les dire de ses parents et de son grand frère. Autrement dit, il s’accommode très bien du système du Conseil des Régions... Il faut dire que bon, avec ses sous, il passe un peu au dessus de tout ça. Alors, encore une fois, ce serait trop demander de faire l'effort de s’intéresser, hein... ?

Que pense-t-il/elle de la légende de Regigigas ? : Oh, il trouve cette légende fantastique mais ne veut pas être associé aux Monarchistes. Ça ferait mauvaise presse. En revanche, avec la vision idéalisée qu'il a de lui-même, ça ne l'étonnerait pas d'être l'Elu de la Légende (il ferait le faux modeste, en plus).

Qu'est-ce que votre personnage pense d'Elixir ? : « Ce sont des gens drôlement gentils et intelligents » dira-t-il avec son air le plus benêt. Il n'a pas grand chose à dire sur Elixir.. Sa belle-soeur Gladys et son neveu Sanson en sont, et ce sont de merveilleuses personnes à ses yeux, alors... Pourquoi s'inquiéter d'Elixir ou de l'effet néfaste qu'ils pourraient avoir sur Enola ? C'est quand même eux qui ont sauvé l'île de l'Emergendémie ! Bon, Olga Wallace n'a pas l'air commode dans ses discours, mais bon, c'est peut-être parce qu'elle est un peu jalouse de la compétition... ?

Qu'est-ce que votre personnage pense de la Compétition ? : Les Roque-Lartigue ont toujours eu de très bons liens avec la Compétition, même avant qu'elle entre en politique. Cela est dû au fait que la banque familiale dirigée par Hanson, le frère ainé de Lionel, est l'un des organismes gérant les finances de la Compétition. Du fait de cette alliance de longue date, Lionel n'a jamais vraiment questionné l'autorité ni la place de la Compétition en tant qu'institution sur Enola, pas même quand cette dernière est entrée en politique (il faut dire qu'il est un peu trop bête pour s'en donner la peine). Sa famille et la Compétition sont amis, alors pourquoi irait-il tout gâcher quand c'est bien plus pratique pour tout le monde ainsi ! Et puis, c'est grâce à eux que Lionel peut réaliser ses rêves de grandeurs dans le monde de la compétition, ainsi que jouer pleinement son rôle de bienfaiteur pacifiste. C'est aussi eux qui lui ont donné son poste et font des beaux posters de lui, alors ! Sachant que la Compétition lui a donné son poste et un travail, il a au moins conscience qu'on attende de lui d'être un exemple et il obéira sans aucune question pour tout ce que la Compétition lui demandera, tout en se donnant le maximum de mal (ce qui ne veut pas dire qu'il lui arrive de déraper en pensant bien faire).

Qu'est-ce que votre personnage pense des Anarchistes ? : Bouh, les anarchistes ! Plus sérieusement, Lionel ne s'est jamais intéressé à ce qu'était l'anarchie alors il se limite à ce que disent sa famille en ce qui le concernent pour le moment. Autrement dit très grossièrement, qu'ils prônent le désordre et les conflits idéologiques pour prendre le pouvoir. Il n'en faut pas beaucoup plus à Lionel pour les craindre... Ah, heureusement qu'il ne sait pas encore que sa plus jeune nièce est de leur côté, ce serait fort dommage qu'il doive revoir depuis le début ses vue sur les Anarchistes, pas vrai ?

Alignement/Allégeance ? : Compétition. Il n'a jamais eu aucun doute là-dessus.
ET VOUS?
PUF/Surnom : Cobara.
Âge : 24 carats.
Disponibilité : Fut un temps où j'avais une vie dans le vrai monde (a)
Comment avez-vous connu le forum ? : Je fias le chemin tous les jours à pied :v:
Suggestions ? : On pourré fer 1 diskord pr le fauromme?????
Personnage sur l'avatar : Jeremiah Gottwald [Code Geass]
Code : Mangé, j'ai pas pu résister !
Autre: Gnéhéhé.

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"Au nom de la Milice, je vais transformer les méchants en gentils avec le pouvoir du #663399 ! "
DCs: Cobaltium, Tobito, Alexander, Angarde, Mell et Ludwig.
RPs: Samaël, Arthur.
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Lionel Roque-Lartigue
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MessageSujet: Re: Au nom de la lune, je vais te punir !    Ven 9 Mar - 21:41

HISTOIRE
Romane DeGraeve ne voulait pas faire la fine bouche à l'idée de gagner une grosse somme d'argent sans trop se fatiguer, et sur le dos d'un gros enfant de riche. Son projet est assez simple et elle n'ira pas s'en vanter : avoir ce chèque et partir pour une longue année sabatique sans soucis. Les derniers mois de travail sur son dernier livre l'ont épuisée et ce dernier ne se vendant pas bien il lui fallut rapidement ré-embrayer sur autre chose. Elle est une écrivaine qui fait son beurre avec un best-seller de temps à autre. Pas autant qu'à son âge d'or passionné et tant qu'elle le voudrait mais elle n'est pas à plaindre non plus. Les retours sur ses œuvres étaient de plus en plus médiocres, mais une bonne ou très bonne critique ça et là par son lectorat le plus fidèle, suffisait à faire décoller juste assez les ventes. Du haut de ses 55 ans, Romane n'attendait plus grand chose de sa carrière d'auteure et ça ne serait pas la première fois qu'elle aiderait un richard sur le retour à écrire sa biographie. Probablement qu'en faisant cela, elle se rassurait sur le fait qu'il y avait des gens plus désespérés qu'elle dans l'optique de laisser leur marque dans le monde de manière tout à fait narcissique. Pour sa part, Romane faisait le deuil de ses plus belles années de carrière depuis quelques temps. Son moment de gloire était passé, elle le réalisait. Mais Lionel Regis Roque-Lartigue, lui, semblait encore très attaché à briller au dessus des nuées malgré toutes les moqueries qui circulent à son sujet.

Une proposition avait été publiée par l'agent du nouveau Maître Coordinateur d'Enola sur un certain nombre de réseaux d'auteurs, et Romane avait répondu à l'appel, attirée comme d'autres confrères par la somme suggérée par l'annonce. Et, un petit mois plus tard, voici Romane qui vient de quitter sa demeure Zazambienne pour rejoindre les plages voluptueuses du sud et marcher jusqu'à un cottage des plus prétentieux. Une plaque d'or sur la haie impeccablement coupée informe de l'identité de l'occupant des lieux, suivi d'une mention des plus embarassantes pour quiconque doté de plus d'un neurone actif : « Bienvenue dans la Demeure de Lionel Régis Roque-Lartigue, Maître Coordinateur de la Ligue d'Enola, là ou l'excellence vient vous éblouir ». Si Romane ne craignait pas d'être vue par le propriétaire des lieux, elle aurait gloussé pour faire passer son dégoût. La porte de bois vernie et lissée de manière maniaque, accompagnée de cette plaque annonce la couleur : tout ici ne semble être que faux semblants trop lisses et propres pour ne pas cacher un trop grand vide et un manque flagrant de personnalité.

De l'intérieur, le cottage était tout aussi superficiel. Des rubans, des trophées, des coupures de journaux ou des imprimés d'articles en ligne à l’effigie du Roque-Lartigue ornent les murs dès le hall. Et Romane préféra ne pas rester trop longtemps sur l'immense portrait du mégalo vivant en ces lieux, se contentant de se concentrer sur ce que l'agent du nouveau Maître lui racontait. Le principal intéresse ne tarderait plus, il est simplement en train de se changer. Romane afficha un sourire de façade et patienta calmement, jusqu'à ce que le propriétaire des lieux débarque à grand bruit dans le Hall et s'autorise un baise-main des plus gênants. Faut-il cela avec tout le monde ? Il fit faire le tour de ses trophée à l'auteure avant de l'emmener dans son grand bureau. Jamais Romane aurait cru qu'elle pourrait rester si longtemps à lutter, paupières grandes ouvertes, contre le sommeil provoqué par des mots.

Une fois dans le bureau, Lionel la pria de l’appeler par son prénom, et s'assit, l'air inspiré, derrière son bureau, pour lui expliquer comment il imaginait son autobiographie. Romane prit des notes, pour la forme. Globalement, ils veulent tous la même chose : quelque chose de simple et efficace (selon leur vision des choses), qui représente ce qu'ils sont dans ce qu'il y a de plus sincère et modeste (selon leur vision des choses), qui puisse rendre compte de la beauté de leur carrière de zéro à ce qu'ils sont actuellement (toujours selon leur vision des choses) et que l'ouvrage puisse plaire aux fans de la première heure comme inspirer les nouvelles générations (oui, c'est qu'ils pensent vraiment bien faire, en plus). L'auteure savait qu'au fond, elle ne ferait que prendre en note les longs discours du grand couillon en train de se préparer à commencer à lui raconter sa vie tandis qu'elle apprêtait pour sa part un dictaphone.Bon sang, que ce type doit être seul. Pour autant, elle n'allait pas le prendre en pitié. Une minutes plus tard, le richard commençait.

« Je suis né, ici, sur Enola, dans la grande et merveilleuse Famille Roque-Lartigue. Oh, oui, évidemment, que vous nous connaissez ! Nous descendons du grand colon du même nom.. Je ne sais pas bien ce qu'il a fait pour s'enrichir au point que nous sommes toujours très bien nantis, mais ce devait être un homme charmant ! Je suis né 8 ans après mon grand-frère Hanson. Oui, c'est bien lui qui dirige la banque familiale à l'heure actuelle ! Notre nom est partout, j'ai toujours connu ça... Enfin, passons, parlons de moi, plutôt ! »

En se repassant les enregistrements de leurs entrevues (Arceus bénisse le dictaphone qui l'empêchait de retourner chez le Roque-Lartigue pour l'écouter aimer s'entendre parler), Romane se disait de plus en plus qu'elle aurait dû fuir à cet instant précis. Ou ce fils de bourge s'était mis à l'aise en caressant son fichu Moufflair pour s'attarder dans des discours interminables sur sa personne, son mérite et celui de sa famille. Après avoir vu plusieurs fois le coordinateur, l'auteure avait pris l'habitude de couper ces moments d'égo-trip interminables. Ça lui facilite largement la vie, car, il faut bien le dire, si on enlève ces monologues narcissiques, il ne reste plus grand chose au blabla cet andouille de Lionel.

« Mon enfance a été la plus douce du monde, grâce à mes parents et à mon grand frère. Ils étaient tous très contents de ma venue, et ils me dorlotaient comme j'étais le petit dernier... Tout le monde, Papa, Maman, les amis de Papa et Maman et le reste de la famille me disaient toujours que j'étais le plus mignon ou le plus beau. Je ne sais pas si cela plaisait trop à Hanson, mais bon, lui, il est très intelligent, c'est important aussi, d'être intelligent. Surtout quand on est banquier. Enfin, on me couvrait de cadeaux, on s'émerveillait sur mon joli sourire... tout allait bien. »

Finalement, il n'a pas vraiment grandi depuis cette époque. C'était la réflexion que se faisait souvent Romane maintenant qu'elle avait une vue d'ensemble sur la vie de l’énergumène qui lui avait commandé cette autobiographie encensante, ce vécu intégralement idéalisé pour cacher ce qu'il y a de plus laid et manquant cruellement d'objectivité. Oh, bien entendu, ce n'est pas à elle de juger ou de rendre son avis. Mais, soyons honnêtes, à quoi serviraient ces autobiographies ridicules de personnes se croyant les plus fameuses et érudites, si ce n'est à se moquer ?

« J'ai commencé à aller à l'école dès mes 3 ans, dans un établissement privé très côté, où était aussi allé Hanson. C'était important que j'aille dans celui-ci, pour que je fréquente des enfants « comme moi », selon les dires de Papa et Maman. L'école s'est toujours assez bien passée, de mon point de vue... Je n'étais pas un vilain garçon, je me faisais des amis, ça se passait très bien. En arrivant en primaire, je m'épanouissais toujours avec mes amis, mais je crois que les professeurs ne m'aimaient pas beaucoup. J'étais un garçon très rêveur -je le suis toujours-, et j'avais du mal à suivre en classe, parfois même j'oubliais mes devoirs, les instituteurs me rappelaient souvent à l'ordre... Mais que voulez-vous, mon imagination débordante et unique faisait déjà des émules ! Je trouvais désagréable que les professeurs me le reprochent, alors je m'en suis plaint à mes parents qui sont tout de suite montés au créneau ! A ce moment-là, ils ont aussi demandé à Hanson de m'aider pour mes devoirs, mais je trouvais toujours ça difficile, et franchement ennuyeux. Les années ont passé ainsi et Papa et Maman ont commencé à décréter que le parcours scolaire classique ne me correspondait probablement pas. Maintenant que j'y repense, ce n'est pas étonnant... Au fond, ils le savaient que j'étais si exceptionnel que me placer dans les cases classiques du système ne marcherait pas ! Ceux-ci ne suffiraient pas à éveiller mes véritables capacités ni mon potentiel. A l'école, j'étais pourtant doué pour le sport et les activités plus artistiques... C'est pour ça que Papa et Maman ont commencé à m'inscrire à des enseignements de toute sorte... j'ai commencé à faire du piano, de l'escrime, du patinage artistique alternant avec de la natation, principalement, et d'autres activités sportives ou créatives qui mettaient aussi mon beau visage en valeur. Cela m'arrangeait : je passais moins de temps en classe. Et Papa et Maman avaient raison ! Je me suis bien plus épanoui ainsi, je me suis même découvert une passion pour ces activités qui me poussaient à m’entraîner de plus en plus, prenant exemple sur Hanson, toujours en train de travailler et d'étudier. Papa et Maman applaudissaient toujours mes nouvelles prestations, plus que Hanson qui se moquait parfois... Je crois qu'il était jaloux, des fois, que j'attire plus l'attention que lui. Il disait que si je faisais des trucs artistiques, c'est parce que j'étais trop bête pour le reste. J'ai jamais trop compris d'où il sortait ça, mais bon... »

Pourtant, Romane, elle, n'avait aucun mal à trouver d'où les affirmations infantiles d'Hanson Roque-Lartigue venaient... Son petit frère n'a pas la réputation d'avoir inventé l'eau chaude. Et aussi, maintenant, elle comprenant pour quelle raison leurs parents avaient tenu à ce point à éloigner leur cadet du parcours scolaire classique. Lionel est bien trop dans son monde pour s'en rendre compte... mais il aurait été très ennuyeux et embarrassant que les Roque-Lartigue se retrouvent avec un de leurs deux successeur incapable de se concentrer plus de deux minutes sur une feuille de calcul. Ou même de s'afficher avec un tel cancre qui a choisi pour vocation de faire le « saltimbanque »... Ils ont plutôt bien placé leur pions pour s'en conforter, vu la situation du coordinateur à l'heure actuelle. Décidément, Lionel ne doit-il pas tout au fait que la nature n'ait pas choisi de lui faire grand mal physiquement parlant ? Enfin, par rapport à cela, l'écrivaine l'assurera haut et fort, il est impossible de trouver ragoutant le Maître Coordinateur après avoir écouté ses discours plus de 30 secondes.

« J'ai toujours passé beaucoup de temps devant la rediffusion des matchs de coordination à la télé. Comme Papa et Maman travaillaient déjà avec la Compétition, je pouvais souvent voir des matchs et des concours en live aussi ! On peut dire que mon enfance et mon adolescence ont vraiment été bercés par tout ça, et vers 12 ans, j'ai commencé à vouloir faire comme mes idoles qui défilaient à la télé tous les jours et dans les Amphithéâtre d'Enola. J'étais sûr que j'y arriverais, en plus, car Papa et Maman m'encourageaient et disaient déjà que je ferais un grand coordinateur ! Ils ont commencé à me présenter pleins de jolis Pokémon. Ils étaient tous très mignons, mais je n'en trouvais aucun à ma convenance... C'était un peu nul, j'avais l'impression que mes parents ne me connaissaient pas du tout ! Faire de la coordination, ce n'est pas que faire des choses mignonnes ou jolies ! Moi, ce que j'aime, c'est les coordinateurs et les coordinatrices qui font des attaques vraiment très perfectionnées, avec des esthétiques grandioses... pas juste des trucs de starlettes ! J'ai un peu boudé, le jour où l'on m'a montré tous ces Pokémon adorables, mais qui ne me convenaient pas... Bon, l'un deux a quand même plu à Hanson, mais les autres, je m'en fichais. Je me souviens être allé dans le jardin pour bouder, et c'est ainsi que j'ai rencontré Damoclès. Ce n'était qu'une petite, toute petite Aspicot... Mes parents, en la voyant entrer dans la maison ont crié et n'étaient pas contents. Mais ils ne savaient pas que les Aspicots se changent en magnifiques guêpes escrimeuses comme j'en avais déjà vu à la télé : des Dardargnan ! En plus, il s'était passé quelque chose, entre moi et Damoclès, ce jour là. L'Aspicot m'avait surpris en train de bouder, et elle était venue me consoler, tout simplement, le courant était tout de suite passé. Et Papa et Maman durent bien l'accepter, sinon je piquais des crises. Ils ont failli déchanter et se poser des questions encore une fois sur ma vocation lorsqu'ils m'ont vu rapporter Moloch, un Moufouette chromatique qui se cachait dans la cave et qui ne s'était laissé prendre à aucun piège posé par Papa et Maman ; je l'avais trouvé tout sali et apeuré dans son coin, et j'avais réussi à apprivoiser en lui donnant un bon bain bien mérité, qui fit briller son superbe poil fuschia. En le nourrissant et en le chouchoutant, Moloch avait fini par m’apprivoiser, lui aussi, au grand désarroi de mes parents, qu'il « parfumait » régulièrement à sa façon, si vous voyez ce que je veux dire, hohoho, c'est un peu osé ! En fait, avec mes bestioles que Papa et Maman trouvaient pas très adéquates à la coordination, ils avaient besoin que je leur prouve que je savais ce que je faisais. Je n'ai pas bien compris, mais je n'allais pas passer à côté de l'occasion de me donner en spectacle. Avec Damoclès devenue une belle Dardargnan depuis et Moloch, j'ai mis en scène un combat stylisé en m'inspirant des styles de mes coordinateurs et coordinatrices favoris... Moloch était un monstre des marais empoisonnés, et Damoclès, une Reine guerrière. C'était fabuleux, et Papa et Maman ont applaudis, rassurés. »


Ah, la tirade mégalomane et grandiloquente d'une heure que le coordinateur a fait à la suite de cet épisode, Romane s'en souvient encore... Il était déjà plus de 6h quand elle avait commencé, et Romane avait passé cette heure à regarder le soleil se coucher tout en luttant pour ne pas s'endormir devant l'autre andouille. Mais, s'endormir devant lui aurait-il vraiment fait la moindre différence ? C'est à peine si Lionel s'adresse encore à elle quand il récite sa vie. Romane faisait partie de meubles, à force de le laisser parler. Autant dire que... Qu'il s'en rende compte ou non... Ce type est bien trop imbu de lui-même et dans ses propres délires pour laisser la moindre place à autrui. C'est sans aucun doute pour ça qu'il vit seul et qu'il n'écoute pas ce qui se passe autour quand il raconte ses histoires. Ah, et pour le coup, Romane n'a pas pitié de lui une seule seconde. C'est lui qui a choisi de vivre avec des vues sur le monde si limitées.

« Avec tout ça, j'allais entrer au lycée. Mes résultats au collège n'étaient toujours pas foufous, comme j'étais bien trop concentré sur mes autres activités. Papa et Maman insistaient tout de même au près des établissement pour que je passe dans les classes supérieures... Eux, au moins  ils savaient tout le potentiel que j'avais, pas comme les professeurs qui n'y connaissaient rien ! En tout cas, pour le lycée, mes parents m'ont proposé de sortir de l'enseignement général et scolaire, et ça tombe bien ! J'avais lu dans plusieurs interview de coordinateurs qu'il existait une très bonne école à Kalos, en France. Papa et Maman avaient un peu hésité, récalcitrants à m'envoyer à l'étranger, mais heureusement, une de mes tantes habitait là-bas, à l'époque. Ils entreprirent donc de monter mon dossier, avec de nombreuses vidéos de mes prestations, et ils payèrent aussi très cher les frais d'inscription pour être sûrs que je sois accepté ! »


« Et ainsi, c'est à mes 16 ans que je fus en âge d'intégrer l'école et que je partis à Kalos. J'ai été accueilli par ma tante Colette et j'ai fait ma rentrée dans la grande école de coordination. J'ai appris à m’entraîner avec mes compagnons pour être le meilleur parmi mes camarades, car la compétition était très rude ! En plus des cours de visionnages de concours, d’entraînements, d’apprentissage des types, des attaques et des différents modes de combinaison et d’interaction des capacités des Pokémon, on était souvent invités à concourir entre nous. Il fallait toujours courir après les prix pour prétendre aux meilleures places et espérer par exemple entrer dans les Masterclass dispensées par des grands coordinateurs ou des grandes coordinatrices. Au début, c'était difficile. Je n'étais pas le seul qui avait beaucoup de talent, alors j'ai mis les bouchées doubles avec Damoclès et Moloch... Tous les ans, un grand tournoi de coordination était organisé par l'école pour clore l'année avant les vacances. C'est à 18 ans que j'ai réussi à être qualifié parmi les finalistes pour la première fois. Lors de ces grands tournois de l'école, la tradition voulait que le gagnant remporte un Tenefix, le Pokémon totem de l'établissement. Je ne suis pas sorti vainqueur cette année-là, mais il s'en était fallu de peu. L'année, d'après, en revanche, à mes 19 ans, je triomphais du grand tournoi, et c'est à ce moment là que Draupnir, mon Tenefix, fin son entrée dans mon équipe. »

Il leur fallait bien ça pour se rassurer que leur fils le plus ingrat avait la moindre chance de percer dans le milieu artistique : une garantie financière. Et pour cela, il fallait l'envoyer vers un établissement qui propulsait vers le monde du show buisness. Romane s'était renseignée sur l'école en question... Un établissement ou les plus riches sont acceptés, certes avec un enseignement de qualité en conséquence. Mais aussi avec le but de « vendre » ses produits, autrement dit, ses étudiants. Quand on regarde Lionel, ses réflexes, sa dépendance à son image et son obsession de rencontrer des gens sans jamais vraiment les connaître tant il est centré sur lui-même.. Lui ne s'en rend pas compte, mais il n'est qu'un pur produit capitaliste, un produit certes avec du talent, mais qui a été jugé toute sa vie sur la qualité de son apparence.

« Papa et Maman étaient si fiers de moi ! Et aussi de Hanson, qui pendant que j'étais à Kalos, finissait  ses études d'économie avec succès ! Il paraît qu'il avait déjà les épaules pour succéder à nos parents à la tête de la banque, et moi aussi, en plus d'être fier de moi, j'étais fier de lui. Comme à mon habitude, je rentrais en vacance à Enola pour voir ma famille qui s'était bien agrandie depuis plusieurs années. Hanson s'était fiancé et marié très tôt selon le désir de Papa et Maman dès qu'il leur avait présenté sa future, Gladys. J'ai tout de suite adoré ma belle-soeur, tout aussi intelligente que mon grand frère... Il formaient -et forment toujours- un très joli couple ! Un an après leur mariage, alors que j'étais à peine parti pour Kalos, j'avais eu ma première nièce : Anne-Marie. Quand je suis rentré après mon succès au tournoi, cette petite avait déjà 3 ans ! Et apparemment, Hanson et Gladys voulaient avoir d'autres enfants à la suite de leur aînée. Du haut de mes 18 ans, on commença à me charrier sur le fait qu'il me faudra avoir des enfants moi aussi. Ah, j'aurais aimé, oui, beaucoup. A ce moment-là, je n'avais cependant encore rencontré personne, et je voulais prendre mon temps pour ce genre de choses. M'occuper et gâter ma nièce et deux ans après, mon neveu Sanson me convenant déjà amplement... »

Et Arceus nous protège qu'une ribambelle de Lionel-bis n'envahisse Enola... Bon, Romane n'est pas là pour juger quel genre de père serait le coordinateur, mais vu son narcissisme bien puant, la vision d'horreur qu'il fasse en sorte que tous ses gamins lui ressemble est... Pas si irréaliste, disons.

« Entre 19 et 23 ans, c'était mes dernières années à l'école de coordination. Les meilleurs étudiants de l'école (comme moi-même, donc), étions régulièrement sollicité dans l'organisation de concours ou d’événements liés à la coordination. Par ailleurs, nous étions incités à faire le tour des Salons Pokémon de Kalos avec nos alliés pour nous faire connaître, et autant dire que je ne me gênais pas pour faire des apparitions remarquées. A mes 23 ans, je commençais à véritablement me démarquer et mon nom était connu, à Kalos, dans le monde des coordinateurs. C'est à cet âge que je suis sorti avec les félicitations de mes professeurs de mon école de coordination. Comme je faisais parti des meilleurs étudiants, on me demanda de faire un discours... Toute ma famille était venue me voir, et n'avaient cessé de me dire comme je pouvais enfin entrer dans le grand monde du show buisness.  Après la cérémonie et en obtenant mon diplôme, je suis retourné avec ma famille sur Enola. Dès mes 24 ans, j'ai commencé à courir entre les amphithéâtres Enolians, me faisant connaître également sur mon île d'origine et sur ses écrans. Même si j'étais déjà très ambitieux, je n'avais pas pour projet de devenir Maître à ce moment là, je voulais simplement me faire connaître dans tous les amphithéâtre du globe, et laisser ma trace dans le monde de la coordination, encouragé par ma famille. »

« Cette année-là, j'ai aussi rencontré Sherylle. Tout comme moi, elle était coordinatrice, et nous nous affrontions régulièrement, en sa qualité d'ancienne Championne d'Amphithéâtre. C'est allé plutôt vite entre nous, et mes parents étaient si ravis qu'il accueillirent tout de suite Sherylle dans la famille. Nous nous mariâmes encouragés par Papa et Maman l'année suivante, peu après mes 25 ans et la naissance de ma seconde nièce, Nadia. Sherylle et moi projetions de nombreuses choses, et nous entendions sur la plupart de nos projets, du moins, sur les projets dont je n'avais de cesse de lui parler... Avoir des enfants, bien entendu, mais aussi aller courir les compétition de coordination autour du monde ! Tous ces magnifiques projets que je prévoyais pour nous ne purent être réalisés immédiatement, toutefois, car le malheur vint cette même année 2008 frapper Enola. »

Tiens donc... Si les parents les ont pressé pour se marier et bien rentrer dans les cases de la société, Romane ne s'étonne pas trop que Lionel ne soit plus marié désormais. Enfin, peut-être se mêle-t-elle de ce qui ne la regarde pas. Mais en même temps, cela lui fait du bien de juger un peu, au milieu de ce boulot à la con dont elle s'est elle-même donné la charge.

« C'était le Régime et leur armée qui avaient pris le pouvoir et fait pendre la jolie et gentille Eliza Turnac. La Compétition avait continué malgré tout alors notre famille survit au joug de l'armée blanche. Je ne voulais pas rester sur Enola dans un tel climat, et puis... J'étais certain que le régime ne resterais pas. Il y avait la Résistance, pour s'opposer à eux, alors, la guerre se terminerait bien un jour, non ? Je n'aurais jamais pensé que cela prendrait tant de temps, et ce climat angoissant m'empêchait de bien me concentrer sur mes concours à Enola ! Et puis... Ce n'est pas la seule mauvaise nouvelle que j'appris en ces temps obscurs. Moi qui pensais que Sherylle et moi, c'était pour la vie, eh bien... Ça n'allait pas aussi bien que je l'aurais pensé. Elle me reprochait de prendre trop de place ! Et de toujours l'éclipser ! Mais je n'y pouvais rien ! Il est vrai que j'ai toujours été meilleur coordinateur qu'elle, mais je l'aimais dans tous les cas ! Dans ma tête, elle restait la mère de mes futurs enfants, et... Eh bien... Disons que j'ai appris à 28 ans que des enfants, ils n'y en aurait pas. Il n'y en aurait jamais. Du moins, pas d'enfants biologiques. Pas avec moi, car après plusieurs tentatives infructueuses, le médecin nous apprit que j'étais infécond. Cette nouvelle a terminé de nous séparer, Sherylle et moi. Un an plus tard, nous avons divorcé et Sherylle a quitté Enola. Je restais dans ma famille pendant ce temps, et voir mes nièces et mon neveu grandir me mettait un peu de baume au cœur. Anne-Marie avaient d'indéniables talents artistiques et sa petite sœur Nadia l'imitait, pleine d'admiration. Sanson était pour sa part plus dans les pas de ses parents, mais avait tout mon amour autant que ses sœurs. Hanson ne semblait pas aussi coulant que nos parents sur les loisirs artistiques d'Anne-Sophie, et la jeune fille en pleine adolescence se disputait souvent avec mon frère. Je n'aimais pas trop les voir ainsi, alors la plupart du temps, je les laissait faire en allant m’entraîner. »

Peut-être que c'est ça, pour Lionel, avoir la vie dure. Bon, on ne va pas commencer à débattre sur les résistances de chacun à la peine et à la douleur et à comparer, car ce n'est pas la question. Mais si cela devait être le passage dramatique de l'histoire de Lionel, Romane aura bien du mal et des envies de vomir de le faire passer comme tel. Tout le reste était bien trop plat et toujours pareil pour qu'on ait la moindre peine pour le coordinateur dans l'état actuel des choses. Enfin, c'est son rôle, de faire paraître cette vie si peu palpitante incroyable. Ah, heureusement qu'elle finissait généralement ce qu'elle commençait, sinon l'écrivaine aurait passé l'éponge depuis un temps. Mais, il lui fallait penser à son chèque.

« J'avais 30 ans et grand besoin de reprendre les concours et les compétitions. La séparation avec Sherylle et l'annonce de ma stérilité m'avaient affecté et attristé. Mais il me fallait recommencer à concourir et à forger ma renommée, comme le disaient Papa et Maman ! Mes trophées se languissaient de ne pas avoir plus de compagnie. Je suis resté encore quelques mois dans les environs d'Enola, combattant ses Champions d'Amphithéâtre et son nouveau Maître. Mais j'avais envie de voir du pays, de changement. Alors, j'ai quitté Enola et ma famille pour quelques temps, échappant au passage à l'ambiance angoissante et morose que le Régime rependait encore sur l'île... »


« J'aime infiniment ma famille. Mais les années qui suivirent, je ne les ais plus vus autant que j'aurais voulu. Au début, je revenais souvent, puis, les contrôles du Régime se faisant plus durs, j'ai commencé à passer plus de temps à l'étranger que chez moi. Je courrais sans cesse d'un amphithéâtre à l'autre, d'avions en avions, de continents et de régions en régions. J'ai parcouru les Music-Hall d'Unys en Amérique, les Super concours de la région de Sinnoh et Hoenn... J'ai vu beaucoup de pays, beaucoup de belles citées, de grands hôtels. J'ai retrouvé pour de bon la passion de l’entraînement ces années, et de nouveaux alliés nous ont rejoint à l'époque. Murasama fut le premier d'entre eux. C'est en parcourant le Pokéwood d'Unys que j'ai rencontré ce bel Amphinobi. A vrai dire, il n'avait plus vraiment de dresseur depuis longtemps, mais continuait de se produire au bon désir des producteurs sur les planches du Pokéwood. En le voyant  resplendir à l'écran, et s'ennuyer hors de la scène, j'ai insisté pour l'acheter aux producteurs. J'avais économisé beaucoup d'argent de mes premières places et de mes autres prix gagnés, mais faire l'acquisition de Murasama m'a temporairement mis dans une petite galère financière. Heureusement, Papa et Maman comprirent très bien et m'aidèrent à repartir de plus belle ! La course continua jusque vers la région d'Alola. L'archipel n'était pas vraiment couru par les coordinateurs, mais je me suis posé quelques temps là-bas, pour profiter des agréments. J'y ait aussi rencontré Aegis, une très jolie Bébécaille à l'époque. Tandis que j'explorais, cette petits m'a défié et je lui ait trouvé un potentiel inouï pour la coordination. Et puis, une fois grande, je savais qu'elle pourrait me protéger si d'aventure je rentrais à Enola. »

« Nous étions déjà en 2016, alors. Du haut de mes 33 ans, j'informais mes admirateurs sur les réseaux sociaux de mes activités, de mes entraînements et de chacun de mes concours, comme je commençais à me faire un nom dans le milieu de la coordination et à avoir une image et une réputation à tenir ! Je prenais toujours des nouvelles de ma famille, et recevais régulièrement des photos et des vidéos d'Anne-Marie, Sanson et Nadia. Ils étaient désormais âgés de 18, 13, et 8 ans. Hanson et Gladys aussi, venaient aux nouvelles, et je commençais à avoir envie de revoir en chair et en os tout ce petit monde, même si Enola s’abîmait et s'épuisait encore dans les conflits persistants entre le Régime entre la Résistance. Mais, plus pour longtemps, si seulement jamais su... En septembre 2017, j'appris qu'un cataclysme naturel avait frappé Enola. Évidemment, apprendre par les informations d'Alola comme mon île natale était si mal en point m'a tout a fait accablé et paniqué. Je ne pouvais rentrer immédiatement à cause du chaos sur l'île et mis plusieurs jours avant de parvenir à joindre ma famille. Ces derniers allaient bien, mais je leur promis alors de rentrer dès que possible pour leur tenir compagnie, quand des transports me le permettraient. Je n'ai jamais aimé attendre, c'est pour cela qu'en général je vais directement chercher ce que je veux ou alors, je le réclame, et là, rentrer était si important que ne pas pouvoir me rendre sur Enola m'a fait perdre mon sommeil, mon appétit, et même ma motivation à la coordination... Oh, ne vous en faite pas, ça reviendrait bientôt ! Même les vols privés ne voulaient pas faire le voyage jusqu'à Enola, à ce moment là. J'ai donc passé des mois in-ter-mi-nables à attendre qu'une bonne âme ou une compagnie quelconque daigne avoir le courage de m'emmener sur mon île, pour retrouver ma famille. Et enfin, quelques compagnies privées (contre un prix que mon porte-monnaie n'a pas apprécié, c'est fou comme les gens profitent des situation d'urgence, ohlala !) faisaient le chemin jusqu'à l'île, avant de repartir immédiatement. »

Romane grinça des dents. Le passage qui suivait avait de quoi irriter n'importe qui de normalement constitué. Néanmoins, que ce soit pour se sentir mieux avec elle-même et sa vie, ou encore ricaner mesquinement, la cinquantenaire laissa la lecture de l'enregistrement tourner en allant se chercher un verre de vin.

« En arrivant, j'ai compris à quel point l'île avait changé de visage. Ne pas atterrir à Amanil m'avait déjà interpellé, car l'aéroport avait été déplacé à Vanawi. En un sens, tant mieux, je pourrais plus simplement et rapidement être chez Papa et Maman. Vanawi était sans dessus dessous. J'avais suivi les informations, même si l'étranger était dans une ignorance partielle des événements, j'entendais partout que des villes avaient été détruites, qu'une épidémie avait sévi des mois durant et que depuis peu, une société nommée Elixir était venu faire des recherches pour trouver un antidote. Hanson était totalement paniqué au téléphone et franchement désagréable... Apparemment, la fin du Régime et toutes les destructions causées par les cataclysmes avaient complètement fait chuter l'économie de l'île... Mon pauvre Hanson en avait gros sur la patate pour que la banque familiale ne coule pas... Vous vous rendez compte? Comment aurait-on vécu, si la banque avait fait faillite ?! Brrr... Bref, ce n'était pas exactement la meilleure ambiance pour débarquer, mais qu'importe, j'avais besoin de voir mes proches. Les transports étaient trop chaotiques, et je dus traverser la ville à pieds... Vous imaginez à quel point c'était terrible. Devoir marcher à travers les demeures temporaire des réfugiés d'Amanil et Zazambes et des hôpitaux temporaires remplis de personnes atteintes de l'Emergendémie, tout  en m'inquiétant de plus en plus pour ma propre famille ?! »

Oh, oui, Romane imaginait très bien, pour avoir vécu cette période elle aussi... A vrai dire, ce passage lui était pénible à entendre à chaque fois qu'elle devait se repasser l'enregistrement. L'écrivaine a toujours considéré qu'elle ne faisait pas partie de ceux qui sont à plaindre, néanmoins l'indécence de certains enfants gâtés et capricieux assoiffés de célébrité l'a toujours dégoûtée. Oh, en soi, Lionel n'a rien d'incroyable, il n'est qu'un de ces autres gamins insupportables et plaintifs qui aiment juste se plaindre pour qu'on les prenne en pitié... Pour Romane, il n'est qu'un énième cliché de fils de richard stupide qui n'a jamais eu a faire le moindre effort, et qui estime qu'il a du mérite d'avoir poussé son rêve jusqu'au bout... Alors qu'il a toujours eu le maximum de soutien moral et financier pour le réaliser.  Elle se demande souvent pourquoi ces gens là se croient si exceptionnels... Et pourquoi croient-il que l'humanité leur doit plus d'égards qu'aux autres ? Oh, peu importe. Elle commence seulement à en avoir marre de la rengaine de ce fichu coordinateur qui avait grand intérêt à être satisfait du manuscrit qui lui sera transmis sous peu.

« Heureusement, Papa, Maman, Hanson, Gladys et les enfants allaient tous bien. Ils avaient peur et ne quittaient presque pas la maison. Donc, au début, j'ai fait pareil qu'eux tant que la Compétition ne nous disait pas que tout allait bien... Mais... L'ambiance était oppressante, à la maison. J'étais parti quand il commençait à y avoir de l'orage entre Hanson et Anne-Marie, et j'ai alors constaté que cela n'avait pas vraiment changé. Ça, en plus de la crise économique qui donnait sans cesses des sueurs froides à mon frère et l'empêchait de dormir alors qu'il se plaignait de devoir licencier des gens à tout de bras... Ça a l'air dur, la vie de patron. Voyez-vous,  je suis quelqu'un qui ne doute jamais, qui a confiance en ses intuitions. Mais, là, je me posais des questions. Je me demandais si les choses auraient pu s'arranger si j'étais resté quand l'orage avait commencé chez mon frère... Je ne voulais perdre ni mon grand-frère ni ma première nièce, ce serait injuste ! Le destin n'a pas le droit de me les enlever ! Cette ambiance, où nous étions tous les uns sur les autres, c'était étouffant. J'ai fini par mettre le nez dehors. Et puis... J'ai réalisé que ma famille avait besoin de mon aide, et qu'Enola aussi avait besoin d'aide... De la mienne aussi ! J'étais parti trop longtemps, j'avais laissé ma famille et mon île en proie à l'adversité et voilà comment je les retrouvais ! Je n'ai jamais voulu apporter que la joie et le contentement, l’émerveillement autour de ma personne... Je suis quelqu'un qui aime faire le bien, en ce sens, qui aime voir des sourires sur les visages des gens et de sa famille. Oh, je sais ce que vous vous dites... Je suis quelqu'un d'assez simple et vous ne le pensiez pas, hein ? Hé, oui, je suis aussi plein de surprises, mais passons ! Je voulais faire quelque chose de grand... Pour ma famille, pour mon pays, pour me repentir de mon absence. »


Ah, une autre question... Romane fit une nouvelle pause dans l'écoute de ses enregistrement posa ses coudes sur son bureau, soufflant bruyamment de lassitude. Pourquoi se donne-t-il tant d'importance alors qu'il n'est un grain de sable ? Ce n'est pas car il a atteint un notoriété internationale dans le monde de la coordination que ça fait de lui un être exceptionnel. Non, vraiment, la moralité de tout ça, c'est peut-être qu'il ne faut pas trop dire à ses propres enfants qu'ils sont « spéciaux ». Si encore Lionel était resté dans son coin... Si seulement, oui. Pour la santé mentale de Romane  au moins, ç'aurait évité beaucoup de questions inutiles.

« Je me suis fait des promesses, et je respecte toujours mes promesses... Surtout quand je les fais à moi-même. Ne suis-je pas devenu un grand coordinateur tandis qu'ils s'agissait là de mon rêve d'enfant et de toute ma vie ? Cette fois, j'ai promis d'aider et rendre le sourire à ma famille et à Enola. Que faire alors... Oh, en toute simplicité... Devenir leur bienfaiteur ? Joindre mes efforts à ceux de la Compétition et des organismes de charité pour distraire les réfugiés par de magnifiques spectacles de coordination, apprendre des tours à quelques Pokémon de mes spectateurs, envoyer mon soutien financier à certains organismes, et demander à Pokémon les plus costauds d'aider dans les reconstructions ou le sauvetage de certains Pokémon ou orphelins, sous mon œil avisé... J'étais vraiment sur tous les chantiers. Quelle époque réjouissante... j'ai encore plein de photos de mes exploits qui traînent sur les réseaux sociaux... Ça a vraiment bien été affiché et ça a tourné sur la toile un petit temps, d'ailleurs ! Je n'en suis pas peu fier. Oh, Hanson et Papa et Maman n'étaient pas spécialement ravi que j'éparpille mon argent de la sorte. Mais j'avais la sensation de faire le bien autour de moi ! D'être un nouveau genre de héros social que tout le monde finira par adorer un jour ! Et puis, cela détournait un peu l'attention de la famille des soucis anxiogènes entre Hanson et ses filles. Grâce à moi, l'ambiance devenait plus agréable, et on riait de nouveau... Alors, il fallait que je continue. Puis... Il y a eu la traque des anciens du Régime. Ah ! Il ne faut pas vous méprendre ! M-Même si nous sommes riches, très riches, eh bien, nous, les R-Rogue-Lartigue, n'avons jamais au grand JAMAIS collaboré  avec le Régime ! J'ai toujours dit qu'ils étaient la pire chose qui soit arrivé à Enola ! Vous vous souvenez, quand je l'ai dit, hein ? Donc, il était tout à fait normal que j'aille aider la Milice naissante... Après tout, mes alliés sont bien entraînés et forts, et ce n'est pas car je suis coordinateur que je ne me suis jamais essayé à l'art des combats ! Hanson était plutôt partant pour que je m'engage auprès des futurs miliciens, cela nous permettrait de nous relier de manière significative avec la Compétition, leur rappeler les liens que notre famille ont toujours maintenant avec eux ! De manière très amicale, d'ailleurs ! Ce fut un sacré soulagement pour mon grand frère que la Compétition demande de nouveau les services de la banque familiale, malgré la précarité générale de l'île à l'heure actuelle... Mais, au nom de cette alliance, Hanson avait promis qu'il aiderait la Compétition à reprendre les rennes d'Enola. »

Se rendait-il compte que sa famille voulait certainement se servir de la bonne volonté de tonton coordinateur stupide pour se racheter une image... ? En réécoutant cette partie, cela paraissait assez évident à l'écrivaine qu'on prenait Lionel pour le dernier des imbéciles (ce qui n'est pas infondé) et qu'on l'avait peut-être fait coordinateur pour qu'il devienne comme son frère une poule aux œufs d'or... Ou peut-être Romane devrait-elle cesser d'être si sceptique et cynique. Après, on va encore la soupçonner de voir le mal partout. Comme dans cette défense pas très innocente de.. eh bien, de la prétendue innocence des Roque-Lartigue en ce qui concerne leur possible collaboration avec le Ragime. En même temps, quand il raconte tout ça... Ce n'est pas comme s'il n'avait pas l'air de follement s'amuser. Un véritable imbécile heureux. Qui décidèment n'inspire pas grand chose d'autre que la pitié, dans le meilleur des cas.

« Mes Pokémon ont beaucoup aidé. Il suffisait, en sortant avec d'autres futurs miliciens, que je leur demande de se mettre en chasse avec les Pokémon de mes collègues et ils revenaient de temps à autre victorieux ! Le fait est que moi et mon équipe nous rendions service, et on commençait à être reconnus pour nos divers services... Les années ont passé ainsi jusqu'en 2020. Hanson avait eu une bonne intuition, car il s'avère que la Compétition était revenue sur le marché et en politique de manière drastique, finançant des chantiers, l'intégration des réfugiés, reconstituant la sécurité sur Enola... Et naturellement, je suivais ce mouvement, en un trouvant un nouveau travail, bien que la coordination me manque parfois... Néanmoins j'avais toujours le temps de parler de mes folles aventures sur le globe et de toutes mes compétition, tout en tentant des reconstitutions de certaines combinaisons qui m'ont rendu célèbre. Les gens n'avaient que rarement le temps de m'écouter jusqu'au bout dans mes récits, c'est bien dommage ! Mais je ne leur en veut pas, dans ma grande générosité ! En revanche, j'aimais tellement parler et réciter des choses incroyables que parfois, la Compétition me choisissait pour lire des annonces à destination des Miliciens... je ne savais pas toujours bien ce que je racontais, mais ça concernait le rappel des valeurs de la compétition, l'importance de cette institution qui est une des plus vieilles et légitime d'Enola... Le temps passant bien vite, je n'ai même pas eu la chance de pouvoir échanger avec l'ancien Maître Coordinateur, qui partit en retraite dès 2020... Mais il y avait d'autres coordinateurs chez les miliciens, tels que les ex ou actuels champions d'Arène, toujours présents même si la Compétition Enolianne avait du cesser ses activités. Pourtant, Hanson, un jour, vint me dire qu'il avait entendu dire que le Compétition pensait à reprendre ses activités habituelles... Et que peut-être, un post d'Elite pourrait m’intéresser. Oh ! Dire que je n'y pensais même pas à ce moment là ! Ce que je peux être modeste, n'est-ce pas ? »


Non. S'il y a un mot qui peut définir Lionel... Eh bien, ce ne serait pas « modeste ». Passons.

« La place du Maître s'était en effet rendue vacante... Vous imaginez bien qu'avec une ambition comme la mienne, ma célébrité dans le monde de la coordination, ma place dans la Milice, je ne visais pas une place de simple Champion. Je n'était cependant pas le seul candidat sur la liste. Ah, nombreux étaient ceux qui voulaient la place que je convoitais au sommet de la Milice. Avec moi, la Milice et Enola ne connaîtrait plus la guerre. Fondamentalement pacifiste, j'empêcherais d'autre conflits grâce à mes belles paroles et mes bons sentiments, j'ensorcellerais les malandrins avec mes performances, et je rendrais les Enolians et ma famille heureuse, comme je me l'étais promis. Les derniers candidats en lisse, tels que moi, avaient en plus de leur motivations à travailler dans la milice, également dû se départager en ce qui concerne leur connaissance du monde du show-buiness, de la coordination, et sur le niveau de perfectionnement de leur art... Sur tous les points... Comment aurais-je pu être perdant. Mais... Alors que j'attendais impatiemment ma nomination, les relations entre Hanson et ma chère nièce Anne-Marie se sont dégradées une fois encore, et l'ainée des enfants de mon grand frère quitta Enola pour l'Amérique et Broadway. Son absence peina la famille, surtout ma jeune Nadia qui aurait bien voulu la suivre. Cela ne tiendrait qu'à moi, j'aurais dit « oui » à la cadette, et je l'aurais encouragée comme j'encourage toujours Anne-Marie. Mais Nadia resta à Enola avec la famille. Au moins, je lui ait fait savoir qu'elle avait mon support pour ses rêves d'artistes... Cela ne serait pas me respecter que de la décourager là-dessus. La vie a tout de même repris son cours, mais avec cette touche de morosité... Quoiqu'il en soit, j'ai reçu quelques temps après des nouvelles de ma nomination. La Compétition, voulut garder la surprise (et j'ai réussi à garder le silence, car ils me l'avaient ordonné!) de mon identité de Maître Coordinateur jusqu'au début de la 104e édition, en 2022, où je me suis présenté en grande pompe aux côté de ce cher et jeune Sirius... Un garçon charmant avec son masque Vénitien noir et certainement bourré de qualités ! Mes admirateurs sont toujours ravis de me voir aboutir à un tel poste, et n'ont cessé de m'abreuver de félicitations ce jour là... Ahhh, quelle belle époque nous vivons ! Tout ira bien désormais sur Enola,  maintenant que je suis à la tête de la Compétition que je ne décevrais jamais pour ce qui est de conserver la paix... pour cela, je leur obéirais au doigt et à l’œil, serais le digne serviteur des valeurs de ceux qui connaissent si intimement Enola depuis plus d'un siècle. Et bien entendu, je serais toujours présent pour émerveiller ceux qui s'aventureront au Grand Hall. Ceux qui me disent sur le retour n'ont qu'à bien se tenir ! »

Romane ferma finalement son ordinateur portable et s'étendit au fond de son siège. Le manuscrit n'avait plus qu'à être imprimé, lu, puis examiné par Roque-Lartique cadet et son agent. Il avait fallu passer du temps à travailler sur des formulations habiles et manipulatives, jouer sur la corde sensible pour provoquer des larmes de crocodile là ou Romane riait à gorge déployée, moqueuse... Oh, oui, un ouvrage sur une vie aussi vide et pitoyable, il n'y a qu'au mémés gâteuses que ça ne plaira. Si ça ne tenait qu'à Romane, elle demanderait à ranger l'ouvrage à côté des romans culcul la praline. Au moins, ainsi, la vie de Lionel trouvera peut-être un lectorat à la hauteur de son immaturité.

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MessageSujet: Re: Au nom de la lune, je vais te punir !    Dim 11 Mar - 16:39

Rereeeee toué (a)

Nous découvrons enfin notre magical girl Maître Coordinateur °W°
Je ne sais pas si tu en as douté mais j'ai dévoré la fiche de Lionel d'une seule traite et j'attends avec impatience de voir comment il va assurer en Concours et en RP (comme prévu je te réserve of course deux topics avec mes deux premiers débiles, je sens que ça va être bien con epic comme il faut).
Je n'avais pas déjà grand chose à dire avant de valider officiellement cette fiche et le peu qu'on a relevé ensemble a été modifié alors je ne vais pas te faire attendre plus longtemps, tu es donc validé !

Tu connais le chemin de la maison hein, je te laisse faire ton sac et en attendant je m'occupe du reste ^^

Bon jeu avec Sailor Fab :hibou:

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MessageSujet: Re: Au nom de la lune, je vais te punir !    

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Au nom de la lune, je vais te punir !

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