Légendes d'Enola


 

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 Event no°1 - La Dérive

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Amaryllis R. Apalou
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MessageSujet: Re: Event no°1 - La Dérive   Dim 6 Mai - 12:00

- Évidemment, qu’il y allait avoir du monde. Tu es tellement bête, Amaryllis. J’ai la nausée alors que je ne suis pas sur le bateau, encore. Je peux aller dans la cale ? Je me sentirais bien là-bas.
- Maman ! La grosse dame, elle avance pas !
- Ouuuuuuuh, ça fait mal !

Prenant son courage à deux mains, notre chère Amaryllis s’avance sur la rambarde du bateau, pas très rassurée. Heureusement, Samuraï et Andalouse sont de sortis, eux aussi, et collés aux jambes de leur maîtresse. La jeune femme fini sur le paquebot, mais vraiment, il y avait tellement de monde que ça la rendait mal à l’aise. Alors au début, elle se posta dans un coin, assise par terre, les larmes au coin des yeux, roulée en boule, son Zorua et sa Sancoki se frottant à elle pour la consoler, la rassurer.

Et puis, elle eût un accès de courage ! Il faut te reprendre Joshua ! Il fait beau, il fait chaud, ça oui, il faut super chaud. Elle aurait peut-être moins chaud si elle enlever son « pull-doudou-peluche » sans forme qui ferait devenir chauve n’importe quel personne avec un minimum de goût, mais soit. Alors, tu vas te reprendre, mon grand, et profiter de cette journée magnifique à laquelle Will n’a pas pu participer, mais tu lui a promis des photos, alors il faut en prendre pour lui en envoyer.

Joshua se redressa et commença à se déplacer pour visiter le paquebot, ses pokémons sur les talons. Il prit des photos de la mer, prit un peu – beaucoup- à manger et à boire, bref, il s’amusait bien sur ce paquebot. La journée promettait d’être bonne. C’est ce qu’il croyait, du moins.

Et puis, le ciel se couvrit et Amaryllis sentit que ce n’était pas normal. La pluie tombait drue, le vent s’était déchaîner. En aussi peu de temps, c’était limite surnaturel. La panique des gens enfla très très rapidement. Peut-être trop. Et Amaryllis suivit le mouvement. Elle alla se cacher avec les autres. Ou pas. Surtout, ou pas. Elle se roula en boule, sur le pont du bateau, serrant ses pokémons contre elle, pleurant de terreur. Je n’aurais jamais dû y aller ! C’est une catastrophe, je vais mourir ! Et manquer à personne.

Et puis, elle entendit un cri sortit d’outre-tombe. Un cri terrifiant. Un cri qu’elle pensait reconnaître puisque s’intéressant beaucoup à l’Histoire et aux Légendes. Pour autant, elle ne voulait pas ouvrir les yeux, elle ne voulait pas voir ce qui allait la tuer. Pourtant, Amaryllis se contredit souvent et elle ouvrit juste un œil pour voir Kyogre, le Roi des Mers, en personne s’inviter à la fête et dire « Coucou » à qui le veut bien. Et Amaryllis panique de plus belle, au point d’hurler de terreur qu’il « allait la tuer », de lâcher ses pokémons et courir vers la rambarde pour l’enjamber, prête à se jeter à la mer, préférant finir en nourriture pour Sharpedo que pour goûter du Roi des Mers. J’ai jamais dit que la panique améliorait les capacités cognitives.

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Ama va paniquer en #DE3163
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Ludwig Nagel-Jung
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MessageSujet: Re: Event no°1 - La Dérive   Lun 7 Mai - 10:11

La dérive
Event N°1 - 18 mars - En mer

Je me demande si Ellias ne me gâte pas un peu trop, des fois… Mais, en fait, il a eu les billets gratuitement, pour cette croisière sur l’Opal et il nous a proposé à Soltan et moi d’en profiter. Avec son mal de mer, mon tuteur a refusé sans trop hésiter. J’ai proposé à Marilyn de venir, mais elle est un peu punie, ces temps-ci et n’avait pas trop envie de « sortir sur un bateau de gros riches ». Bref, finalement, on y est allés à deux avec mon cousin Ellias. Ce qui est pas mal non plus, parce que, bien sûr, j’ai pas arrêté de dire à tout le monde que je ferais cette petite Croisière avec mon grand cousin et il se trouve que je vais même y retrouver mon amie Alice, qui y va avec son tonton Natsume, si j’ai bien compris. En fait, je suis super excité à l’idée de présenter mon cousin à Alice, et inversement ! Je ne sais pas s’ils s’entendront au premier coup, mais… Bah, c’est normal de vouloir que les gens qu’on apprécie s’entendent bien !

Le bateau est bien plus plein qu’on s’y serait attendus… Bon, au moins, on sera sur le pont et ce sera relax. Ellias a vérifié déjà trois fois que j’avais bien mis mon écran total sur ma peau de blond, et je commence à rouler des yeux… Lui aussi à levé les yeux au ciel en voyant que j’avais mis ma chemise à fleurs, d’ailleurs. Il n’a pas l’air très fan. M’enfin, entre nous, c’est toujours un peu mieux que sa chemise bleu foncé rentrée dans le pantalon qui fait vachement guindé. Il doit crever de chaud, comme ça ! Enfin, faut dire qu’il a la peau sensible aussi, je me demande s’il ne m’avait pas dit être allergique au soleil, un coup.

Je ne sais pas comment je vais faire pour trouver Alice dans cette cohue ! C’est encore le désordre pour le moment, les gens se pressent pour s’installer, et Ellias me dit de rester à côté de lui le temps que le bateau démarre. Là, on pourra aller chercher Alice, car ce sera plus calme. J’attends donc patiemment en envoyant un message à mon amie, histoire de la prévenir qu’on est bien montés à bord. Un petit quart d’heure plus tard, le ferry a démarré et on eut circuler plus facilement.

Ellias se plaint que les consommations sont hors de prix, mais m’achète quand même une limonade avant de sortir sur le pont, casquettes bien vissées sur nos têtes. Je balaye du regard l’extérieur à la recherche d’une chevelure rousse familière. Après quelques minutes, mon portable me notifie d’une sonnerie brève qu’Alice a répondu à mon texto, en m’indiquant où elle se situe et comment la trouver. Je fais part à mon cousin d’où nous rendre pour la suite, mais un courant d’air frais me décroche de mon portable d’un instant à l’autre. En levant la tête, je constate que le ciel vient de se couvrir de nuages noirs en quelques secondes. C’est quoi ce bin’s… ? Sans tarder, de lourdes gouttes de pluie s’écrasent sur mon visage et ma casquette et le vent se lève, rendant la mer houleuse.

Je n’ai pas le mal de mer, mais je ne m’attendais pas à me retrouver sur un bateau, en pleine mer et en pleine tempête. Et l’idée de ne pouvoir m’en échapper m’assèche tout d’un coup la bouche alors que tout devient trempé à mesure que la pluie tombe de plus belle.

« Ludwig, viens, on rentre dans le hall. Tout de suite. »

La voix d’Ellias est sévère, presque agressive, trahit une certaine anxiété. La panique me gagne et mes yeux continuent de balayer le pont, à la recherche d’Alice. Il y a pleins de gens dehors, qui sont en pleine panique et qui se rapprochent de la balustrade pour… Pour faire quoi, d’ailleurs ?! Certains s’exclament et crient, comme s’ils avaient vu quelque chose. Ça tangue de plus en plus et j’ai l’impression que mes jambes vont me lâcher. Ellias, lui, ne lâche pas mon bras et cherche à m’entrainer à l’abri.

« Dépêches-toi, enfin ! C’est dangereux de rester là ! »
« Mais… Il y a encore des gens dehors !! »
« Ecoutes, ils finiront par rentrer, mais on peut pas… »
« Mais il se passe quelque chose ! Et j’ai pas trouvé Alice ! »


Je ne sais pas trop si c’est par contradiction, l’attrait du risque ou de satisfaire ma curiosité, mais d’un coup, j’ai retiré mon bras brusquement et je me suis mis à courir sur le pont. Je sais pas, je veux pas rentrer alors que pleins de gens galèrent dehors et surtout… Où est Alice ?!

« Aliiiiiiiice ?! »


L’appelais-je, courant au milieu de la cohue qui ne sait pas où s’en aller. J’entends mon cousin m’appeler d’une voix forte, derrière, m’ordonnant de revenir m’abbritter... peut-être que c’est ce que j’aurais dû faire. Je ne sais pas, j’ai pas réfléchi. Puis, il y eut une nouvelle secousse. Mon petit corps un poil trop léger pour toutes ces secousses est propulsé vers la balustrade. Heuresement, cette dernière amortit ma chute, mais je me serais passé du choc au niveau du bidon.

« Ouille… »

Les yeux fermés pour atténuer la douleur en premier lieu, mes paupières s’ouvrent sur le vide, sur la mer en furie et sur l’ombre massive aux nageoires ornées de marques ancestrales brillantes bien reconnaissables. Mon regard ne peut se détacher des motifs que j’ai déjà vu dans les livres racontant en images les légendes les plus connues du monde Pokémon qu’Alex me lisait parfois… Je reste un moment pétrifié, entre terreur et fascination, à observer Kyogre, ou plutôt son ombre bouger doucement sous le bateau. Puis, la mer me repousse de nouveau le long de la balustrade.

« Aaaah ! »

Criais-je, fermant de nouveau les yeux pour ne pas voir ce qui m’attend. Mes bras se referment sur la première chose à laquelle je puisse l’aggriper… Quelque chose de chaud, doux, mouillé, de mou au toucher. J’ouvre les yeux et constate que mes bras ont saisi le corps rond d’une personne qui trainait par là… mais… comment a-t-elle pu passer de l’autre côté de la balustrade ?!

« Mais vous êtes taré !!! Rev’nez de l’autre côté !! »


Je m’agrippe de toutes mes forces, beuglant sans le vouloir, totalement tétanisé et… Incapable de contrôler ce que je fais, en fait.

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Lulu fait son kéké, compense et te colle en #0099cc.
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Regigigas
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MessageSujet: Re: Event no°1 - La Dérive   Lun 7 Mai - 18:21

LA DÉRIVE : CLÔTURE

Les vagues claquent contre les bords de la coque, crachant leur écume jusqu'au pont. Le navire tangue, sans pourtant se balancer. Mécaniquement, le fier bateau devient la cible des caprices de flots. Les vents, violents, défient quiconque de tenter une fuite aérienne : dès lors que la puissance des courants d'air refluent, des bourrasques plus puissantes encore viennent s'attaquer au paquebot. Kyogre pousse un rugissement profond, bestial et caverneux, plongeant son immense corps dans l'immensité aqueuse qu'il ne cesse de tourmenter. L'orage gronde d'une colère inégalable, et la tempête déchaîne sa fureur sur le bords du paquebot. D'un coup de nageoire, la gargantuesque créature fait dériver le bateau comme si il s'agissait d'un jouet dont il est devenu le seul détenteur.  Pourtant, il ne le brise pas. Pas une seule offensive ne vient s'en prendre aux passagers, ou même lourdement endommager le navire. Pas une seule trace de fureur dans ses yeux : la seule colère est celle des éléments. Non, Kyogre observe. Il regarde, mais par dessus tout, il guide. Il sait ce qu'il fait. En parfaite position de ses moyens, il ne fait que montrer le chemin à des êtres qui ne le trouveraient jamais sans lui.  

Car au loin, un paysage se dessine. Des pierres, du sable, des roches recouvertes de mousse et débordantes de vie. Une île qui n'a plus vu personne fouler ses terres depuis de longs, très longs siècles. Une île jusqu'à laquelle Kyogre compte bien faire parvenir le navire : car ses passagers doivent s'y aventurer. Alors la bête plonge une nouvelle fois, et une secousse bien plus puissante que les autres vient pousser l'Opal jusqu'à destination.

Explications:
 
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Kendra T. Black
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MessageSujet: Re: Event no°1 - La Dérive   Mar 22 Mai - 22:44


La Dérive.
ft Silas, PDV Kendra, 18 mars 2023.


Malgré ce sourire de façade que je préserve, faisant mine d'être d'une excellente & rayonnante humeur sur ce navire qui nous transporte en croisière depuis quelques heures à présent, je ne peux pas dire que mon moral soit réellement au beau fixe en réalité. Bien sûr oui, que j'ai attendu ce jour & que j'avais hâte d'y être, j'étais toute excitée à la seule idée d'y être dès l'instant où mes deux accompagnants avaient accepté de venir avec moi, & que j'avais pris les billets en conséquence. Cette fameuse journée de congé, en compagnie de l'un de mes meilleurs amis & de ma cousine préférée, j'y avais tellement hâte.. & puis finalement, mon enthousiasme s'est étiolé peu à peu depuis quelques jours, jusqu'à sembler disparu au petit matin. J'en ai un peu honte, je dois l'admettre. A mes pieds, ma chère Givrali lève un regard préoccupé vers moi, portant sur son dos la toute petite nouvelle-née qui vient tout juste de quitter son œuf ce matin. A vrai dire, c'est la lueur vive émise par sa coquille qui m'a éveillée, un peu avant que ne sonne le réveil. Toute belle & adorable, avec sa bouille d'ange, la petite Riolu a ouvert sur moi des yeux émerveillés qui m'ont ébranlée toute entière, jusqu'au plus profond de mes entrailles. Je n'ai pas pu la prendre dans mes bras, à aucun moment, même si elle me les a tendus quelques fois. Mais.. Oh, je ne sais pas. Sa seule vue réveille des troubles que je tâche d'étouffer depuis de longs mois à présent ; & je dois admettre, même si nul ne me le fera dire à voix haute, que le seul fait de recevoir son œuf m'a troublée. Le malaise n'avait fait que s'accentuer à l'approche de sa naissance, pour atteindre son point culminant au moment où elle a accroché son regard brillant au mien. & c'est telle un automate que je me suis préparée ensuite, alors que ses petits yeux suivaient mes mouvements avec incompréhension, puis que j'ai rejoint Silas & Amethyst pour le départ de la croisière. Leurs saluts & leurs sourires, j'y ai répondu un peu mécaniquement je crois, avant de me reprendre vaille que vaille pour faire illusion. & si ma cousine s'est laissée berner, trop enthousiaste pour y faire réellement allusion, je ne crois pas que l'eno-syrien se fait avoir si aisément. Enfin, il n'a pas posé de questions pour le moment.

Pourtant j'ai vraiment tenté de me détendre, promis. De mettre mes tensions de côté & de profiter, de faire comme Silas si empressé & motivé, comme l'adolescente qui semble être telle une puce surexcitée. Moi, je me laisse surtout porter en fait. Un fin soupir m'échappe, masqué par le bruit des flots claquant contre la coque de l'Opal, & celui-ci tangue paresseusement au rythme des vagues. De plus en plus vivement, à vrai dire. Je m'en fais la vague réflexion, alors que je prélève distraitement une tranche de melon au buffet, avant de reporter mon attention sur Amethyst qui babille sans relâche. Dans les brumes de mon trouble, j'admets que j'apprécie pas mal cette allégresse qui est la sienne, qui m'aide bien à faire oublier mon malaise ; à le dissimuler, tout du moins. & puis à un moment donné, je ne sais trop comment, tout a dérapé. La croisière de rêve, dont je ne profitais finalement pas tellement, a viré au désastre en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Les eaux déchaînées, le ciel virant au noir sous l'impulsion d'un violent orage se déclarant subitement, sans crier gare. Le bateau tangue, & le verre que je tenais manque de m'échapper, se renverse en partie sur la fourrure de Reinhardt qui pousse un petit cri de protestation aigu. Ma cousine s'agrippe rapidement à mes vêtements, & m'adresse une phrase qui me fait hocher la tête, alors que mon cœur s'affole vivement. Retrouver Silas, elle a raison. Nous nous sommes éloignées de lui un moment afin d'aller vers le buffet, & maintenant je m'en veux un peu de l'avoir perdu de vue. Un cri ancestral interrompt le cours de mes pensées, & je me fige alors qu'émerge de la houle la silhouette antique d'une des légendes qui ont bercé mon enfance à Hoenn.
Kyogre.

Bouleversée, j'en oublie tout le reste l'espace d'un instant, alors que mes jambes semblent oublier de me porter & que je chute à genoux sur le pont bringuebalant du navire, entraînant la jeune violette avec moi. En une seconde à peine, Yaëlle est blottie contre mon flanc, du côté où la jeune Blyns ne se trouve pas. Avec elle, la petite Alyzée paniquée pousse des petits cris terrifiés, & le Polarhume qui nous a rejoint tente de son mieux de la rassurer. Je ne vois toujours pas Silas. L'angoisse me gagne de plus en plus, alors que la tempête redouble de fureur. Les légendes de ma région natale ont largement eut l'occasion de m'enseigner le danger des colères du maître des océans, & je me sens terriblement humble face à lui. Cependant, le regard qu'il darde sur nous alors qu'il déchaîne les mers n'est pas celui de la haine, ni même celui de la rage. Pourquoi fait-il cela, alors? C'est.. A n'y rien comprendre. Tout m'échappe, en vérité, & je ne sais plus vraiment où j'en suis. Finalement, après quelques secondes de flottement, un petit cri de ma Givrali attire mon attention, & je suis son regard.

« Silas! »

A plusieurs mètres de nous, l'eno-syrien git sur le pont, en un seul morceau semble-t-il fort heureusement. La panique guide mes mouvements, alors que je me relève en tanguant pour le rejoindre d'un pas vif, entraînant ma cousine à ma suite, ainsi que mes pokémons qui nous talonnent ; même si la houle furieuse me cause quelques difficultés, & manque de me faire tomber plusieurs fois. Oui, oui, j'ai bien entendu ce cri qui nous incitait à nous accrocher, & c'est une idée pleine de bon sens. Mais mon bon sens, il a pris la fuite aujourd'hui. & il n'est pas question que je renonce à rejoindre mon ami, aussi fou que cela puisse paraître. Au bout de quelques instants, je parviens finalement jusqu'à lui, & m'écroule près de lui, finalement vraiment victime des impulsions imprévisibles de l'eau sur la coque de l'Opal. Quelques peu affolée toujours, je m'empare de son bras valide, avant de me saisir du premier objet passant à proximité qui me paraisse suffisant résistant pour nous éviter d'être emportés par les vents violents. M'arrimer. Nous arrimer, vaille que vaille. Tenir le choc, jusqu'à ce que Kyogre se lasse de nous.. Ou prier pour nous en sortir face au pouvoir de l'océan en furie, s'il devait finir par nous faire chavirer. En tout cas, je ne le lâcherai pas. Ni lui, ni Amethyst qui n'a toujours pas lâché mon chemisier.

« Yaëlle, Reinhardt, rentrez dans vos pokéballs. Alyzée.. Alyzée, viens contre moi. Accroche-toi, ma puce, surtout ne lâche pas. »

Les deux plus âgés protestent, & une houle brutale m'empêche d'insister. Le Polarhume est projeté contre Silas, & se raccroche comme il peut à son chandail, tandis que la Givrali s'élance d'un bond vers moi & plante ses griffes dans mon pantalon pour se retenir. C'est de justesse que la Riolu se retient elle aussi à mes vêtements en criant de terreur sans que je ne puisse trouver le moyen de la rassurer ; je crois qu'à cet instant, nous ressemblons plus à un étrange amas humain & pokémon qu'autre chose. Mais peu importe. Enfin, je crois. Mes pensées ne sont plus très cohérentes, en vérité, & je ne songe même plus à imposer à mes alliés qui en possèdent une de rejoindre leur ball. Au loin à l'horizon, il me semble distinguer quelque chose, vaguement, alors que le fier Kyogre semble nous narguer de sa position de chef d'orchestre. Un paysage nouveau, qui semble se rapprocher peu à peu. Une île?



fiche by Nighty Jaegan, alias Rayquaza.
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Patrick Olson
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MessageSujet: Re: Event no°1 - La Dérive   Mer 27 Juin - 19:38

Moi ? Deux mois de retard ?
Nooooon 8D
Patoche, Hank & un gros groooooos poisson


••• - « Aaaaaaaaaaaaaaaah ! Respire l’air marin, Kid, on n’a pas l’occasion de le sentir souvent ! »
- « Ouais, ouais. »

Patrick fit taire la réplique acerbe qui lui brûlait les lèvres et concentra son regard sur l’horizon. Pour être honnête, il n’avait qu’une hâte : rentrer. Il se savait pourtant idiot d’avoir cru, ne serait-ce que l’espace d’un instant, à un premier geste de sa mère. Il le savait et pourtant ce fait n’avait en rien atténué sa déception. Quand il avait reçu sa place, une semaine avant, et qu’il avait vu le sigle de la Compétition il avait été mu d’un espoir fou. Il avait cru à une sortie de famille, le genre d’évènement où, enfant, il avait toujours eu le droit à « une prochaine fois, Patrick. ». Il s’était dit que cette-fois était la bonne, qu’il tenait là sa « prochaine fois ». Il avait très rapidement déchanté quand, quelques jours plus tard, elle lui donna une seconde place avec un vague « Je n’y avait pas pensée, mais tu t’amuseras mieux avec un ami. ». Son cadeau lui était alors resté en travers de la gorge. Il s’était même offusqué de son culot. S’amuser… N’avait-elle pas comprit qu’il ne voulait pas s’amuser ? N’avait-elle pas encore remarquée qu’il était à des années lumières du gars qui part en voyage avec ses « amis » pour « s’amuser » ? Non, évidemment que non. Comment le saurait-elle ? Elle qui n’était jamais-là. Elle qui préférait largement Célia. Voilà maintenant presque 72h qu’il ruminait ses pensées dans son coin et, pour une fois, la présence d’Hank n’y changeait rien.

Le barman posa les yeux sur son ami en soupirant. Il avait toujours connu Patrick ruminant ses malheurs mais, là, on venait de passer un cap. Pour la première fois, il devait s’avouer vaincu face à l’humeur massacrante du garçon. C’était con, lui qui se faisait une joie de profiter d’une journée de congé tout frais payé.

- « Tu veux en parler ? »
- « De ? »
- « Ta mère. »
- « Ma mère ? Quelle mère ? Je ne vois pas de quoi tu parles. »

Hank lâcha un nouveau soupir et décida d’abandonner cette bataille. Il était évident que même lui ne réussirait pas à lui tirer les vers du nez. Dans ces moment-là, la meilleure chose à faire était de laisser les choses se tasser et d'en parler à froid. Sans doute son protéger serait plus enclin à s’ouvrir une fois la sortie passée. Mais, tout de même, c’était idiot. Lui qui espérait profiter, voilà qui tombait à l’eau.

A l’eau.

Haha.

Ahem.

Ils restèrent là un moment. Patrick buté dans sa session boudage et Hank ne sachant pas vraiment si aller profiter seul des festivités n’allait pas enfoncer un peu plus son ami dans son humeur lugubre. Le Barman se demanda d’ailleurs combien de temps il lui restait pour se décider avant que ne disparaisse les derniers plateaux petit-four quand Patrick s’exclama.

- « La mer bouge. »

Sur le coup, Hank fut stupéfait. Est-ce que c’était un moyen très très détourné et tiré par les cheveux de dire ce qu’il ressentait ? Ou bien le jeune homme avait-il tout simplement finit par se prendre un coup de soleil sur le crâne ? Son air perplexe dû interpeler le jeune dresseur parce qu’il s’exclama peu après : - « Me regarde pas comme ça ! Les vagues, là, elles grossissent. Genre vraiment. »

Hank tourna son regard vers l’océan et en effet… L’eau s’agitait. Beaucoup même… Et maintenant qu’ils en parlaient le phénomène semblait tendre à devenir plus violent et ce rapidement.

- « On devrait rentrer à l’intérieur, Pat, on va se prendre l’orage sur le coin de la figure si- »

Il n’eut pas le loisir de finir sa phrase. Le ciel prit une teinte sombre et soudain les flots se levèrent. Un cri, une première secousse et Hank tomba. Patrick lui, eu le réflexe de se tenir à la rambarde pour essuyer le premier choc. L’adolescent leva les yeux vers l’horizon et soudain sa voix trembla.

- « Ky… Kyo… Putain de merde… »

Hank n’eut pas le temps de reprendre son ami sur son langage quand une seconde secousse secoua le navire. Pour l’un comme pour l’autre, la suite des évènements fut plus que confus. La tempête dura un temps qui leurs parurent une éternité et puis soudain, le calme.


© 2981 12289 0

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Patrick te boude #006600
Dc : Brandon Blanchett et Emilly Carter
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Event no°1 - La Dérive

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