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 Bureau des pleurs, à l'appareil [OS]

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Samaël Enodril
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Date d'inscription : 13/11/2017

MessageSujet: Bureau des pleurs, à l'appareil [OS]   Lun 11 Juin - 20:06


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Bureau des pleurs
à l'appareil
"Obtention de Usopp"

Et dire qu'au tout début, il l'intimidait... Pas que ça ne soit plus du tout le cas, mais elle se permet davatange d'entrer dans son bureau depuis quelques temps, par rapport au début. Comme il était très jeune pour le poste qu'il occupe, Camille avait peur qu'il ne soit qu'un gosse immature et pourri gâté. Mais jamais cette impression ne s'est réalisée. Il lui semblait encore bien naïf et grand gamin par moment, mais elle n'oublie pas qu'il était là lorsque l'île était au plus mal et qu'il a fait parti de ceux qui ont su relever le moral des habitants, comme d'autres Elites et courageux anonymes. Au moins, il n'était pas resté passif, comme certains. Mais offrir une place de choix à un jeune adulte qui n'a même pas la trentaine... Ça laissait quand même songeur, on ne pouvait pas mentir. Toutefois, bien vite, la brune avait remarqué son sens du travail plus acharné qu'elle n'aurait pu imaginer. Il avait pris ses responsabilités tout de suite, sans leur faire faux bond alors que le job qu'on lui imposait n'était pas de tout repos. Alors, celle qui pensait devoir faire office de baby-sitter en prenant ce poste d'assistante au sein de la Compétition s'était retrouvée déchantée assez rapidement.

Malgré la différence d'âge qu'il avait avec son collègue Zingaro, Sirius n'avait rien à lui envier, et possédait autant de popularité que les autres. Il faut dire que ses talents au combat n'ont pas tardé à être démontrés même s'il n'a plus beaucoup eu d'occasions par la suite pour défendre son titre. Mais aujourd'hui, Camille sait qu'elle ne regrette rien. Elle est plutôt bien traité par son supérieur et a même appris à l'apprécier un peu au fil de leurs discussions, certes courtes mais jamais pour autant désagréables. Depuis peu, puisqu'elle était l'une des dernières à rester à la tour de la Compétition pour s'assurer qu'elle est bien fermée, le Maître Dresseur lui a demandé une faveur : de venir dans son bureau à minuit pour voir s'il est encore là, et dans ce cas, le prévenir de l'horaire pour qu'il soit au courant et puisse rentrer chez elle. La tête plongée dans les papiers, il ne fait parfois pas attention au temps qui passe et c'est à sa secrétaire personnelle qui incombe la tâche de surveiller pour lui. Ce n'est pas un job extrêmement pénible en soit. Il n'y a bien que lorsque l'ascenseur est en panne que ça devient un problème pour monter tout en haut, mais dans ce genre de situation, elle n'hésite pas à utiliser le téléphone pour le prévenir.

« Monsieur ?.. C'est moi, Camille. »

Elle toque d'abord à la porte avant d'entrer, mais aucune réponse ne lui parvient. Alors elle toque une deuxième fois, un peu plus fort. Lorsqu'un nouveau silence se fait, elle se permet d'entrer. Il lui avait prévenu qu'elle pouvait se permettre de pénétrer dans son bureau s'il ne donnait pas signe de vie. S'il n'y a rien derrière, c'est que soit il est déjà parti, soit il est trop concentré sur ses dossiers pour l'écouter. Il doit avoir la tête ailleurs, se dit la jeune femme en tailleur. Elle passe donc la porte lentement, pour qu'il puisse quand même avoir un signe d'elle, qu'il ne soit pas surpris. Néanmoins, elle se rend compte qu'elle aurait pu attendre longtemps avant qu'il ne lui réponde. Sirius s'est endormi sur son bureau. Son masque enlevé, il a le visage contre des papiers de toutes sortes, un peu éparpillés sur le bois verni. La pièce est plongée dans une demie pénombre. Seule la lumière de sa lampe de chevet permet de l'éclairer. Mais ça n'a pas suffit à le maintenir éveillé, cette fois. Elle pourrait le laisser comme tel, mais elle n'est pas sans ignorer qu'il doit avoir des gens qui l'attendent quelque part. Et puis c'est lui qui lui a gentiment demandé et elle a accepté. Alors elle pose sa main sur son épaule pour la secouer doucement.

« AH ! »

La réaction ne se fait pas attendre, d'ailleurs, puisque dès que le premier contact est amorcé, le cadet se réveille dans un sursaut assez spectaculaire en poussant un cri, comme s'il était paniqué. Il tourne la tête de tous les côtés, une feuille collée contre son visage qu'il s'empresse d'enlever avant d'avoir l'air encore plus stupide que d'habitude. Il se calme aussitôt dès lors qu'il voit le visage de la brunette en face de lui.

« A-Ah, b-bonsoir, Camille. Veuillez m'excuser, je me suis endormi.
- J'ai remarqué. Je suis venu vous prévenir qu'il était minuit.
- Qu-Quoi ? Déjà ? Mince... Je n'ai pas vu le temps passer. »

Camille pousse un soupir, mi-amusée, mi-blasée. Elle aurait dû s'en douter. Ce n'est pas la première ni la dernière fois qu'il s'endort comme ça, après tout. L'unique différence, néanmoins, est peut-être un détail sur son bureau qu'elle n'avait pas vu avant, et qui l'intrigue un petit peu. Un objet pour le moins surprenant qu'elle n'aurait pas pensé trouver ici. Impossible pourtant de se tromper. C'est bien une figurine de poney vert qu'elle voit posée sur son bureau. Curieuse, elle prend le jouet dans ses mains, se demandant s'il représente quelque chose en particulier pour qu'il le garde à même sur son lieu de travail.

« Qu'est-ce que c'est que ça ?
- Hein ?.. Euh... C'est... C'est Popo, ça.
- Popo ?..
- B-Bah oui, c'est l'ami de Momo.
- Hmhm... »

En levant les sourcils d'un air circonspect, elle repose le jouet en plastique. Elle ne comprendra sans doute jamais comment il est arrivé à ce poste (qu'on la rassure, nous non plus), ni s'il est compétent ou simplement hasardeux, mais au moins, il arrive encore et toujours à la surprendre. Tant qu'il accomplit son devoir correctement et qu'il est respectueux, elle n'aura rien à lui reprocher, de toute façon. Et elle n'aimerait pas qu'il la deçoive d'une façon ou d'une autre, pour être honnête. Il a toujours été plutôt gentil et respectable jusque là, alors elle espère ne pas se tromper à son sujet.

« Merci pour m'avoir averti, Camille. Je vais rentrer, du coup.
- Bien, Monsieur. »

Il se relève de sa chaise et s'étire après avoir bâillé et s'être frotté les yeux, comme si le sommeil voulait tout de suite le rappeler à lui. Camille s'inquiète un peu depuis plusieurs semaines, mais elle n'ose pas lui faire de remarques. Ce n'est pas un enfant à qui on doit faire des leçons, il l'a déjà prouvé, mais est-ce qu'il se prend réellement en main ? Elle n'en est pas sûre. Toutefois, comme d'habitude, elle s'abstient de dire quoi que ce soit. Elle se contente de le laisser traverser la pièce en lui souhaitant le bonsoir, pour qu'elle puisse fermer la porte de son bureau derrière lui. Mais au moment où il passe par l'encadrement de la sortie, un détail lui revient tout à coup brusquement.

« Oh, au fait... Il me semble que vous deviez faire votre demande en mariage, non ? »

L'évocation lui fait se retourner brusquement, un air étonné sur le visage, mais qui se transforme en sourire doux.

« Vous vous en êtes rappelé ?.. Je ne me souvenais plus vous en avoir parlé.
- Alors ? Comment ça s'est passé ? Est-ce qu'il a dit oui ? »

Elle s'en était souvenu, oui... Ce n'est habituellement pas son truc à elle, mais sans savoir pourquoi, elle est tout à coup enjouée d'en parler. Peut-être qu'elle désire réellement apprendre qui est ce co-chef de la Milice dont on ne sait pas grand chose, finalement. C'est cependant par un seouement de la tête et un haussement d'épaules qu'il lui repond.

« Il a dit non.
- Quoi ?!.. Ah... Ah bon... Euh... Mais... Mais vous y teniez tellement !.. Vous n'êtes pas un peu triste ?
- Bah ! C'est la vie, après tout, pas vrai ? On a pas toujours ce qu'on veut. Mais ça aurait pu être pire, vous savez.
- Mais... Mais... ! »

Il se dirige déjà vers le couloir alors qu'elle est pleine d'interrogations sur ce flegme qui s'est emparé de son boss. Elle se souvient pourtant encore de son enthousiasme débordant quand il le lui a annoncé pour la première fois. Il n'est pas du genre à le crier sur tous les toits non plus, mais quand elle commençait à s'interroger sur le fameux 'Natsume' dont il parlait tout le temps dans son sommeil et dont l'une des photos jonche son bureau, c'était sorti comme ça, un peu tout seul. Aussitôt gêné, le dresseur avait eu peur d'ennuyer son assistante en en parlant, mais bon, puisqu'elle disait que ça ne la dérangeait pas et qu'on s'en fichait un peu, il lui en avait brièvement fait part. Toutefois, son élan s'était un peu élargi, trop content de pouvoir se confier là-dessus comme s'il s'agissait de quelque chose qui le pesait. Elle ne lui avait pas posé plus de questions là-desus puisque ça relevait entièrement de sa vie privée ; elle savait seulement qu'il voulait se déclarer bientôt et elle pensait qu'il aurait au moins de bonnes nouvelles à partager. Mais non. Et elle ne peut s'empêcher de trouver ça bizarre, en réalité. Il avait l'air tellement heureux quand le sujet était abordé... Sans pouvoir prétendre parfaitement le connaître, Camille n'arrive pas à déloger cette impression qu'il y a quelque chose de bizarre et qu'il n'est pas parfaitement honnête avec elle. Elle n'insistera pas, mais dans le doute, alors qu'il marche dans le couloir pour atteindre l'ascenseur, la brune courre après lui et s'arrête à quelques mètres de lui.

« Monsieur !.. Je... Je ne vous crois pas. »

Elle ignore la raison exacte, mais quelque chose pue le mensonge dans ses paroles. Elle a du mal à imaginer qu'il puisse être si indifférent alors qu'il possédait tant d'ardeur lorsqu'elle voulait bien être curieuse de temps à autre pour lui faire plaisir lorsqu'ils étaient en fin de journée et qu'il n'y avait pratique plus qu'eux à la Tour. Elle s'avance probablement, mais quelque chose sonne faux dans son histoire. Est-il si peu affecté que ça ? Vraiment ?

« Vous... Vous avez le droit de... Enfin... Si vous ne vous sentez pas bien, vous pouvez le dire. Ce n'est pas interdit. »

Dos à elle, il n'ose pas la regarder tout de suite. Ne devinant pas ses expressions, Camille a peur de l'avoir froissé. Elle détourne les yeux, frottant une main contre son bras dans un geste embarrassé. Elle regrette aussitôt d'avoir été si intrusif alors qu'il est son supérieur hiérarchique et qu'elle se dit qu'elle n'a pas à lui parler comme ça, quand bien même il semble plutôt ouvert généralement. Cela ne lui donne pas le droit de le traiter comme s'ils étaient bons amis. Aussitôt, la honte la submerge.

« Je-Je vous prie de m'excuser. Je n'aurais pas dû. Si vous voulez je-...
- Camille...
- O-Oui, Monsieur ? »

Droite comme un i, la jeune femme attend, soudainement nerveuse d'avoir été trop loin pour cette fois. Elle ne sait pas ce qui lui a pris, mais elle en voudra encore à sa spontanéité s'il commence à se méfier.

« N'oubliez pas votre parapluie, en sortant. Il va pleuvoir.
- … Comment le savez-vous ?
- J'ai... »

Elle se mord la lèvre inférieure en le sentant trembler. En l'entendant pousser un léger soupir qui semble se briser. Puis, il tourne lentement la tête vers elle.

« Juste un pressentiment. »

La brune à lunettes retient un hoquet de stupeur. Difficile de dire ce qui la surprend ou la choque le plus : son sourire fané, ou les larmes qui se sont mises à couler sur son visage. Elle ne croit pas l'avoir déjà vu pleurer, quand elle y pense. Pendant un temps, elle l'en croyait même incapable ; ou du moins, elle pensait ne jamais le voir dans cet état. C'en est presque troublant, maintenant qu'elle le voit de ses propres yeux. Elle gardait encore une image de lui plutôt mystérieuse et intimidante par moment quand elle savait la force qu'il pouvait posséder et dont il avait déjà pu montrer un exemple sur le terrain. Là, elle reste immobile, et sans voix.
Lorsqu'il manque de tomber sur le côté, toutefois, elle a un réflexe de tendre ses bras en avant. Mais il se rattrape de justesse contre le mur sur lequel il s'appuie.

« Sirius ! »

Elle finit par le rejoindre tandis qu'il se laisse glisser contre le mur. Hésitante quant à la démarche à suivre pour l'aider, elle s'accroupit pour se mettre à sa hauteur. Elle se sent un peu perdu, ignorant à quelle place elle doit se mettre. Il essuie les larmes aussitôt qu'elles arrivent mais celles qui disparaissent ne tardent pas à vite être remplacées par des nouvelles. Le dresseur éclate en sanglot, essayant de se contenir mais avec beaucoup de difficulté.

« C'est stupide, hein ?.. De pleurer pour ça...
- Monsieur... »

Camille déglutit. C'est frustrant, mais les mots lui manquent. Elle ne sait pas quoi dire, pas quoi faire, rendue impuissante face à une situation à laquelle elle n'imaginait pas être confrontée. C'est-à-dire qu'il fait généralement en sorte de ne pas montrer ce qu'il ressent, lui qui se sait transparent par moment. Elle redoutait depuis plusieurs mois un craquage nerveux de sa part, en fait. Elle le voyait éreinté par un rythme de travail peu sain qui ne lui laissait pas énormément de répit ; et si elle n'est pas du genre à se mêler des affaires des autres en temps normal, ça ne l'empêche pas d'éprouver un peu de pitié pour lui. Il semble complètement dépassé, et la fatigue ne doit pas y être pour rien.
En posant une main sur son bras, elle sent le corps du plus jeune agité de tressautements. Ils ne sont pas énormément proches, elle ne peut s'empêcher d'avoir de la peine en l'apercevant comme ça.

« Ce n'est pas... Ce n'est p-pas que le mariage. Je... Il y a aussi t-tout ce que ça implique après pour... Pour notre futur !.. Si... S'il refuse de... Je... Je ne sais pas... Qu'est-ce qui va se passer si... Si... »

Mais avec des 'si', nous pourrions refaire le monde, se dit Camille. Elle a beau ne pas connaître encore très bien celui pour qui elle travaille, elle réussit à éprouver de l'empathie à son égard, que ce soit parce que sa tristesse a l'air sincère, ou parce qu'on dirait un enfant égaré, quand on y réfléchit. C'est comme s'il avait perdu ses repères. Elle n'aurait peut-être pas dû aborder le sujet, mais ça ne la laissait pas indifférente de le voir aussi faussement stoïque. Elle voulait juste comprendre.
En douceur, son assistante prend ses mains et l'incite à se relever. Docilement, il s'exécute et se laisse guider jusque dans son bureau, où elle le fait asseoir sur un des canapés.

« Excusez-m-moi. Je ne voulais p-pas...
- Non. Vous avez le droit. Vous en avez même besoin. Alors allez-y. Personne ne vous jugera, ici. »

Il lève sur elle des yeux intimidés. Elle ne sait pas si elle a le droit de lui dire ça, mais hors de question qu'il s'excuse. Camille est bien la dernière personne qui interdirait à quelqu'un de relâcher ses émotions par les larmes. Elle est simplement désemparée et encore incertaine, mais ça ne peut pas lui faire de mal. Alors, au contraire, elle l'encourage, lui offrant même un léger sourire compréhensif. Il hésite quelques secondes encore, mais finit par rompre tout à fait. Il éclate dans des sanglots plus fort qui prennent encore sa secrétaire au dépourvu, avant qu'elle ne s'habitue peu à peu. L'image du Maître Dresseur dans un pareil état émotionnel n'est pas quelque chose à laquelle elle est accoutumée, mais elle suppose qu'il faut bien une première fois. Il reste humain, après tout.


Impossible de savoir pendant combien de temps il a pleuré. Mais ça a duré longtemps. Très longtemps. Épuisé, il a fini par s'endormir sur le canapé de son bureau. Il se réveille enfin de sa sieste, les yeux encore humides mais les larmes ne coulant plus. Samaël met un peu de temps avant d'émerger et doit cligner des yeux plusieurs fois avant d'être totalement conscient, oubliant pendant un court instant l'endroit même où il se trouve avant de reconnaître son lieu de travail. Une nouveauté est apparue, cependant : Camille a disparu, mais à la place se trouve un jeune Picassaut qui le regarde avec de grands yeux émerveillés. Dès qu'il aperçoit le dresseur enfin sorti de son sommeil, l'oisillon se jette à son cou pour l'enlacer. Surpris, sa victime sursaute, intrigué par cet élan soudain d'affection qu'il ne s'attendait pas à recevoir de sa part. Pas que le Picassaut que Natsume lui a ramené soit particulièrement agressif, loin de là, il est même un peu trop gentil, mais il ne le connaît pas spécialement bien encore et jusque là le Pokémon n'osait pas trop s'avancer près de l'humain. Mais semblerait-il qu'il se soit échappé de sa Poké Ball après qu'il se soit endormi.

« Il a veillé sur vous pendant votre sommeil. »

La voix de Camille lui fait détourner le regard. Une expression douce sur le visage, elle vient d'apparaître dans l'encadrement de la porte, un chocolat chaud à la main qu'elle apporte aussitôt au Maître Dresseur. Ce dernier la remercie d'un hochement de tête avant de reporter son attention sur le Pokémon Vol. Picassaut porte sur lui de grands yeux fascinés et brillants. L'Enodril lui offre alors une caresse sur la tête et contre son dos.

« C'est vrai ?.. Merci, Usopp. »

Il avait nommé l'oiseau en référence à un personnage qu'il aimait bien. Son long bec a un peu joué, aussi. Mais il était si adorable... Le milicien avait été extrêmement surpris lorsque Natsume le lui a ramené de l'une de ses balades, mais il n'a certainement pas craché dessus. Et puis il trouve son évolution finale vraiment classe, pour être honnête. C'est une espèce qui vient d'Alola, en plus ; un Pokémon qu'il n'a jamais pu avoir jusqu'à ce que l'implantation des spécimens de là-bas soit totalement faite. Mais le climat entre les deux îles n'étant pas si différent, il fut relativement aisé pour les Pokémon Alolien de se faire à la région d'Enola.

« Comment vous sentez-vous ? »

Silence. Le brun aux yeux dorés ne répond pas tout de suite, mais il semble réfléchir, le regard toujours perdu dans celui du Picassaut. Inquiète, Camille a soudain peur que rien n'ait changé, qu'il soit toujours au plus bas niveau moral et physique. Aurait-elle échoué ? Sans prétendre être parfaite psychologue, elle aurait pensé que ça lui aurait fait du bien, de sortir tout ça et de relâcher la pression. Ses ongles se plantent dans le tissu du canapé en face de celui de l'autre. Sam, toutefois, finit par relever son visage vers elle, un mince sourire aux lèvres.

« Beaucoup mieux. Merci à vous aussi, Camille. »

Nerveuse, Camille se permet un soupir, soulagée.

« Je crois qu'il est temps de rentrer, maintenant. »

La plus âgée acquiesce de la tête. Usopp dans les bras, l'Enodril termine sa tasse de chocolat, se lève de sa place, et sort, accompagné de sa comparse. Il va certainement avoir les yeux bouffis le lendemain, mais ça lui a fait du bien. Beaucoup de bien. Il se demande encore d'ailleurs comment il a fait pour tout retenir jusque là même après sa demande en mariage qui ne s'est pas déroulée exactement comme prévu. Il faut croire qu'il en avait vraiment besoin. Il ne s'en rendait pas compte, tout simplement, mais lâcher du leste était exactement ce qu'il lui fallait. Alors il se permet de sourire plus librement. Il se sent beaucoup plus léger qu'avant. Il ne le voit, mais en quittant la tour et en disant au revoir à Camille, il s'étonne qu'elle prenne un parapluie alors que le temps est tout à fait clair. Il ne pose pas de questions, toutefois, et chevauche son Roucarnage, direction la maison, en compagnie de Usopp qui reste à ses côtés. C'est un peu comme si son copain veillait sur lui au travers du Picassaut, quelque part.
Qu'elle ne fut pas sa surprise, pourtant, quand les nuages apparurent d'un seul coup et qu'il se mit à pleuveoir.

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