Légendes d'Enola


 

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 Orgueil & Préjugés (sans le mariage à la fin) |Patrick|

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Marilou Roy-Morin
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MessageSujet: Orgueil & Préjugés (sans le mariage à la fin) |Patrick|   Dim 15 Juil - 12:22



feat. Patrick Olson
Orgueil & Préjugés (sans le mariage à la fin)

Dans l’obscurité de la nuit naissante, nous brillons de mille feux. La villa domine la plage, se rit des vagues sur ses sables encore chauds. De ses baies vitrées s’échappent musique, lueurs changeantes et conversations animées. J’erre en son cœur, insensible à la chaleur qui règne à l’intérieur, immunisée contre la foule, les faux sourires et les pas hésitants en raison des abus. J’ai moi-même adopté le rythme de la soirée, passant d’un pied dansant à l’autre tandis que je fends l’attroupement qui me fait face pour me frayer un chemin vers la découverte. La présence humaine aussi dense devrait faire tourner ma tête (plus que ce cocktail que je sirote distraitement) sauf qu’au contraire, je m’y sens parfaitement à l’aise. Être entourés de gens aussi importants, saucissonnés de leurs habits parfaitement pressés et leur assurance qui nécessairement ne vient qu’avec l’argent et le privilège me procure un sentiment d’euphorie. J’ai du mal à croire être présente à ce genre d’événements réservés à l’élite de la société, aux fiers représentants de la Compétition et leurs partenaires. Je ne sais même plus la raison de ce rassemblement. Sincèrement, j’ai l’impression de ne pas être la seule à l’avoir oublié. Sur la piste de danse de nombreux corps se bougent en laissant l’inhibition au placard. D’autres discutent ou flirtent près des tables, les lèvres près des oreilles pour parvenir à couvrir le son de la musique. J’ai l’impression qu’ils échangent des secrets. Et que moi aussi, je fais partie de leur univers, mais si ce n’est que pour l’espace d’une soirée.

Au loin, j’aperçois ma cousine Mercedes. Je prends un instant pour l’admirer dans sa robe noire, sobre, au décolleté plongeant. Elle me semble si à l’aise, d’un naturel presque effarant. Elle rit mais ses prunelles n’en disent pas autant. Son bras s’est posé sur celui d’un homme d’environ une quarantaine d’années au sourire doux et à la longue chevelure argentée. À la manière dont elle presse sa main, je la devine intime avec cet individu. Je mets un moment à le reconnaître… Il s’agit de Monsieur Image, l’ex-maître Coordinateur de l’île! Je me sens rougir intensément en réalisant son identité. J’ai passé un bon nombre de temps scotchée devant mon téléviseur lors de ses prestations. Est-il le petit ami de Mercy…? Mon dieu, mais elle me l’aurait dit non? Confuse, je finis ma consommation et réajuste ma propre robe, un attirail plutôt simple au bustier sans manches ou bretelles. Pâle comparée à mon incroyable cousine, je regrette de ne pas avoir mis quelque chose de plus voyant. Tant pis. Il y aura peut-être d’autres occasions que celle-ci. Oh, voilà que Mercy a quitté le groupe en entraînant Monsieur Image à sa suite. Ils semblent se diriger vers moi… D’accord, reste naturelle Marilou. Naturelle et posée.

«Bonsoir madame Roy-Morin.»

Oh. Mon. Arceus. Il connaît mon nom! Physiquement, l’homme n’a rien de particulier hormis sa grandeur. Il se dégage quelque chose de lui néanmoins, quelque chose de si assuré, d’un peu… spectaculaire?

«Marilou, je te présente mon ami de longue date, Maxwell Young. Tu le connais peut-être sous le nom de…»

«Monsieur Image. Wow… Je suis carrément trop… C’est que… Arceus…»


D’accord j’ai chaud. Je lui serre la main timidement, sur le point de m’évanouir. L’homme à la chevelure argentée n’émet aucun commentaire sur mon français approximatif. Et ma stupidité flagrante.

«C’est un honneur de vous rencontrer miss Roy-Morin. Vous avez le même accent charmant que votre cousine.»

Accent charmant? Il a entendu le sien? À ce point-ci, je suis convaincue de rougir autant que ma chevelure. Je tortille nerveusement une mèche de cheveux autour de mon doigt en me mordant la lèvre pour ne pas hurler comme une fangirl dans un anime japonais.

«Il va falloir que tu nous visites un jour, Max. Un petit repas avec Lexie et Lya aussi.»

«Rien ne me ferait plus plaisir, Mercedes. Vrai que je n’ai pas encore eu l’occasion de te visiter dans ta nouvelle demeure. Je verrai à t’envoyer quelques disponibilités.»


Le reste de la conversation, je me contente d’hocher la tête tel une automate, ne suivant pas trop, distraite par la perspective de me retrouver avec un personnage aussi important. Les deux quittent, me laissant très confuse. Je me remets en route en direction du buffet, y piquant quelques bouchées, les joues rosées et le regard plein d’étoiles. Un mec se tient non loin de moi, plutôt grand lui aussi et bien habillé. Je m’adresse à lui sans la moindre gêne, fidèle à moi-même. Les partys sont des occasions rêvées de faire connaissance de toute manière.

«Tu trouves pas que c’est le rêve? Juste maintenant, j’ai parlé à l’ex-maître Coordinateur d’Enola! En plus j’ai dit n’importe quoi j’ai eu l’air totalement idiote.»

Je lui adresse un sourire empreint de naïveté. Je me demande comment il a pu entrer dans ce monde lui aussi. Il me paraît tout aussi jeune que moi. Je réajuste une nouvelle fois mon bustier qui menace de trop m’exposer, rigolant un peu. Franchement, cette soirée pour rassembler des sous pour une charité quelconque s’annonçait plutôt moche au premier abord mais qui eut cru que la Compétition sait faire des fêtes aussi réussies?

«Je me demande combien de Champions se trouvent ici ce soir. Tu en connais toi? Mon dieu je dois me calmer moi, je crois que je vais fondre de bonheur!»

Peut-être qu’il pourra partager ma joie. Dans tous les cas, je dois en parler à quelqu’un, sinon je vais exploser! Je ne peux plus m’arrêter de sourire.

(c)Golden


Dernière édition par Marilou Roy-Morin le Dim 15 Juil - 18:45, édité 1 fois
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Patrick Olson
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MessageSujet: Re: Orgueil & Préjugés (sans le mariage à la fin) |Patrick|   Dim 15 Juil - 15:09

Tu veux mon 06 ? /PAN/Patoche & Mari


••• Voilà un moment qu’il avait perdu Célia de vu. A vrai dire, sa sœur lui avait fossé compagnie dès leur arrivée dans la vaste et somptueuse salle de réception. Patrick avait, comme qui dirait, été traîné à ce gala de charité. Le dresseur se tenait en général loin de ce genre d’évènement, le regard de sa mère y était trop présent et la pression trop forte. Il savait que ce genre de réception était pour lui l’occasion de briller en société, de se démarquer et de se créer un véritable réseau mais bien souvent son naturel maladroit reprenait le dessus, et, très vite le jeune-homme perdait pied face à ces grandes figures du monde Compétitif. Sans doute se montait-il le bourrichon comme souvent mais face à l’aisance de sa sœur et le charisme de sa mère, Patrick avait le sentiment de faire bien pâle figure à tel point qu’il imaginait d’avance la déception se lire dans les yeux de ses interlocuteurs. Alors, comme à chaque fois, il laissait l’art de la conversation à sa sœur pour se retirer dans un coin et observer les festivités en tant que spectateur.

A ses yeux, la scène qui se déroulait devant lui appartenait à un monde qui n’était pas le sien. Oh, ce monde, il voulait en faire partie, il voulait même en être un membre à part entière mais le pouvait-il ? En avait-il le talent ? Les capacités ? Devant lui évoluait des gens talentueux, de futurs adversaires qu’il se devait de terrasser pour se faire un nom… Mais le pouvait-il seulement ? Son regard s’arrêta sur une femme qui naviguait avec aisance dans la foule en valsant d’un groupe à l’autre pour saluer et échanger quelques mots. La femme était à l’aise, impressionnante et malgré les forts gabarits qui l’entouraient on ne pouvait ignorer sa présence et le sentiment d’autorité et de respect qui émanait d’elle. Le regard que Patrick lui vola acheva de révéler ses angoisses et en une fraction de seconde il se retrouva à baisser les yeux et à s’éloigner en prétextant faire signe à un serveur pour s’emparer d’un verre de champagne. Sa mère le terrifiait dans ce genre de moment. Lorsqu’il la regardait évoluer au milieu de cette cour qui était la sienne il se sentait petit, faible et particulièrement indigne d’être son fils.

Son verre de champagne à la main il gagna non sans mal le buffet. Cette salle était vaste mais pourtant il étouffait. A cet instant il aurait tout donner pour croiser le regard encourageant d’Hank ou celui farceur de sa sœur. Il aurait tout donner pour qu’on lui tienne la main et qu’on le guide, parce qu’il sentait qu’il perdait doucement pied et que le malaise polluait son esprit. Le brun tira sur sa cravate et fit sauter les deux premiers boutons de son col de chemise dans l’espoir d’y trouver un peu plus d’air. Voyant qu’il ne trouvait pas l’effet escompté, il s’empara d’un petit four pour s’occuper les mains et surtout l’esprit. C’est à ce moment-là qu’elle arriva, elle. Insouciante et, aux premiers abords fichtrement agaçante. Elle envahit sans crier gare son précieux espace vital et la joie qu’elle exprimait lui hérissa les poils. Comment elle faisait, elle, pour ne pas fondre sous la pression ? La demoiselle à la chevelure flamboyante le déstabilisa quelque peu. Il mâchouilla son petit four pour garder un calme apparent et quand elle fit part de sa rencontre avec l’ex maître coordinateur il s’essuya les doigts avec une serviette avec un rictus en coin.

- « Whoua, truc de fou, hein ? »

Faire de l’ironie n’était peut-être pas la meilleure des idées mais il voyait mal quoi dire d’autre à cette inconnue. Elle semblait tellement… Heureuse et à l’aise que ça en devenait vexant. Lui, face à un serveur il était déjà à deux doigts de se chier dessus. Il aurait aimé jeter aux oubliettes ses angoisses de performances, cette façon dont il se rabaissait au moindre stress. Il aurait aimé être comme elle et sautiller comme une gamine parce que « Olalalala le grand Monsieur Image il m’a touché la main… Ouuuh je ne me la laverais plus jamais kyaaaaa » sauf que ce n’était pas le cas. Elle continua sur sa lancée et vu l’entrain qu’elle y mettait le monde de la Compétition devait lui être nouveau. Remarque, il l’était pour lui aussi dans le sens où ça ne faisait que très peu de temps qu’il était challenger officiel mais comparé à elle, lui, côtoyait ces visages et ces noms (même si c’était de loin) depuis qu’il gazouillait dans son berceau.

- « Hm. J’ai aperçu Mercy, tout à l’heure mais je n’ai pas vu Heng, Phantom, Zingaro, Sirius ou Mephisto. Ni les autres d’ailleurs. Par contre y a pas mal d’anciens. Maintenant qu’ils ont rendu le tablier ils doivent sacrément se faire chier. » fit-il en haussant les épaules avant de reprendre un petit four « Première soirée privée, j’suppose ? »

Patrick posa un dernier regard sur la foule avant de considérer un peu plus sérieusement la rouquine à côté de lui. Une partie de lui avait sincèrement envie de s’enfuir de cette soirée et d’aller pleurer sur sa nullité, bien au chaud, au fond de son lit. Mais sa mère risquait de lui reprocher son comportement (elle avait tendance à être intransigeante depuis qu’Idefix avait pissé dans son bureau) et Célia allait se faire un plaisir de titiller sa fierté mal placée, chose qu’il ne se sentait pas la patience de supporter (comme-ci il avait eu cette patience un jour, tien /PAN/). Cependant, et il ne pouvait l’ignorer, cette fille lui parlait. Elle n’était peut-être pas un grand nom de la Compétition mais c’était peut-être un début ? Sans doute qu’échanger deux/trois mots avec elle n’allait pas le tuer… Qu’avait dit Hank, déjà ? Au lieu de faire l’ours tu devrais un peu plus t’ouvrir ? Un truc dans ce goût-là. Puis, bon, elle n’avait pas l’air particulièrement méchante ? Agaçante de positivité sans aucuns doutes mais elle n’avait pas l’air d’être du même gabarit que les espèces de pestes superficielles dont il avait horreur. Puis… Elle ne l’avait pas encore vu sous son vrai jour, peut-être pourrait-il, avec elle faire, faire durer l’illusion un peu plus de dix minutes avant de se liquéfier sur place et de faire le con. Ça valait le coup d’essayer… Surement.

- « Laurell. » fit-il sobrement en lui tendant une main « C’est mon pseudonyme. Je suis challenger de la Compétition. » Il resta quelque seconde à la dévisagée avant de se souvenir qu’il avait sans doute oublié de l’encourager à se présenter. Il se racla la gorge avant de lâcher un léger « Et toi ? »



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Marilou Roy-Morin
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MessageSujet: Re: Orgueil & Préjugés (sans le mariage à la fin) |Patrick|   Dim 15 Juil - 16:53



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Orgueil & Préjugés (sans le mariage à la fin)

Mes frères me reprochent souvent ma familiarité en compagnie d’inconnus, particulièrement auprès des garçons. Je m’adresse régulièrement aux autres en partageant des détails que certains jugent privés au sujet de mes pensées, de mon vécu, de mes états. Je n’ai jamais compris les réserves que certains entretiennent envers les autres. J’ai beau raconter mes émotions à ce garçon que je ne connais même pas de nom, nous ne nous reverrons probablement même pas après ce soir. Il en fera donc ce qu’il en voudra, de toute manière il s’en fiche probablement. Si ma manière de me sentir par rapport à cette soirée peut briser la glace et permettre une conversation de voir le jour, alors pourquoi pas? Mes frères me trouvent naïve, parfois un peu trop facile d’approche pour les garçons, mais je ne cherche pas à draguer ici. Je vis une telle euphorie que j’ai mis de côté mes flirts habituels pour simplement profiter de la soirée. J’ai même du mal à me concentrer sur autre chose que tous ces visages familiers que je distingue parmi la foule. Au final, je me cherche simplement un partenaire avec qui partager tout ceci. En d’autres circonstances, c’est avec mes amis que je me serais égosillée de joie, sauf que ceux-ci vaquent probablement à leurs occupations, à des milliers de kilomètres d’ici dans une matinée ensoleillée. La pensée d’un party sans mes amis me peine un peu. Ce garçon pourrait être mon ami pour ce soir peut-être. Il me semble plutôt nerveux, peut-être que c’est quelqu’un de plutôt introverti?

Je ne saisis même pas le sarcasme au cœur de sa voix. Je l’écoute en buvant carrément ses paroles tandis qu’il énumère les gens qui auraient pu se trouver ici ce soir. De toute évidence, ce garçon en connaît pas mal. Peut-être a-t-il l’habitude de ce genre de soirées? Si c’est son cas alors quelle chance… J’espère que Mercy m’invitera à nouveau. J’adore les fêtes mais alors celle-ci remporte la palme. La musique, l’énergie qui se dégage de la foule, la qualité des invités, les délicieux canapés… Je me laisse osciller doucement au rythme de la musique bien que j’aille plutôt envie de laisser mon corps se laisser aller tout entier sur la piste de danse. Plus tard peut-être. Là, j’ai une conversation avec le gentil jeune homme.

«Ouais. C’est si évident? J’espérais avoir l’air à l’aise et me fondre un peu au décor mais on dirait que tu m’as eue! J’accompagne ma cousine en fait, je suis plutôt nouvelle sur l’île d’Enola, c’est mon premier événement du genre. J’aime bien les fêtes mais celle-ci dépasse totalement mes attentes. Sérieusement, la Compétition sait organiser des partys qui déchirent. Toi tu as l’air de t’y connaître, t’as l’air super à l’aise. C’est pas ta première fois hein? Tu pourras aider une pauvre touriste comme moi à m’y repérer?»


Le châtain se présente comme étant un dénommé Laurell en spécifiant qu’il s’agit de son pseudonyme compétitif. Je l’observe d’un drôle d’œil. Pourquoi choisir un vrai prénom pour son pseudo? Il n’est pas très créatif je trouve. Bon, Mercedes non plus avec tout simplement «Mercy». Enfin, j’imagine qu’ils ont leur raison. Je sautille presque sur place en l’entendant nommer qu’il s’agit de l’un de mes rivaux dans la Compétition.

«Enchantée Laurell! Moi c’est Pizzazz!» je dis en agitant les mains devant moi, ces fameuses mains jazz. «Enfin, tu peux m’appeler Marilou tout de même, c’est plus simple. Tu es dresseur aussi? Et tu es doué?»

Je pose la question innocemment. J’ai moi-même beaucoup à apprendre même si j’ai gagné quelques combats dans mon patelin de Sainte-Foy. Tiens, c’est la deuxième fois que je pense à la maison depuis mon arrivée ici.

«Après avoir vu ma cousine participer à la Compétition, j’ai toujours eu envie de suivre ses pas. J’ai aucun Badge encore mais disons que je me prépare bien. Ces Champions n’ont qu’à bien se tenir haha. J’en ai pas l’air mais je suis redoutable, je t’assure.»

Je lui fais un sourire qui doit me faire paraître telle une gamine plus que comme une dresseuse appliquée, mais faisons comme si nous n’avons rien vu.

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Patrick Olson
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MessageSujet: Re: Orgueil & Préjugés (sans le mariage à la fin) |Patrick|   Mar 17 Juil - 11:46

Tu veux mon 06 ? /PAN/Patoche & Mari


••• Patrick ne put s’empêcher de se dire, qu’en effet, c’était plus qu’évident. Après tout, il n’y avait que les nouveaux ou les idiots finit pour s’extasier autant sur un gala de charité et sur le paraître d’un monde bien plus faux-cul et plus terre à terre qu’on en le pense. Enfin, non pas que ce soit un mal. Après tout, Patrick enviait, d’une certaine manière, cette facilité avec laquelle les gens s’émerveillaient pour ignorer, consciemment ou non, ce qui pouvait ternir le tableau. Lui n’en était pas capable et, disons-le franchement, ça le faisait bien chier. Sans doute qu’il serait plus prompt à rire et à vivre comme un « jeune » s’il arrêtait de voir le verre à moitié vide et remplit d’eau vaseuse.

- « Bworf. Question d’habitude. » fit-il en haussant les épaules. « Ce genre de réception, d’une certaine façon, ça fait partit du boulot aussi. Du coup, quand on voit quelqu’un d’hyper enthousiaste on se dit qu’il ne doit pas être d’ici. »

Enfin, il avait beau dire ça mais il n’était pas tellement « d’ici » non plus. En vérité, Patrick avait toujours plus ou moins vécu ces soirées comme des corvées ou des punitions. D’une part, petit, il n’y prenait pas part et reprochait beaucoup à sa mère de préférer cette partie de son travail à une soirée en famille. D’autre part, maintenant qu’il était en âge de participer à ce genre d’évènement, il y voyait plus une espèce de raison que s’était faite sa mère plutôt qu’une réelle envie de l’introduire, lui, son fils, dans son univers. Il n’avait jamais été « émerveillé » par la Compétition, aussi, il était quelque peu dérouté par cette vision ultra positive de la chose et il le fut encore plus quand la rouquine lui balança qu’il avait l’air « super à l’aise ».

Sur le coup, il la regarda avec des yeux ronds, comme pour se persuader qu’elle devait se foutre de lui ou faire de l’ironie. Puis, soudain, un sourire étira ses lèvres et sans qu’il puisse le retenir plus longtemps, Patrick pouffa, son verre ramener contre sa bouche pour étouffer son rire impromptu. L’idée qu’on puisse, lui, l’ado instable croisé avec un ours, le trouver à l’aise lui semblait totalement délirante et c’était bien la première fois qu’on lui balançait une telle chose à la figure. Il avait toujours l’impression que sa gêne se lisait sur son visage mais cette fille venait de mettre à mal ses idées reçues. Il avait un mal fou à s’arrêter de rire sous l’ironie de la situation mais d’un autre côté cet élan de positivisme lui fit ressentir une légère sympathie pour sa compagne qu’il n’osa pas trop accepter dans un premier temps avant de se dire que, meh, pour l’exploit qu’elle venait de réaliser il pouvait bien se montrer un peu plus jovial et amical qu’à l’accoutumé.

- « Faut croire que je suis devenu bon comédien avec le temps alors. » fit-il en buvant une gorgée de champagne pour se calmer avant d’offrir un léger sourire à son interlocutrice. « Bien, bah puisque je suis là autant que je te serve à quelque chose. Qu’est-ce que tu veux savoir ? »

Il n’en revenait toujours pas. Lui. A l’aise. Hahaha, cette Marilou était exceptionnelle. Si sa fierté de l’enfermait pas autant dans son rôle d’ado débile, sans doute se serait-il fait la réflexion que, là, tout de suite, il s’amusait. Que là, à ce moment précis, la soirée ne lui semblait plus si pénible et étouffante. Pour l’heure il ne réalisa rien du tout.

Il choppa un verre de champagne sur un plateau et le tendit à sa camarade dans un « Tu bois ? » avant de parcourir l’assistance du regard. Vrai que le challenge de la Compétition serait dur et Patrick devait bien s’avouer qu’il ne se sentait pas aussi confiant que la rouquine quant à la réussite de ses matchs. Il savait qu’il n’avait pas encore les bons réflexes, les bonnes méthodes. Hank l’aidait du mieux qu’il pouvait mais il ne pourrait réellement avancer que lorsqu’il entamerait les hostilités, face à un champion.

- « Doué, je ne sais pas. Je n’ai pas vraiment combattu grand monde jusque-là mais va bien falloir que je le devienne un jour si je veux aller botter le derrière du maître en place. » Il but une seconde gorgée de son verre avant de chercher sa mère du regard. « T’as de la chance d’avoir un modèle à suivre. Ta cousine, ce ne serait pas Mercy par hasard ? T’as son accent, je trouve, fin celui qu’elle avait quand elle commençait. » Enfin, il trouva la personne qu’il cherchait. Il tapota du bout du doigt (pas très tactile et toujours un peu gêné de toucher les gens) l’épaule de sa camarade pour lui indiquer de regarder une femme brune qui parlait avec animation au milieu d’un groupe. « Tu vois la nana en face ? C’est Eléonore Swan, c’est elle qui gère un peu tout ce qui se passe ici. C’est la patronne en quelque sorte. C’était un ancien maître mais je ne sais pas si tu l’as connu pendant qu’elle était en activité. Si tu veux te faire un nom ici c’est elle que tu dois impressionner. »

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Marilou Roy-Morin
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MessageSujet: Re: Orgueil & Préjugés (sans le mariage à la fin) |Patrick|   Mer 25 Juil - 16:18



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Orgueil & Préjugés (sans le mariage à la fin)

Les fêtes vibrent moi. Me procurent une sensation d’extase (qui, agrémenté de l’euphorie octroyé par quelques boissons alcoolisées) m’accompagnant plusieurs jours ensuite. Les rassemblements tels que celui-ci contiennent tout un tas de chose qui provoquent nécessairement la bonne humeur chez moi : la perspective de socialiser et de faire la rencontre de nouvelles personnes, de l’excellente musique pour bouger et danser, de quoi s’éclater toute la nuit et oublier tous ses problèmes… Vraiment, ce party me donne la sensation d’appartenir à un monde secret et interdit, d’avoir mis les pieds dans un cercle privilégié. Je ne parviens pas à réprimer mes sourires devant le jeune homme qui semble un peu moins emballé que moi. En fait, il me semble un peu coincé maintenant que je le regarde, comme mal à l’aise au cœur de cette animation festive. J’ai connu bien des personnes plus réservées ou au caractère moins propice à ce genre d’événements. Je parviens toujours à leur montrer une part cachée d’une fête, un aspect qui leur aura plu. Peut-être parviendrai-je à faire de même à cet habitué des lieux, un habitué qui a perdu goût en ce fruit aux délices insoupçonnés. Un boulot, dit-il? Si seulement il se détachait de son amertume, il réaliserait à quel point cette soirée est géniale. Et qu’elle restera longtemps gravée dans ma mémoire.

Je rigole un peu avec lui, le verre pendu au bout des lèvres. Je réalise sans trop de mal qu’il se moque un peu de mois, de ma naïveté, mais tant pis. Je l’accepte pleinement et la porte même telle une cape. Tant mieux si je parais naïve et influençable. Peut-être ainsi m’entraînera-t-il dans son monde plus aisément ainsi. Il accepte ma proposition, ce qui me tire un énorme sourire. Certains diront que je souris trop. Sauf que j’ai appris, il y a longtemps, qu’il s’agit d’une bonne manière de se faire des amis. Puis il faut dire que j’apprécie sincèrement voir l’autre se détendre un peu pour aborder une attitude plus relaxe. J’accepte avec plaisir la coupe qu’il me tend, même si je m’étais promis de ne pas boire davantage. Oups? Je l’écoute en penchant la tête sur le côté tandis qu’il me parle de ses propres expériences en tant que dresseur novice. Il me fait du bien d’avoir quelqu’un avec qui discuter de la Compétition sans trop me prendre la tête. De toute évidence, nous nous trouvons sur un terrain d’égalité, tous les deux encore à nos premiers pas dans cette vie de tourmente et de gloire. Là où je passe tout près de m’étouffer est lorsqu’il avance que Mercy serait ma cousine.

«Wow! Mais comment t’as su! Vous les enolians, vous êtes TROP forts. Haha ouais, je suis un produit 100% Québec, comme Mercy. Je viens juste d’arriver sur l’île en fait.»

Je rougis de plaisir en évoquant mes origines. J’aime bien qu’on me rattache à Mercedes, bien que nous n’ayons aucun trait en commun hormis cet accent qu’évoque Laurell. Après tout, elle a été adoptée. Le jeune homme me pointe un visage parmi la foule d’une dame d’un certain âge, visiblement bien à l’aise dans ce genre de rassemblement. À la manière dont la salle entière semble graviter autour d’elle, je devine aisément qu’il s’agit d’une personne importante, chose que le jeune dresseur confirme.

«Une… ancienne maître? La directrice? Oh là là… J’ai pas une mèche de travers ou un truc entre les dents hein? Arceus, je sais pas trop si j’oserais aller lui parler… En même temps ce serait l’occasion non? Ce n’est pas tous les jours qu’on la croise j’imagine. Bordel, elle est tellement jolie, j’aimerais lui ressembler à son âge.»

Son assurance, ses sourires, la sorte de détermination qui brûle au creux de son regard… Il ne fait aucun doute qu’elle a combattu un jour elle-même dans l’élite contre les plus aguerris des dresseurs. J’ai envie de faire tout comme elle, d’aller à la poursuite de mes rêves, de voir où ce chemin me mène.

«J’ai une idée. Puisque nous sommes deux novices… On devrait se faire un petit combat dehors. C’est sûr que ça attirerait son attention. Ça pourrait propulser nos carrières! Puis tu as dit toi-même que tu n’as pas assez combattu contre des dresseurs… Bah c’est l’occasion!»


Je lui ai attrapé le bras dans mon enthousiasme. Si certaines personnes ne sont pas très à l’aise avec le toucher, je n’ai jamais ressenti ces barrières à proprement parler. Je me contente de le regarder, des étoiles dans les yeux, en espérant qu’il acceptera.

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MessageSujet: Re: Orgueil & Préjugés (sans le mariage à la fin) |Patrick|   Lun 30 Juil - 16:41

Si c'est autant de stress une fille je vais m'officialiser gayPatoche & Mari


••• Un léger sourire vint étirer ses lèvres suite à la réaction de sa camarade. Patrick n’avait jamais été très à l’aise pour déchiffrer les expressions et les intentions des gens. D’une nature très défaitiste (surtout en ce qui concerne la nature humaine), l’adolescent avait une sale tendance à voir des relations intéressées et de l’hypocrisie en puissance tout le temps. Ici, Marilou lui donnait l’impression de jouer volontairement aux idiotes pour le brosser dans le sens du poil. Parce que faut croire que ça plaît à certains mecs les filles qui fonctionnent aux « whoua t’es trop fort ». Fin, il devait bien avouer que le compliment lui faisait plaisir mais quant à savoir s’il était sincère ou non, Patrick préférait ne pas se prononcer. Malgré son attitude qui le mettait mal à l’aise, la rouquine ne lui semblait pas être quelqu’un de très… de très peste diront nous. Elle lui donnait l’image d’une fille juste profondément heureuse d’être-là. Fin, comparé aux demoiselles qu’il voyait souvent dans ces soirées, Mari lui donnait l’impression d’être beaucoup plus naïve et candide et c’était un bon point. En espérant que le petit monde très fermé de Haute Compétition ne la pousse pas à devenir tout ce qu’il haïssait profondément chez quelqu’un.

Enfin, pour l’heure, il rangea soigneusement dans le coin de sa tête l’identité de la fameuse cousine de son interlocutrice et rebu une gorgée. Ce n’était peut-être pas si mal de débuter avec une championne habituée à la vie de la Compétition. Avec un peu de chance, elle finirait par voir les « mauvais côtés » du milieu et peut-être pourrait-elle le rejoindre dans son club très très élitistes des « Pffffffff Screugneugneu les privilégiés de la Compétition ». Personnellement, avoir une mère présente dans le haut du panier l’avait très vite vacciné à ce niveau. D’ailleurs, en parlant de sa mère, Patrick passa du rire moqueur à l’expulsion de son champagne hors de prix par le nez en l’espace de dix secondes.

Au départ, il avait bien ri en voyant sa camarade aussi intimidée et agité que si elle rencontrait le membre de son boy’s band favori (note de la joueuse : Pas d’offense, faut savoir que Patrick, Emi et Brandon sont tous les trois fans d’un boy’s band Coréen et que chacun l’assume… Plus ou moins bien. /PAN/). C’était sans doute méchant de sa part mais voir quelqu’un se recoiffer pour recroiser sa mère alors que lui en était au stade où il pétait à table sans la moindre pression le faisait doucement marrer. Par contre, lorsqu’elle évoqua vouloir lui ressembler sa réaction fut toute autre : il manque de s’étouffer avec sa boisson.

- « Oui, alors, non. Juste non. Sérieux, je te connais que depuis dix minutes mais tu es déjà très bien comme tu es. Vraiment. »

Peut-être était-ce parce qu’on parlait indirectement de sa mère mais à aucune moment Patrick ne fut conscient d’un potentiel sens second pour sa tirade. Nan mais quelle idée ? Ressembler à sa mère ? Puis quoi encore ? Bon, il devait bien l’avouer, elle était jolie voilà, c’était dit. Mais passé le fond de teint et le mascara bon dieu… Comment pouvait-on, aussi jeune, souhaiter devenir une vieille mégère qui ne vit que pour son boulot ? Non. Vraiment. Marilou, peu importe ce qu’elle était, était très bien comme ça.

D’ailleurs, il manqua de recracher une seconde fois ce qu’il avait dans la bouche quand elle évoqua un combat dans le but d’attirer l’attention. Attirer l’attention ? Pourquoi faire ? Ils allaient les juger et le jugement c’est pas bien. C’est stressant. Puis dans le lot il y avait sa mère et… Oh, je vous avais dit que Patrick n’avait aucune confiance en lui ?

Le brun fit les yeux ronds puis rapidement il sentit une sueur froide parcourir son dos. Un combat ? Là ? Maintenant ? Bien sûr il avait Hercule et Ikki avec lui mais il ne se sentait pas prêt et encore une fois sa putain de père était présente et-

- « Qu’est-ce que ? Ma-Mari- ! »

Mais il ne put même pas protester qu’elle l’avait déjà entraîné avec elle. Pour son plus grand malheur, Patrick perçu rapidement que ce petit déplacement n’était pas passé inaperçu car plusieurs invités se retournèrent, curieux. Il sentait déjà les rumeurs venir, les murmures et… Non de Dieu cette fille était intraitable !

Patrick se renfrogna. Il voyait les petits sourires malicieux de certaines dames de l’assistance et roula des yeux. Ça y est, les petites vieilles voyaient une fille tirer un mec par le bras et tout de suite ça caquetait dans leur coin en s’imaginait des trucs. Brrr. Mais bon, quitte à choisir il préférait de loin mettre un terme au malentendu en se prenant une raclée qu’il ne pourrait éviter que d’avoir le droit à ce genre de regard.

- « Bon. Très bien. » il devait l’avouer, il était agacé. Il se doutait bien que Marilou n’avait pas pensé à mal mais bon. Bonjour la constipation aigue. « Je te propose un deux Pokémons chacun sans objet. »

Il se doutait bien que ça ne tournerait pas en sa faveur. Hercule était d’une nature plutôt imprévisible et Ikki n’était pas un combattant émérite. Ils manquaient tous les deux cruellement d’entraînement et d’expérience. La prestation serait sans aucuns doutes bancale et risible… La question était maintenant de savoir jusqu’où.


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Orgueil & Préjugés (sans le mariage à la fin) |Patrick|

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