Légendes d'Enola


 

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 Arthur | King [100%]

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Arthur C. Ferguson
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Ex-Régimeux
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Date d'inscription : 03/01/2018

MessageSujet: Arthur | King [100%]   Ven 3 Aoû - 22:14

Arthur C. Ferguson
INFORMATION GÉNÉRALES

Nom : Ferguson
Prénoms : Arthur Clovis Octave
Surnom : Art', Artie
Âge : 31 ans
Date de naissance : 6 décembre 1991
Genre : Homme, du moins c'est ce qui est marqué sur ses papiers. En réalité, son genre est quelque chose qu'il questionne. Les cases binaires ne semblent pas lui convenir, mais cela le stresse d'y réfléchir, et il n'a pas encore pris la décision d'en parler à qui que ce soit.
Origine(s) : Enolian
Date d'arrivée sur l'île d'Enola : A sa naissance
Métier/Occupation/Études : De part l'influence de son père, Arthur s'est retrouvé de force dès ses 16 ans à être enrôlé dans le Régime. Il y était soldat, et c'est l'unique chose qu'il savait faire. Il était d'ailleurs persuadé de n'être bon qu'à ça. Après la chute du Régime, il dû bien trouver quelque chose. Puisque Sten entreprit de l'héberger, Arthur l'aida à s'occuper de sa pension, et c'est ce qu'il continue de faire aujourd'hui. D'un autre côté, puisque son père a disparu de la circulation, le jeune homme s'est vu confié la gestion des hôtels de sa famille à Zazambes. N'ayant aucune idée de comment s'y prendre, il laisse la majorité de la gestion à son associée, Mara Jade. Il perçoit des revenus de cette activité.
Durant son temps libre, en plus de dessiner, le jeune homme s'est mis à écrire des histoires, des contes notamment. Il n'a encore rien publié, n'osant pas, mais on peut déjà trouver quelques uns de ses écrits sur internet.
Lieu de résidence : Forêt d'Erode. Il y vit dans la pension de Sten, son petit ami, juste à la sortie de la forêt. Un lieu calme et paisible qui est loin de lui déplaire. Il s'y sent bien, et plus il est éloigné des activités de l'île et surtout de sa politique, mieux il se porte.
Groupe : Neutre
Sous-Groupe : Ex-Régimeux
Rôle : Pardonné. La décision n'a pas été bien difficile à prendre. Il était évident que le jeune homme traumatisé était plus soldat par force que par choix. Son esprit manipulable a été utilisé comme argument par son avocat et, grâce au témoignage de son psychiatre, Arthur s'en est sorti avec des 200H de TIG.
Pseudonyme : Octavius: Son pseudonyme sur internet, sous lequel il écrit des fanfictions. Directement tiré de son troisième prénom, celui choisi par sa mère.
Lewis: Ancien pseudonyme utilisé à l'époque où il était soldat du Régime, il ne l'utilise bien évidemment plus aujourd'hui. Cela dit, par réflexe, il lui est arrivé de l'entendre de la part d'anciens camarades eux aussi pardonnés. Il n'aime pas qu'on l'appelle ainsi.

FICHE DRESSEUR
Informations
Rôle : Pardonné
Voulez-vous utiliser le dé shiney? : Oui

Équipe Aventure
- Dodoala ♀ - Alice -  Hypersommeil - Calme
COMMENT L'AVEZ-VOUS CONNU?: Arthur a trouvé Alice blessée lors d'une de ses missions du temps où il était au Régime, il l'a soigné et a décidé de la garder. Il trouve rigolo le fait qu'elle dorme constamment et dit qu'elle se trouve tout le temps au Pays des Merveilles, d'où son surnom. Malgré les années passées, Alice a toujours souhaité rester avec son dresseur, bien que ce dernier n'ai jamais eu l'occasion de l'entraîner plus que ça. De toute façon, la petite koala préfère largement rester accrochée à son dresseur pour dormir plutôt que de se ruer sur le champ de bataille.


PHYSIQUE
Couleur de peau : Blanche, caucasienne
Description des cheveux : A l'origine, les cheveux d'Arthur étaient gris. Une condition pour le moins rare, héritée de son grand père maternel. Il se les aient teints en blanc depuis, notamment avec l'appui de son petit ami, Sten, qui à soutenu cette démarche et ne cesse de lui faire des compliments sur sa chevelure. Ils sont courts, à l'exception de deux mèches qu'il laisse retomber sur les côtés de son visage.
Description des yeux : Ils sont de couleur bleus clairs. Ils sont l'une des principales raisons pour lesquelles Arthur déteste se regarder dans un miroir. Ce sont exactement les mêmes que ceux de sa jumelle, aujourd'hui décédée, et ils lui rappelle son accident.
Taille : 1m68
Poids : 55kg.
Arthur n'avait jamais été très gros, mais ses années de traumatisme l'ont transformé, autant psychologiquement que physiquement. Souffrant de troubles du comportement alimentaire, une maladie causée dans son cas en majeure partie par son PTSD, le jeune homme peut passer des jours entiers sans rien pouvoir avaler. Il est bien sûr incapable de manger pendant ses crises, et souvent plusieurs heures après. Cela lui génère énormément de fatigue, et le fait se sentir encore plus mal. Il lui arrive au contraire de manger énormément en une seule fois pour surmonter son anxiété, mais cela n'augmente pas son poids pour autant.
Description de la silhouette : Arthur est un jeune homme à la silhouette fine, avec un physique androgyne. Chose dont il se soucie de moins en moins depuis les quelques années passées. Son visage fin donne l'impression qu'il est plus jeune (son comportement aussi d'ailleurs) mais c'est bel et bien la trentaine passée que le jeune homme fait sa vie.

Problèmes de santé physique : Paralysie du bras gauche, suite au combat d'août 2017 après l'explosion de la centrale.
Particularités autres : Une cicatrice au niveau de son œil gauche.

CARACTÈRE
Personnalité : Gentil - Attentionné - Obéissant - Docile - Timide - Froussard - Gouvernable - Doux - Sage - Humble - Craintif - Hésitant - Angoissé - Naïf - Sensible - Crédule - Nerveux - Bosseur -  Rêveur - Fidèle - Loyal - Blessé - Torturé - Protecteur - Taiseux - Silencieux - Complexe d’infériorité - Pessimiste - Défaitiste - Peureux - Méfiant - Manipulable - Souriant - Angoissé - Adorable - Réconfortant - Bon - Pacifique - A l'écoute - Vigilant - Tolérant - Apaisé - Apaisant - Prévoyant - Juste - Patient - Artistique

A l'époque où il était soldat du Régime, on trouvait drôle de le surnommer « le fantôme ». Tellement il était discret, il était quasiment invisible. Le jeune homme ne passait que très peu de temps à se familiariser avec ses camarades, après tout, il n'a jamais été bon pour ça. Arthur n'a jamais bien compris les codes sociaux, et encore moins comment se faire des amis, notamment au sein du Régime. Son père l'avait éduqué à faire passer le travail avant tout et, du fait, il ne s'est jamais vraiment habitué au fait d'avoir un entourage proche.
Calme et timide, Arthur n'a jamais su s'imposer. Il parle d'ailleurs avec une voix douce et faible, ce qui fait qu'on a du mal à l'entendre de temps à autre. D'autant plus qu'il ne parle pas beaucoup au sein d'une discussion, si l'on ne l'invite pas à le faire. Il considère en effet que les choses qu'il a à dire ne sont pas si importantes que ça... et que lui-même ne l'es pas non plus. Son complexe d'infériorité, c'est depuis très jeune qu'il l'a, et le comportement toxique de son père en est sans aucun doute à l'origine. Arthur a souvent le sentiment d'être un imposteur, de ne pas avoir de valeur, et malgré les tentatives répétées de Sten, n'arrive pas à se faire à l'idée qu'il est tout aussi important que n'importe qui d'autres, et que ses qualités sont nombreuses. Il ne sait toujours pas bien pourquoi il est là, pourquoi il existe, et surtout, comment quiconque fait pour l'aimer. A ce stade là, c'est encore pire que Sten. Cela dit, ils vont bien ensemble, ces deux-là...
Arthur a besoin d'être réconforté, et le sentiment d'abandon peut être très fort chez lui, ça n'a jamais changé depuis l'enfance. Il se sent en totale insécurité quand il n'es pas avec quelqu'un qui l'aime, et a toujours l'impression qu'il doit en faire toujours plus pour ne pas qu'on le laisse tomber. C'est un bosseur, plus que ça même, capable de travailler des heures d'affilées sans s'arrêter, juste pour prouver, à lui-même et aux autres, qu'il a une valeur. Il n'arrive toujours pas à s'auto persuadé, et quand on lui dit de s'arrêter, il va s'en vouloir de ne pas avoir fait attention aux autres. C'est vous dire si le pauvre à bien du mal à trouver sa place dans la société.
L'éducation stricte et même maltraitante de son père a laissé de nombreuses autres traces. Arthur est un grand craintif, il sursaute au moindre bruit et est incapable de dormir dans le noir total. Son syndrome post-traumatique, liée à l'accident d'il y a cinq ans, n'aide pas, et malgré le fait qu'il reçoit de l'aide et à le soutien de ses proches, sa santé mentale reste fragile, et c'est parfois pour lui très dur à supporter. Quand il entre en crise, il n'y a quasiment que Sten qui est apte à l'aider à se calmer, et il garde constamment sur lui une petite fiche sur la conduite à suivre en cas de crise, notamment le numéro de téléphone de son petit ami. Il lui est extrêmement reconnaissant, et bien qu'il n'en soit en rien responsable, s'excuse constamment de ne pas être « normal ».
Son éducation l'a rendu aussi très obéissant... et extrêmement manipulable. A l'époque du Régime, il suivait les ordres sans broncher. Bien qu'il serait difficile aujourd'hui de le réintégrer dans les idéaux Régimeux, il est facile de le convaincre de faire telle ou telle chose. Etant aussi très naïf, il ne sera pas bien compliqué pour quelqu'un de mal attentionné de lui faire faire ce qu'il désire. Crédule, lui mentir est aisé et il n'es pas doué (du tout) pour détecter le mensonge, même s'il est étrange ou farfelu.
Arthur a honte aussi. Honte de son passé, honte de sa vie de soldat. Des cauchemars le hantent de temps à autre, et il se déteste d'avoir pu commettre des horreurs. Il a extrêmement peur des armes désormais, et de tout ce qui représenterait une milice. Pour cela, il se méfie aussi des gouvernements, quels qu'ils soient. Sa crédulité fait qu'il fera confiance si on le persuade, mais par principe, il craint ce qu'il pourrait arriver si quelque chose dégénère. Il déteste se mêler de la vie politique, tout comme il déteste donner son avis ou argumenter ses opinions. Il n'en a presque pas, d'ailleurs, il se laisse conduire. Il préfère vivre au travers des avis des autres. Ça le rassure, en quelque sorte. Il se persuade qu'il n'est de toute façon pas assez intelligent, pas assez bien. Il ne veut s'avancer sur rien, et il a peur de prendre parti. Il n'es pas du genre à être en première ligne, à prendre part à des combats même s'ils lui paraissent juste. Car Arthur a peur, Arthur a vécu toute sa vie ainsi. Il n'es pas à blâmer, mais il s'en veut. Parfois il voudrait être quelqu'un d'autre. Il y a tant de choses qu'il voudrait changées...
Arthur a très mal vécu la mort de sa jumelle. Il pense souvent à elle, se disant qu'il aurait dû mourir à sa place. Quand il se regarde dans un miroir, il voit ses yeux. Les siens. Ceux de sa sœur aussi, car ils avaient les même.
Peut-être qu'un jour, Arthur parviendra à comprendre sa valeur. Malgré les années passées, l'amélioration est infime, et il aura encore besoin de temps, et de soutien. Car Arthur est faible. Il n'y a rien de mal à ça, mais il a seulement besoin des autres. En retour, le jeune homme a beaucoup d'amitié à offrir, bien plus qu'on ne pourrait le penser au premier abord. Toujours doux, vous ne l'entendrez jamais hausser la voix (Sten à ce propos se demande si les cordes vocales de son petit ami sont capables d'emettre un son tel qu'un cri, tellement il lui semble qu'elles n'ont jamais été utilisées pour ça)
Enfin, Arthur est un artiste dans l'âme. Il dessine depuis tout petit, et le fait encore régulièrement. Il s'inspire notamment de contes pour enfants qu'il a toujours aimé, et désormais, puisqu'il aime aussi écrire des histoires, il dessine ses propres personnages. Il hésite à en faire une profession, mais syndrome de l'imposteur oblige, il ne se sent pas légitime à franchir le pas.

Goûts/Dégoûts : Arthur a toujours aimé les contes. Sa mère leur en lisait souvent, à lui et à sa jumelle, quand ils étaient petits, et l'enfant qu'il était attendait ces moments avec impatience. Il s'imaginait toujours les images dans sa tête, et cette passion n'a jamais changé. Il n'a jamais cessé d'en lire, c'est presque devenu une obsession pour lui, et dès qu'il a su tenir un crayon de couleur, il s'est mis à dessiner les personnages qu'on lui contait. C'était bien sûr très perfectible au début, mais il s'appliquait toujours à ce que l'image corresponde à la description. C'est comme ça qu'il a découvert sa passion pour le dessin, d'ailleurs. Après la mort de sa sœur, il s'est mis à faire de nombreux dessins d'elle, en cachette car son père le lui interdisait. Il est devenu très bon en dessin, bien plus qu'il ne voudrait l'admettre, et passe rarement un jour sans au moins gribouiller quelque chose dans le coin d'une feuille. Une grosse partie de son budget passe dans du matériel de dessin et dans l'achat de livres (des contes pour la plupart on l'aura compris). A force de lire donc, il s'est mis à vouloir écrire, et à commencé depuis plusieurs années à écrire des petits contes, d'abord pour lui-même, puis quand il a eu le courage d'en poster au public, ce fut sous le pseudonyme d'Octavius, pseudonyme sous lequel il continue à écrire aujourd'hui. Il dessine ses personnages, et est de plus en plus tenté d'en faire son métier, bien qu'il n'ose pas. La trentaine passée, il se dit qu'il serait temps d'avoir un « vrai métier » et si cela s'accorde avec sa passion, ce serait bien mieux.
S'occuper de la pension lui plaît aussi, il se sent bien, entouré de Pokemon. Il chouchoute ses deux compagnons, leur donnant probablement trop de friandises et leur pardonnant bien trop souvent leur bêtises (mais bon comprenez c'est tellement mignon un Dodoala qui renverse le pot de confiture par terre ou un Poussifeu qui crame le tapis. Aowh, trop cute =3)
Arthur a de plus en plus de mal à dissimuler son adoration envers la cuisine de son petit ami, et notamment en ce qui concerne les pâtisserie. Redhood ne vous le dira pas, mais il a déjà surpris son dresseur en train de grignoter discrètement un cupcake pour ensuite rejeter la faute sur Alice qui n'avait rien demandé.

S'il y a bien quelque chose qu'Arthur déteste, ce sont les films d'horreur. Il n'en a vu qu'un seul de toute sa vie et il le déteste. Tout ce qui fait peur ou sursauter en général, il a horreur de ça. Vous ne le verrez jamais dans le train fantôme d'un parc d'attraction, et il a horreur qu'on le fasse sursauter. C'est quelqu'un qui n'aime pas la violence et il n'arrive pas à regarder des scènes d'actions trop intenses, et a horreur des armes. Il est très mal à l'aise avec tout ce qui concerne son passé, il évite de parler du Régime et de la guerre, ses traumatismes n'aidant pas. Il déteste faire mention du passé tumultueux de l'île, pour être honnête ça l'arrangerait de vivre dans un monde doux et paisible.
Accessoirement, il n'aime pas le chocolat noir, l'alcool et l'électro.

Objectifs et aspirations : Arthur n'a jamais eu d'ambitions, dans sa vie. Il s'est longtemps contenté d'être la marionnette de son père, suivant tous ses désirs et ses projets. Aussi, ce n'est que depuis les cinq dernières années qu'il a dû apprendre à prendre des décisions seuls, à faire ses choix, et il commence tout juste à se rendre compte qu'il a le droit d'avoir des envies et des projets. Trouver l'amour a été un grand pas en avant pour lui, et il aspire à continuer à vivre avec Sten, ici, dans la pension.
Au fond, il aimerait bien écrire et dessiner des contes, et être publié pour ça. Il a réalisé sa passion et aimerait s'y dédié, bien qu'il aurait encore besoin de temps pour avoir le courage de le faire.
Enfin, il y a trois ans de cela, ils s'est mis à repenser à sa mère. Pendant longtemps, il ne voulait plus entendre parler d'elle. Après tout, elle l'avait abandonné. Elle l'avait laissé à son père, et il s'était senti seul, abandonné. Aujourd'hui, il lui en veut toujours, mais à commencé à avoir le désir de la retrouver. Il voudrais lui parler, lui demander des explications. Il n'a aucune idée d'où Merilda pourrait se trouver, car d'après ce que lui as dit William (mais il est tout à fait possible qu'il ait menti), elle aurait quitté l'île.

Peur(s) : La plupart des peurs d'Arthur sont liées à son PTSD, aux traumatismes de son enfance et de sa jeunesse. Il ne s'est toujours pas remis de son passé de soldat, des cauchemars le hantent encore, notamment ceux datant d'août 2017. Il a peur de la guerre, peur que les horreurs reviennent. Il a peur des membres du Régime en liberté, car peur qu'un groupuscule reprenne le pouvoir. De façon générale, il a peur de tout ce qui est militaires, personnes armées et actions violentes.
Le jeune homme a toujours eu peur de son père, et ça n'a pas changé malgré son âge. Il a parfois l'impression de le voir, car il sait que son père n'a pas été attrapé, et il craint sans cesse de le recroiser.
Il a horreur d'être seul, et peut paniquer rapidement quand il n'a personne autour de lui. La présence de ceux qu'il aime le rassure, et il a du mal à prendre des décisions seul. Il a aussi peur du noir, et ne peut pas dormir sans avoir une petit veilleuse et une peluche qui brille dans la nuit.
Aussi, la forêt d'Erode est inquiétante la nuit et il déteste ça. Il n'aime pas rentrer chez lui tard le soir, et est tout simplement incapable d'aller dans la forêt sans être accompagné.
Il a peur d'avancer dans la vie. Il voit les années défilées, il a toujours eu peur pour son avenir et à l'impression de ne rien avoir accompli en plus de trente ans. Il a peur que Sten ne l'aime plus, peur de le perdre, peur de perdre la vie qu'il a actuellement, une vie qui lui convient enfin.

ALIGNEMENT
Votre personnage a-t-il/elle connu Enola entre 2008 et 2017, sous le joug du Régime, et que pense-t-il de cette époque ? : Oui, il était soldat au sein du Régime. Toujours éduqué dans ces principes, il ne s'est rendu compte de la cruauté qu'après coup. Son père était Hyperion, la Voix du Régime, et il est loin d'en être fier.
Que pense-t-il/elle de la manière dont les choses ont évolué, et du nouveau gouvernement ? : Il se sent bien mieux maintenant que le Régime n'est plus au pouvoir, bien que ça lui ait pris du temps. Les temps semble plutôt paisibles, du moins comparé à avant, et ça ne peut que le ravir.
Que pense-t-il/elle de la légende de Regigigas ? :Il a bien sûr entendu parler de la légende, comme tout le monde, elle fait partie des légendes de sa région. Il ne comprend pas vraiment tous ces gens qui se prétendent élus, et ça l'inquiète un peu. De son expérience, tout ceux qui veulent le pouvoir seuls sont dangereux, et Arthur a appris à se méfier de ce type de personne. Cependant, sa naïveté le laisse penser que c'est vrai et qu'il y a probablement un véritable élu, reste à savoir lequel.

Qu'est-ce que votre personnage pense d'Elixir ? : Il ne peut pas vraiment ignorer leurs idéaux puisque Sten en fait partie. Il adhère à plusieurs de leurs idées donc, rassuré par son petit ami. Cependant, il garde une méfiance vis-à-vis de leur volonté d'exploiter l'Emergya. Cette source d'énergie ne lui as jamais apporté rien de bon, donc, il n'es pas sûr.
Qu'est-ce que votre personnage pense de la Compétition ? : Il s'en méfie. Il a entendu plusieurs histoires sur leur manière de gérer les choses, et il y trouve parfois quelques similitudes avec le Régime qu'il n'aime pas trop. Il ne souhaite pas les diaboliser cependant, conscient du bien qu'ils peuvent apporter. Il ne se mêle pas trop de ces affaires là de toute façon, et pense qu'il y a des gens biens comme des gens mauvais au sein de la Compétition et de son Elite. Il aimerait juste savoir qui est quoi.
Qu'est-ce que votre personnage pense des Anarchistes ? : Il comprend que certaines personnes souhaitent redonner le pouvoir au peuple, et éliminer toute forme de gouvernement peut sembler logique après toutes ces années sous le joug du Régime. Pourtant, du point de vue d'Arthur, leurs actions sont trop violentes. Il n'es jamais vraiment allé chercher plus loin et considère qu'il serait mieux de laisser les choses comme elles le sont actuellement. Il ne veut pas de nouveau combat, de nouvelles violences. Il n'a pas vraiment fait attention au fait que certains groupuscules agissent de façon pacifique, et la Confrérie du Bouclier l'inquiète.

Alignement/Allégeance ? : Il a du mal à se positionner. D'un côté il voudrait faire confiance à Elixir, notamment du fait que son petit ami en fait partie, et d'un autre il n'est sûr de rien. Il se pose énormément de questions et ça le stresse beaucoup, il a encore du mal à y voir clair et espère que tout se finira bien. C'est tout ce qu'il souhaite, en réalité.
ET VOUS?
PUF/Surnom : Panda
Âge : 21 ans
Disponibilité : Je dirais régulière
Comment avez-vous connu le forum ? : Coucou c'est May :3 J'ai changé de nom parce que je suis pas sûr de vouloir rejouer May tout de suite. Et William va attendre un peu, donc voilà le fiston à la place.
Suggestions ? : DES FRITES ! DES FRITES !
Personnage sur l'avatar : Allen Walker [D Gray Man]
Code : Enola renaît de ses cendres
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Dernière édition par Arthur C. Ferguson le Dim 12 Aoû - 8:39, édité 21 fois
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MessageSujet: Re: Arthur | King [100%]   Ven 3 Aoû - 22:17


HISTOIRE

Trigger Warning : l'histoire contient des mentions de : mort d'enfant, violences inter-familiale, dépression, PTSD. Je n'ai rien détaillé, mais je préfère prévenir.

La plupart du temps, dans les contes de fées, ça commence mal, et, finalement, tout se finit bien.
Arthur a toujours eu l'impression que sa vie était le contraire d'un conte de fées.
Pourtant, le début de sa vie semblait prometteur. Des parents qui s'aimaient d'un amour fou, une situation familiale plus qu'aisée, un grand manoir dans lequel vivre, avec tout ce qu'il voulait et un père prêt à lui offrir tout ce qu'il souhaitait, à tout faire pour lui. Et puis, surtout, une sœur jumelle, une compagne de jeu qui l'accompagnerait toute sa vie et avec qui il passerait les meilleurs moments de son existence. C'est du moins ce qu'il avait espéré.

*Arthur plonge sa main dans le carton tout juste ouvert. Ses doigts rencontrent de la poussière, et il s'arrête un instant, se demandant s'il veut aller plus loin. Il pourrait très bien refermer la boîte, la ranger, et retourner à son dessin. Sa vie n'était qu'hésitation, et prendre des décisions n'était pas son fort. Il n'était pas courageux. Il le savait. Il pourrait très bien abandonné, c'était tout à fait lui.
Mais, alors qu'il fixait sans bouger le carton, celui qui reposait jadis dans le grenier du manoir de son père, il réalisa qu'il ne pouvait plus se détourner. Il avait besoin de la voir. Il avait besoin de ces souvenirs, oubliés pour la plupart.
Il agrippa finalement le premier livre. Il le sortit devant lui et tourna la couverture. S'il y avait une chose sur sa mère dont il se souvenait, c'est le soin avec lequel elle s'appliquait à remplir ces albums dans l'ordre chronologique. La toute première photo était bien sûr quelque chose qu'il avait oublié. Comment se souvient-on de sa propre naissance, après tout ?*

Arthur Clovis Octave Ferguson naquît le 9 décembre 1991, à très précisément 15h22. Sa sœur, Luna Camélia Ferguson, naquît à l'exacte même date, à 15h25. Anecdote amusante, les deux jumeaux poussèrent leur premiers cris au même moment, et un petit concert de pleurs eu lieu dans la chambre, déclenchant quelques larmes de joies de leur mère, Merilda. La jeune maman ne put que contempler les deux merveilles qu'elle venait de mettre au monde. Car elle les trouvaient magnifiques, les plus beaux de tout les bébés, malgré leur ressemblance surprenante avec tous les autres bébés aux yeux bleus du monde. Le père, William Ferguson, eu l'autorisation de les tenir dans ses bras une dizaine de minutes après leur naissance, le temps que sa femme se remette de ses émotions et agrippe l'appareil photo qu'elle avait apporté pour ce moment si particulier. Elle pris sa fille dans ses bras, pendant que William tenait le petit garçon. Ces deux êtres minuscules, alors incapable de comprendre ce qui leur arrivait, et quel était cet appareil qui avait émis une lumière et un clic.

Arthur ressenti une sorte de malaise en voyant son père le tenir. Ses émotions étaient mixtes. L'homme semblait si heureux, si rayonnant. Un jeune papa comblé, tenant fièrement dans ses bras celui à qui il allait donner trois prénoms royaux. Mais c'est le visage de sa sœur que le jeune homme contempla le plus longtemps. Ils n'étaient pas bien différent l'un de l'autre à la naissance, pourtant, il la reconnaîtrait entre mille, il en était persuadé.
D'autres photos accompagnaient celle-ci. A côté de chacune d'entre elle, Merilda avait soigneusement noté la date de leur prise, retraçant ainsi la chronologie des événements. Tout semblait si parfait...


Il ne fallut pas longtemps avant que les deux enfants découvrent leur chez eux : l'immense manoir Ferguson, dans lequel il leur fallu du temps avant de se repérer. Il y avait tant de choses à découvrir ! L'endroit leur paraissait immense, interminable, rien que la découverte de leurs propre chambres était une aventure à part entière. Les deux pièces étaient reliées entre elle par une porte, et bien vite, on la laissa ouverte, les deux jumeaux incapable de passer trop de temps l'un sans l'autre. Le soir, leurs babillages incessant leur permettait de se rassurer, et on avait l'impression d'entendre des conversations passionnées, probablement à propos de la sonorité du couic de Sophie la Girafarig.
Quand l'un pleurait, l'autre aussi, et c'était un sacré travail de parvenir à les calmer tous les deux. Celle qui y parvenait le mieux était leur nourrice, Alma. Arthur se souvenait à peine de son visage. *Mais il se souvenait de sa voix. Une voix douce, toujours posée, une voix qui leur chantait des chansons et leur racontait des histoires. Elle avait plus été une mère pour lui que Merilda. Tiens, il devrait penser à la recontacter, un jour. *Le personnel de maison du manoir s'était d'ailleurs très vite attaché à la petite marmaille. Des enfants sages, la plupart du temps, qui ne méritaient sûrement pas les cris de leur père... bien que ce n'était rien à ce qu'il allait faire subir plus tard à son fils. A cette époque, le jeune garçon n'avait pas encore peur de son paternel. Il jouait parfois avec lui, d'ailleurs, et c'était avec lui qu'il avait appris les couleurs... du moins, c'est ce qu'il lui semblait.

Il n'y avait pas beaucoup de photo où Arthur était seul. Les deux jumeaux était tout le temps ensemble, à jouer, rire, à communiquer dans un langage qu'ils étaient les seuls à comprendre. Arthur ne s'imaginait même pas être né fils unique, d'autant plus qu'avec des parents pas aussi présents qu'il ne l'aurait souhaité, il y avait de quoi s'ennuyer rapidement.
Quelques pages de photo plus loin, et les voilà tous les deux, du haut de leurs trois ans, leur premier cartable sur le dos. Arthur semblait inquiet, alors que Luna avait l'air sereine. Il se dit qu'elle avait toujours eu plus de courage que lui. Oui, sa sœur était bien meilleure que lui.


Les petits Ferguson se faisaient conduire tous les jours à l'école par le chauffeur personnel de la famille. Un train de vie auquel ils étaient habitués, après tout à l'époque, ils n'avaient pas conscience de leur statut privilégié. Le petit aux cheveux gris fut d'ailleurs surpris la première fois qu'il appris que la plupart des gens n'avaient pas d'employés chez eux. Il ne savait même pas qu'il n'y avait pas besoin d'être chauffeur pour conduire une voiture, et que certaines personnes se déplaçaient en transports en commun. Arthur eut un petit rire en se remémorant cela. Quel gosse de riche il faisait !
Le début de sa scolarité se passa pour le mieux. La maternelle l'angoissait, mais il avait sa sœur, ce qui lui permettait d'être séparé de son doudou durant la journée, et d’appréhender un peu mieux ce nouveau monde qu'était l'école. Beaucoup d'enfants, beaucoup d'adultes, beaucoup de bruit. Leur père avait voulu l'éducation à la maison mais leur mère avait insisté pour le contraire. Elle voulait que ses enfants se fassent des amis, suivent un enseignement qu'elle considérais « normal. »
Arthur restait collé à sa sœur, et en vérité ils ne se firent pas beaucoup d'amis. Malgré les tentatives répétés des institutrices pour les séparer, rien ne fonctionna, et les parents refusèrent catégoriquement de les mettre dans des classes différentes. Les jumeaux ne l'aurait probablement pas supporté, de toute manière.

Arthur regardait les photographies avec attention, et des larmes commencèrent à naître au bord de ses yeux. Il s'arrêta net sur une photographie en particulier. Une qui le fit fondre en larmes.
C'était la dernière photo de sa sœur.


4 ans. A cet âge là, Arthur et Luna avait enfin terminé de visiter l'intégralité de leurs chez eux, même s'il arrivait au garçonnet de se perdre régulièrement, notamment dans leur jardin et le bout de forêt qui leur appartenait. Forêt dont il avait peur, d'ailleurs, notamment la nuit.
A l'école, lui et sa sœur étaient très bons élèves. Il démontrait même de grandes capacités en lecture, tout comme sa jumelle, et il ne faisait nul doute qu'il y parviendrait bientôt parfaitement.

Ce jour-là semblait être un jour tout à fait normal. Il pleuvait, mais rien de catastrophique, et les deux jumeaux rentraient chez eux après leur journée d'école. Ils étaient tous deux assis à l'arrière de la voiture, lancés dans une discussion passionnée sur le prochain épisode de Miraculous Coxyclaque
Arthur ne s'est jamais souvenu du déroulé exact des événements. Il se souvient juste d'un bruit qui lui vrilla les oreilles, de l'embardée de la voiture, de la peur engendrée. Il se souvient de la douleur qui lui avait déchiré l'épaule, puis, le noir total. Aussi loin qu'il s'en souvenait, il se réveillait ensuite dans une chambre d’hôpital. Il appris plus tard qu'il avait perdu conscience quelques heures. Ses blessures n'étaient pas grave, et les parents furent assurés qu'il ne tarderait pas à s'en remettre. Physiquement, du moins.
Ce n'était en revanche pas le cas de sa sœur.
A l'époque, Arthur ne comprenait pas encore ce que signifiait « être dans le coma ». Il n'allait avoir que cinq ans, et il ne réalisait pas l'était de sa jumelle. La seule chose qu'il discernait, c'était que la petite fille dormait, dormait beaucoup trop longtemps. Il sentait bien que quelque chose n'allait pas.

De retour chez lui, il se mis à se sentir bien seul. L'ambiance n'était plus la même. Le chauffeur fut licencié le lendemain de l'accident. Arthur n'avait jamais vu son père autant en colère. La vie à la maison était devenue fade et triste. Incapable de supporter sa solitude, Arthur fit de nombreuses crise d'anxiété, ce qui lui valut d'être déscolarisé. Il n'avait plus envie de jouer, il voulait juste que Luna revienne. Il demandait constamment à ses parents quand est-ce qu'elle allait se réveiller. Les visites dans la chambre d’hôpital ne le rassurait pas le moins du monde. Il avait un mauvais pressentiment. Plus les semaines passaient, plus son inquiétude grandissait, et ses parents ne pouvaient pas faire grand chose que d'attendre, eux aussi.

7 mois passèrent. Ce furent les mois les plus longs de la vie d'Arthur. Son enseignement se faisait désormais à la maison, plus rien ne l'intéressait. Il voulait constamment aller voir sa sœur. Il avait même préparé des dessins à lui donner quand elle reviendrait. Il lui avait même rangé sa chambre, et il avait dessiné une poupée qu'il comptait lui offrir. Malheureusement, ça ne put jamais se passer.
Le verdict tomba en novembre. Verdict que, bien sûr, le garçonnet ne compris pas tout de suite. Il entendit juste les cris de douleur de sa mère. On lui expliqua qu'il ne reverrait plus jamais Luna. Il était seul, désormais.

Arthur était si tremblant qu'il en lâcha l'album de photo. Les souvenirs revenaient. Il avait pressenti que quelque chose n'allait pas, le jour où la mort fut déclarée. Pourtant, il dû mettre plusieurs mois avant de s'en remettre. Il était capable de rester des heures à la fenêtre, espérant voir apparaître la chevelure blonde de sa jumelle au bout du chemin. Aujourd'hui encore, il regrette tant de choses...

Il grandirait donc sans sa jumelle, sans son appui de toujours. Arthur se sentait vide. C'était beaucoup d'émotion pour un enfant de son âge, et pourtant, il avait déjà l'impression qu'une partie de lui-même avait disparu. Ses crises redoublèrent, il ne voulait plus voir personne, et restait constamment enfermé dans sa chambre. Quand on vint pour vider l'ancienne chambre de Luna, il se mis à protester, à force de cris et de coups. Ce jour-là, pour la première fois, son père devint plus violent qu'il ne l'aurait imaginé. La baffe qu'il reçu surpris tellement le petit garçon que, quand il s'écroula au sol, il ne se mit pas à pleurer. Il se contenta de lever les yeux vers son père, choqué. Celui-ni n'était plus le même. Il n'était pas le père qu'il avait connu. Il ne le serait plus jamais.

William se remis à boire, chose qu'il n'avait pas fait depuis la naissance de ses enfants, et avec cela, devint de plus en plus violent, cruel. Il battait sa femme, son fils, et ce dernier se mit à craindre son paternel, plus qu'il n'avait jamais craint quiconque. Il l'évitait tout le temps, ne lui parlait plus. Il avait peur, il voulait fuir. Il ne savait pas où aller, et, de toute façon, il n'avait pas le courage de le faire.

La dernière photo de l'album était une photo de lui, dans le jardin, tenant dans ses bras le Héricendre de sa mère. Il sourit. Arthur savait bien que c'était un faux sourire. Juste pour la photo. Juste pour sa mère. Il avait six ans à l'époque. Il se revoyait là-bas. Effrayé par son père, n'ayant que sa mère comme appui. Elle lui avait promis qu'elle serait toujours là pour lui.
« Menteuse. » dit-il en refermant brusquement l'album.


Le matin du 28 mars 1999, Arthur se réveilla plus tôt que d'habitude. Comme toujours depuis ces trois dernières années, des cauchemars hantaient ses nuits. Il se leva, et entreprit d'aller se servir un jus d'orange. Il savait que son père dormait encore, où si ce n'était pas le cas, serait enfermé dans son bureau jusqu'à l'heure du repas. Ce petit rituel du matin laissait au jeune garçon un moment de répit. Au fil du temps, il avait appris à repérer les moments où son père n'était pas dans les parages.

L'ambiance semblait pourtant étrange dans la maison, plus que d'habitude. Ce n'est que quelques minutes plus tard qu'il entendit le cri de son père. Craignant le pire, il remonta dans sa chambre et s'y enferma... du moins jusqu'à ce que la voix de William résonne, le sommant de venir.
Le garçon s’exécuta. Son père semblait fou de rage. Et pas une seule trace de sa mère. Le paternel lui tendit un papier, lui ordonnant de le lire. Un papier signé de Merilda. Un message d'adieu.
La jeune femme était partie durant la nuit, laissant tout ce qu'elle possédait derrière elle. Laissant Arthur à William.
L'enfant se sentit trahi, perdu, désespéré. Il était désormais seul face à son père, et cela l'effrayait au plus haut point. Il ne compris jamais pourquoi sa mère l'avait laissé. Et il cherche encore des réponses aujourd'hui.

La colère était toujours présente en lui. Même s'il avait décidé qu'il voulait la retrouver, il n'arrivait pas à calmer ce qu'il avait au fond de lui. Il voulait se remémorer la douceur dont elle avait fait preuve, quand il était petit. Mais tout le ramenait constamment au jour où elle l'avait abandonné. Et il était impossible qu'il lui pardonne.

Arthur fut élevé dans la terreur. Son père était devenu froid, distant, lui expliquant qu'il voulait faire de lui un homme, un vrai. Il préconisait l'éducation « à la dure ». Arthur obéissait, Arthur suivait les ordres, Arthur ne se plaignait pas. Il n'avait pas le droit. Il eu même l'interdiction formelle de mentionner sa mère et sa sœur. Un jour, William entra dans la chambre de son fils et arracha des murs les dessins représentant Luna ou Merilda. Le jeune garçon ne put que voir, désespéré, ses œuvres brûlées dans la cheminée du salon. La seule chose qu'il pu garder de sa sœur, avant que William ne vide la chambre de celle-ci, était une petite peluche représentant un Pokemon de légendes. Arthur la cacha dans sa chambre. C'était la seule chose qui le reliait à sa jumelle, désormais.
Il avait l'impression de voir sa mère, parfois. Une chevelure blonde dans les rues, le sentiment de reconnaître sa silhouette au milieu de la foule. Mais ce n'était qu'une illusion, et petit à petit, il perdit l'espoir qu'elle reviendrait pour lui. Il était destiné à être élevé seul par son père, et cette simple pensée le terrifiait.

L'enfant passait des journées entières dans sa chambre, à dessiner ou à lire. Il aimait s'imaginer transporté dans tous ces contes qu'il lisait. La vie lui semblait bien plus belle, bien plus magique que celle qu'il vivait. Son père était déterminé à faire de lui un homme, et Arthur se devait de se montrer « fort ». Il n'avait pas le droit de pleurer, de montrer qu'il avait mal. Il devait apprendre à parler, à se comporter comme un adulte et délaisser ses jeux d'enfants. William voulait même lui apprendre à se battre. L'âge de son fils ne lui faisait rien, pour lui, le plus tôt était le mieux.


En 2005, le père d'Arthur intégra un mystérieux groupuscule aux intentions obscurs. Tout ce que voyait Arthur étaient des personnes qui ne lui inspirait pas forcément confiance organiser des réunions chez William régulièrement. Il y avait notamment Sydney, que le jeune garçon considérait comme probablement le seul ami de son père, qui lui faisait particulièrement peur, sûrement à cause du fait qu'il ressemblait énormément à son paternel. Quoi qu'ils se disaient dans leurs réunions, ce n'était rien de bon, mais à 13 ans, difficile de comprendre la politique. Car c'est ce que William lui avait dit : ils parlaient politique, et leur idées différaient simplement du gouvernement actuel. Arthur cru son père, bien sûr. Il était tout à fait possible d'avoir des avis politiques divergents, ce n'était pas illégal. Forcé à admirer son père, il n'arrivait qu'à se dire que ce qu'il faisait était juste et admirable, et qu'il avait sûrement raison. Pourtant, il devait quand même garder le silence sur l'organisation dont faisait partie sont géniteur et ne jamais mentionner leurs idées. A l'époque, il n'avait pas encore réalisé que le futur Régime avait prévu de faire un coup d'état.

Il finit par découvrir leurs plans, quand à ses 16 ans, Arthur fut pour la première fois invité par son père à assister à une réunion. Toujours dans l'objectif de faire de lui un homme fort et courageux qui honorerait et transmettrait le nom des Ferguson, William avait décidé que son rejeton ferait partie de leur groupe, qu'il le veuille ou non. Après tout, ils auraient besoin de soldats, et le jeune homme était la cible parfaite. Le lavage de cerveau engagé par son père, il était totalement manipulable, soumis à l'autorité paternel, alors, il ne pouvait pas refuser. Arthur accepta, sans même réfléchir, sans savoir ce qu'il voulait lui. Son père lui avait annoncé qu'il était temps de le rendre fier.

« Rendre Père fier. C'était tout ce qui comptait, à l'époque. » se dit-il. C'était alors son unique but, et il était prêt à s'entraîner jour et nuit pour que cela arrive. William ne lui prêtait aucune attention, et ce manque d'affection avait conduit l'adolescent à chercher l'admiration à tout prix, à faire en sorte d'être le meilleur pour que William pose ne serait-ce qu'un regard de fierté envers lui.
Aujourd'hui, il ressentait juste de la haine à l'égard de son géniteur. Et de la peur.


Pour preuve de bonne foi et pour le féliciter de son engagement, on lui offrit un Chacripan, dont le sourire étrange et effrayant lui valu le surnom de Cheshire. Arthur, qui n'avait jamais appris à s'occuper d'un Pokemon, n'avait aucune idée de comment s'y prendre. Et puis, son Pokemon semblait prendre un malin plaisir à lui faire peur, ou a le griffer plus ou moins quand il en avait envie. Il restait donc beaucoup dans sa Pokeball, et quand il en sortait, le gris ne prenait pas le temps de jouer avec lui. De toute manière, William lui avait appris depuis longtemps que les sentiments étaient mauvais, et que s'attacher à son équipe ne servait à rien. Elle était là uniquement pour l'aider à se battre, rien de plus, comme des armes. Mais vivantes.

L'année suivant son engagement dans la cause, le Régime attaqua la Grande Maison à la bombe. C'était la première mission d'Arthur, il avait à peine 18 ans, et il n'oubliera probablement jamais la peur qu'il ressenti ce jour-là. Il se rendit compte que tout cela était réel. Toutes leurs discussions, les plans, ses entraînements à manier les armes... le Régime était réel, le Régime ne blaguait pas... et le Régime voulait réellement prendre le pouvoir. Leur coup était une réussite, et Arthur se retrouva à fêter cette victoire avec ses compatriotes.

Dès lors, la vie d'Arthur ne fut déterminée que par son engagement au Régime. C'était les seuls valeurs qu'il connaissait, celles dans lesquelles il avait été élevé, et on l'avait convaincu qu'elles étaient bonnes et justes. Il était le parfait petit soldat : obéissant, ne posant aucune question. De part son absence quasi totale d'esprit critique, mais aussi de la peur et de la pression engendrée par son père, le jeune homme ne regardait les choses que sous un prisme, il avait une vision du Régime comme étant un groupe héroïque, et sa qualité de vie ne pouvait pas lui faire penser le contraire.
En 2013, la pendaison d'Eliza Turnac eu lieu, et bien qu'Arthur le savait, la chose arrivant sur le moment le choqua quand même. Il se rendit compte à quel point les hauts placés du Régime étaient prêts à tout, et ne reculerait devant rien pour appuyer leur pouvoir. Arthur avait peur du gouvernement qu'il servait, tout en étant fier. On ne cessait de lui répéter que ses actes étaient bons, et que les Résistants avaient torts, que ce qu'ils faisaient étaient mauvais et que, de toute manière, seuls les membres du Régime avaient raison. Une dictature de la pensée unique qui continuait de bien fonctionner sur le gris, et ce depuis qu'il avait été engagé. Les affrontements contre les insurgés se multiplient, et Arthur voit son père y laisser un œil et un Pokemon, ce qui ne fait que confirmer ce qu'il pensait déjà de leurs adversaires. Lui-même étant par la même occasion dans le déni de la violence et de la cruauté dont son propre camp faisait preuve. Après tout, il faisait ça pour le bien commun, n'est-ce pas ? Les sacrifices étaient nécessaires, tel était l'enseignement de son père.

Durant l'une de ses missions, alors qu'il devait enquêter sur l'éventuelle présence d'une base cachée de la Résistance dans le forêt d’Érode (ce qui s'avéra d'ailleurs être une fausse piste), Arthur trouva une petite Dodoala blessée, qu'il pris la décision de ramener avec lui afin de la soigner. Son père lui cria qu'il avait fait preuve de faiblesse, mais autorisa tout de même son fils à la garder, espérant par le même occasion que ça le motive à se battre en combat. Le jeune homme la nomma Alice, pour le fait qu'elle dormait constamment. Et puis, ça allait bien avec Cheshire.

L'année suivant la mort de l'ex-présidente, un événement inattendu se produisit : l'éruption du volcan et l'apparition du Pokemon dénommé Sulfura. Le jeune homme n'avait jamais vu un tel Pokemon, il en avait été aussi impressionné qu'effrayé. Le grand oiseau de feu coûta d'ailleurs la vie à Sydney Adams, général politique de l'époque, et celui qui pris sa place ne fut autre que William. C'est avec une grande fierté que le jeune Ferguson félicita son paternel pour sa promotion. Lui-même n'était encore qu'un simple soldat, et ce n'était pas comme si il allait être favorisé plus qu'autre chose à cause de son nom. Il n'avait, d'après son géniteur, pas encore prouvé sa valeur, et il était encore bien trop faible et stupide pour ne serait-ce qu'espérer obtenir un poste d'officier. Mais le jeune adulte aux cheveux gris s'en fichait. Il continuerait de se battre pour le Régime, puisqu'il ne savait faire que ça, de toute manière. C'était la seule chose qui l'animait.

Des années mouvementées rythmèrent sa vie. Il ne comptait plus les affrontements, et se refusait de voir le nombre de vies brisées, de personnes tuées. N'étant pas le meilleur des combattants, Arthur n'utilisait pas autant ses armes que certains de ses compatriotes, mais quand on le lui demandait, il se lançait sans trop se poser de questions. La trahison de Gears, probablement le seul général dont Arthur n'avait pas peur, enragea son père, et Arthur fut même soumis à un interrogatoire, comme d'autres soldats, dans le but de dénicher d'éventuels autres traîtres. On lui demanda de donner des noms, s'il trouvait les comportements des autres suspects. Mazinkaizer fut nommée Générale Scientifique, et le paternel Ferguson exprima ses doutes sur elle. Il avait appris à son fils qu'il fallait se méfier des femmes, et qu'elles étaient moins fortes que les hommes. Et dire qu'à cette époque, il y croyait...
Plus il grandissait, moins les actions du Régime lui faisait peur et plus elles le rendait fier. Il détestait la Résistance, il adorait le Régime. Il voyait ses adversaires comme des monstres prêts à tout pour détruire la soi-disant paix instaurée par le nouveau gouvernement, comme des fauteurs de troubles, incapables de tenir en place et responsables du chaos actuel. Il voyait des espions de la Résistance et des agents partout, dès qu'il sortait dans la rue, il se disait sans cesse que tout le monde était un potentiel ennemi. Pour cela, et son anxiété sociale en plus n'aidant pas, il restait souvent chez lui ou dans les locaux du Régime. Il ne sortait que très rarement, et n'entraînait quasiment pas ses Pokemon. D'un côté, Alice détestait se battre et préfère dormir accrochée à son dresseur. Quant à Cheshire, il n'écoutait carrément pas son dresseur, faisant plus ou moins ce qu'il voulait durant les combat. Le jeune homme se convainc alors qu'il était probablement un mauvais dresseur, et que ça ne servait à rien d'insister.
Les années passaient, et le Régime bien installé, Arthur pensait que tout ça ne changerait jamais.
Il entendit parler de cette nouvelle source d'énergie, l'Emergya, très tôt, bien qu'il ne compris pas tout de suite de quoi il retournait. En réalité, il ne la vit jamais vraiment à l'œuvre avant sa présentation au grand public. Il n'était pas scientifique, après tout, il n'avait pas été mis à contribution pendant les recherches et les test. En temps que soldat, ses missions étaient notamment des missions de patrouilles, il n'était qu'un des pions du Régime, et malgré le haut poste de son père, il était considéré comme un simple soldat parmi les autres. Oh, William avait bien tenté d'en « faire quelqu'un » en le confiant à Dio Silery pour suivre un apprentissage, mais cela s'était révélé infructueux. Arthur avait été de nouveau relégué à des missions de surveillance principalement, et ça s'arrêtait là.

Il fit notamment parti du groupe de soldats chargés de la protection des Généraux lors de la présentation de l'Emergya. Il avait été fier d'avoir décroché ce poste, d'avoir à protéger son père notamment. La chose ne s'était pas déroulée comme prévue et avait vite dégénéré, quand un groupe de Résistant décida qu'il était temps d'agir. Dans la panique générale, Arthur tira quelque balles, dont certaines blessèrent des cibles. Aucune n'en mourru cependant, et le gris fini par s'enfuir avec les autres soldats. Il ne savait alors pas ce que cela avait déclenché.

Août 2017 fut probablement la pire période de sa vie, qui marqua aussi un énorme tournant, dans la vie de l'île entière, mais notamment la sienne, et il fut marqué à jamais par les événements qui se produisirent.
Le 28 août 2017, Arthur se trouvait dans la cafétéria de la Grande Maison, à discuter avec un camarade, peut-être le seul qu'il considérait comme son ami à l'époque. Au fil des ans, le jeune homme avait tout de même réussi à tisser quelques liens avec ses compatriotes, et bien que les relations sociales ne furent jamais son fort, il appréciait passer du temps à parler d'autre chose que de son métier, et surtout, loin de chez lui et de son père.
Au départ, il ne compris pas trop ce qu'il se passait. Il était en train de discuter, et la minute d'après, tout le monde courrait partout, et les officiers leurs ordonnaient de s'armer et de se mettre en rang. Le jeune soldat ne commença à percevoir les clameurs des Résistants qu'après avoir été appelé, et il compris bien vite qu'il aurait à se battre, encore. Il se rua dehors et eu rapidement une idée de la chose : ce n'était pas un petit affrontements comme les fois passées. Les insurgés étaient nombreux, il n'y avait sûrement pas que des membres de la Résistance. Et ses ordres étaient simples : tirer sur tout ce qui bouge, sans se poser de questions. C'était eux, ou lui.
Il ne sut pas combien de temps cela dura. Il courait, il tirait. Autour de lui, des corps tombaient. Du sang fusait. L'horreur qu'il voyait lui donna des haut-le-cœur. Il n'était pas fait pour ça, il ne l'a jamais été. Il a seulement eu le malheur d'être le fils du Général Politique. Il n'avait pas choisi cette voie, on l'avait forcé. Et depuis toujours, il avait eu peur. Il n'aimait pas les conflits. Il avait toujours détesté cette ambiance, et bien que sa loyauté au Régime était acquise, parce qu'il avait trop peur de toute façon pour se révolter. Parce qu'il n'avait même pas voulu y réfléchir, parce que la simple idée de contredire son père le terrifiait.

Mais il était là, dans une situation qui lui échappait. Il avait voulu s'effondrer au sol, lâcher son arme. Qu'on le tue, qu'on le laisse mourir. Il avait très peur de la mort, mais cette solution devenait tellement plus facile. Il tuait à tout va. Des jeunes, des moins jeunes. Ces gens qui avaient sûrement une famille, des amis, qu'il tuait car on lui ordonnait. Car il n'avait pas d'autre choix. Car c'était eux ou lui.
A ses côtés, ses camarades, amis pour certains, tombaient. Ces gens avec qui il avait parlé, ri, partagé des choses. Certains, il ne les reverraient plus jamais. Il perdrait certains de ses proches, il le savait. Il ne pouvait même pas leur porter secours, il n'en avait même pas le droit. Il était un soldat. Et les soldats se battent.
Durant plusieurs heures, il vécu l'horreur. Des larmes lui montèrent aux yeux, une sensation de brûlure se fit en son ventre, alors qu'il essayait de se persuader que la cause du Régime étaient juste et qu'il se battait pour le bien. Mais l'horreur autour de lui lui hurlait le contraire. Comment se persuader qu'il était bon alors qu'il commettait des atrocités ?
Un coup de feu retentit. Coup qui lui était destiné. Il tomba au sol quand une balle le toucha, en plein dans son épaule gauche. Il n’arriva pas à se relever, et fini par abandonner après plusieurs tentatives. A ce moment-là, il était persuadé qu'on allait l'achever. Et pourtant, l'idée de la mort lui paraissait moins horrible que celle de continuer à se battre.
L'explosion eu lieu juste après. Il apprendra plus tard de quoi il retournait mais sur le moment, il ne put voir que des bâtiments s'effondrer. Un peu plus tard, on le tira vers l'arrière, et il s'évanouit.

Il se réveilla ce qui lui sembla plusieurs minutes après. Il s'agissait en réalité de trois jours, trois jours où il avait sombré dans les ténèbres. Il se réveilla sur un matelas, et il fut pris en charge par un jeune homme qu'il compris vite être un Résistant. Il était entouré de nombreux blessés, et ceux qui s'en occupaient avaient oubliés les clans. Tout le monde se faisait soigné par tout le monde, et Arthur répète encore aujourd'hui à Sten qu'il lui doit la vie. Il fut soigné, du moins autant que c'était possible. Il compris vite qu'il ne pourrais plus jamais utilisé son bras gauche.


/!\ Trigger warning sur ce paragraphe : mention de ptsd, auto-mutilation
Après une semaine de convalescence, il voulu rentrer chez lui, mais l'endroit avait été saccagé par des Résistants, et son père n'était nul part dans les parages. Il s'isola donc dans sa maison qui avait perdu de sa gloire. C'est dans l'ancienne chambre de sa sœur qu'il passait ses nuits et ses journées.
Les événements du 28 août ne l'avait pas laissé indemne, loin de là. Chaque nuit, il avait l'impression de revivre les combats. Les images étaient si fortes, si réelle, il ressentait encore la douleur de la balle, revoyait les corps au sol. Il se réveillait souvent en hurlant, en sueur, en plein milieu de la nuit, incapable de retrouver le sommeil. Il avait peur, très peur. Il sentait un gouffre en lui, son humeur changeait constamment. Il ne comprenait pas, car ses souvenirs étaient reparus après sa semaine à se faire soigner. Pendant plusieurs jours, il avait oublié. Son cerveau avait totalement occulté les événements. Et puis, le jour où il était rentré chez lui, il s'était souvenu de tut. Encore aujourd'hui, il aimerait effacer sa mémoire.
Ses crises d'anxiété et de panique étaient plus fortes que tout, et de nombreuses choses pouvaient les déclencher. Tout d'abord, les armes. Il lui était impossible d'en voir, impossible d'en entendre parler. Il n'allumait plus la télé, restait éloigné de toute source d'informations. Toutes les mentions de conflits le mettait dans un mal sans précédent. Puisqu'il ne comprenait pas ce qui lui arrivait, il était encore plus inquiet. Un simple cri dans la rue, le bruit d'un objet qui tombe, le faisait sursauter, et il se cachait par réflexe, capable de rester de nombreuses heures, tremblant et paniquant, à l'abri.
Alice, sa Dodoala, tentait tant bien que mal de réconforter son dresseur. Parfois, il n'y avait rien à faire, à part rester à ses côtés, et se blottir contre lui quand il en avait besoin. Cependant, elle fut quand même la principale raison pour laquelle Arthur ne commit pas l'irréparable. Malgré les cicatrices ornant ses bras et ses jambes, il est encore en vie, et ne le serait sûrement pas sans le soutien de son Pokemon, et plus tard, celui de son petit ami.
Parfois, aussi, il se mettait à trembler. Des images, sous forme de flashback, lui revenait, et il s'effondrait au sol incapable de bouger. De nombreux sentiments de remords, de honte, le hantaient. Il étaient constamment fatigué, constamment effrayé. Alice fini par aller faire chercher de l'aide, par l'intermédiaire d'un Nucléos qui s'était réfugié dans la maison pour y dévorer le reste de gâteaux. Le Pokemon parvint jusqu'à un hôpital ou Arthur fut pris en charge par une psychiatre qui lui appris qu'il avait un PTSD, autrement dit, un syndrome post-traumatique. Il se fat traiter, et bien que cela rendit ses crises moins nombreuses, sa santé ne s'améliora pas aussi vite qu'il ne l'aurais souhaité. On ne sort pas d'un tel traumatisme en un claquement de doigt. Il le subit encore aujourd'hui, d'ailleurs.

Entre temps, Cheshire, son Chacripan, disparu lui aussi de la circulation, refusant de rester avec son dresseur. Alice, elle, refusait de le quitter d'une semelle. Elle ne laisserait pas tomber son dresseur, jamais.
C'est un peu par hasard qu'Arthur retrouva Sten, qu'il considérais comme son sauveur. L'ancien résistant se trouvait être à l’hôpital dans lequel était soigné Arthur. Sten avait attrapé le virus dû à l'Emergya, et le temps de trouver un remède, il était soigné ici. Ils auraient pu ne jamais se croiser, mais c'était sans compter la participation de la petite Dodoala, qui se précipita sur le suédois quand elle le reconnu. Les deux jeunes hommes furent tout aussi surpris l'un que l'autre de se retrouver. Et au final, Sten passait régulièrement discuter avec l'ancien Régimeux. Une situation qu'on aurait pas imaginé quelques années auparavant...

Quand les procès dans anciens Régimeux eurent lieu, Arthur fut arrêté, comme beaucoup d'autres. Avec son nom de famille, il lui avait été impossible d'y échapper. Sa psychiatre fut présente lors de toute l'affaire, expliquant en long et en large le profil psychologique de son patient. On se rendit bien vite compte que son esprit facilement manipulable, et l'influence que son père avait sur lui avait contribué dans son engagement dans le Régime. Les mois précédent avaient été aussi une grande remise en question pour le gris, car il avait réalisé les horreurs du Régime. Pendant le procès, il s'effondra en pleurs en évoquant ses souvenirs. Il avoua tout ce qu'il savait, donnant même des noms. On l'interrogea aussi sur son père, mais l'ancien soldat n'avait aucune idée d'où était passé son paternel, et la seule choses à laquelle on le condamna furent des travaux d'intérêt généraux. La paralysie de son bras gauche fit qu'il s'occupa surtout de parties administratives. Il demanda à plusieurs reprises pourquoi il n'était pas en prison. La culpabilité qu'il ressentait était telle qu'il avait l'impression que sa peine n'était pas suffisante. Il voyait nombre de ses anciens camarades et supérieurs finirent derrière les barreaux, parfois parce qu'il avait révélé des noms. Le seul qu'il ne révéla pas, et qu'il essaya de protéger, était son ami. Celui avec lequel il discutait avant le combat du 28 août. Celui qu'il appelait alors surnom fut tout de même arrêté.

Ne pouvant définitivement plus vivre dans le manoir Ferguson, car cela mettant trop en danger sa santé mentale, c'est chez Sten qu'il trouva refuge, une fois celui-ci soigné. Le suédois avait proposé tout de suite à Arthur de l'héberger, et avec beaucoup de gêne, et l'impression de s'imposer, il accepta. Arthur proposa tout de suite d'aider son colocataire pour sa pension. Il voulait se sentir utile, et surtout, il voulait oublier. Le lieu de la pension lui paraissait idéal, coupé de toute interaction avec l'extérieur. Cela aida grandement à son bien être.

C'est au cours des mois qui suivirent que, peu à peu, Arthur commença à ressentir des sentiments pour celui qui l'hébergeait. C'était étrange, au début. Si étrange qu'au départ, il se pensa malade. Lui n'avait jamais ressentit rien pour qui que ce soit, et l'impression que ça lui fit était à la fois un peu effrayante, mais aussi très agréable. Il ne dit rien, par habitude, tenta de les refouler. Et ce ne fut pas lui qui fit le premier pas. Le jour où Sten, probablement aussi mal à l'aise que lui avec le sujet, lui avoua de son côté ses sentiments, la première réaction d'Arthur fut de fondre en larmes. Il pleura, et alors que son interlocuteur s'apprêtait à partir, il le retint de son bras valide, et l'enlaça. Leur premier baiser fut étrange, agréable, rassurant, de nombreuses choses à la fois en réalité. Arthur ressentit des choses qu'il n'avait jamais ressentit auparavant. Mais pour la première fois depuis longtemps, beaucoup trop longtemps, il se sentit bien.

Encore aujourd'hui, Arthur reste très affecté par ce qu'il a vécu. Son PTSD est encore très présent, mais il tente de se reconstruire, peu à peu. Les années sont passées vite, il ne s'est pas senti vieillir. Il ne se sent pas vraiment comme un adulte d'en la trentaine, en réalité. Pas qu'il ne veut pas vieillir, mais les nombreuses choses qu'il a vécu au cours de sa vie l'auront empêché de se construire de façon usuelle. Même s'il ne peut pas affirmer qu'il est totalement heureux, il peu pour le moins dire qu'il est bien, et la présence de son amoureux y est pour beaucoup. L'amour qu'il reçoit est grand, il pense toujours qu'il ne le mérite pas d'ailleurs, et il veut faire de son mieux.
Il veut vivre, désormais, vivre sa propre vie, pas celle qu'un père cruel a décidé pour lui. Depuis quelques mois, c'est sa mère qu'il cherche à retrouver. Il a de nombreuses choses à lui dire... et beaucoup de questions à lui poser.
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MessageSujet: Re: Arthur | King [100%]   Dim 12 Aoû - 8:41

Bon, je t'ai déjà tout dit sur la chatbox, et les changements ont été faits, donc je n'ai plus rien à dire tout hormis réitérer que j'ai hâte de voir ton personnage évoluer ^^

Tu es donc validée ! Tu commences le jeu avec 3 pokéballs, 3 potions et 50 Opals. Je créerai ton sac sous peu. En attendant, tu peux commencer à RP, faire une fiche de liens, bref, voler de tes propres ailes.

Bon jeu !
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MessageSujet: Re: Arthur | King [100%]   Dim 12 Aoû - 18:57

Merci ♥️

Et du coup, pour ce qui est du dé shiney, ça se passe comment ? :3

____________________________________________


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MessageSujet: Re: Arthur | King [100%]   Dim 12 Aoû - 19:10

Ça se passe que j'ai oublié de le tirer (a)"
C'est fait, donc, merci du rappel ^^

EDIT : Pas de shiney, désolé !


Dernière édition par Xerneas le Dim 12 Aoû - 19:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Arthur | King [100%]   Dim 12 Aoû - 19:10

Le membre 'Xerneas' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Dé shiney' :
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Arthur | King [100%]

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