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A la pêche aux bourges ♫ | ft. Lionel Zzz5


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A la pêche aux bourges ♫ | ft. Lionel

A la pêche aux bourges bourges bourges ♫
Arthur & Lionel

Prendre des responsabilités, des décisions, gérer les choses, ça n'avait jamais été le fort d'Arthur. Élevé par un père manipulateur et ultra autoritaire, il avait été soumis à ce dernier pendant des années, et ce, même à l'âge adulte. On lui avait toujours appris à suivre les ordres, à obéir sans poser de question. Son paternel lui avait enseigné qu'il était de toute façon trop stupide pour faire des choix, et qu'il valait mieux qu'il se taise, baisse la tête et obéisse. Même encore aujourd'hui, il se sentait illégitime sur de nombreuses choses, avait l'impression d'être un incapable inculte. Beaucoup de choses lui paraissait beaucoup trop compliquées, et le fait qu'il avait l'impression qu'il était censé savoir le faire depuis des lustres le décourageait. Ces cinq dernières années lui avait appris une chose : il était incapable de vivre tout seul, de se reposer seulement sur lui-même. Ça le faisait énormément culpabiliser, surtout vis-à-vis des autres personnes qu'il côtoyait. Il avait l'impression d'abuser, d'être un imposteur, de ne pas avoir le droit d'être là, de demander de l'aide. Il n'avait jamais réussi à s'en persuader, et bien que désormais, il était beaucoup plus débrouillard que l'époque où il était soldat, il ne s'était toujours pas rendu compte de ses progrès.
Quand il avait hérité des hôtels de son père et qu'il avait compris qu'il était désormais le gestionnaire immobilier de l'ensemble du business familial, il avait totalement paniqué. Il n'avait absolument aucune idée de comment s'y prendre, et William n'avait jamais jugé bon de lui enseigné. L'ancien Général Politique, qui n'avait sûrement pas prévu la chute du Régime, avait décidé au courant de l'année 2017 de déshérité son fils et de donner la gestion de ses hôtels à quelqu'un de confiance. Sauf que ça ne s'était jamais fait, il n'avait pas eu le temps suffisant pour changer les papiers, et du jour au lendemain, le jeune homme aux cheveux gris s'était retrouvé avec ça sur les bras.

Il avait eu l'aide, très grande, de Mara Jade, qu'il considérait comme son associée plus que son employée. Cette dernière s'était toujours révélée très efficace et sérieuse, et il ne fallut pas bien longtemps avant qu'elle se mette à être en charge de quasiment l'intégralité de la gestion. Ça n'avait pas dérangé la jeune femme, bien au contraire. Elle aimait faire les choses à sa manière, et de toute façon, elle n'avait pas assez confiance en Arthur pour le laisser faire quoi que ce soit tout seul.
En temps normal donc, elle se débrouillait très bien sans l'intervention de personne... mais ça, c'était les jours normaux. Celui-ci ne l'était pas, car un gala avait été organisé. Une œuvre de charité ayant pour but de recueillir des dons afin d'aider les plus démunis, et de participer à la reconstruction de l'île, qui se faisait encore après toutes ces années. Arthur avait accepté de le tenir un peu sur un coup de tête, ne se voyant pas refuser une bonne action du genre, mais ne réfléchissant pas à toute l'organisation qu'il fallait derrière. Mara avait pris les choses en main, mais avait appelé tous les jours l'héritier Ferguson. Et, ce jour-là, le jour du gala, ça n'avait pas manqué.

« C'est un gala, Monsieur Ferguson, et j'ai besoin de vous. »

Arthur sentit un frisson parcourir son dos. Comme à chaque fois qu'on l'appelait ainsi. Il détestait ça, et Mara le savait très bien, depuis le temps qu'ils se connaissaient. Il la suspectait de le faire exprès, d'ailleurs.

« Mara, je t'en prie, ne m'appelle pas Monsieur Ferguson, je te l'ai déjà dit... »

A l'autre bout du fil, un soupir exaspéré. En arrière fond, l'ex-Régimeux entendit des bruits de feuilles, Jade était sûrement en plein dans sa paperasse, et pestait que son associé ne soit pas dans les parages.

« Alors bouges-toi, Arthur. Je t'attends dans l'heure.»

C'est tout ce qu'elle dit avant de raccrocher. Arthur ferma les yeux quelques instants, avant de les rouvrir et de pousser un long soupir. Il n'avait pas vraiment le choix. Ou plutôt, il se sentait obligé, et n'avait pas assez de volonté pour exprimer un refus. Et puis, c'était bien vrai. Ces hôtels étaient encore à lui, après tout, c'était son devoir de s'en occuper. Il devrait aussi participer au gala de ce soir, et ça l'angoissait déjà. Il y avait des codes de conduite à respecter, une sorte d'étiquette, quand on côtoyait ce milieu. Bon, le jeune homme baignait dedans depuis tout petit, et même si ça faisait longtemps qu'il n'avait pas pratiquer cet exercice périlleux, il devrait y parvenir. Il savait prétendre, se comporter bien comme il le fallait. Il avait appris à parler d'une certaine manière, avec certains mots.

Il sortit ses vêtements de gala de son placard. Il les avaient acheté la semaine précédente, sous l'influence de Mara qui trouvait ceux qu'il possédait déjà « trop anciens ». Il les empaqueta bien comme il faut (il se changerait ce soir) enfila un gros manteau, salua son petit ami avec un baiser, et sortit. La voiture l'attendait. Il avait passé son permis il y a trois ans de cela, et il devait avouer que ça l'aidait bien. Pas besoin de se retrouver dans les transports en communs, et donc côtoyer du monde, pour se déplacer. Et ça le rendait plus libre de ses mouvements. Un pas dans la bonne direction.

Il arriva dans les temps, et Mara Jade l'attendait d'un pied ferme. Tout de suite, elle lui donna une liste de ce qu'il restait à faire. Une chose était sûre, elle était très organisée, et ne laissait échapper aucun détail. Les différents employés réquisitionné pour la préparation du gala attendaient leurs ordres, et bien qu'Arthur détestait en donner, il en fut bien forcé. Il tenait la feuille de Mara et la consultait constamment, terrifié à la vue de la liste effarante des choses à faire.
Cependant, aussi étonnant que cela puisse paraître, ils furent prêt à l'heure, en avance même. Un exploit, selon la rousse, qui ne se détendit pas pour autant. La soirée n'avait toujours pas commencé, après tout.

A peine une heure plus tard, les portes du hall furent ouvertes et les invités se pressèrent à l'intérieur. Les musiciens avaient commencé à jouer, et Arthur avait revêtu son habit. Il se tenait bien droit, comme il avait appris à le faire. Il revenait dans ses vieilles habitudes, et était surpris de la vitesse à laquelle il reprenait tous ses réflexes. Il se sentait presque à l'aise. Presque.
Il avait passé une bonne dizaine de minutes avec Sten au téléphone. La voix de son petit ami l'avait rassuré, mais il aurait préféré que lui aussi soit là... il ne voulait pas lui imposer cela, cependant. Et puis, le suédois avait du travail. Tout comme Arthur, d'ailleurs.
A sa grande surpris et surtout à son grand désenchantement, Mara lui avait écrit un petit discours de clôture. Cela l'avait tellement pris de court que son anxiété l'avait regagné, et qu'il avait dû s'isoler dans un coin, une de ses crises le prenant, ce qui avait conduit à l'appel à son copain. Il avait ensuite entreprit de le répéter, puisqu'il ne pouvait pas revenir en arrière. Au final, c'était juste du par cœur. Et il avait juste à faire croire qu'il était à l'aise. Il monta donc sur la tribune installée pour l'occasion. Les musicien achevèrent se stoppèrent, et tous les regards se retournèrent vers le trentenaire.

« Mesdames et Messieurs, bienvenu, et merci à tous d'être là ce soir. Votre présence représente beaucoup, et je suis touché de voir à quel point la solidarité et la générosité du peuple Enolian est forte. Les années qui ont précédées, Arceus le sait, n'ont pas été facile, et notre île à beaucoup souffert. Mais je sais qu'elle saura se relever, et cela, ses grâce à vous, à vos dons. Nous referons d'Enola une région d'exception. En attendant, levons nos verres à notre région et à ses habitants. Je vous souhaite de passer une merveilleuse soirée ! »

Des applaudissements. Arthur put enfin se détendre, il se précipita, peut-être un peu trop vite, hors de la scène alors que la musique reprenait. Il n'avait qu'un envie, c'était se fondre dans la masse pour ensuite se faufiler dehors discrètement. Avec un peu de chance, on l'oublierait, et on ne ferait pas attention à lui...
©️ ASHLING DE LIBRE GRAPH'



A la pêche aux bourges ♫ | ft. Lionel Bann110
Arthur C. Ferguson
Ex-Régimeux
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Ven 17 Aoû - 2:33
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A la pêche aux bourges ♫
Avec Arthur C. Ferguson
Lionel ne sait pas trop pourquoi, à chaque fois qu’ils vont à un gala ensemble, ses parents et son frère persistent à insister sur le fait qu’il ne doit « pas trop fanfaronner, ce soir s’il te plaît mon cher ». Ca ainsi que d’autres mises en garde sur le fait que c’est un gala très sérieux avec une collecte de dons de charité à la clé, et qu’en plus, « des partenaires de la banque de ton grand frère seront là » donc, il était prié d’avance de « ne pas nous embarrasser, même si tu es le maître coordinateur ». Lionel avait acquiescé, avec l’étrange impression qu’on le traitait encore comme s’il avait 10 ans. Mais bon, ça n’est surement qu’une impression. Au moins, il pourra sauter sur l’occasion pour montrer à sa famille qu’il était tout à fait décent lors des grandes occasions et que contrairement à ce qu’ils pourraient croire, son rôle de Maître ne se résume pas qu’à se donner en spectacle. D’ailleurs, il est assez conscient pour comprendre qu’il n’y allait pas en tant qu’Elite et représentant de la Compétition (même si on allait relever sa présence), mais vraiment pour que sa famille fasse figure de fratrie exemplaire et unie (loul) au gala de charité. Comme Lionel et Hanson font ça depuis leur enfance, de toute manière, c’en est devenu complètement naturel. A cela il pourrait ajouter qu’à ce genre de gala, il s’agit généralement de faire de la figuration pour serrer des mains et être vus qu’autre chose. L’avantage de Lionel dans ces situations et ce qui fait qu’il ne se sent pas frustré, c’est qu’il se satisfait un peu trop bien de ces intentions complètement stériles et superficielles que lui offrent les gens dans ces soirées. C’en est pathétique et ça en dit long sur son incapacité à tisser de vrais liens sincères avec autrui. Mais bon, on est pas là pour plaindre Lionel, il le fait très bien tout seul comme un grand et d’ailleurs, ça ennuie tout le monde.

Le coordinateur à perruque se promit donc de ne pas faire de vagues ce soir et de sourire bêtement aux invités comme il en a l’habitude. En même temps, il se demanda un peu si ses parents et son frère ne le prenaient pas un peu pour un imbécile, des fois. Mais Lionel a tellement envie qu’on l’apprécie qu’il oublie bien vite tout ça pour se concentrer lorsqu’on annonce au micro que leur hôte, enfin, le propriétaire de l’hôtel particulier où avait lieu la soirée, allait leur dire quelques mots. Lorsqu’un homme au regard juvénile fit son apparition, les murmures parcoururent la pièce et Lionel entendit ses parents se poser des questions.

« C’est bien lui, l’héritier Ferguson… ? »


Fit Sixtine, la mère Roque-Lartigue, d’un air dubitatif. Le coordinateur se retourna avec sa flute de champagne pour écouter la conversation de ses parents. Bien entendu, il avait déjà entendu ce nom, étant donné que la banque familiale avait eu (ou ont toujours, il faudrait demander à Hanson) un partenariat avec cette famille de maîtres de l’immobilier. Et surtout, il n’y a pas quinze « héritiers Ferguson », à sa connaissance et il se trouve que Lionel avait cotoyé le fils Ferguson aux occasions de galas et aussi de stages d’escrime, lorsqu’il revenait à Enola pour les grandes vacances. Même si Arthur est presque 10 ans plus jeune de Lionel, ce dernier a toujours été assez facile et tolérant avec ses cadets (probablement car il a l’âge mental d’un enfant de 5 ans) et puis, quand il peut un peu faire son intéressant et leur apprendre des choses en étant le centre de l’attention, eh ben, on connaît Lionel, c’est pas son genre de dire « non ». Tandis que ses parents marmonnaient que leur hôte « n’a pas l’air très sûr de lui », Lionel s’incrusta pour poser la question qui lui brûle les lèvres.

« Papa, Maman, vous pensez que c’est Arthur ? Arthur Ferguson ? »


Questionna-t-il d’un air enjoué en ignorant le roulement d’yeux ennuyé de sa mère en entendant sa question. Sa dernière lui répondit tout de même avec sa condescendance habituelle.

« Grand nigaud, les Ferguson n’avaient qu’un fils, qui veux-tu que ce soit ? »


En émettant un « oh ! » ravi, Lionel se retourna vers Arthur qui venait de terminer son discours sous les applaudissements, laissant l’orchestre de remettre à jouer. Sans plus attendre, il avala le reste de sa flûte, en pris deux autres et s’en alla en direction de la scène, faisant mine de ne pas entendre les avertissements de ses géniteurs.

« Ne te fais pas trop remarquer ! »


Le coordinateur arriva juste à temps pour voir Arthur sortir de la scène. Celui-ci avait l’air désireux de se faire discret vis-à-vis des convives mais Lionel, en gros débile envahissant et malaisant, l’aborda quand même, bien incapable d’envisager que certaines personnes peuvent être mal à l’aise dans les endroits bondés et les ambiances guindées.

« Arthur ? »

Lionel prit son air le plus avenant, sincèrement contente de rencontrer le Ferguson qu’il n’a pas vu depuis des lustres. Sans les commentaires de ses parents, il ne l’aurait probablement pas reconnu, à vrai dire. Le jeune homme a muri, cela va sans dire, mais ses cheveux blancs et sa cicatrice ont définitivement changé le visage d’Arthur tel que Lionel s’en souvenait. Maintenant qu’il l’a en face de lui, le Roque-Lartigue le remet bien mieux que tantôt, se demandant tout de même ce qui a pu arriver pour que le Ferguson récupère une telle balafre. Enfin, avec la guerre passée, ce genre de séquelles n’est pas si rare, même chez les gens de la haute.

« Tu te souviens de moi ? Lionel Roque-Lartigue ! »

Déclara-t-il sans perdre son sourire de poseur insupportable.

« Sympathique, ton discours, je ne m’attendais pas à te voir dans le rôle du grand boss, ahaha. Si tu as besoin d’un coup de main, pour ça, je pourrais t’en donner, tu sais ! »

Sans se rendre compte que ses mots d’apparence aimable pouvaient sonner extrêmement péteux et hautains, Lionel considéra Arthur avec un air d’ainé fier de ce que son cadet est devenu (sans soupçonner une once de ce qui est arrivé au Ferguson pour qu’il soit là aujourd’hui), même si cela est totalement cavalier et déplacé. Lionel tendit la flûte en plus qu’il avait trouvée à l’ homme à cheveux blancs.

« Alors, comment vas-tu ? Ça fait une éternité et ça a l’air de marcher pour toi, racontes-moi tout ! »


La narration s’excuse pour la gêne et e cringe occasionnés tout au long de ce post. Avec ses sourires involontairement mielleux, ce n’est pas Lionel qui aidera à rendre tout ça plus vivable pour l’hôte de la soirée.
Zazambes - Août 2023 - Soirée




"Au nom de la Milice, je vais transformer les méchants en gentils avec le pouvoir du #663399 ! "
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Lionel Roque-Lartigue
Elite
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Dim 19 Aoû - 16:34
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A la pêche aux bourges bourges bourges ♫
Arthur & Lionel

Arthur sursauta en entendant son prénom. Et merde. Repéré. Qu'il avait été idiot aussi, de croire qu'il pourrait se faufiler dans la foule et s'extirper d'ici sans se faire remarquer ! Après tout, il venait tout juste de faire un discours, et donc l'ensemble des convives avaient pu voir son visage. Après ça, impossible qu'il passe inaperçu. Il aurait préféré être invisible, en vérité, parce qu'il n'était pas sûr d'être totalement prêt à être de retour dans ce genre de soirée mondaine, à parler de choses insignifiantes à des personnes qui n'était pas ses amis. Il n'aimait pas les discussion par simple politesse, les phrases toutes faites, ce genre de choses. Il y était obligé, et il avait appris comment se comporter. Ça ne rendait pas les choses plus faciles. Ce qui ne voulait pas dire que ça le mettait à l'aise. La boule de stress qu'il avait au ventre ne se calmait pas, et risquait de grandir dans les prochaines minutes s'il ne se tirait pas vite fait.
Cependant, c'était désormais peine perdue. Il pourrait prétendre ne rien avoir entendu. Il pourrait. Et il l'aurait peut-être fait si son convive n'avait pas été à quelques centimètres de lui, tout à fait dans son champ de vision. En somme, totalement impossible à éviter. Le blanc espérait juste que ça ne soit pas trop long.

Le visage qu'il découvrit lui était connu. Définitivement. Il l'avait déjà vu, à plusieurs reprises même. Bien qu'il ait eu une bonne mémoire des visages, c'était étrange la façon dont son cerveau peinait à retrouver les visages de son passé. Comme si ces images restaient floues, lointaines. Le temps de recomposer ce visage dans son esprit, le pas-du-tout inconnu s'était présenté, et c'est aussi en l'entendant parler et en reconnaissant la façon de se comporter que le jeune adulte put enfin se souvenir de qui était Lionel Roque-Lartigue. Un ex camarade d'escrime, qu'il avait aussi eu l'occasion de croiser à plusieurs reprises. Étonnamment, il fut rassuré de le voir. Rassuré en vérité que ça ne soit pas quelqu'un d'autre de plus... inquiétant ? C'était des ex-membres du Régime que le balafré craignait de retrouver dans ce type d’événement. Et non, au final, celui qui lui faisait face était une personne sympathique, avec qui il s'était toujours bien entendu.

« Lionel, bonjour, cela faisait longtemps ! »

Son assurance le surpris lui-même. Peut-être que cette soirée ne lui faisait pas que du mal, après tout. Probablement le fait que de se retrouver dans un univers connu, un milieu dans lequel il avait toujours vécu, le mettait plus à l'aise que ce qu'il voulait bien croire. C'était un monde qu'il connaissait, pas à nouveau qu'il chercherait à tâtonner. Certes, les obligations, les paroles, les comportements étaient codés, prédéterminés. Mais c'était des codes qu'il connaissait.

« Je t'en remercie. Pour tout t'avouer, les grands discours ne sont pas mon habitude, mais je dois bien remplir mon devoir. »

« Devoir. » Il avait horreur de ce mot. Mais le devoir était important, parmi les gens de sa classe sociale. Devoir d'honorer son nom, sa famille. Devoir de ce comporter de telle ou telle manière. Devoir de faire des choses comme des discours, accueillir des événements... comme ce qu'il faisait là, en fait.

« Je te serais bien gré de ton aide, mais je ne veux pas te déranger. Et puis, ce n'était pas grand chose, j'espère seulement que mes mots auront su trouver leur... voie. »

Ah, ça n'aura pas duré longtemps. Il ne pouvait pas prétendre d'être complètement à l'aise. Malgré l'habitude, sa personnalité revenait à la charge. Il tenta de vite balayer cela. Aller, Arthur, tu peux le faire. Il ne pouvait pas paraître décontenancé. Il avait actuellement le rôle de l'hôte. Il était aussi celui qui possédait les hôtels. Une position importante et bien compliquée à tenir. Et la journée était loin d'être finie. Pour autant qu'il connaissait Lionel, il n'était pas du genre à garder des discussions concises.

« Je vais bien, je te remercie » (mensonge, obligatoire dans la situation. Il n'allait sûrement pas lui dire tout ce qu'il avait sur le cœur.) « Pour tout te dire, j'ai effectivement repris la direction des hôtels... je ne vis pas à Zazambes, cependant, mais non loin de la forêt d’Érode. »

Il se garda de mentionner Sten ou la pension, pas par honte, mais parce qu'il n'avait pas envie de déballer toute sa vie privée. Et que, une fois de plus, ce n'était pas le genre de chose que l'on révélait dans ces soirées.

« Et de ton côté ? J'ai beaucoup entendu parler de toi... tu es devenu Maître Coordinateur, c'est cela ? »

Information qu'il s'était remémoré à la dernière minute. C'est vrai que c'est comme ça que son nom lui était reparu la première fois. Il remercia silencieusement la télé de Sten qui était souvent allumée (que ce soit pour lui ou surtout pour ses Pokemon). Il ne savait pas si parler du sujet dérangerais Lionel, mais il imaginait que non. Et puis, après tout, il était épuisé de toujours devoir se conformer à une sorte d'étiquette quand il parlait. Lionel n'était pas un inconnu, et peut-être, au final, apprécierait-il cette discussion.
Il n'avait pas le choix que de la continuer, de toute manière.
©️ ASHLING DE LIBRE GRAPH'



A la pêche aux bourges ♫ | ft. Lionel Bann110
Arthur C. Ferguson
Ex-Régimeux
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Jeu 23 Aoû - 18:42
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A la pêche aux bourges ♫
Avec Arthur C. Ferguson
Oh, Lionel n’a pas l’air méchant, comme ça. Lui-même n’a jamais voulu l’être, il pense sincèrement être un gentil garçon qui ne ferait pas de mal à une mouche. Mais quand on commence à chercher absolument de manière à se mettre en avant, comme proposer d’aider à un discours en s’imaginant déjà se lancer des fleurs derrière… On ne peut plus vraiment considérer qu’il soit tout gentil et tout innocent. Enfin, le coordinateur est tout de même sincèrement très heureux de revoir Arthur, ça, on ne pourra pas le lui retirer. Il faut dire que Lionel a toujours apprécié ses cadets et ne s’est jamais montré affreux avec les plus jeunes. Il le fait de manière souvent trop cavalière et un peu autoritaire,  mais il aime juste aider les plus jeunes, ils se dit qu’il a forcément des trucs à leur apprendre (c’est généralement plutôt l’inverse quand on est réac comme Lionel, entendons-bien) et que ça leur rendra service. Pour l’instant, Arthur aussi a l’air content (même si, objectivement, plus ou moins tout le monde se sent obligé de de forcer à sourire à ce genre d’évènements), quoiqu’un peu embarrassé mais ça ne dura pas trop longtemps, de voir son ancien camarade d’escrime.

Les deux fils de riche se saluèrent chaleureusement en revenant à son tour sur son discours. Apparemment, ce n’était pas trop son truc, mais il était gêné que Lionel lui propose son aide. Celui-ci leva les yeux au ciel en prenant une gorgée de champagne, l’air de dire qu’Arthur ne devait pas se sentir embarassé.

« Mais non, ne t’en fais pas, si je te le propose, c’est que ça me fait plaisir ! »

Il y mettait des formes inutilement snobbes, mais il le pensait. Arthur espérait que ses mots avaient « trouvé leur chemin » et Lionel se tourna vers l’assemblé comme pour vérifier si le souhait de sn ami aux cheveux blancs était exaucé. Probablement pas chez les parents Rogue-Lartigue qui discutaient avec leurs partenaires de buisness et n’étaient surement pas venu pour écouter le Ferguson parler. Et probablement était-ce le cas pur beaucoup d’invités présents pour se montrer. Enfin, ça, Lionel n’ira pas le dire à Arthur, car c’est un gros lâche et qu’il est encore persuadé qu’il vaut mieux toujours dire à ses amis ce qu’ils veulent entendre. Il fit volte-face en arrivant sur a fin de sa flute de champagne et fit un sourire encourageant à Arthur.

« Oh, moi, je suis sûr que ça les aura touché ! »


Se sentit-il obligé d’ajouter comme le gros hypocrite qu’il est. Après ça, Arthur commença à lui raconter un peu sa vie. Apparemment, il vivait dans la forêt d’Erode. Lionel se dit que ça devait être très calme niveau voisinage.

« Ce doit être très pittoresque de vivre en pleine forêt ! »


Wah, le florilège parfait du bourge urbain en quelques mots. Multiplicateur maximum au bingo. Et on a un peu la flemme d’essayer de se faire une idée de comment Lionel imagine que vit Arthur dans la forêt. Ça risque d’être franchement stupide et un peu insultant.

« Enfin, ça fait de nous des voisins… ou presque ! J’ai un cottage en bord de mer à Zazambes… »
Indécent. « Saches que tu y es le bienvenue. »

Mais personne n’a envie de venir te voir Lionel. Tu dis juste ça parce tu n’as pas d’amis et que tu broies du noir et tu bois du Cointreau quand tu es seul. Personne ne veut venir boire du Cointreau avec toi. Enfin quelques sourires et rires horripilants plus tard, Lionel se redressa pour se donner contenance de manière à répondre aux questions d’Arthur. Mais, pas avant de s’être recoiffé précieusement d’une main.

« Ah, oui, exactement. » Il ne lui en faut pas beaucoup pour se la péter. « Mais, avant ça, j’ai fait de grands voyages à travers le monde avant de revenir à Enola. J’aurais tellement à te raconter, sur toutes les scènes où j’ai pu monter, et les Pokémon que j’ai rencontré qui sont désormais mes coéquipiers ! »

Personne ne lui a demander de s’étaler sur sa vie, mais Lionel le fait quand même parce que… Parce que c’est Lionel et ce type n’a vraiment rien d’autre à faire de sa vie assez pathétique.

« Enfin, je suis revenu à Enola il y a quelques années, et je me suis dit que j’aimais tellement cette île que je me devais de l’aider à renaître de ses cendres ! C’est pour ça que j’ai rejoint la milice… En plus, mes parents on pensé que c’était la meilleure option que j’avais pour me rendre utile en étant coordinateur. Dire qu’ils pensaient que je ne pensais qu’à me distraire, dans cette voie, mais c’est faux ! Et puis, émerveiller les gens en temps de crise, c’est tout de même très important, non ? »

En s’emportant un peu, Lionel avait fini sa coupe de champagne. Pauvre chou, il est teeeellement incompris par sa famille, on en pleurerait à chaudes larmes. Et surtout, pauvre Arthur qui se faisait prendre à témoin alors qu’il n’avait rien demandé.

« Par Viridium, ma flute est vide, il m’en faut une autre. Tu m’accompagnes ? » Ça n’a pas du tout l’air naturel, tout ça, mais bon. « Tu as pu profiter du buffet ? Parce que pour ma part, non, et ça n’a pas l’air mauvais ! »

En même temps l’inverse serait surprenant vu que l’organisateur avait certainement assez pour se payer un mauvais traiteur. En s’approchant du buffet, cependant, des rumeurs agacées et irritées s’élevaient à propos de la nourriture. Lionel émit un « oups » embarrassé en voyant Safu, sa Sovkipou. Il pensait l’avoir laissée chez lui mais qui s’était apparemment accrochée à lui jusqu’à arriver ici (elle l’avait déjà fait un jour qu’il était allé au boulot, et il avait fait un saut de 2m en voyant la cloporte sur son siège), et avait profité de la cohue pour accéder au buffet. Et l’assemblée n’a pas l’air très heureuse de voir un insecte picorer le buffet. Lionel se pétrifia sur place et ne sut que faire, il ne voulait pas que son Pokémon ait des ennuis mais en même temps… S’il s’affichait, il se ferait taper sur les doigts par ses parents. Enfin, dans tous les cas, il n’eut pas à se donner le mal de se décider car Safu le reconnu (enfin, reconnu sa moumoute dépassant de la foule) et se précipita sur son maitre, l’air tout à fait ravi.

« Oh… héhéhé… Safu, tu as fait une bêtise… »

Dit-il avec un sourire crispé, quelque peu bloqué sous quelques regards désaprobateurs. Non, ce n’est pas très bon pour son image ni celle de sa famille, ça. Bien fait.
Zazambes - Août 2023 - Soirée




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Lionel Roque-Lartigue
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Mer 29 Aoû - 21:06
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A la pêche aux bourges bourges bourges ♫
Arthur & Lionel

A la réflexion, Arthur aurait peut-être dû emprunter un autre chemin pour s’éclipser de la pièce sans se faire repérer. Par réflexe, il s’était dirigée vers la porte qui menait au hall de l’hôtel, et donc à la sortie. Il réalisait maintenant quelle idée stupide il s’était faite, puisque c’était simplement le meilleur moyen de se faire repérer. Parce que, admettons qu’il ait réussi à aller jusqu’à la porte. Ne l’aurait-on pas remarqué à ce moment là ? Au moins les deux vigiles. Même sans l’interpeller, quelqu’un l’aurait sûrement vu tenter de faire faux bond à la soirée. Sa réputation en aurait peut-être pris un coup. L’hôte de la soirée qui file sans demander son reste ? Ce n’était pas le genre de chose qu’on voulait voir.
Il aurait peut-être dû passer littéralement par la petite porte. Celle qui menait aux cuisines. Personne ne regardait dans cette direction, d’autant plus qu’elle était dissimulée par un paravent (Mara Jade avait jugé bon de mettre cette décoration ici) qui aurait potentiellement rendu sa fuite plus facile. Arthur s’imagina un instant être un Abra, capable de se téléporter où bon lui semblait à la vitesse de l’éclair, lui permettant ainsi d’éviter des situations gênantes.

Mais non. Au final, il était coincé dans une discussion qu’il n’avait pas forcément souhaitée. Mais au moins était-il avec quelqu’un qu’il connaissait déjà et qu’il appréciait. Il était certes gêné, il aurait certes préféré être ailleurs, mais il s’imaginait qu’il y avait pire. Si il faisait en sorte de discuter avec Lionel suffisamment longtemps, personne d’autre ne viendrait l’importuner, et il pourrait trouver un autre moment pour partir.

« M...merci. Ca me touche beaucoup. Il en est de même pour moi, Lionel… si tu as besoin de quoi que ce soit… n’hésite pas surtout. »

Bien que dans l’immédiat, Arthur ne voyait pas bien en quoi il pourrait aider son ami sur quelconque sujet. Mais qu’importe, s’il devait lui apporter son aide, d’une manière ou d’une autre, il ferait tout son possible. Il se trouvait suffisamment inutile pour ne pas croire en ses propres capacités, tout autant qu’il se refusait à ne pas aider autrui. Il ne savait pas comment, ni pourquoi on lui demanderait son aide, à lui… mais il le ferait, s’il le fallait.

« Tu penses ? Merci… je dois avouer que… je ne suis pas très doué, pour ça… »

Il commençait déjà à perdre la face. Il avait beaucoup de mal à prétendre que tout allait bien, et donner l’impression qu’il avait confiance en lui. Le discours, ce n’était même pas lui qui l’avait écrit. Et il avait été tellement en stress qu’il en avait oublié une partie. Mara lui reprochera sûrement, mais par chance, il n’avait pas encore croisé son regard accusateur. S’il avait tourné la tête cependant, il aurait vu la rousse le fusiller du regard. Mais il ne préférait pas penser à son employée pour le moment. Elle le stressait beaucoup trop.

Arthur réalisa que vivre dans une forêt, dans le milieu bourgeois, pouvait sembler exotique. A moins que la forêt ne soit un terrain privé contenu dans un terrain sur lequel reposait déjà un manoir, et entouré de hautes barrières. Là, il parlait d’Erode, une forêt tout ce qu’il y a de plus normal donc. Mais probablement une vie difficile à imaginer pour les gens de son milieu. Bien que lui c'eût été adapté facilement, ce ne serait probablement pas le cas de Lionel, par exemple. Ou avait-il trop de préjugés sur son interlocuteur ?

« Pittoresque ? En réalité, c’est plutôt calme et… reposant. On y voit beaucoup de Pokemon et on en accueille certains dans la pension. La forêt étant juste à côté de chez moi, j’y vais parfois m’y balader »

“Chez moi”. Arthur avait mis longtemps avant de se mettre à utiliser ce terme, et pas “chez Sten” ou “là où je suis hébergé”. Parce que maintenant, et depuis quelques années, c’était chez lui. C’était sa maison, une vie qu’il partageait avec son petit ami. Il s’y sentait bien, bien mieux qu’il ne s’était jamais senti à l’époque où il habitait chez son père. Et ça le rassurait.

Ah, donc Lionel avait un cottage pas très loin. Arthur se demanda s’il aurait vraiment dû indiquer la localisation de sa maison. Il n’avait pas forcément envie de voir débarquer Lionel à l’improviste. Pas qu’il ne l’aimait pas, mais c’était surtout qu’il ne se sentait pas d'accueillir comme ça des gens chez lui. Surtout qu’il serait gêné. Il avait toujours eu un très fort caractère solitaire, ça n’avait jamais changé, et il avait même parfois besoin de n’avoir personne autour de lui… du moment qu’on ne l'abandonnait pas, cela s’entend. Parce que Arthur était tout à fait du genre à vouloir subitement voir quelqu’un de proche juste après avoir déclaré avoir besoin d’espace.

« Avec plaisir, j’imagine qu’être en bord de mer offre une vue superbe, en plus ? »

Il venait probablement de déclarer à Lionel qu’il viendrait avec plaisir chez lui, et le regretterait peut-être à l’avenir. Il ne pourrait pas se forcer éternellement, et n’avait pas envie que son ami le voit sous un autre jour. Il avait peur du jugement, peur qu’on ne l’accepte pas, et ça l’empêchait de faire des choses. Accepter des invitations, par exemple. Et le pire dans tout ça, c’est qu’il s’en voulait, et qu’il n’avait aucune idée qu’il n’avait rien à se reprocher, malgré les tentatives répétées de Sten pour l’en convaincre.

Arthur écouta parler son interlocuteur, ce dernier visiblement fier de ses accomplissements. Le blanc lâcha un sourire sincère. Mine de rien, il aimait voir les autres heureux. Cependant, son sourire s’efface une seconde (avant qu’il le reprenne, de force cette fois) quand Lionel parla de la Milice dans laquelle il s’y était engagé. Ses traumatismes du passé avaient laissés Arthur complètement apeuré par les armes et d’une manière générale tout ce qui touchait au milieu militaire.

« C’est merveilleux, oui ! Et… je suis ravi que tout aille bien de ton côté. »

Arthur n’avait toujours pas touché sa coupe de champagne. Il ne buvait pas d’alcool, et espérait que Lionel ne remarquerait pas qu’il ne touchait pas à son verre. Il trouverait bien une occasion d’aller le reposer discrètement.
Et le moment sembla parfait quand Lionel lui proposa de l’accompagner en direction du buffet. Arthur hocha la tête et le suivi. Il hésita aussi à en profiter pour se barrer mais ne pouvait pas lâcher l'homme comme ça.

C’est alors qu’ils s’approchaient qu’Arthur remarqua la cohue qui s’était créée tout autour du buffet. Il adressa une discrète prière à Arceus que ce ne soit pas la qualité de la nourriture, ou que ce soit quoi que ce soit dont on pourrait l’accuser. La cause s’avéra au final être un Sovkipou qui semblait se faire un plaisir de se servir sur le buffet, au grand dam des invités. Il s’avéra aussi que le Pokemon n’était autre que celui de Lionel. Et puisque ce dernier semblait gêné, Arthur décida par une pulsion de bravoure de prendre les choses en main. Les Pokemon, il connaissait, maintenant, et il était devenu bien plus doué avec eux qu’avec les humains.

« Tu t’appelles Safu, c’est ça ? Ecoute, si tu as faim, viens avec Lionel et moi, j’ai peut-être quelque chose pour toi. »

Il profita de l’agitation pour envoyer un message à Sten “meilleure nourriture pr Sovkipou ?” espérant une réponse rapide, et indiqua à son ami et son Pokemon une table un peu plus en retrait. Il saisit aussi l’occasion pour redéposer sa coupe de champagne sur le plateau.

« On pourrait se mettre là ? »

©️ ASHLING DE LIBRE GRAPH'



A la pêche aux bourges ♫ | ft. Lionel Bann110
Arthur C. Ferguson
Ex-Régimeux
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Jeu 13 Sep - 13:56
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A la pêche aux bourges ♫
Avec Arthur C. Ferguson
Quand on est habitué à ce genre de rassemblements depuis toujours, que ça nous embête ou non, on commence à ne plus vraiment faire attention à ce qui se cache derrière le masque de la politesse et des mondanités. Car, après tout, les galas ne sont pas faits pour ça, le monde des riches n’est pas fait pour la franchise, la sincérité ou même la vérité. Que l’on s’appelle Arthur Ferguson ou Lionel Roque-Lartigue, on ne fait pas d’exception aux conventions que dictent ce genre de soirée. Le moindre écart vous collera à la peau, la moindre fissure dans le masque censé plaire à tout le monde vous catégorisera. Si Lionel lui a sorti toute la panoplie des discours superficiels pour se donner de l’importance et une maturité feinte, il ne faut pourtant pas être devin pour avoir remarqué le malaise du plus jeune, mais le coordinateur persiste quand même. Tu m’étonnes que le Ferguson ait envie de se barrer quand on lui parle de son chez lui si « pittoresque » parce que, oui, sous-entendu, un peu, même si Lionel ne le fait pas consciemment et recopie des sales comportements, si tu ne vis pas en ville, c’est que t’es un peu un bouseux associable. Et apparemment, dans la haute, eh ben, c’est pas bien. Enfin.

« Ah, oui, moi qui adore la mer, en plus, je ne pouvais pas rêver mieux ! La plage est aussi un excellent endroit pour que mes Pokémon s’entrainent. »

Il se serait volontiers livré à un discours élogieux sur les raisons qui lui font aimer la mer… La vue sur l’horizon, le fait que ça lui rappelle ces meeeeerveilleux voyages tout autour du globe, parce que, oui, il jugerait bon de tout raconter à Arthur, en plus… Mais, on remerciera Arthur d’avoir repris la parole à temps pour soutenir Lionel dans son auto-appréciation de son métier et le sort d’avoir mis Safu à l’œuvre pour divertir le coordinateur de sa phase égocentrique.

En s’approchant du buffet et en découvrant la scène qui le gêna quelque peu à la vue des regards du jugement agacés de ses parents qu’il sentirait à des dizaines de mètres, le coordinateur resta un petit moment interdit. Sans blâmer sa Sovkipou, Lionel est bien trop occupé à garder la face pour se rendre compte de l’embarras dans lequel il est en train de mettre Arthur, qui n’a pas vraiment demandé à se faire remarquer pour sa part. Aussi, il est assez surpris quand son hôte prend la parole le premier et s’intéresse à la Sovkipou affamée. Sincèrement surpris et aussi soulagé qu’Arthur prenne les choses en main avec autant de brio, Lionel ne dit rien de plus et adressa un sourire franc à son cadet.

« Oh… Merci Arthur, vraiment. »


Dit-il, sans plus de fioritures inutiles, pour une fois. Puis, il suivit l’autre sans plus de cérémonies vers un endroit plus tranquille, où Safu ne serait pas stressée par les gens et ne piquerait pas dans le buffet.

« Oui, c’est très bien. Je ne voudrais pas qu’elle soit gênée par tout ce monde… Vraiment, Arthur, j’espère ne pas t’avoir embarrassé. »


Entre les bras de Lionel, la petite insecte lança un regard penaud à l’hôte de la soirée.

« Safu est une gentille petite, mais elle aime sortir de sa Pokéball pendant que je ne regarde pas et… bon, certains n’aiment pas trop voir des insectes trainer dans leurs pattes… »

Et par « certains », il pensant à ses parents. Lionel lança un regard par-dessus son épaule et aperçut Sixtine et Agamemnon, ses parents, justement, en train de l’observer d’un mauvais œil.

Bien sûr, ils me surveillent, encore, eux…

Pensa-t-il, l’air un peu mauvais. Lionel soupira. Ses parents allaient lui en reparler après la soirée, pour sûr, comme s’il avait encore 6 ans. D’humeur à pester, Lionel ne laissa cependant rien paraître de son irritation passagère.

« Je t’avoue que je ne comprends pas vraiment pourquoi les Pokémon insecte rebutent certaines personnes. Il sont pourtant surprenants, tu ne trouves pas ? »

L’attitude de Lionel avait changé. Pour sûr, il était bien plus lui-même quand il parlait de ses Pokémon et de la coordination. Il en devient un peu plus sincère. Il ne vide plus sa coupe de champagne a vitesse grand V, surtout, ce qui est une amélioration non négligeable dans le malaise que pourrait provoquer son comportement envahissant.

« Enfin, j’imagine que tu as des Pokémon, toi aussi ? En forêt, tu dois en voir des insectes ! »


Ses lèvres formèrent un sourire plus candide tandis qu’il s’asseyait en reposant Safu sur ses genoux Il lui donna quelques feuilles de salade récupérées sur le buffet à grignoter tout en continuant.

« Ça me fait penser, tu te souviens de Damoclès, ma Dardargnan ? On avait fait un entrainement d’escrime avec elle, une fois et entrainement avait eu la peur de sa vie quand elle lui avait mis sa ravisseuse sous le nez… Alors qu’elle est gentille, bien sur, mais, hehe. »

Il riait plus par nostalgie et nervosité que par cruauté. Enfin, voilà qu’il se mettait à radoter. Mais en un sens, il pourrait parler de ses Pokémon pendant des heures. Il faut dire qu’il compense pas mal sa solitude grâce à eux, ils sont un peu comme ses enfants, pour certains, surtout les plus petits comme Safu. Enfin, il s’égare en mélancolie et finit par s’en apercevoir… Lionel se redressa et se remit dans un mode de communication plus mondain.

« Enfin, regardes-moi ça, je deviens nostalgique, quel benêt ! »


Ah, bah, oui, c’est dommage, hein, pour une fois qu’il était à peu près sincère et pas en mode faux-cul.
Zazambes - Août 2023 - Soirée




"Au nom de la Milice, je vais transformer les méchants en gentils avec le pouvoir du #663399 ! "
DCs: Cobaltium, Tobito, Alexander, Angarde, Mell et Ludwig.

RPs: Aloïs, Arthur, Yumi.
Bonus : Sailor Zingaro par Reshi (merciii =w=).
Lionel Roque-Lartigue
Elite
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Dim 23 Sep - 18:52
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