Légendes d'Enola


 

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 BOUM ! HEADSHOT ! [PV Tonton Lio] [/!\ PROPOS VIOLENTS]

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Nadia Roque-Lartigue
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MessageSujet: BOUM ! HEADSHOT ! [PV Tonton Lio] [/! PROPOS VIOLENTS]   Ven 24 Aoû - 22:17

[Disclaimer : Attention, propos violent qui peuvent choquer les plus sensibles. Vous lisez à vos risques et périls.]

- NADIA ROQUE-LARTIGUE ! QUEL EST-CE BULLETIN DESASTREUX QUE TU NOUS RAMENE ?!!!
- Oups…  J’ai pas réussis à le chopper avant eux, ce coup-ci.

J’étais dans le jardin occupée avec Kraft, Kiddo et Dovakhin. Personne ne l’as réclamé Kraft depuis que je l’ai ramené de ma promenade nocturne avec Tobito, alors je l’ai garé et je lui ait donné un petit nom. Voilà. Comme ça, il est à moi et, il s’entend bien avec Kiddo et Dovakhin donc, je suis d’autant plus contente. Papa n’a pas beaucoup apprécié que je ramène deux pokémons supplémentaire. D’un autre côté, il n’a jamais vraiment apprécié Kiddo avec un chameau et un tas de morve qui chie des arc-en-ciel, je peux comprendre que ça le rebute un peu, mais je les trouve tellement choupi. Je ne veux pas m’en séparer. Pour rien au monde.

- NADIA ! VIENS ICI TOUT DE SUITE !
- « Woof woof », fais le chien.

Je ne bouge pas, je reste assise dans l’écurie. Mais j’entends bien le grabuge qu’ils font, je crois que ça descends les escaliers. J’entends d’ici mon père beugler des grands « Elle va m’entendre ! » ou des « Je vais lui apprendre ce que c’est que la vie, à cette petite trou du cul ! » et l’éternelle « Tellement indigne de notre grande famille » ? Si je gagnais un euro à chaque fois que j’entends ces phrases, à moi seule, j’aurais autant de richesse que ma famille réunie. Je pousse un long soupir de lassitude et je me lève, frottant mon derrière pour enlever la poussière de mon pantalon et prenant Kiddo dans mes bras, que je sers contre mes bras.

Les Gorgones sont là et vont me pétrifiée sur place. Non mais sans déconner, la dernière fois que mon père était aussi rouge, c’est au repas de famille quand il avait un petit coup dans le nez. Il fait concurrence aux écrevisses. Mais si ces animaux rouges avec des pinces et qui s’mange bien accompagnés d’une bonne mayo ! Rah, c’est un truc de bourgeois vous pouvez pas comprendre !

- Nadia, c’est quoi ce bulletin, là ? T’es pas capable de mieux, vraiment ?
- Je m’ennuie à l’école, j’aime pas ça, j’y peut rien, moi !
- Peut-être, mais avoir de bons résultats à l’école c’est une promesse pour une avenir plein de richesse pour toi !
- Mais je m’en fiche, moi ! J’ai que seize ans ! J’ai tout le temps de voir l’avenir !
- Plus tôt t’y prends, meilleur sera ton avenir !
- Mais j’en veux pas de ton avenir de merde, là ! Moi, j’veux savoir le temps présent ! Et peindre !
- Parle sur un autre ton à Père, petite trou du cul !
- Ta gueule, toi, et mêle toi de ton cul ! Lèche-botte de ma couille droite !

La dernière fois que j’ai mangé une gifle me semble lointain, et pourtant plus que ma joue, c’est mon esprit et mon cœur qui en souffre. Pourquoi est-ce qu’on veut m’imposer une volonté qui n’est pas mien ? Pourquoi devrais-je avoir des aspirations intéressantes ? Progresser dans la vie ? Être riche ? Avoir un métier d’avenir ? Pour moi, ça ne veut rien dire. J’ai une sensibilité et une fibre artistique qu’ils n’imaginent pas, qu’ils n’envisagent même pas.  Ils se renferment sur leur propre personne et se font du bénéfice sur le dos des plus pauvres, comme tous les banquiers, j’ai envie de dire. Ils se ferment aux autres, de nous quatre, la plus idiote et pauvre, ce n’est pas moi. Et pourtant, chaque jour on me ressert encore et encore le même discours.

- Ce n’est pas en faisant des gribouillis sur une feuille qu’on réussit dans la vie !
Explique-moi l’existence des musées, dans ce cas.
- Ce n’est pas en modifiant sa voix sur une vulgaire partition de musique qu’on réussit.
Tiens donc, je suis presque certaine que tu écoutes de la musique, toi aussi.
- Agiter ses fesses, ce n’est pas réussir sa vie.
Voler l’argent des pauvres, non plus.
- Tu veux que je te dise un truc ? Je suis sûr sur ta sœur n’est plus qu’une clocharde, faisant le tapin dans les rues de San Francisco, à présent. Anne-Marie n’a jamais eût suffisamment de talent pour devenir actrice. Ce n’est pas en étant artiste qu’on réussit dans la vie. Regarde Lionel ! Tu crois qu’il sait faire quelque chose de se dix doigts ? Bien sûr que non, il est trop bête pour ça ! Je veux juste ton bien et t’éviter de finir comme eux. Tu n’as pas assez de talent pour réaliser tes rêves.

Et là, je vois rouge. C’était les mots de trop. Plus que la colère, c’est une véritable haine sui m’envahis. Une haine pour ce géniteur qui ne peut s’empêcher de tout dénigrer autour de lui, parce que ses pets ne font pas un putain de plis dans ses putains de costumes en soie blanche de merde. Je le déteste ! Pourquoi est-il obligé d’être aussi méchant avec les autres ? La rouge me monte au visage, les larmes aux yeux et dans un hurlement plein de rage, j’agrippe la chemise de mon père pour le secouer avec violence.

- JE T’INTERDIS DE MEDIRE SUR ANNE-MARIE ET TONTON LIONEL ! TU NE SAIS MEME PAS CE QU’ILS FONT EN CE MOMENT ! TU TE RAPPELLE DE LA DERNIER FOIS QUE T’AS ENTENDU LA VOIX D’ANNE-MARIE ? MOI OUI ! C’ETAIT Y A DEUX JOURS ! AS-TU AU MOINS ETE VOIR UNE CONCOURS DE COORDINATION DE TONTON LIONEL ? JAMAIS ! JAMAIS PARCE TU NE SAIS QUE T’INTERESSER A TON CUL ET AUX PUTAIN DE BENEFICES QUE TU PRODUITS ! C’EST TELLEMENT PLUS FACILE D’ETRE MAUVAISE LANGUE QUE DE SE SORTIR LES DOIGTS DU CUL POUR S’INTERESSER A LEUR TRAVAIL ! JE TE DETESTE ! JE TE DETESTE FORT, RACLURE ! SACHE-LE ! RETIENS BIEN CA !

Je suis tellement en colère que je refusais de lâcher la chemise de mon père. J’ai fait sauter deux boutons, facile. Sanson a dut demander l’aide de ma mère pour que je lâche mon père. Au moins, mon accès de colère a bien surpris mon père et je le vois remettre sa chemise avant qu’il ne me mette à nouveau une gifle et me consigne dans ma chambre.

La discussion n’est jamais possible avec lui, toute façon. Je pars en direction de ma chambre tout en faisant rentrer mes compagnons dans leur pokéballs, que je les emmène avec moi dans le dos de mon père. Une fois dans ma chambre, je prends un oreiller pour y hurler ma frustration, mais ça ne suffit pas à me détendre. C’est loin d’être suffisant. Puis, une idée me vient.

- J’me casse, j’en ai plein l’cul d’cette baraque de merde ! J’vais rejoindre Anne-Marie à San Francisco, elle au moins, elle m’comprends ! Je vais demander à Tonton Lio s’il peut me prêter un peu d’argent que je lui rendrais en vendant des peintures.

En haut de mon armoire je trouve un sac de voyage dans lequel je mets quelques vêtements, et mon nécessaire à dessin avec de la peinture. Puis j’ouvre la fenêtre et je saute par-dessus bord. Un jour, je leur expliquerais que mettre des chambres où on consigne des enfants au rèz-de-chaussée, c’est vraiment une idée digne du dernier des teubés. C’est complètement la porte – ou la fenêtre dans ce cas- ouverte à la fugue. Sans un regard pour ma maison, je traverse l’allée et je me barre. Direction Zazambes, chez Tonton Lio !

Le trajet ne m’a pas réellement calmer, j’ai dût prendre le bus et avec les gamins qui hurlent, j’ai pas réellement apprécié le voyage, mais bref, peu importe chuis arrivée à bon port. Bon port, Tonton Lio vit au bord de la plage, je suis trop drôle. Je traverse le portail pour aller toquer à la portée d’entrée. On sait jamais ce que peut faire mon oncle, je voudrais pas le voir en train de danser la salsa à poil dans son corridor. C’est sa gouvernante qui vient m’ouvrir. Elle est gentille, je l’aime bien, elle.

- Est-ce que Tonton Lio est là ?
- Non, Mademoiselle, il est au travail, il ne rentre pas avant deux bonnes heures au moins. Mais, rentrez,  ne vous en fait pas, installez-vous dans le salon, je vais vous apporter à boire pour vous aider à patienter jusqu’au retour de votre oncle.
- Merci.

Je rentre et la gouvernante disparait dans la cuisine, elle n’a pas besoin de me guider, je viens tellement souvent ici que je connais cette maison aussi bien que ma poche. Je vais dans le salon et là, je sors mes trois compagnons de vie pour qu’ils jouent ensemble. La gouvernante m’apporte un chocolat chaud et une grande écuelle d’eau pour les pokémons et me laisse vaquer à mes occupations tout en me faisant promettre de l’appeler si ça ne vas pas.

Je sirote quelques gorgées de mon chocolat avant de sortir mon calepin à croquis et de me mettre sur un nouveau dessin. Je vais les dessiner chacun séparément avec une expression bien à eux ! Ils seront superbes ainsi ! Je m’essaye à Dovakhin, je fais un croquis et non, ça ne va pas. Ça m’arrive de ne pas réussir du premier coup. Tant pis, j’efface et je recommence.  Non, ça ne va toujours pas. J’efface et je déchire la page dans la gommant. Bon tant pis. Je l’arrache et je la jette plus loin au sol.

« Tu n’as pas de talent ! »
- C’est faux, tout le monde me le dit, sauf vous. C’est vous qui êtes aveugle !

Je m’essaye au dessin de Kraft, ce sera peut-être plus simple, elle bouge moins. J’essaye un croquis qui ne me convient pas et je tique de la langue d’agacement. Je gomme et à nouveau la page est arrachée par erreur. Comme avant, je déchire la page du calepin et je la jette au loin.

« Artiste, c’est pas un métier. Sans talent ! Sans avenir ! »
- C’est faux ! C’est un métier !

Peut-être que si je commence par Kiddo, ça ira ! Après tout, je la dessine depuis tellement longtemps, je ne devrais pas avoir trop de mal. J’essaye, ça ne me va pas. J’efface et je recommence, à nouveau, je ne le trouve pas correcte. J’efface et je réessaye. Toujours pas.

De frustration, j’en casse mon crayon. C’est comme si tout ce que c’était accumulé jusque-là sortait, se sentant trop à l’étroit dans mon corps. Tout cette frustration qui se transforme en un immense cri de rage. Je jette les restes de mon crayon sur la table et je jette mon cahier qui rencontre la tasse et la renverser, faisant couler son contenu sur la moquette. Puis, du pied, je renverse la table en verre qui se renverse et viens se fracasser contre le sol. Très peu de chose échappent à l’ouragan Nadia. Les plantes dans le salon finissent au sol, les lampes à pieds fracassée sur le sol, les rideaux et leur tringle sont tombés, il n’y a bien que le canapé, trop lourd pour moi qui est intacte.

Puis, après avoir fracassé et retourné tous le salon, je semble enfin me calmer loin de toute la frustration qui m’habitait alors. Je me suis griffée au visage et j’ai un énorme bleu sur mon bras, mais ça peu importe. Je me sens emplie d’une profonde tristesse. Tristesse qui a besoin d’être évacuée. Alors je me m’assois en boule, le front contre le genou, mes trois compagnons autour de moi tandis que je me mets à pleurer à chaude larmes. J4entends des bruits de courses. Probablement la gouvernante.

- J’appelle votre oncle, je lui demande de rentrer immédiatement.

Puis elle s’éloigne. T’as raison, laisse-moi seule. C’est ce que je veux pour le moment.

[J'te ferais la mise en page demain. Chuis un peu fatiguée là x_x]

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Nad' ira te cracher au visage en #663366

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Lionel Roque-Lartigue
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MessageSujet: Re: BOUM ! HEADSHOT ! [PV Tonton Lio] [/!\ PROPOS VIOLENTS]   Sam 25 Aoû - 17:51


BOUM ! HEADSHOT !
Avec Nadia
Lionel a des journées parfois bien remplies et il est le premier à se plaindre pour le plaisir. Pourtant, il aime ce qu’il fait, rencontrer des gens… La paperasse administrative l’ennuie en revanche bien plus, mais ce jour-là, il venait de terminer à temps pour l’interview qu’il lui fallait donner le soir-même. Pour une fois, pas trop de travail et de dossiers bâclés, enfin, moins que d’habitude et de toute manière, Lionel n’est pas très scrupuleux. L’interview qu’il devait donner pour un magazine quelconque n’était pas franchement importante, mais bon, le coordinateur adore prendre toutes les occasions de se donner en spectacle pour le plaisir. Et par ailleurs, il n’est pas spécialement pressé de rentrer chez lui pour se retrouver seul. Il pourrait aussi aller trainer au bar après l’interview.

Le co-chef de la milice a l’habitude des plannings chargés, c’est quelque chose qui l’arrange bien et qui l’empêche de trop penser. Et comme ça, ses parents et Hanson ne peuvent pas dire qu’il ne fait rien de sa vie. Parce qu’il a quand même des choses à prouver, entre autre, que son métier lui remplit bien son emploi du temps et qu’il fait des choses productives. Mais en même temps, c’est à peine si sa famille en dehors des Nadia y fait allusion, sauf quand il a parlé de la banque familiale avec un mot qu’ils ont trouvé pas aussi bien adapté qu’un autre (et après, ça part dans un débat interminable, qui, en toute honnêteté, n’intéresse pas vraiment Lionel même s’il fait mine d’acquiescer avec le sourire). C’est tout de même surprenant, la résistance qu’il a développé pour se forcer dans des circonstances où il est clairement pris pour l’imbécile de service. Enfin, on ne va pas commencer à e plaindre, car il a au fond tout à fait conscience que se faire passer pour un idiot lui rend parfois bien service.

Enfin, après avoir quitté le QG en forme de tour de la compensation de la milice, Lionel pris le chemin d’un hôtel là où aurait lieu l’interview, accompagné d’Arthur, son agent. Sur le chemin, le milicien regarda son téléphone et vit les deux appels en absence tout récents de sa gardienne s’afficher sur l’écran. Comme il avait le temps, le coordinateur se permit de la rappeler, au moins pour faire en sorte de s’assurer que rien d’alarmant n’est arrivé. Béatrice lui parut néanmoins fort préoccupée au téléphone.

« Béatrice ? Que se passe-t-il ? »

Son interlocutrice bafouilla ses paroles avec une inquiétude évidente.

« Nadia est à la maison… ? »

Interrogea Lionel, surpris de la nouvelle qu’on lui annonçait. Ce ne serait pas la première fois que sa nièce débarquerait sans prévenir… Mais, là ce qui le préoccupait, c’est pourquoi la présence de Nadia semblait mettre Béatrice dans un état pareil. Les explications qui suivirent le firent s’arrêter net au milieu du trottoir.

« Qu… Quoi ? Je vais voir ce que je peux faire. »
La gardienne acquiesça et le remercièrent. « Et… Béatrice ? Dites à Nadia que j’arrive, le temps d’annuler mon interview et de prendre un Teleport à Nuva Eja. »

Il la remercia à son tour et rattrapa l’agent Arthur qui s’était retourné d’un air paniqué en entendant un terme de la famille du mot « anullation ». Lionel lui expliqua la situation et déclara sans vraiment laisser le choix au pauvre Arthur qui n’avait rien demandé, et déclara qu’il lui fallait absolument rentrer car sa nièce avait des soucis. Mais le grand débile à cheveux bleu-vert était tellement flippé que son agent n’eut pas le temps de rétorquer avant de le voir repartir avec des « désolé Arthuuuuur » quelque peu évasif.

Lionel pressa le pas jusqu’au service de transports par téléport mais reste quelques temps à se ronger les sangs en attendant qu’on le transporte à son tour.

Le téléport le mit aux environs des plages, ce qui fait qu’il lui fallait encore marcher dix bonnes minutes. Néanmoins, pour une fois, il ne rechigna pas à la tache et marcha d’un pas rapide jusqu’à son cottage. Il entra rapidement et demanda à Béatrice où était sa nièce, qui lui indiqua le salon en lui annonçant qu’elle avait apparemment eu un « soudain accès de colère » assez brutal. Encore plus inquiet, le tonton déglutit et progressa jusqu’à son séjour qu’il trouva sans dessus-dessous. Oups. Lionel avait déjà pu voir sa nièce en colère, au point de l’entendre crier assez fort, et il aurait pu déduire qu’elle pouvait devenir violente m’enfin… Retrouver son salon dans le même état que la maison de Dorothé après la tornade du Magicien d’Oz… C’est assez particulier et pas spécialement rassurant ou agréable, à vrai dire. Tout avait été renversé, les plantes, les plantes, les tables d’appoint mises par terre avec le chocolat chaud. Seul le canapé semblait s’en être sorti miraculeusement et se tenait encre fièrement au milieu de a pièce. Quelque peu embêté pour son mobilier mais encore plus alarmé par l‘état de Nadia (bah, oui, quand même, tu peux racheter des meubles, mais pas ta nièce, quand même) qu’il n’avait pas vu en entrant. Un peu hésitant, comme si il risquait de croiser un Tyranocif au détour d’un coin de la pièce, Lionel fit quelques pas vers le canapé, sur le dossier du quel il s’appuya d’une main.

« Nadia… ? Tu es là ? »


En balayant plus en détail la pièce des yeux, le quarantenaire aperçut une silhouette recroquevillée sur elle-même derrière le canapé, entourée de trois autres petites silhouettes non-humaines. Sur le coup, Lionel sursauta et ne sut pas vraiment quoi faire. Vu l’état de la jeune femme, il est bien entendu exclu de s’approcher trop rapidement pour l’enlacer, même si ça part d’un bon sentiment. Ça n’arrangerait surement pas les choses vu la torpeur dans laquelle Nadia semble se trouver. Rassuré qu’elle ait l’air en bon état, Lionel se laissa tomber assis sur l’accoudoir du sofa, du côté opposé à celui derrière Nadia se trouvait. Il en profita néanmoins pour remettre la table basse et ramasser les bouts de verre qui trainaient.

« Eh bien… Je ne savais pas que j’étais un si mauvais décorateur. »

Il tenta de faire l’humour en regardant son salon sans dessus-dessous, mais le moment était mal choisi. Lionel redevint sérieux.

« Enfin, ça n’est pas grave. »

Il se redressa en appuyant un de ses bras sur le dossier du canapé.

« Que… qu’est-ce qui s’est passé, ma grande ? »

Finit-il par oser demander, bien que fort hésitant, ne sachant pas comment procéder sans mettre les pieds dans le plat. Il ne veut surement pas accabler d’avantage sa nièce contrariée. Devrait-il appeler Hanson et Gladys pour les informer de la situation… ?  Probablement est-ce mieux de demander son avis à la première concernée avant. De plus… Bon, Lionel n’est pas sans savoir que la relation de Nadia avec son père n’a jamais été facile et plutôt conflictuelle, s’il en croit leurs dires respectifs. Appeler Hanson n’est probablement pas la bonne chose à faire.

Pendant qu’il attendait la réponse de Nadia, Gandiva, a jeune Vivaldaim au pelage devenu estival de Lionel entra dans la pièce pour saluer son dresseur, Tuxedo Kamen l’Etourmi perché sur son dos. Rapidement, la petite faon et l’oiseau noir virent que quelque chose clochait. Doucement, gandiva s’approcha de Nadia, posant sa truffe avec doucent contre les cheveux de l’adolescente et se reculant ensuite.

« Laisses-lui un peu d’espace… » Dit Lionel a sa Vivaldaim qui s’exécuta. « Je vais chercher un verre d’eau. Tu veux quelque chose… ? »

Fit-il en s’apprêtant à se relever, ne sachant toujours pas trop quelle était la bonne manière d’agir dans la situation présente.
Chez Lionel - Août 2023 - Début de soirée

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Nadia Roque-Lartigue
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MessageSujet: Re: BOUM ! HEADSHOT ! [PV Tonton Lio] [/!\ PROPOS VIOLENTS]   Ven 21 Sep - 10:11

Je ne sais pas le temps que je passe à pleurer, roulée en boule, mais je sais que j’y reste longtemps. Et une fois mon corps vidés de ses larmes, je suis dans un état totalement apathique, les bras toujours autour de mes jambes, la tête dans les genoux. Je ne remarque même pas la présence de mes compagnons, mais je les sens bien près de moi, Kiddo se frotte dans mes côte, Kraft à la tête posée sur la mienne et lâche des petits bruits qui se veulent sans doute réconfortant et Dovakhin et collée à moi, pour me faire un câlin. Bref, je ne suis pas seule, je le sais, je le sens.

J’entends bientôt de nouveaux bruits de pas, sans doute Béatrice, la gouvernante, et la voix me confirme que c’est bien elle, mais je ne veux pas de sa compagnie, je veux être toute seule pour le moment. Elle vient juste m’annoncer que mon oncle arrive au plus vite, juste le temps de prendre un téléporteur et d’annuler son rendez-vous. Ça me permet de rester seule avec moi-même.

Au bout de plusieurs minutes sans dire ou faire quoique ce soit, j’entends encore des bruits de pas et une voix qui m’appelle doucement. Une voix masculine. Celle de Tonton. Il me demande si je suis là et quand j’essaye d’ouvrir la bouche pour parler, ma voix ne suit tout simplement pas. J’ai trop hurlée, j’ai une extinction de voix. Mais ça n’empêche pas mon oncle de me découvrir derrière son canapé.

Il fait un peu d’humour, ce qui me fait sourire, mais je reste prostrée sur moi-même, entourée de mes trois pokémons. Et évidemment, il me demande ce qui s’est passé, ce qui ne va pas. Evidemment, qu’il allait demander. Je débarque sans prévenir et je fous son salon à sac, je n’allais pas y échapper à cette question.

Et pourtant, quand j’essaye de parler, de raconter ma « discussion » avec mon père, les mots ne viennent pas, ils ne veulent pas sortir. Je reste plongée dans le mutisme, mes doigts ne font qu’agripper plus fort mon haut alors que les larmes reviennent couler sur mes joues. Je n’arrive pas à parler. Comme si elle semblait comprendre ma détresse, la Vivaldaim de mon oncle vient poser sa truffe sur mes cheveux et je l’en remercie d’une caresse entre les deux yeux.

« Je vais chercher un verre d’eau. Tu veux quelque chose… ? »

Je sors mon téléphone de ma poche et j’écris sur un brouillon ma réponse pour Tonton Lio.

« Je n’arrive pas à parler, j’ai tellement hurlé que j’ai une extinction de voix. Je veux bien un thé avec du miel, s’il te plaît.
.
.
.
Désolée d’avoir ravagée ton salon. Tu m’en veux pas, j’espère ?
»

Même si le jour où Lionel me dira qu’il m’en veut pour quelque chose, il pleuvra des grenouilles, je n’ai pas le cœur à faire la fanfaronne aujourd’hui ou à profiter de sa gentillesse. Je tends le bras pour lui montrer mon téléphone afin qu’il le lise.

Une fois sûre qu’il a bien lu, je cherche un stylo ou un crayon du regard. Ou peut-être en ai-je un de rechange dans mon sac ? Je me déroule et me relève pour aller chercher mon sac et mon cahier de dessin. Puisque les mots ne sortent pas, on va expliquer avec ce que je sais faire de mieux.

Je trouve un stylo noir au fond de mon sac et mon cahier à l’air plutôt en bon état. Je divise ma page en plusieurs cases et je commence à dessiner la scène qui s’est déroulée à Vanawi. On va pas se mentir, j’ai déjà fait mieux, mais pour du dessin fait à la va-vite. Je remets même les dialogues précis et j’écris un petit résumé en dessous : « Papa m’a disputée à cause de mon bulletin, et ça a dégénéré comme à chaque fois alors je suis partie de la maison. Je veux rejoindre Anne-Marie à Sans Francisco. Tu peux m’aider à y aller, s’il te plaît ? »

J’espère qu’il va dire oui. Sincèrement.

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Lionel Roque-Lartigue
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MessageSujet: Re: BOUM ! HEADSHOT ! [PV Tonton Lio] [/!\ PROPOS VIOLENTS]   Lun 24 Sep - 11:54


BOUM ! HEADSHOT !
Avec Nadia
Comprendre le comportement humain, les contradictions de chacun et les mécanismes de défense des autres en temps de crise, c’est compliqué. Lionel n’a jamais été spécialement empathique et encore moins au fait de tout ce qui a rapport à la psychologie et à la psychiatrie. Mais il ne faut pas avoir un Master dans ces domaines pour comprendre que Nadia était si contrariée qu’elle s’était probablement épuisée en passant sa colère sur les meubles. Ce qui n’est pas rassurant pour son oncle qui ne sait que faire et n’est pas spécialement chaud pour se faire attaquer s’il approche de trop près Nadia… Enfin, ce n’est pas qu’il la croie violente, quoiqu’il faut un peu l’être pour détruire un salon, mais quel adolescent.e est calme et mesuré, en réalité ? Lionel était un ado qui faisait relativement peu révolté, et même s’il est le premier à dire qu’il a eu une jeunesse tut à fait saine, eh bien, personne le croira, et lui-même sait, au fond, que la vérité est toute autre.

Enfin, tout ça pour dire qu’il pardonne assez facilement à Nadia, certes, il aurait pu se fâcher, mais personne n’y aurait rien gagné, et Nadia se serait certainement braquée encore plus fort qu’elle ne l’est actuellement.

Après avoir posé des questions, Lionel constata le mutisme de sa nièce, et cela commençait à l’inquièter. Cependant, la jeune fille finit par sortir son telephone portable pour y taper un message. Pendu au bruit numérique des touches tactiles, le coordinateur attrapa le cellulaire que lui tendit la brune et y lit le message qui lui était destiné. Apparemment elle avait crié à s’en éteindre la voix…

… Je comprends mieux pourquoi Béatrice a paniqué. Entre le salon et ça, une vraie Godzilla, ma nièce.

Le tonton coordinateur hocha la tête puis regarda de nouveau son salon.

« …Ce n’est qu’un salon, je le ferais refaire, c’est tout. Je commençais à me lasser de la décoration, de toute manière. Pas assez feng-shui… Et on peut toujours faire plus feng-shui ! »

Ça ne se serait probablement pas passé de la même façon si les Roque-Lartigue n’étaient pas pétés de thunes. Mais bon. Pour une fois que Lionel est plus ou moins décent (malgré des tentatives de blagues un peu foireuses pour détendre l’atmosphère), on va pas s’acharner… Même si, hein, il ne s’agit pas de le féliciter parce qu’il raisonne comme un gros plein de sous.

« Enfin. Un thé au miel, madame, bien reçu. » Dit-il en souriant comme un benêt, sur un ton rassurant. Ça fera du bien à la gorge de Nadia irritée par les cris. « Je vais te chercher ça. »

Le plus âgé s’absenta quelques minutes, laissant sa nièce seule le temps d’aller chercher à boire. Il se servit un verre d’eau, puis remplit finalement la theïère pour deux. Béatrice lui demanda des nouvelles de l’adolescente et demanda « si monsieur voudra que je fasse le salon ». Pas vraiment d’humeur à penser au ménage, Lionel secoua la tête négativement et préféra demander à la gouvernante de rentrer chez elle plus tôt. Il ne se soucie pas souvent du bien-être de son « personnel » (ce n’est pas comme s’il les traitait mal, mais disons qu’il estime normal d’avoir des gens qui viennent nettoyer chez lui, comme tout gros bourge qui ne se respecte pas vraiment), mais pour une fois, pour avoir vu la catastrophe, il avait eu la présence d’esprit de concevoir que la scène récente de guerre domestique avait pu mettre mal à l’aise Béatrice. Et d’autre part, Lionel ne voulait pas avoir à se préoccuper d’un stress supplémentaire en ce qui concerne le ménage et le rangement. Il s’occuperait de son salon à tête reposée.

Une fois l’eau chauffée, Lionel remplit un infuseur avec du thé au citron et au gingembre et rapporta le plateau au salon, posant tout ça sur la table basse réhabilitée. Il servit Nadia et se remplit aussi une tasse.

« Voila. Je te laisse te servir en miel. »

Nadia n’avait pas encore quitté sa place derrière l’accoudoir du canapé. Lionel aimerait mieux l’avoir en face d’elle pour lui parler. Enfin, pour communiquer, d’une manière ou d’une autre, comme Nadia, cette fois-ci, avait sorti son carnet à dessin pour lui faire un petit roman graphique de ce qui s’était passé. Même si ce qu’il y voyait n’était pas forcément réjouissant et qu’il en ressortait une certaine colère, Lionel ne put retenir un sourire un peu attendri devant les dessins, bien que sobres, de la brunette. Il trouvait aussi la représentation d’Hanson très peu flatteuse, ce qui l’aurait probablement fait un peu ricaner dans un autre contexte. Enfin, avec les dialogues écrits, Lionel comprit bien vite ce qu’il s’était passé et il soupira.

Hanson est encore après les bulletins scolaires… Ce qu’il peut-être pénible, avec ça.


Quand même Lionel vous juge sur quelque chose, alors c’est peut-être que vous avez quand même un peu fait le con. Enfin, Hanson était déjà extrêmement rabaissait avec son frère lorsque ce dernier n’avait pas de bonne notes à l’école en dehors du sport et des matières artistiques. Ça désole franchement le cadet que son ainé soit ainsi aussi avec ses enfants et… Oui, en fait, même si Nadia n’a pas eu le temps d’entrer dans les détails dans ses dessins, il imagine malheureusement bien ce que son frère a pu lui dire si ça a « dégénéré ». Sur l’inutilité des matières artistiques pour espérer avoir une « futures carrière »… Après tout, il l’a aussi vu se prendre le chou avec Anne-Marie.

A propos d’Anne-Marie, justement, Nadia en parle aussi dans ses dessins. Lionel se mordit la lèvre en comprenant ce que lui demandait sa nièce. Il baissa les yeux, sachant très bien que même si c’était très compliqué entre Nadia et son père et que cela recommencerait surement, il ne pouvait répondre affirmativement à la demande de la benjamine Roque-Lartigue.

« Nadia, je… Enfin… Je peux aller parler à Hanson, si tu le veux. »


Commença-t-il, embêté, et marchant sur des œufs, car il savait bien que ce n’était pas la réponse que sa nièce attendait. Par ailleurs… Ce n’est pas comme s’il avait envie d’avoir cette discussion avec Hanson. Il allait encore avoir droit à une séance de morale sur le statut des « saltimbanques », le fait qu’il n’a percé que parce qu’il s’est mis au service du show-buisness et accepte de poser comme un clown, et il en passe des pires et des meilleures… Et puis, bien sûr, cette histoire allait remonter jusqu’à ses parents à lui, qui en remettraient encore une couche. Hanson a toujours été le préféré et le plus intelligent des deux, de toute façon. Mais, pour Nadia, pour sa vocation et celle d’Anne-Marie… Oui, Lionel était prêt à entendre ces choses désagréables, qu’il a de toute façon déjà entendu une bonne centaine de fois en plus de 35 ans.

« Je lui parlerais aussi pour Anne-Marie, mais… Je ne peux pas juste t’envoyer là-bas sans en parler à tes parents. Ce n’est pas que je ne veux pas t’aider, hein… »

Le regard bas, le coordinateur n’était pas franchement à l’aise, même s’il était sincère. Mais, il n’est pas le responsable légal de Nadia, et même lui sait que l’envoyer sans l’autorisation de ses parents, du fait de son statut de mineure pourrait constituer une faute assez grave et il ne serait pas injuste de le traiter d’irresponsable suite à ça.

« Et puis, il y a l’école aussi, tu ne peux pas tout plaquer, enfin… Tu as pensé à ce que tu ferais au lycée… ? Car, tu pourrais peut-être trouver une école d’art ailleurs ? Enfin… C’est que c’est ce que j’ai fait, moi, et… »

Et j’avais plus trois personnes pour me dire que les vocations artistiques étaient celles que choisissaient les ratés qui n’ont rien réussi d’autre. Meh… C’est pas bien de médire et je ne veux pas dire du mal d’eux, je les aime quand même, hein…

« Enfin, Hanson n’a jamais compris tout ce qui touche au domaine artistique. Papa et Maman non plus. J’aimerais vraiment qu’ils comprennent, aussi. »

Le coordinateur soupira de nouveau et se recoiffa d’une main en buvant une gorgée chaude de son thé.

« Au moins pour toi et Anne-Marie… vous êtes encore si jeunes, pourquoi vous presser avec ces histoires de carrière, enfin… Promis, je pourrais essayer de parler à Hanson. »


Même si, de toute façon, il ne m’écoutera pas, moi le « petit frère débile »... Mais il faut que j'arrête de penser du mal de mon grand frère, au fond, il est... Hum. Il est ce qu'il est...?
Chez Lionel - Août 2023 - Début de soirée

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