Quoi de neuf sur l'île d'Enola ?

Période en cours
Printemps 2024

~20° - 25°C / Temps ensoleillé, venteux par moments

Intrigues et Events
Intrigue n°2 : « Passions »
Des conflits s'engagent entre les Monarchistes et les Anarchistes.
Event n°2 : Le festival de Cayagane
Le festival de Cayagane est victime d'un incendie criminel.
Mini event n°1 : Panique à Vanawi !
Un blocus Anarchiste est en cours à Vanawi, sous surveillance des forces de l'ordre.

Missions et Défis
Un guide dans les ruines (mission)
Faites découvrir les ruines du Titak !
La comète (défi)
Découvrez un mystérieux astéroïde.

Sujets récents
RP-1
RP-2
RP-3
+ demandez l'ajout de vos RPs au staff !
Les Héritiers (PART III) Zzz5


Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Les Héritiers (PART III)

• Les Héritiers•Part III


!! ATTENTION: Présence de violence et de cruauté !!

Mes doigts tremblent contre le métal froid de l'arme, alors que mon regard se promène nerveusement parmi les hommes qui se tiennent à mes côtés. Ils semblent tous aussi nerveux, se cramponnant à leurs armes respectives comme si leur vie en dépendait, ce qui, au final, n'est pas bien loin de la vérité. Tout en prenant une grande inspiration, je reporte mon regard vers la vieille porte rouillée qui ne se trouve qu'à quelques centimètres de moi. D'ici quelques secondes, elle sera défoncée, pour nous dévoiler si nos informations étaient bel et bien fiables. D'ici quelques secondes, nous ferons face soit à une vieille usine désaffectée complètement vide, soit un repère grouillant de criminels s'étant donnés comme mission de rendre au Régime sa gloire d'antan. Et si cette deuxième option nous permettrait d'enfin mettre cette histoire derrière nous, je ne peux m'empêcher de prier secrètement pour qu'il s'agisse plutôt de la première.

Dans une nouvelle inspiration, j'agite une main vers mes collègues, un peu comme lorsque, en arène, je donne des instructions à mes Pokémon pour les guider vers une stratégie. Sauf que cette fois, la situation n'a rien à voir avec celles que nous pouvons rencontrer sur le terrain d'arène. Ici, nous ne sommes pas protégés par un arbitre qui mettra fin au match avant que qui que ce soit ne subisse de véritables blessures. Ici, nous ne pouvons pas prendre une petite pause entre deux manches pour réfléchir à la suite. Ici, si nous faisons une erreur, ce n'est pas la victoire qu'il nous en coûtera, mais bien nos vies.

Le coeur battant, je donne finalement le signal. Un simple geste de la main, comme on a pu l'apprendre en formation, et aussitôt mes hommes se redressent, leurs visages crispés, et avant qu'on ne puisse changer d'avis, la porte est défoncée dans un vacarme qui me fait légèrement sursauter. Et rapidement, nous comprenons que nous pouvons dire adieu ;a nos espoirs de nous retrouver face au premier scénario. À peine la porte métallique tombe-t-elle au sol que des cris se font retentir, et rapidement, ceux-ci se font suivre par les premiers tirs.

Une guerre s'est déclenchée. Deux tranchés. L'une ayant l'avantage de connaître le terrain, et l,autre, ripostant comme ils le peuvent pour survivre. L'autre, c'est nous. Nos armes crachent des balles sans que nous ne sachions réellement si elles parviennent à atteindre leurs cibles. L'autre tranchée, elle, ne semble pas éprouver ces mêmes difficultés, puisqu'il ne faut pas longtemps avant qu'un premier milicien ne se mette à hurler de douleur. Atteint à l'épaule, il s'écarte vers une zone sécuritaire, bientôt rejoint par l'un de ses camarades, celui-ci touché au pied. Mon rythme cardiaque s'accélère devant le carnage, alors que je réalise que nous n'étions absolument pas préparés à cela. Les séances de tir, les réunions d'équipe, les interventions chez des voisins un peu trop bruyants... Rien de cela n'aurait pu nous préparer à ce genre de situation. Et pourtant nous y voilà, terrorisés, mais prêts a tout pour éviter de voir renaître cette période de noirceur qui a gangrené nos terres par le passé.

Tremblant, terrifié, je fais de nouveau signe aux miliciens, cette fois pour leur indiquer de contourner la bâtisse, pour la deuxième étape du plan que nous avons élaboré plus tôt aujourd'hui. Trois hommes hochent la tête, et se dispersent autour de la vieille bâtisse supposément désert depuis maintenant plusieurs années. En attendant, les deux hommes restants et moi-même poursuivons les manoeuvres, tirant de plus belle pour camoufler l'absence de ceux s'étant dirigés vers les côtes, afin de nous permettre de les encercler. Et rapidement, deux nouvelles portes sont défoncées dans des bruits semblables a la première. Aussitôt, de nouveaux cris se font entendre, signe que notre tactique semble fonctionner. Les extrémistes se voient forcés de reculer pour éviter de finir en passoire, et ça, c'est notre chance!

-Maintenant!

Le signal est donné. Les miliciens s'engouffrent dans la vieille usine, redoublant de tirs. Et avant même que je ne puisse m'en rendre compte, je suis moi-même à l'intérieur, caché contre une colonne de béton, rongée par les tirs. J'ose un coup d'œil rapide pour constater la situation. Trois hommes se tiennent toujours derrière des boîtes, un est couché au sol dans une marée de sang, alors que deux cherchent à fuir vers l'arrière de la bâtisse. Je remarque aussitôt que trois cages sont entassés sur le côté, où se tiennent les Pokémon disparus des refuges. Ainsi, pas de doute. Il s'agit bel et bien de ces crapules qui se font appeler les "Héritiers du Régime". Ces rats prêts a tout pour replonger notre île dans un monde de terreur. Rapidement, j'arrive à reconnaître les visages que nous sommes parvenus à identifier au cours des derniers mois. Ils ne semblent pas tous être présents, mais cela n'a pas d'importance, puisque parmis les visages, je peux reconnaître celui qui depuis le début figure sur nos dossiers. Un homme au teint foncé, abordant de maintes cicatrices sur le visage, et se faisant surnommer "Hyperion" par ses camarades extrémistes. Le gros boss de toute cette merde, quoi. Nos regards se croisent, et l'espace d'un instant, je crois déceler un petit sourire sur ses lèvres, avant que celui-ci ne disparaisse vers les pièces arrières. Sauf qu'il ne peut pas fuir. Il ne peut pas disparaître et nous forcer a recommencer toute cette histoire du chat et de la souris une nouvelle fois. Nous ne pouvons pas nous permettre de simplement aller s'établir ailleurs sur l'île et de recommencer ce petit cirque.

La respiration haletante, je cherche une ouverture. Un moment de répit où les balles seront moins nombreuses à voler d'un bord et de l'autre. Et au moment où cette accalmie se présente enfin, je m'élance à travers la pièce comme jamais je n'avais courrier auparavant. Durant ces quelques secondes, j'ai l'impression que le temps s'est figé. Que le monde a cessé de tourner. Les coups de feus me semblent distants, tout comme les cris, qui me semblent trop flous pour que je puisse déterminer de quel bord ils proviennent. Par miracle, je parviens à atteindre les pièces arrières sans être touché. Les pièces sont déjà désertes, m'indiquant que les hommes s'y étant glissés se sont déjà glissés par la seule sortie, soit un escalier menant vers le sous-sol. J'hésite un instant avant de m'engouffrer vers ce dernier. Après tout, je suis loin d'être le meilleur tireur de toute la milice. Je sais que face à trois criminels, je ne fais pas le poids. Pourtant, je sais que je ne peux me permettre de les laisser fuir. Ou alors toute cette mission n'aura servi à rien. Dans un mouvement rapide, je glisse ma main a ma ceinture afin d'en détacher la balle de Näel.

-Hey mon grand, je vais avoir besoin de ton aide, okay?

Je glisse une caresse a la petite araignée électrique qui n'observe bec de grands yeux curieux. Il sautille légèrement sur place, sans me quitter du regard, et je peux y lire une sorte de mélange de détermination et d'inquiétude.

-J'ai besoin que tu ailles en bas, et que tu repères les trois hommes qui s'y cachent, et que tu viennes m'indiquer où ils sont, d'accord?


La petite araignée électrique hoche la tête avant de disparaître à son tour vers le sous-sol, aussi discret qu'à son habitude. Il est hors de question que je demande à mon ami de neutraliser ces hommes tout seul, mais je me dis qu'avec sa petite taille, il devrait pouvoir les repérer sans être vu. Je reste donc seul dans la cage d'escalier, alors que derrière moi, les tirs font toujours rage, bien qu'avec moins d'intensité. Je ne sais pas si je devrais voir cela comme un bon signe, où plutôt comme la preuve que mes hommes sont en train de se faire décimer, mais je préfère tenter de me convaincre qu'il s'agit plutôt de la première option. Dans tous les cas, mes hommes semblent tout au moins en mesure de retenir l'ennemi, qui ne m'a pas encore rejoint dans la cage d'escalier.

Le Statitik semble avoir disparu depuis ce qui me paraît comme une véritable éternité, et je ne peux m'empêcher de commencer à m'inquiéter... Je ne peux m'empêcher de e demander si mon ami n'aurait pas été capturé, ou même pire... Un frisson me parcourt le corps alors que mes mains se crispent contre mon arme encore chaude des coups de feu tirés plus tôt. Je suis terrifié à l'idée que mon ami de longue date ne se retrouve dans une mauvaise posture par ma faute... Je tente de me convaincre que tout va bien, et pourtant, une partie de moi n'arrive pas à se laisser berner. Le coeur battant, je commencer à avancer d'un pas incertain vers les marches. Avec hésitation, j'y pose un pied, cherchant à étouffer le bruit de ma chaussure conte le métal de ces dernières. Je me laisse guider vers le fonds, qui n'est bien évidemment pas éclairé... Ainsi je me laisse glisser à travers une pénombre peu rassurante, mon arme braquée devant moi, tremblotante. Ma respiration est haletante, et contraste avec le silence qui n’est interrompu que par des bruits sourds provenants du rez-de-chaussée. Je tends l’oreille, à la recherche de sons pouvant m'indiquer la présence de l’un de ces malfrats. Pourtant, les seuls bruits audibles ne proviennent que de mon propre corps. J’avance ainsi quelques mètres, avant de me buter les pieds contre un objet à la fois mou et lourd. Incertain de ce dont il s’agit, je recule légèrement avant de sortir ma lampe-torche et de la pointer vers ce qui se révèle être un corps. Aussitôt, je sursaute à la vue du corps, et je dois faire quelques pas vers l’arrière avant de réaliser que celui-ci n’est pas mort, mais simplement mi-conscient. Il semble gémir légèrement alors que j’éclaire son visage, ce qui me rassure tout de même. En l’observant de plus près, je remarque des traces de brûlure sur son visage et ses membres, ce qui laisse croire que l’homme est fort probablement tombé sous les chocs de mon Statitik. Je ne peux m’empêcher de me sentir soulagé à l’idée que la petite araignée l’ait laissé dans cet état, puisque cela signifie que que Naël doit s’en être sortit. Rapidement, je passe les menottes à l’homme avant de le contourner et de poursuivre mon chemin.

Mes pas me mènent à travers les couloirs, sans que je ne sache réellement où je vais. L’endroit est beaucoup plus grand qu’il ne le semblerait, et ainsi j’ai l’impression d’errer depuis un certain moment déjà. Les coups de feu semblent avoir cessé à l’étage, et je m’apprête à finalement faire demi-tour, lorsque je suis brusquement projeté au sol, échappant par le fait même ma lampe torche et mon arme qui, sous le choc, relâche un tir qui me manque de peu. Et je n’ai pas le temps de chercher à comprendre ce qui vient de se passer que bientôt un corps s’élance vers moi, pour porter ses mains à ma gorge. Sous la panique, je tente de me défaire de l’emprise de l’homme en plantant mes ongles contre son visage, que j’atteins à peine. Je parviens à discerner à travers la lumière projeté depuis ma lampe au sol ces mêmes traits abîmés de l’homme m’ayant adressé un sourire un peu plus tôt, parmi les tirs. Et de nouveau, ses lèvres s’étirent pour laisser apparaître une dentition jaunie par les années, alors que ses mains se resserrent davantage contre mon cou.

-Eh bien, eh bien, mais qu’est-ce qu’on a là! Ce s’rait pas ce bon vieux Phantom en chair et en os!

L’homme échappe un petit rire mesquin, alors que ses ongles me pénètrent la peau du cou. Je commence à étouffer, alors que l’air peine de plus en plus à passer par mes poumons. Ma vision commence à se brouiller, alors que mes mains s'agitent contre son visage dans une tentative désespérée de m’en sortir. La panique commence à s’emparer de moi. Je ne veux pas mourir ici. Pas comme ça. Je ne veux pas que ce visage soit le dernier que je verrai… Dans un dernier regain d’énergie, je parviens à renverser l’homme, juste assez longtemps pour ramper un peu plus loin et reprendre mon air, mais il ne lui faut pas bien longtemps pour m’agripper la jambe et m’empêcher d’aller plus loin. Paniqué à l’idée de me retrouver une nouvelle fois sous son emprise, je lui assène un coup de pied au visage, ce qui ne semble pourtant pas vraiment l’affecter puisqu’il reste planté là, resserrant son emprise sur ma jambe à un tel point que l’espace d’un instant, je crains qu’il ne la brise.

-Putain mais lâche-moi!

J’ai hurlé, priant pour qu’on m’entende depuis le rez-de-chaussé. L’homme m’attire de nouveau vers lui, sans aucun effort, avant d’attraper une lame attachée à sa ceinture. Je tente une nouvelle fois de fuir, mais l’homme, bien plus lourd que moi, n’a de toute évidence pas l’intention de me laisser fuir. Mon coeur bat à la chamade, alors qu’il affiche toujours ce même sourire digne d’un psychopathe. Dans un mouvement rapide, il porte sa lame à mon visage avant de me mettre à appuyer dessus de tout son poids. Je me suis mit à hurler comme si on venait de m’arracher des entrailles, alors que la lame commence dangereusement à s’approcher de mon visage, malgré toutes mes tentatives pour la retenir à l’écart. Toute ma force y est concentrée, et pourtant, la pointe de l’arme se rapproche petit à petit de mon oeil gauche.

-Fallait pas te mêler à ça, Phantom! Fallait pas foutre ton nez où il fallait pas, t’entends?!


L’homme se faisant appeler Hyperion ne peut retenir un nouveau fou-rire, alors que la lame vient finalement se hisser parmi mes cils. Je peux sentir sa fraîcheur me caresser la paupière, que je referme aussitôt, par réflexe, même si je sais très bien que cela ne me protégera pas. Je cherche à fuir, à le repousser, mais son poids est trop important, alors que moi, je suis épuisé par cette première attaque.

-Mais faut pas t’en faire! Une fois que j’aurai fini, j’irai m’occuper de tes gosses!

À cette mention, je sens la rage m’envahir, et prendre le deçu sur la peur. De nouveau, je cherche à me débattre, hurlant de plus bel, lui criant au visage des phrases qui ne font pas vraiment de sens. Je hurle comme un dégénéré, alors que mon poul bat jusque dans mes tempes. L’idée que ce dérangé touche ne serait-ce qu’à un cheveux de mes enfants me terrifie. Mes enfants… La raison même pour laquelle je me suis impliqué dans toute cette merde. Eux-mêmes pour qui j’ai voulu offrir cet avenir meilleur. Eux que j’ai voulu protéger. Et à présent, c’est eux qui sont mit en danger. Des larmes se mêlent au sang qui s’est mit à s’échapper de mon oeil, où la lame a commencé à s’incruster.

-Attends, tu pensais tout de même pas que t’allais t’en sortir à si bon compte après avoir foutu en l’air mes plans…?


Une douleur vive s’est installée contre mon globe oculair, alors que le couteau continue doucement son ascension à l’intérieur de celui-ci. Ma vision s’est brouillée, mais je ne saurais dire s’il s’agit des larmes, du sang, ou de l’arme. Et je n’ose plus bouger la tête, de peur d’empirer la situation. Je me sens paralysé par une douleur lancinante. Et tranquillement, je me sens faiblir, alors que le poids de l’autre, couplé à ses paroles, se font de plus en plus imposants contre moi. Et je me dis qu’aujourd’hui, je meurs. Qu’aujourd’hui, je vais crever dans ce sous-sol miteux, et laisser mes enfants en proie à ce rapace. La lame a à présent complètement percée mon oeil, laissant s’en échapper un mélanges de liquides chauds s’écoulant contre ma peau. L’homme n’a ainsi plus qu’à appuyer encore un peu, et l’arme traversera mon crâne, pour terminer le travail. Pourtant, en ce moment, ce n’est plus de mon sort que je me soucis. C’est plutôt l’image de mes enfants qui m'apparaît. Je revois leurs petits sourires. Je revois Lexie et Benjamin, en train de se chamailler ou en train de s’amuser ensemble. En train d’ouvrir leurs cadeaux de Noël, ou en train de se raconter des histoire sous la tente, dans la cour. Je les revois dormir paisiblement dans leurs lits respectifs, ou en train de s’affronter dans des combats de chatouillis. Et tranquillement, leur image s’assombrit. Elle se dissipe, petit à petit, alors que je sens mes forces m’abandonner. Je me sens en train de lâcher doucement mon emprise contre la lame de l’autre, alors que celle-ci glisse un peu plus profondément, et que la douleur commence à se répandre.

Mais alors que je m’attends à ma fin, l’homme pousse à son tour un hurlement qui vient se mêler aux mieux, avant de brusquement tomber sur le côté, me libérant aussitôt de son poids étouffant. Il lâche aussitôt l’arme, alors qu’une odeur de brûlé vient envahir mes narines couvertes de sang. Un couinement familier se fait aussitôt entendre, alors qu’une petite créature vient se hisser sur mon torse meurtris par cette attaque. Ma vision s’est trop assombris pour que je ne puisse l'apercevoir, mais je peux tout de même deviner que la panique s’est emparée du Statitik qui est en train de me contempler, comme jamais il ne m’aura vu auparavant. Faiblement, je glisse ma main contre le petit, juste assez longtemps pour sentir qu’un courant électrique parcourt encore sa fourrure. La respiration haletante, je lui souffle un “merci” à peine audible, avant que ma main ne retombe mollement au sol, pour me laisser tel un simple corps, inerte, ensanglanté, avec une lame toujours plantée en pleine tête. Pourtant... je ne suis pas mort.


(c)Golden


Petite précision:
 
Weston Elric
Elite
Voir le profil
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 6 Sep - 4:33
Revenir en haut Aller en bas
Sauter vers: