Légendes d'Enola


 

Partagez | .
 

 Smile |ft. Lionel|

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Mercedes L. Blanchett
avatar
Elite
Âge : 25
Messages : 85
Date d'inscription : 12/11/2017

MessageSujet: Smile |ft. Lionel|   Mer 26 Sep - 14:44




SMILEfeat. Lionel Roque-Lartigue


Les semaines se suivent, engourdies, lourdes. La dernière, particulièrement pénible, comme pour me jeter un peu plus bas. Je combats encore, même épuisée. Je sais qu’il est des choses qu’on ne peut pas véritablement vaincre; et les ombres se rient encore de mes coups aveugles dans l’obscurité. Sauf que je tiens bon. J’ignore comment, parfois j’ignore même pourquoi. Je sais que tout ceci n’est qu’une énième mauvaise passe. Je connais bien ce cycle. Il m’accompagne depuis plusieurs années maintenant. À force de serrer les dents, les idées noires se dissiperont. Puis j’ai quelque chose auquel me raccrocher désormais : ma conversation avec Carter de l’autre jour. Les mots de mon père m’accompagnent encore. À tâtons, j’ai cherché à faire du sens de ce qu’il tente de me communiquer. Il est patient. Attentionné. Nous avons feuilleté des brochures sur la violence conjugale, tous les deux, mais c’était trop difficile. Il n’a pas insisté. C’est encore… trop prenant. Je me sens coupable. Je me dis… que plein de gens l’ont eu pire que moi, que mon ex-époux ne pouvait pas être si… que ça ne doit pas s’appeler ainsi, ce que j’ai vécu. C’est dur d’y penser en ce moment, surtout que je ne parviens pas à trouver un semblant d’équilibre tant ma routine est chamboulée. Depuis ce qui est arrivé à Weston, je m’occupe à la fois de Benjamin et de Lexie, tous deux troublés par ce qui s’est produit.

Je ferme les yeux. Même si les deux enfants occupent beaucoup mon esprit ces derniers temps, je rejette toute pensée les concernant à l’heure actuelle. Je ne peux plus me permettre d’être ailleurs lorsque j’effectue une tâche. Une chose à la fois. Ce principe me permet d’avancer. Aujourd’hui, c’est le travail qui sollicite mon attention. On m’a sollicitée pour une entrevue en compagnie d’un de mes collègues Élites. À ce qu’il paraît, je ne serai pas la seule dans cette situation, car la Compétition désire mettre de l’avant ses «meilleurs représentants» par binômes dans cette série d’entrevue. Je suis donc jumelée avec Lionel Roque-Lartigue, un homme un peu particulier je dois dire. Je ne l’ai pas beaucoup connu mais les quelques mots échangés m’ont permis de voir que c’est un peu un gosse de riche gâté à la moelle. Non pas que je lui en tienne rigueur. Je ne connais pas l’homme, je n’irai pas le juger. Puis soyons honnêtes… ce serait un peu pompeux de ma part qui ait fait ma princesse allégrement lors de mes premières années au sein de la Compétition et probablement encore aujourd’hui. Je n’irai pas lui reprocher l’envie de briller.

Sauf si je dois être sincère, je n’ai pas exactement envie de me trouver là. Je me sens un peu déphasée de mon propre corps tandis que je me change dans ma cabine. J’ai revêtu une robe plutôt simple, agrémentée d’un petit manteau de jeans. J’ai aussi laissé courir mes cheveux, bien plus longs qu’à ma sortie de prison désormais, filer contre mes épaules en de jolies cascades. Bien sûr, ce résultat n’aurait pu être possible sans la coiffeuse présente sur le plateau de tournage. Je marche en direction de la scène aménagée où je semble être la première arrivée. On me remet mon micro, dissimulé derrière moi et je prends place, un peu effacée et sans sourire, au fond de mon fauteuil. Le plateau est plutôt animé et moi je me suis réfugiée loin dans mes pensées, un peu inaccessible. J’espère que monsieur Roque-Lartigue aura de quoi dire car je ne sais pas si je serai en mesure de lui être d’une grande aide. Je ferai un effort tout de même. C’est pour ça qu’on me paie après tout, j’imagine. Je relève la tête alors que mon partenaire d’entrevue fait son entrée. Je me redresse pour m’approcher poliment de lui, curieuse malgré tout de mieux connaître ce personnage certainement singulier.

«Bonjour, monsieur Roque-Lartigue, nous nous sommes déjà rencontrés mais… Eh bien ravie de vous revoir. Vous vous sentez d’attaque pour l’entrevue?»

Il est temps de mettre de côté mes démons et de sortir le charme. Ce ne devrait pas être trop difficile, je suppose, comme je le fais déjà depuis… trop longtemps. Mon dieu je suis fatiguée.
(c)Golden
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lionel Roque-Lartigue
avatar
Elite
Messages : 73
Date d'inscription : 09/03/2018

MessageSujet: Re: Smile |ft. Lionel|   Jeu 27 Sep - 18:20


Smile.
Avec Merdeces L. Blanchett.
Même Lionel qui passe son temps à idéaliser sa vie ne peut pas vraiment dire que tout baigne en ce moment. Plus précisément, tout ne baigne pas vraiment chez les Roque-Lartigue depuis quelques semaines… mois, même. Que ses parents, Sixtine et Agamemnon, et son frère Hanson, le traitent comme un enfant un peu stupide lorsqu’il sortent en famille dans divers galas, ça, à la limite, il y est habitué. Pourtant, ces dernier temps, il tolère de moins en moins leur attitude de le traiter comme le dernier des abrutis malgré ce qu’il a « accompli » pour… Eh bien, oui, en partie pour leur prouver le contraire. C’est assez navrant d’en arriver là à son âge, mais probablement que ça en dit long sur le fait qu’il a toujours eu l’impression d’être traité comme un moins-que-rien s’il compare à la manière dont ses parents traitaient Hanson. Mais, bien entendu, cette impression, il la refoule. Car c’est mal de penser ce genre de choses, c’est mal de se comparer. C’est se montrer immature face à ses parents, et s’il se montre immature, jamais il n’aura leur approbation.

Agamemnon et Sixtine lui rediront avec des sourires mielleux : « Enfin, Lionel, mon petit Lion, tu dois cesser de toujours te comparer à Hanson… Tu es… Différent de lui, c’est tout. Vous n’aviez pas les mêmes prédispositions à la naissance, mais, tu sais, ce n’est pas pour autant que nous ne t’aimons pas, nous vous avons simplement élevé chacun à la hauteur de vos capacités innées… Et regarde, où tu en es aujourd’hui ! ».

…C’est vrai, après tout, j’ai quand même réussi à devenir Maître coordinateur. C’est grâce à eux aussi. S’ils ne m’avaient pas poussé, alors…

Enfin, Lionel baigne dans le paradoxe qu’il pense mériter tout ce qu’il a, et en même temps, dans l’impression qu’il est simplement là ou ses parents l’ont mis. Enfin, pour le public, il préfère parler de « destin ». Ça lui semble énigmatique, même si tout le monde sait pour sn ascendance et le fait que la richesse de sa famille lui a grandement facilité sn accès à son poste de co-chef de la Milice. Mais oui, penser que c’est son destin, c’est bien. C’est vague, c’est bien plus évocateur, ça fait rêver les mémés qui ont besoin de leurs répliques bateau du soir dignes des feux de l’amour et surtout, ça le fait rêver, lui.

Et par-dessus tout, il y avait aussi les problèmes entre Nadia et son père. Lionel s’était promis de parler à Hanson de tout ça, de l’affronter, mais… Bon, disons que la première tentative n’avait pas été à la hauteur de ses espérance. Hanson avait été si condescendant…

Oh, mais, non, il n’était pas condescendant, simplement… Oui, il connaît sa place, et je connais la mienne. L’ainé, surtout quand c’est le plus intelligent, a toujours raison, pas vrai ?

Sauf que quand il s’agit de Nadia et d’Anne-Marie, Lionel oublie tout ce « bon sens » qui ne sert finalement qu’à protéger sa famille de la criante vérité : que l’entente de cette famille ne repose que sur le fric et que tout ses membres ne sont que faux-semblants. C’est probablement ça, qui a fait qu’Hanson a fustigé immédiatement son petit frère… Il ne faut pas bafouer les illusions dont se parent leur famille. Mais… Il y a toujours ses nièces, pour qui Lionel pourrait tout faire. Dans le toute et ne se sentant pas suffisament fort pour affronter les pensées noires qui l’avaient envahi par la suite, Lionel s’était resservi quelques verres de scotch.

Puis les jours avaient passé et l’heure de sa double interview avec la championne de Dimaras était arrivée. Voila qui lui remontait le moral et il n’avait pas oublié d’en informer une bonne douzaine de fois ses réseaux sociaux, tout en cirant allègrement les bottes des administrateurs de la compétition de manière à espérer que cette initiative fera remonter sa côte de popularité. Car c’est tout ce qui est important ici, pas vrai ? Les faux semblants, c’est la spécialité de Lionel depuis toujours, il ne fait que faire ce qu’il fait de mieux, aussi navrant et lassant que cela puisse paraître. Des binômes avaient été formés entre différents membres de l’Elite et de la Ligue d’Enola et Lionel était assez heureux de tomber sur « Mercy ». Bon, il aurait préféré Sirius ou Méphisto car à ce qu’il parait c’est « trop ses amis », mais, il n’est jamais contre rencontrer de nouvelles personnes, même si dans ce genre de situation, on ne peut vraiment dire qu’ils vont « apprendre à se connaître », il s’agit juste de faire des sourires colgates et pour Lionel , vérifier à tout prix que sa perruque était bien fixée. Il venait de consacrer une bonne vingtaine de minutes à sa moumoute quand on lui annonça qu’il ne restait qu’une dizaine de minutes avant d’entrer sur le plateau. Le coordinateur jugeait s’être vêtu assez sobrement, pour une fois… Enfin, il avait tut de même mis une chemise orange (pour aller avec ses yeux), une veste de costume bleue qui allait avec son pantalon, avec des boutons de manchette excentrique et une cravate parée de motifs qui feraient rougir le kitsch, couverte de Tenefix bariolés de bijoux. Un petit rappel à son ancienne école de coordination. Il se recoiffa d’une main en sortant de sa loge, suivi par la maquilleuse qui venait de terminer son travail.

« Oh, Mercy, vous êtes là ! »

Fit-il, comme s’il ne l’avait pas encore vue, mais au contraire, le spectacle avait commencé dès sa sortie de la loge. Il s’inclina dans une révérence largement trop aristocratique devant la Dimarassienne et réajusta sa cravate avec un sourire qui irait très bien dans une publicité Freedent. Loué soit Arceus, Mercy fut épargnée d'un baise-main de la part de Lionel. Il faut croire que même Lionel n'irait pas faire de genre d'approche à une personne de 8 ans plus jeune que lui. Oui, il a encore un peu de décence. C’aurait été drôle, qu’il ait encore des brocolis entre les dents, mais malheureusement il avait passé dix bonnes minutes à passer son fil dentaire pour éviter ce genre d’ennui.

« Ravi de vous revoir aussi, madame. Comment allez-vous depuis la dernière fois ? Je ne suis que peu au courant des matchs des Elite dresseurs, malheureusement, mais vous pourrez certainement bientôt m’en dire plus ? Je suis un homme très pris, mais cela ne m’empêche pas d’être intéressé par la carrière de mes collègues, surtout des champions, enfin, il est bon de mettre un visage sur les gens qui distribuent les ordres de la Milice, n’est-ce pas ? »

Oui, Lionel, tu es co-chef de la Milice, on l’a compris. Pas la peine de te comporter comme un sac à merde faussement soucieux quand il ne s’agit que de te faire mousser. Bien entendu ce serait trop lui demander qu’il se rende compte de l’aspect extrêmement prétentieux et condescendant de ses paroles, hein. Il se recoiffa d’une main avant de continuer.

« Oh, vous savez, je suis né déjà prêt pour ce genre de chose. » Quelle modestie. Même si, pour le coup, ce n’est pas faux, enfin, il serait plus juste de dire qu’il est totalement formaté. « C’est mon destin, après tout ! »

Ben voyons. Le revoila qui revient à la charge avec son « destin ». C’est pratique, ce terme, quand on a rien à dire, hein.

« Et vous donc ? Si je ne m’abuse cela faisait un temps qu’on ne vous avait pas vue sur un plateau télé de ce genre. »

En prévision de cette entrevue, Lionel n’était bien entendu renseigné sur la carrière de sa collègue et son ascension. L’histoire de la jeune touriste qui tente la compétition, la gagne, puis est sacrée championne, ça a toujours bonne presse, c’est d’ailleurs ce qui a pu attirer la sympathie du public à Mercy. En cela, leurs carrières sont tout à fait opposées, mais probablement est-ce pour ça qu’on a choisi de les mettre en binome. Lionel comptait bien essayer de se servir de cette entrevue pour remonter sa propre côte de popularité.

Tandis qu’ils bavassaient, un membre de la régie leur fit signe.

« C’est à vous dans 3 minutes ! »

Leur lança-t-il, et Lionel sentit son ventre fourmiller.

« Oh. Nous y voila. Prête ? » Il sortit ses mains de sa poche et se recoiffa une nouvelle fois. « Eh bien, au plaisir de pouvoir briller avec vous sur le plateau ! »

Briller par ta stupidité, oui, ça, c’est clair. En espérant que tout ça donne naissance à de magnifiques memes et montages sur internet. Il ricana d’un air mondain tandis qu’on leur annonça qu’il leur fallait monter sur le plateau dans 30 secondes. On les fit entrer, on les accueillit et on les fit s’asseoir chacun d’un côté du présentateur animant l’entretient en vue d’une rediffusion. Le présentateur commença par leur proposer de se présenter (même si huhuhu, les présentations ne sont que superflues avec leur renommée, huhuhu), ce à quoi Lionel se tourna vers Mercy avec un :

« Honneur aux dames ! »

…Tout à fait pénible.
Zazambes - Début Septembre 2023 - Fin d'après-midi

____________________________________________


"Au nom de la Milice, je vais transformer les méchants en gentils avec le pouvoir du #663399 ! "
DCs: Cobaltium, Tobito, Alexander, Angarde, Mell et Ludwig.
RPs: Samaël, Arthur, Nadia.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mercedes L. Blanchett
avatar
Elite
Âge : 25
Messages : 85
Date d'inscription : 12/11/2017

MessageSujet: Re: Smile |ft. Lionel|   Lun 8 Oct - 17:01




SMILEfeat. Lionel Roque-Lartigue


Joue. Joue, Mercedes, ce rôle qu’on t’a prêté. Celui qui autrefois me seyait parfaitement et qui aujourd’hui ne m’apparaît plus aussi confortable. Qui me démange. Rien à faire, il me colle à la peau depuis que j’ai accepté le titre de Championne en pensant que ce serait facile de m’identifier par celui-ci. Presque un an désormais et j’ai lentement pris conscience que j’ai changé. Que les foules, les flashs et les cris ne m’allument plus autant qu’avant. Que de sourire devient parfois une tâche insurmontable à laquelle je m’attèle tout de même. Il y a encore, tout de même, cette sorte de facilité enrouillée due simplement à l’habitude. On n’échappe pas si aisément à nos vieux modèles surtout quand ils résonnent encore en vous. J’ignore comment réagir à la sensation de familiarité qui accompagne la nouvelle posture que j’adopte devant Lionel. Parfois j’ai presque espoir de retourner à la personne que j’étais avant, d’avoir le rire facile et l’envie de plaire comme Marilou l’incarne si bien. Sauf que j’ai aussi le sentiment d’avoir progressé au-delà, ou du moins que toute cette attention ne m’apporte plus la même chose. Je passe une main dans mes cheveux pour faire taire mes pensées, pour amortir mes émotions et je ne sais quel objectif que ce geste ne réparera pas. Je lève les yeux pour me concentrer sur mes sens qui à ce jour sont les seuls qui ne me font pas défaut quotidiennement.

Il y a une énergie chez Lionel qui estompe, qui efface. Dans un sens, il me fait du bien à être là, un peu vain, à s’approprier toute la lumière. Je fais fi de cette petite condescendance dans ses propos qui n’a rien de bien méchante de toute manière. À la mention de la milice, je ne peux dissimuler mon malaise. J’ai encore de lourdes réticences vis-à-vis mon travail et ma nouvelle position sociale au sein d’une ville qui, j’ai l’impression, ne me fait pas totalement encore confiance. Avec raison je suppose. Je préfère largement mes tâches de dresseuse que celles qui m’incombent naturellement avec mon travail de policière. Je pourrais presque en rire. De journaliste rebelle à tête de la milice locale. J’ai du mal à prendre confiance en moi et à me définir de ce nouveau rôle. Tiens, encore un rôle dans lequel je suis inconfortable, en plus de vedette et de mère. Je me demande s’il y en existe un pour me convenir, après toutes mes expériences. Bon, me voilà qui m’éloigne dans mes pensées encore. Une chose à la fois, Mercy. La candeur de Lionel a encore une fois quelque chose de rafraîchissant, léger. Son destin? J’aimerais avoir sa détermination, avoir ce sentiment qui m’animait autrefois vis-à-vis le journalisme. Peut-être s’agit-il effectivement de son destin. J’espère pour lui qu’il ne perdra jamais sa flamme. Je souris, sincère cette fois.

«Votre destin hein, rien de moins? C’est vrai que vous avez l’étoffe. Je suis presque déçue de la sobriété de votre costume aujourd’hui, j’aime bien votre style habituel d’ailleurs. Pour ma part eh bien… Je crains d’être un peu rouillée. Je tâcherai d’être…»

Charmante? Charismatique? Vivante? Animée? À peu près présente? Je ne trouve pas mot pour combler ma phrase et décide de l’abandonner à mi-chemin, de toute manière sauvée par le technicien qui nous fait signe que l’entrevue va débuter. Je me dirige vers une automate vers ma place, habitée par les mots de mon collègue. Briller? Je ne sais même pas si j’y parviens encore. Tant mieux, il aime le faire seul de toute manière. Je ne suis peut-être pas préparée aux murmures qui courront à mon sujet suite à la diffusion de l’entrevue par contre. Verront-ils…? Je prends place en croisant mes jambes sur l’un des fauteuils, me concentrant sur le présentateur qui nous invite à nous présenter. Je déglutis. Que dire?

«Ici Mercy, votre Championne des eaux et gagnante de la 100e édition de la Compétition. Je me trouve dans l’exquise compagnie de monsieur Lionel Roque-Lartigue, à qui j’offre l’honneur de se présenter.»

Première étape réussie. Ouf. Tandis que mon collègue reprend la parole, je tâche d’adopter une posture droite, franche et déterminée. Je ressens une certaine résistance dans le bas du dos où mes muscles ont d’avantage l’habitude d’être affaissés, je réalise. Le présentateur débute ensuite l’entrevue en posant ses premières questions :

«Alors tout d’abord, merci d’être avec nous et d’accepter de répondre à quelques questions malgré votre horaire chargé! Parmi les Élites de la Compétition, vous faites tous les deux partie des recrues du retour du tournoi. Presque un an s’est écoulé depuis votre mise en poste… comment avez-vous vécu cette expérience?»

Je prends une grande inspiration. L’intervieweur s’est d’abord tourné vers moi, ainsi je répondrai la première.

«Ça a été particulier, je dois dire, de se retrouver dans une Arène à nouveau et encore plus étrange de prendre la place du Champion! Je n’aurais jamais cru prendre un tel poste mais il fait beaucoup de sens pour moi.»

Oui, même que mes combats sont à peu près le seul élément de ma vie qui ne suscite pas de panique chez moi, où j’ai à peu près le contrôle de mes émotions. Où je me sens bien.

«Je suis aussi très heureuse de le faire auprès d’une équipe soudée et dédiée. Je ne sais pas comment j’aurais pu réussir sans Adowë, Luth, Opalyn et bien sûr Kinu avec qui j’ai débuté toute cette aventure. Je suis très heureuse du résultat.»

Ouf. Voilà une réponse un peu générale, voire robotique et calculée, mais au moins je pourrai me taire pour un moment pendant que le présentateur s’adresse à Lionel.
(c)Golden

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lionel Roque-Lartigue
avatar
Elite
Messages : 73
Date d'inscription : 09/03/2018

MessageSujet: Re: Smile |ft. Lionel|   Dim 14 Oct - 13:58


Smile.
Avec Merdeces L. Blanchett.
Un large sourire, plus sincère cette fois-ci, s’était allongé sur le visage de Lionel avant qu’il ne se mette à glousser d’un rire candide. S’il avait su que ses costumes plus extravagants pouvaient manquer à sa collègue… L’habitude d’avoir côtoyé Monsieur Image, peut-être ? Le coordinateur redevint plus calme, véritablement surpris par le trait d’humour de Mercy.

« Ahah ! Si j’avais su ! J’imagine que je ne voulais pas attirer toute l’attention à moi… »
Pour le coup, il n’était pas sérieux et fit bien voir à la rose qu’il plaisantait. « Il est bon d’être sobre de temps en temps, enfin, de montrer quelque chose de plus « naturel » à nos admirateurs, n’est-ce pas ? »

Comme si Lionel pouvait être « naturel ». Mais passons. C’est avec bonne humeur et un bon feeling que le Milicien gagna avec sa collègue le plateau. Bien content à l’idée de se donner en spectacle, il ne voulait pas presser les choses et donna l’honneur à la trentenaire de débuter, pour avoir le loisir de rebondir par la suite. Il se recoiffa d’une main au passage, souriant toujours comme un gros débile en faisant mine de ne pas avoir remarqué la caméra, comme si ça lui donnerait l’air plus spontané.

« Merci, très chère ! Et bonjour à tous et à toutes ! Moi, Zingaro, votre maître du Baroque, suis très heureux d’être ici ce soir pour cette interview prometteuse en compagnie de notre Championne de Dimaras ! »

Oui, et tu renifles l’odeur de tes propres pets un peu trop souvent, Lionel, c’est normal que ton cerveau commence à être pourri, à force. En plus, il avait prononcé le mot « interview » comme « inne-terre-viyouwe », avec un accent franglais capable de nourrir les cauchemars de n’importe quel linguiste chevronné. L’intervenant qui dirigeait l’interview commença à poser ses premières interrogations aux deux Elites. Lionel écouta attentivement les mots de ses deux interlocuteurs (sans oublier de montrer à la caméra son meilleur profil) afin de préparer son intervention. Quelque part, cela ne faisait pas de mal d’en apprendre plus sur Mercy. Enfin, il n’y avait pas grand-chose qu’il n’avait pas déjà appris par la presse people sur l’ancienne compétitrice, mais avoir la version de la concernée était tout simplement plus « vrai ». Elle aurait donc trouvé véritablement sa vocation dans les combats et dans sa place de championne. Lionel sourit en coin, pensif, se rappelant sa propre vocation qu’il avait rencontrée lorsqu’il avait pu faire le tour des Hall et des Salons du monde entier.

« Je pensais que les voyages me manqueraient à vrai dire ! Mais à la réflexion, pas autant que le fait d’être à Enola près des miens et je suis très content d’avoir rejoint la Compétition. » Vu son salaire ce serait gonflé de se plaindre, tout de même. « C’est agréable d’avoir la sensation qu’on a besoin de nous, coordinateurs et ou dresseurs émérites, pour participer à la sécurité. Par ailleurs, je suis très content de travailler aux côtés de Sirius… Malgré sa jeunesse, il est vraiment digne de confiance. »

Répondit Lionel avec un air nostalgique et des propos tout à fait banal et creux, si on essaie un peu de les analyser. Flatter un peu la Compétition, au passage, ça fait jamais trop de mal. Et sa mention à Sirius était totalement intéressé, comme il pensait que la mention de la « complicité » qu’il a (ou pas) avec son collègue pourrait être bon pour la presse. Au passage, il ne se gêne pas trop pour sous-entendre que de par son âge, et sa prétendue « expérience », il est plus « important » que Sirius et le reste des Elites… Ce qui est quand même tout à fait injuste et immature, n’est-ce pas ?

« La place de Maître m’offre l’occasion de rencontrer plus de challengers différents, donc, la diversité des styles que je pouvais croiser durant mes voyages dans les Halls et les Salons ne manque pas sur Enola. »

Il se tourna vers sa collègue pour la suite.

« Enfin, je crois que vous êtes d’accord avec moi Mercy, quand je veux dire que le statut d’Elite à quelque chose de très stimulant, en ce qui concerne la multitude d’affrontement et de spectacle que nous avons l’occasion de produire avec des personnes du monde entier ! N’est-ce pas ? »


Ah, bah, oui, il ne faudrait pas parler du fait que Lionel a tendance à être quelque peu négligent avec ses missions sur le terrain en comparaison. Même s’il a eu une discussion avec son collègue à ce sujet et qu’il va tenter d’être un peu plus impliqué à ce niveau et sur l’administratif, enfin, ce n’est pas encore tout à fait ça.

« Votre motivation à tous les deux est belle à voir, en tout cas ! On vous souhaite de continuer ainsi… D’ailleurs, parlant de continuation… Quels sont vos projets pour l’avenir par rapport à la Compétition et à vous-même ? Il est vrai que leur place est de plus en plus importante sur l’île et nous nous demandons comment vous vous retrouvez dans tout ça… »


L’avenir ? Lionel n’a jamais été très doué pour planifier. Enfin, il y avait une époque où sa vie semblait toute tracée. L’époque où il venait de se marier, qu’il pensait qu’il allait fonder une famille avec Sherylle… Enfin, aujourd’hui, il faut bien dire qu’en dehors de la Compétition qu’il vit plutôt au jour le jour, il n’a pas beaucoup de projets. Et ce doute, en ce qui le concerne, ce qui qui concerne l’ « equilibre » assez compromis dans sa famille également… Bon, il préfère penser à autre chose et se montrer en spectacle pour oublier. L’alcool marche aussi, dans le même ordre d’idée. Dans tous les cas, Lionel n’a nullement envie de ramener le sujet à lui, pour le coup. Lui qui aime tant s’étaler sur sa vie, d’un coup, il préférait rester neutre, sans quitter un seul instant son sourire idiot et mondain. En fait, il préférait avoir l’air de ne pas trop prendre la question au sérieux.

« Oh, eh bien, vous vous doutez que je ne peux pas dévoiler tout ce que la Compétition prévoit pour moi ou pour les autres Elites ! Ce serait vous gâcher la surprise ! »


Il se mit à rire comme un demeuré, au moins, ça transfèrera le malaise ailleurs. Il croisa ses jambes l'une sur l'autre et s'installa plus confortablement dans son fauteuil pour se donner l'image d'être totalement détendu.

« Blague à part, je vis vraiment mon poste de Maître au jour le jour, voyez-vous. Il faut dire qu’il y a fort à faire et je suis encore loin d’avoir découvert tout ce que ce métier peut m’offrir. Alors disons juste… que j’aime l’idée de continuer à être surpris par ce que tout ça peut amener ! »


Il joua la carte de la fausse modestie et se contenta de se donner l’air énigmatique en restant évasif sur ses réponses.

Le public adore s’imaginer monts et merveilles. Sans leur imagination fertile, le show buisness ne marcherait pas aussi, bien, après tout, hein ?

Pour décentrer encore un peu le sujet de la conversation, il dirigea à nouveau son regard vers Mercy.

« Enfin, qui sait, peut-être que nous auront l’occasion de collaborer avec ma chère collègue sur des évènements liés à la Compétition ! »

L’interviewer sembla s’animer avec de plus en plus d’entrain.

« Oh ! Alors, si je comprends bien, nous aurons d’autres occasions de vous voir ensemble à l’écran... ou sur les terrains ! »

Lionel s’esclaffa de nouveau avec un air enfantin.

« Eh bien, j’imagine que tant que l’un ne cherche pas à rayer la voiture de l’autre sans raison, les choses n’auraient pas de raison de mal se passer ! »

Rétorqua-t-il avec une œillade complice en direction de ses interlocuteurs. Au moins, il s’était détendu de son malaise passager en amusant la gallerie.

Ah, exactement comme le voudraient Papa et Maman, hein… ?
Zazambes - Début Septembre 2023 - Fin d'après-midi

____________________________________________


"Au nom de la Milice, je vais transformer les méchants en gentils avec le pouvoir du #663399 ! "
DCs: Cobaltium, Tobito, Alexander, Angarde, Mell et Ludwig.
RPs: Samaël, Arthur, Nadia.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Smile |ft. Lionel|   

Revenir en haut Aller en bas
 

Smile |ft. Lionel|

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Légendes d'Enola :: L'Île d'Enola :: Région du Sud :: Zazambes-