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Family Talk |OS|



FAMILY TALKfeat. Carter Turnac


Je virevolte entre les sacs, mes mouvements nerveux entre les différentes sangles et fermetures éclairs. Le visage de Lexie s’est crispé dans l’attente inévitable d’une crise. Marilou, en renfort, est venue m’aider à l’investigation des bagages de la petite pour la fin de semaine qu’elle va passer ici. Malgré nos efforts, la fameuse peluche nécessaire à la survie de ma fille demeure impossible à trouver. La gamine renifle, nous signifiant qu’elle se mettra bientôt à hurler. Je tremble presque, sachant ce dont ma fille est capable lorsqu’on la contrarie, surtout lorsqu’il s’agit de son lapin en peluche, Constance. Sauf que voilà. Son père a oublié de l’y mettre. Et je vais devoir essuyer sa mauvaise humeur qui viendra une fois de plus entraver nos fragments de quotidien. Je jette un regard désespéré à Marilou tandis que Lexie se met à pleurer à chaudes larmes. J’aimerais dire que toute cette comédie ne me fait rien. Sauf que même forcés et manipulateurs, les pleurs de ma puce me font toujours autant de peine. C’est plus fort que moi.

«O-on va trouver quelque chose ma puce…»

La mollesse de mes paroles ne suffit bien sûr pas à la calmer. Elle s’est mise à taper du pied. Merde. Soudain, un bruit derrière nous nous fait sursauter toutes les trois. La porte d’entrée vient de s’ouvrir pour dévoiler mon invité un peu plus tôt que prévu, Carter. Lexie lève les yeux vers son grand-père maternel, vers lequel elle trottine aussitôt, visiblement guérie de sa grosse peine. Plus de larmes ou de mouvements impatients. La présence de l’homme a évaporé les nuages sombres du ciel de l’enfant. D’un œil sceptique, je surveille l’immense câlin que la petite offre à l’avocat qui s’est penché à sa hauteur pour l’accueillir. Une vague de jalousie me consume en assistant à la scène. J’ai rarement droit à de telles démonstrations d’affection de la part de la blondine. J’ai l’impression que le monde entier se débrouille mieux avec elle que moi. Probablement à raison, vu ce qu’elle me fait très souvent subir, pour se montrer bien plus douce avec tous les autres. Pour ce qui est de Carter, ce rôle de «grand-père» qu’il a pris auprès d’elle semble le combler. Il sort d’un sac une voiture téléguidée, un petit présent pour Lexie je suppose.

«Salut Carter. Tu n’avais pas besoin de lui acheter un cadeau tu sais?»

Comme si elle n’était pas assez gâtée comme ça.

«Ça me fait plaisir. Arrêtes de faire cette tête, tu vas rester figée ainsi.»

Marilou rigole tandis que l’homme se redresse, se dirigeant vers elle pour lui faire la bise, avant de faire de même avec moi. Je grogne un peu, tout de même heureuse de le voir. Carter me fait du bien depuis ma sortie de prison. J’ai l’impression qu’auprès de lui, rien n’a véritablement changé, que notre relation est restée la même. Simple et agréable. Qui a dit que la relation avec mon père biologique devait nécessairement compliquer les choses? Il y a cette énergie chez Carter qui apaise mes troubles, qui me ramène à la réalité. J’aime que je peux compter sur lui pour me dire la vérité, même si elle me heurte souvent. Je l’ai invité souvent dans les derniers mois, si bien que Marilou a appris à bien le connaître. Ces deux-là, sans surprise, s’entendent à merveille.

«Grand-papa, devine ce qui est arrivé! Papa a oublié de mettre mon lapin dans mon sac.»

«Hooon, pauvre lapin… ça c’est parce que papa c’est un incapable, ma puce.»

«Carter!»


J’ai presque beuglé. Carter vient-il vraiment de médire sur mon ex-mari devant ma fille? J’ai abandonné le projet de défaire le sac de Lexie pour darder un regard menaçant vers mon père. Je sens Marilou dandiner d’un pied à l’autre de malaise à mes côtés. Le silence s’est abattu dans la cuisine, un silence froid et lourd. Lexie a levé des yeux luisant d’incompréhension vers Carter qui lui, soutient mon regard. Je secoue la tête, hors de moi, peinant à croire qu’il puisse avoir été aussi gratuit devant les oreilles encore innocentes d’une enfant qui n’a pas besoin de plus de confusion dans sa vie. Ma cousine, une fois de plus, vient à ma rescousse. J’entends sa voix, douce et affectueuse, s’adresser à la petite.

«Viens Lexie, on va aller essayer la voiture téléguidée.»

«Oh oui!»


Je surveille leur progression vers le salon, attendant de les voir disparaître dans la cour avant de darder un nouveau regard courroucé en direction de Carter.

«Quoi? Elle se rendra bien compte un jour, tu sais.»

Que pensera Lexie lorsqu’elle sera en âge de comprendre ce qui a déchiré ses parents? Quel jugement portera-t-elle sur nous alors? Nous avons lâché prise. L’idée du jugement de ma fille envers mon passé me terrifie. Je sais qu’il viendra un moment où je ne pourrai plus répondre à ses questions, alors que son père semble toujours aussi doué pour laisser glisser le blâme, inaffecté. Je ne saurai pas quoi lui dire lorsqu’il lui dira que tout est de ma faute. Je ne me laisse pas envahir par ces pensées. Là n’est pas le point de cette conversation.

«Je refuse de parler en mal de Weston tout comme je refuse qu’on le fasse devant ma fille. Lexie se forgera bien une opinion une fois qu’elle aura grandi. Pour le moment, je n’ai pas besoin d’aller fragiliser d’autant plus la relation précaire que j’essaie d’entretenir avec lui, ni de rendre encore plus confuse la petite. Elle n’a pas besoin de tout ça.»

Carter me surveille. Dans ses prunelles, j’y vois une douleur dissimulée avec soin, quelque chose qu’il porte en lui depuis longtemps : la rancœur. Je comprends qu’il parle sous l’impulsion de l’émotion, ce qui n’excuse en rien son comportement. J’ai autant sinon plus de raisons d’en vouloir à Weston. J’arrive tout de même à conserver mon calme, même lorsque ma fille me vend ses mérites, me rappelant douloureusement à quel point elle peut l’aimer plus que moi.

«D’accord, c’est bon, désolé. Je ne dirai plus rien devant Lexie. C’est juste que je lui en veux encore pour ce qu’il t’a fait, Mercy. Je n’aime pas que ta fille l’idéalise, comme si c’était un saint. Surtout après tout ce qu'il t'a fait subir.»

Je ferme les yeux. Comment lit-il en moi aussi aisément? Je sens la colère se dissiper. Je crois qu’il essaie de dire qu’il est de mon côté. Mais pour le moment j’ai plus l’impression qu’il cherche à me rappeler douloureusement les échecs de ma vie familiale. Encore une fois, j’ai le sentiment de devoir me défendre, même si je ressens le même malaise bien souvent devant l’adoration qu’éprouve Lexie envers son père. Je n’ai simplement pas envie qu’elle vive la même amère déception, celle qui survient quand il vous laisse tomber.

«C’est son père, Carter. On est toujours plus conciliant avec ses propres parents. Puis il a toujours été très bon auprès d’elle.»

«Tu sais bien qu’on est pas toujours tendre avec nos parents haha. Tu te souviens notre première rencontre?»

«Toi, c’est pas pareil.»


Lorsque je l’ai découvert dans l’appartement d’Adélia et que j’ai pensé qu’il était un soldat du Régime? Comment oublier. Je souris à ce souvenir cocasse maintenant qu’il se trouve derrière nous.

«Dans tous les cas, j’aime mieux qu’on ne parle pas… de lui.»

«Pourtant il faut, kido. Je comprends que tu le défendes auprès de ta fille, mais tu n’as pas besoin de le faire quand elle n’est pas dans les parages.»


Je me crispe à ses mots, sur la défensive. Oui, j’ai tendance à le défendre. Je n’aime pas qu’on me rappelle sans cesse à quel point il m’a failli. À quel point j’ai été sotte d’accepter beaucoup de choses dans cette relation. À quel point j’ai eu mal.

«Je n’aime pas l’antagoniser. Ou réanimer ma colère envers lui. Ça fait mal. J’essaie de pardonner, d’avancer.»

«Je vois mal comment tu pourrais avancer, Mercy, pas tant que tu lui en veux encore.»


Je regarde ailleurs. J’aimerais fuir cette conversation, ce sujet, cette part de ma vie. Sauf que peu importe à quel point je cours, elle finit toujours par le rattraper. Je sens cette sensation d’enserrement au niveau de ma poitrine, comme à chaque fois où on ouvre le livre de ma vie à ce chapitre.

«Je m’en veux surtout à moi.»

«Oui. Ça je sais. Tu sais ce que j’en penses? C’est de la foutaise. Mais je vais quand même t’écouter parce que bon. Je suis peut-être pas ton père, mais je suis ton ami. Et j’en ai marre de te voir ruminer les mêmes choses depuis cinq ans. Maintenant tu vas me dire : pourquoi tu t’en veux autant? Parce qu’il me semble à moi que tu as payé ta dette.»


Je ferme les yeux. Va-t-il trop loin sur ce chemin que j’apprécie tant de l’honnêteté? Je n’aurais pas cru que nous aurions cette discussion ce soir. Je me sens basculer, étouffer. Je ne veux pas parler mais en moi Carter a réanimé une douleur que je tente de faire taire : une rancune sans fond, qui me dévore un peu plus chaque jour. Je me tiens encore là, à éviter la dérive, grâce à lui, à ses mots. Je sais qu’il est là, qu’il m’écoutera véritablement même si ce que je dis est intime et vulnérable. Sauf que toute cette colère refuse de sortir. Je la garde encore enchaînée au creux de moi-même, là où elle fait le plus dommages.

«J-je… Ce n’est pas si simple Carter. J’ai fait… tellement d’erreurs.»

«Tu veux qu’on parle d’erreurs? Tu n’approches même pas toutes les miennes, kido.»


Cette intervention me refroidit. Je sens mon courage s’amoindrir. Il cherche quoi? À nous faire une comparaison?

«Je croyais qu’on parlait de moi là?»

«Ouais. T’as raison. Continue. De quelles erreurs tu veux parler?»


Il m’invite à m’asseoir à l’îlot de la cuisine. Je soupire en y prenant place, posant ma tête dans ma main. Je ne parviens pas à affronter le turquoise de ses prunelles pourtant calmes et rassurantes.

«Je ne sais pas trop à quel moment mais… Je me suis perdue. Je n’ai plus vu que ma mission. J’ai abandonné ma famille.»


Je me souviens de ces moments où plus rien d’autre ne m’appelait que la nuit. De tous ces moments où j’ai laissé à ma suite un lit vide. J’étais obsédée, meurtrie. Je n’ai pas vu à quel point j’étais absente pour mes proches, particulièrement pour ma famille. J’ai honte de cette folie qui m’animait, ce mal de l’âme, ce feu qui a tout brûlé pour laisser une coquille vide et distraite.

«On se perd tous Mercy. Tu ne seras pas la première ni la dernière à le faire. Même que ça t’arrivera encore. Sauf qu’arrêtes de dire que tu as abandonné ta famille. Tu faisais ça pour eux, la Résistance. Pour qu’ils soient libres, particulièrement Benjamin.»

«C’est faux. Tu sais très bien que j’ai fait ça pour moi.»


J’ai mis du temps à le réaliser, ça. La Résistance a été ce beau projet, cette cause qui me faisait sentir… importante je suppose. J’ai encore du mal à faire le tri dans les raisons qui m’ont poussé à participer avec autant de hargne. Mais je sais à présent que j’avais quelque chose à prouver. Un sentiment qui ne s’est pas éteint entièrement.

«Alors quoi? Bouhou, tu as pensé à toi pour une fois dans ta vie. C’était pas une raison pour que Weston te jette, pour ses abus, pour que tu t’en veuilles ainsi non plus.»


Mon cœur se serre. Ce rejet qui encore me hante, même si l’amour a disparu. Pas besoin de se raccrocher à un sentiment pour en souffrir encore. Je pose une main contre ma poitrine où j’ai la sensation que mes côtes se replient contre mes organes. Je panique, à la recherche d’une issue à cette conversation, sans avoir le courage d’y mettre fin. J’en ai trop besoin, même si ça fait trop mal.

«J’ai mis ma famille en danger.»

Ce soir-là où il a attaqué ma demeure, tué deux de mes alliés, menacé ma famille et ma propre vie. Ils auraient pu y être, Weston et Benjamin, et cette idée me fait encore frissonner d’effroi.

«Bullshit.»

«Ç’aurait pu être eux, Carter… Ç’aurait pu…»


Je peine à respirer.

«Sauf que ce n’était pas eux, Mercy. Tu as tué pour les protéger. Je sais que tu t’en veux aussi pour ça. Mais tu n’avais pas le choix. C’était toi ou c’était lui. Tu sais déjà tout ça, ce n’est pas la première fois qu’on en parle. Alors cesse de jouer la victime et dis-moi pourquoi tu t’en veux vraiment.»


Il prend mes avant-bras avec douceur et m’attire à lui. Je tremble à présent, mais son étreinte me fait du bien. Ses mots aussi. Progressivement, je m’apaise contre lui, même si le tumulte de mes émotions ne se tait pas tout de suite. J’essaie de mettre de l’ordre dans mes idées, de réfléchir avec lui ce moment de ma vie, ce nœud. J’ai espoir de le démêler un jour. Ou du moins je me raccroche à l’idée que ce serait possible. Avec un soupir fatigué, je m’ouvre à lui. J’articule lentement chaque syllabe.

«En ce moment ce qui me hante c’est Lexie. Le fait que je n’ai pas su lui donner la famille parfaite. Je le sens bien qu’elle est souvent confuse. J’aimerais la protéger de tout ça, j’aimerais…»

«Tu aimerais la famille parfaite dans les publicités avec leurs sourires Colgate, c’est ça?»


Il n’y a aucune animosité dans sa voix, aucune condescendance. Sauf que je frémis tout de même, devant l’absurdité qu’il vient de dévoiler. Je ferme les yeux, sachant que ce sentiment qui m’étreint depuis longtemps est sans fondement. Sauf qu’il est là, malgré la raison. Carter me regarde d’un air mesuré. De toute évidence, il fait des efforts pour ne pas me brusquer.

«Mercy, regrettes-tu ta famille? Celle au Canada qui t’aime des masses, ton frère Brandon, Adélia et Lucas, moi?»

Mon regard s’égare dans une panoplie de souvenirs. De rires et de moments heureux. De certains conflits ou déchirures aussi. Je n’y trouve aucun regret. Ma famille au Canada a toujours été synonyme d’enfance et de rêve. Ma mère, tout particulièrement, est devenue un port d’ancrage et un soutien dont je pourrais plus me passer désormais. Mes tantes qui m’apportent tant de joie… Mon père adoptif aussi, même si nous avons un peu pris nos distances depuis le temps. Et que dire de la famille que j’ai découverte ici? De l’émotion que j’ai ressenti en apprenant la vérité au sujet de John? Ma rencontre incroyable avec Adélia? Puis mon lien privilégié avec Carter? Est-ce que je regrettes Lexie, même si ce n’est pas toujours facile? Non, je n’échangerais rien de tout ceci contre rien au monde. Ma famille me permet d’avancer là où j’ai encore tendance à m’accrocher les pieds. Marilou complète aujourd’hui ce portrait étrange, cette courte-pointe de destinées qui forme mon entourage. Je réponds sans sourciller, sans la moindre hésitation.

«Non. Pas une seule minute.»


Je me suis remise à sourire. Carter se détend.

«Tu n’as pas besoin de la famille parfaite des publicités et leurs sourires Colgate. Tu n’as pas besoin d’offrir ça à ta fille, Mercy. Juste ton amour.»

Je fais une moue amusée en lui donnant une petite poussée sur l’épaule, habitée par ses paroles, par le sentiment de sécurité qui en émane.

«Depuis quand tu es un vieux sage qui dit toutes les bonnes choses, toi?»

«Hehehe. Ça m’arrive à l’occasion.»


Il se gratte l’arrière de la tête avec un immense sourire. De toute évidence, il est plutôt fier de son coup. J’ai du mal à croire que de tous mes proches, il soit le seul qui parvienne véritablement à m’ouvrir sur mes douleurs. Et mieux encore, à me permettre de progresser. Je décide de poursuivre dans cette voie.

«Tu sais que Cape Grise est venue me voir l’autre jour? Elle veut qu’on discute. Apprendre à me connaître. Je me demande ce qui la pousse à en avoir envie maintenant.»

«Martha? Oh, elle ne va pas bien tu sais. L’adaptation suite à la libération du Régime a été difficile. Elle n’est pas très différente de toi, tu sais. Deux femmes de carrière, complètement dédiées. Sauf qu’elle, elle a un peu oublié de vivre à côté. Je crois que c’est pour ça qu’elle rapplique maintenant. Elle cherche un sens à sa vie. Des fois je me demande comment elle aurait fini si on avait pris la décision de te garder.»


Je n’aime pas la comparaison. Sauf qu’il doit avoir raison, quelque part. Martha me rappelle trop ce qu’elle a fait pour moi par le passé, j’ai du mal même à l’évoquer. Mais entendre Carter parler d’elle pique ma curiosité. Il l’a connue d’une autre époque, mais ce qu’il évoque me laisse croire qu’ils ont repris contact. Son questionnement reste suspendu un moment entre nous deux un moment de silence réflexif. Je surveille son visage. Je me demande parfois s’il regrette, ne serait-ce qu’un peu, la vie qu’il a laissé de côté pour en vivre une autre.

«Dans tous les cas, kido, ne sois pas si difficile envers elle. Mais si t’es pas à l’aise de la voir, elle le respectera aussi.»

«Il va vraiment falloir que tu vois un docteur toi, je commence à m’inquiéter de ta sagesse soudaine.»

«Barf. Tu sais très bien qu’au final j’ai pas tant changé.»


Je pose une main contre son bras pour le remercier en silence. Il dit vrai. Je n’ai aucune raison de faire plaisir à Martha, aucune obligation envers elle. J’observe Carter. Sait-il à quel point il me fait du bien? Je serre un peu plus son bras avant de me diriger vers le salon afin de rejoindre ma fille. La voix de mon père suspend mon geste néanmoins.

«Oh et Mercedes… Prends soin de toi d’accord? Je sais que tu l’oublies des fois, mais tu as le droit à ta vie d’individu aussi.»

«Je vais tâcher de ne pas l’oublier.»


Promis.
(c)Golden
Mercedes L. Blanchett
Elite
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Mar 4 Sep - 1:36
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