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Aux premiers abords {PV Easton

Début novembre 2022

Personne n'aime les erreurs. Et il est presque sûr que le nombre de personnes qui apprécient de devoir gérer les retombées desdites erreurs est suffisamment bas pour qu'il puisse excuser le fait de ne pas être spécialement de bonne humeur lorsqu'on lui annonce qu'il a du pain sur la planche. Grommelant un peu alors qu'il relit pour la énième fois ce qu'il a pourtant très bien vu, le Donovan claque de la langue et repose les feuilles, hésitant sur la marche à suivre. Enfin, il sait ce qu'il a à faire, et il a déjà commencé. Demander à ce qu'on fasse venir chez lui le principal concerné n'était pas ardu, mais calmer sa tension en attendant, c'était déjà autre chose. Il ne devrait pas s'agacer, pourtant, et il ne l'aurait pas fait si il n'avait pas eu la mauvaise idée de fouiller un peu trop loin dans les archives. Techniquement, c'était la chose la plus logique à faire, que de fouiller dans un dossier quand on trouvait une erreur ; mais il aurait bien aimé ne pas avoir cette once de professionnalisme, pour le coup. Et il aurait bien aimé laisser ceci à Mercedes, car un milicien de Dimaras était sa responsabilité, mais en sachant qu'elle n'avait pas encore totalement pris ses fonctions, il valait mieux régler ça avant qu'elle n'arrive. Quitte à lui faire un topo après.

Qu'un milicien fasse une gaffe, passe encore. Il aurait au mieux était un peu blasé, et aurait vaguement rappelé quelques consignes de sécurité, tout ça, avec un sourire rassurant si ce n'était que la première fois. Franchement, quoi qu'on en dise, il ne voyait pas l'intérêt de se prendre la tête avec ce genre de choses ; évidemment que ça ne pouvait pas toujours bien se passer, vu le chaos dans lequel s'était formé la Milice. Mais là, ce n'était pas exactement pareil.
Le scandale divulgué par Olga Wallace leur collait déjà assez à la peau, ces derniers temps, sans qu'on ait besoin d'en rajouter une couche. Mais voilà qu'un autre pokémon s'était échappé, et qu'au cours d'une intervention pour le récupérer, un des miliciens avait commis l'erreur de se montrer trop impulsif, délaissant la procédure la moins risquée au profit d'une approche plus directe. Et même si il était de l'école de ceux qui tendaient à dire qu'on pouvait bien passer l'éponge de temps en temps, c'était autre chose dans ce cas précis.

Des anciens régimeux, il sait qu'il y en a parmi leurs rangs. C'est une évidence, que la Milice n'allait pas repousser ceux qui avaient purgé leur peine ; cela faisait joli sur le papier, après tout, non ? De braves personnes récupérées et réintégrées à la société, pardonnées de leurs erreurs passées. Sauf que pour Faust, cette idée est insoutenable. Nauséabonde, même ; elle lui laisse un âpre goût de rancune jusqu'au fond de la gorge. C'est donc sans surprise que ses traits se sont froncés. Depuis tout à l'heure, il est obligé de ravaler la frustration qui bout dans sa gorge, et son propre comportement l'agace. Bon sang, ce n'était rien de plus qu'une petite discussion... Si la voix dans sa tête voulait bien cesser de lui dire que c'était normal pour un régimeux de commettre des erreurs, cela lui enlèverait une épine du pied.
Heureusement, ou malheureusement, il est interrompu dans ses pensées lorsqu'on la porte s'ouvre, et les traits de son visage se figent dans une expression neutre et froide. C'est sa seule manière de rester à peu près cordial, pour l'instant, quitte à laisser de côté l'image joviale et chaleureuse de Méphisto. Assis à table, il fait signe au jeune homme qui vient de rentrer de se poser également sur un des fauteuils. Franchement, si il n'aime pas les « QG » de base, il en a encore moins envie d'être dans celui de Dimaras, cette fois.

« Monsieur Brady. Vous vous doutez de pourquoi vous avez été appelé, alors nous allons y venir tout de suite. »

Bien loin de sa légèreté habituelle, son ton est cordial sans être amical, se contentant à une fermeté polie. Ses yeux se posent toutefois sur la silhouette de l'autre pour le détailler et inscrire son visage dans sa tête, tandis qu'il remet intérieurement les mots qu'il a vu dans son dossier en place. Il n'a l'air de rien, comme ça. Mais trop tard. Pour Faust, ses actions d'auparavant le définissent bien plus qu'une peine de prison purgée ; ce sont des gens comme ça, après tout, qui ont tué son père, et se sont repentis en pleurnichant quand la justice est venu taper du pied. Alors bon, autant ne pas se montrer trop clément non plus. Il baisse un peu le regard sur le dossier, souhaitant divertir ses pensées loin de son agacement.

« Si vous pouviez me résumer la situation et l'accident ? Que je vois si vous avez compris où nous en sommes. »

Il lui laisse l'occasion de parler, peut-être plus par manque d'envie de rappeler la situation que de vraiment écouter ; après tout, son jugement est déjà teinté par ce qu'il croit savoir.


DC de Xerneas, Natsume Miyano, Livie A. Vulpino, Alice C. Donovan & Roxanne Novak
Faust M. Donovan
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Mer 29 Nov - 19:21
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Aux premiers abords

Méphisto & Easton Brady




J'ai toujours baigné dans une ambiance stricte et quasi-militaire depuis que je suis gamin, je sais me plier à un ordre et montrer du respect envers mes supérieurs sans jamais questionner leurs décisions.
Mais quand je dois suivre un ordre, je fais ce que je pense être le mieux à l'instant T. Un plan de jeu ne se passe jamais réellement comme prévu, c'est pour ça que j'agis souvent sans suivre les règles. Je pense savoir garder mon sang-froid et analyser les situations pour faire les meilleurs choix, même si ça m'a déjà poussé à faire des erreurs.

Des erreurs, on en fait tous mais j'ai cette mauvaise impression de faire partie de ceux qui augmente la moyenne. Je suis pas du genre à me trouver des excuses pour autant ou à dire que j'ai la poisse, j'assume mes choix et les conneries que je fais.

On me dit quoi faire, pas comment le faire. Alors je m'exécute du mieux que je peux, et je suis prêt à en subir les conséquences en cas d'échec. Si on me donne un ordre c'est que l'on me fait confiance, c'est normal d'être reprit à l'ordre en cas de connerie.

Mais depuis que j'ai rejoint la Milice, c'est autre chose. Je ne représente plus que ma personne ou une simple équipe, je représente l'ordre, la sécurité et surtout la compétition. C'est pour ça que je dois être irréprochable. Les procédures sont extrêmement strictes pour accomplir une mission sans mettre la moindre vie en danger. Mais en cas de crise, à quoi bon suivre la procédure quand une vie est déjà menacée?

En ce moment, la Milicie est pas mal sollicitée par des cas de pokémons violents sur l'Île. D'anciens pokémons du régime ou de la résistance qui se seraient évadés de centres de réadaptation. Et on nous avait prévenu que l'un d'eux pouvait se trouver dans Dimaras. Et c'était le cas, un Elecsprint pour être précis.

L'intervention avait pas trop mal fini mais ça n'a pas été de tout repos. Et c'est pour ça que je me retrouve devant cette porte où se trouve derrière Méphisto, Conseiller, qui va sans aucun doute bien me recadrer.

Je pousse la porte après avoir frappé, Méphisto m'attend de l'autre côté de son bureau, une expression froide sur le visage. Après m'être assis, il m'"invite" à résumer la situation.
Evidemment que je sais pourquoi je suis là.

-" Nous avions été prévenus qu'un pokémon violent se trouvait dans Dimaras, des preuves laissaient penser qu'il s'agissait d'une espèce canidée mais rien sur son type. Nous n'étions pas vraiment préparés pour tout vous avouer. Hier matin, des informations de plus en plus précises nous ont permis de le localiser et c'est en suivant ces pistes que nous l'avons trouvé dans une ruelle de Dimaras, perpendiculaire à une grande rue piétonne. J'ai reconnu un Elecsprint alors j'ai décidé d'intervenir directement, pensant que perdre plus de temps serait une erreure en face d'un pokémon comme ça. Je sais que j'ai fais une erreure en refusant de suivre la procédure et je suis prêt à en subir les conséquences." Je marque une pause avant de reprendre mes explications. "J'ai donc sortie l'arme avec les munitions tranquillisantes qui nous avaient été données pour l'occasion, le pokémon m'a sans doute entendu dégainer et s'est échappé dans la rue piétonne. J'ai tout de même eu le temps de l'atteindre avec une munition mais le temps qu'elle fasse effet il a eu le temps de semer la pagaille. ça a été la cause de ce mouvement de foule qui a encore plus énervé le pokémon et qui a donc encore plus retardé l'effet des tranquillisants. 7 blessés légers et 3 magasins détruits pendant l'opération. Voilà pour les détails."

Serte j'aurai pu faire interdire l'accès à la rue piétonne avant d'agir, mais je suis persuadé que le pokémon n'aurait pas attendu gentiment que la rue soit déserte. Et le fait qu'il se trouve si proche des civils m'a obligé à prendre une décision rapidement, si nous n'avions pas agit, il aurait peut-être fait encore plus de dégâts.
Easton Brady
Milicien
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Mar 5 Déc - 18:41
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Probablement qu'il se rend compte que son comportement n'est pas aussi mature que son air sérieux voudrait le faire croire. Probablement qu'il l'ignore aussi, par la même occasion, ne souhaitant pas se poser trop de questions sur la légitimité de l'énervement qui il ressent. Mais il n'y peut rien : il y a comme quelque chose qui tape dans sa tête, régulièrement, suscitant chez lui des pics d'agacement qui se déclenchent pour rien. Un rien d'un ton, d'un geste, à peu près tout l'enfonce dans ce qu'il ressent déjà. Il s'efforce de paraître neutre, pourtant, mais ce n'est pas simple. Il se force à l'écouter, les sourcils froncés, les traits durs. Bien sûr qu'il sait ce qui s'est passé, et l'autre doit être au courant, mais c'est la méthode : voir si il a compris les erreur, tout simplement, et peut-être aussi essayer de se calmer entre temps.
Mécaniquement, le Donovan tapote des doigts sur son bureau. L'histoire est assez banale, en soit. Des pokémon échappés, ces temps-ci, il y en a un peu trop. Et depuis l'intervention de Wallace, les journaux se hâtent d'en parler dès qu'un poil est aperçu quelque part. Peut-être qu'il est tendu, lui aussi, et que toute cette tension commence à lui peser sur les épaules, mais il sait que ce n'est pas une raison pour être aussi désagréable. Il se force à attendre, expirant doucement devant les propos qu'il entend. Puis, une fois que son interlocuteur a terminé, il retient un soupir. Sa voix garde cette fermeté à peine dissimulée, et la critique n'est pas absente dans ses yeux.

« Je pense que si vous prenez en compte le nombre de personnes dont vous avez risqué la sécurité en procédant ainsi, le chiffre serait autrement plus élevé. »

Sa poigne se ferme un peu. Les paroles sont mécaniques. Il dit ce qu'on attend de lui. Lui qui fait la leçon à quelqu'un en matière de sécurité, ça a quand même quelque chose de foutrement hypocrite, quand il y pense un peu trop longtemps. Mais bon. Ce n'est pas ce qu'on attend de lui, un avis personnel, non ? L'idée le réconforte bien, juste assez pour qu'il ne se dise pas qu'il ne devrait en aucun cas avoir de problème avec le milicien en face de lui si il ne suivait pas juste cette règle quand cela l'arrangeait.

« Vous pensez vraiment que vous êtes plus capable que vos collègues de maîtriser une situation, pour avoir agi avant leur arrivée ? Parce que vos actions vont contribuer à réduire la confiance que nous confie la population, et je ne crois pas que nous en ayons besoin en ce moment. Nous allons passer pour des brutes inconscientes. »

Pas comme si la presse allait se gêner, après tout. Se faire du chiffre sur des cadavres et des blessés, c'était bien ce qui les faisait ressembler à des politiciens, selon lui. Il grommelle, n'ayant pas spécialement envie de tenir une autre conférence pour rassurer la population, surtout au  du fait qu'il venait d'en faire une il y a peu de temps.
Bien sûr, qu'il s'agace trop. Qu'il sur-réagit. Qu'il se montre odieux. Mais, et il aimerait que ce ne soit pas le cas, mais la raison est toute simple. Tellement simple qu'elle ne peut pas s'empêcher de quitter ses lèvres, grommelées dans un ton autoritaire et ferme, tandis que ses yeux s'éclairent d'une lueur sévère.

« Nous ne sommes plus à l'époque du Régime. Vous ne pouvez pas faire comme il vous chante dès que vous estimez avoir raison. »

Car ils ont tous le même défaut, n'est-ce pas ? Faire des sous-entendus pareils et lui rappeler son passé, ce n'était donc pas excessif... N'est-ce pas ?


DC de Xerneas, Natsume Miyano, Livie A. Vulpino, Alice C. Donovan & Roxanne Novak
Faust M. Donovan
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Dim 17 Déc - 0:22
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Aux premiers abords

Méphisto & Easton Brady



Les faits ont été exposés et on ne peut rien changer à ce qu'il s'est passé. J'ai clairement evoqué tout ce dont il savait déjà et mon point de vue, il ne me reste plus qu'à entendre ce qu'il a à dire. Et vu son regard, je sens qu'il a des choses à me reprocher, je ne serai pas là si ce n'était pas le cas à vrai dire.

Mon supérieur me reproche la procédure suivit, évidemment. Je sais très bien que ce n'est pas celle que l'on peut nous apprendre, mais il faut savoir s'adapter en fonction de la situation. Enfin je préfère ne pas trop la ramener, je suis en tord alors c'est pas le moment d'être persuader de sa connerie. Ou du moins, c'est pas le moment de le montrer.

Je le laisse continuer tout en montrant que je comprend ce qu'il me reproche en faisant signe de la tête.
Puis il continue sans mâcher ses mots une fois de plus.

Jamais je n'ai pensé être plus capable! Il n'a rien compris on dirait, ce n'est pas une question d'avoir agi avant qu'ils arrivent, c'est juste que je n'avais pas le luxe d'attendre face à cette situation. Bien sûr que j'aurai voulu que ça se passe autrement, sans complication. Je sais que je pourrai essayer de me remettre en question, mais face à des reproches venant de quelqu'un qui n'était même pas là, qui n'a pas eu à gérer la situation en si peu de temps, c'est au dessus de mes forces. Je n'arrive pas à les accepter et c'est dur de ne pas lui dire ce que je pense.

Mais il a tellement raison sur le reste que ça me calme un peu. Je m'étais fait la même réflexion, je n'agis pas qu'en mon nom et toutes les conneries que je peux faire se répercutent sur la milice toute entière. Les gens ont besoin de pouvoir nous faire confiance et de se reposer sur nous.

Je continue à lui montrer que je comprend mon erreur tout en l'écoutant attentivement, je savais que ça n'allait pas être un moment de plaisir mais il fallait bien que je passe par là.  

Mais malgré ça, je ne m'attendais pas à ce qu'il me dise cette dernière phrase. Au moment où il commença à parler du Régime, j'ai eu l'impression que le temps c'était arrêté. Entendre ces mots me fait mal au cœur à un tel point, cette période que j'essaye d'oublier qui m'arrive comme ça en pleine gueule, c'est vraiment pas facile à entendre.

-”ça y est, vous avez vu sur votre dossier que j'étais un ancien membre du Régime et vous pensez tout savoir de moi? Cette information à rien à voir avec l'affaire si je me trompe?!”

Je suis hors de moi, j'ai l'impression qu'une autre personne à prit le contrôle de mon corps. Calme toi et ferme là! Je vais juste lui donner raison à ce rythme. Mais j'ai beau me dire ça, impossible de retenir mes mots.

-”Osez me dire que vous auriez réagis de la même façon envers moi sans savoir ça. Vous ne pensez pas que les gens peuvent apprendre de leurs erreurs? Qu'ils ont le droit à une seconde chance pour se racheter? J'ai peut-être était membre du Régime,  mais jamais j'ai développé un esprit si fermé et remplie de préjugé que le votre.”

Je retrouve enfin mon calme après avoir pété ma crise. Mais qu'est-ce que je viens de faire bordel? J'ai juste envie de mourir après lui avoir parlé comme ça.
Easton Brady
Milicien
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Ven 5 Jan - 14:07
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Faust n'est pas complètement idiot : il s'attend à une réaction. Quelle qu'il soit, il sait qu'elle va venir. Peut-être que ce sera du sarcasme, du passif-agressif, des yeux qui se baissent... Mais au vu du tempérament qu'il croit deviner, il pense surtout que ce à quoi il va assister va confirmer ses suspicions. L'explosion subite du milicien est donc exactement ce qu'il avait supposé, et pire, il la voit comme une preuve par a + b qu'il a loin d'avoir devant lui quelqu'un de responsable. Son visage reste de pierre, toutefois, et il se retient de lever les yeux au ciel.
Bon sang, si j'avais signé pour jouer à la nounou, fallait me prévenir, j'aurais reconsidéré.

« Dites-moi, vous savez de combien de miliciens je suis responsable ? »

Sa question n'en est pas une du tout. Son ton dur et ses sourcils froncés le prouvent, d'autant plus qu'il considère son interlocuteur avec froideur et détachement. Un détachement si complet qu'il ne laisse transparaître aucune trace de colère, mais la fermeté transpire de tout son corps, et même de sa voix.

« Mon travail, c'est de vérifier qu'aucun d'entre eux n'est un danger pour les autres comme pour ses camarades. Et que ça vous plaise ou non, votre association passée à un gouvernement autoritaire et dictatorial vous donne l’obligation de vous montrer digne de la confiance qu'on vous donne aujourd'hui. Comme n'importe quel milicien, vous avez une obligation d'irréprochabilité. »

Si le tranchant de ses paroles est aiguisé, il sent la colère lui passer par les veines, froide et brutale. Il se force ainsi à se lever pour faire le tour de son bureau, ne souhaitant pas que sa poigne se crispe quelque part ou ne laisse voir qu'il est personnellement enragé par cette situation. Il aimerait dire tellement de choses, en même temps. C'est évident que pour lui, les régimeux ont un devoir différent des autres. Et qu'il grince toujours des dents en en voyant dans les rangs, persuadés qu'ils ne feront que reproduire ce qu'ils ont fait avant, terrorisé à l'idée de revivre ce qui lui a coûté son père, sa famille, des amis, et parfois plus. Son frère, aussi. Son frère qui, lui, n'a pas le droit à une seconde chance. Une seconde chance que, à ses yeux et selon son jugement, le milicien aux cheveux blancs gâche avec une arrogance suffisante qui le débecte.

« Alors si, cette information a tout à voir. Je dois comprendre les raisons de votre acte, et m'assurer qu'il ne se reproduise plus. Je vous laisse imaginer la catastrophe si l'on fait le rapprochement entre les méthodes de la Milice et celles du Régime.  Donc bien sûr que oui, que mon avis est teinté de cet angle, et je ne serais certainement pas le plus acide si cela venait à se savoir dans la presse. Vous voulez vous expliquer directement avec la population ? »

C'est bas, de jouer à ça. De rappeler les victimes, de parler du rapport qu'on pourrait faire avec la Compétition, mais Faust a entendu assez de gens faire cette comparaison, dans un pays traumatisé par les armes et l'autorité, pour ne pas se méfier. Il ne veut pas que le conflit éclate de nouveau, ou qu'une bande de brutes reprenne le pouvoir. Si cela veut dire qu'il faut être ferme, il n'a pas trop de problèmes à l'autre : cette foutue conscience pouvait bien aller voir ailleurs si il y était. Et tout allait bien, n'est-ce pas ? Cette pression dans sa poitrine n'existe pas. Elle ne peut pas exister. Plus, elle ne doit pas exister.

« Que vous appreniez de vos erreurs, je demande à voir. Pour l'instant, vous ne donnez l'impression que d'un enfant capricieux et incapable de se retenir, ce qui n'aidera en rien votre dossier. Si vous voulez me prouver que j'ai tort, ce n'est certainement pas en aboyant ainsi que je vais me montrer plus magnanime ! »

Ça ne sert à rien d'insister, et il le sait. Mais il le fait tout de même, car l'autre a montré les crocs, car il a osé se rebeller face à des reproches que Faust juge parfaitement justifiés. Alors il plisse les yeux, et pose le dossier de l'homme aux cheveux blancs devant celui-ci, pour qu'il voit bien que ce dernier est encore vierge de toute annotation. Comme si, quelque part, il se rendait compte que son comportement clochait et qu'il cherchait à se dédouaner du peu de remord qu'il peut ressentir.
Je fais ce qui doit être fait. N'est-ce pas?

« Je ne suis pas votre psy, et certainement pas un baby-sitter. Maîtrisez votre voix, déjà, j'ai été suffisamment calme pour ne pas vous laisser un blâme sur votre dossier de base, alors ne me poussez pas à bout. »

Et, il commence à le croire, il est probable qu'il soit celui qui craigne le plus ce qui pourrait arriver si cela continue ainsi.


DC de Xerneas, Natsume Miyano, Livie A. Vulpino, Alice C. Donovan & Roxanne Novak
Faust M. Donovan
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Lun 8 Jan - 2:19
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Aux premiers abords

Méphisto & Easton Brady



Tout ce que je viens de lui dire ne semble pas l'avoir affecter le moins du monde. Il garde toujours son air sérieux que je trouve presque suffisant. J'ai cette impression qu'il me regarde de haut, juste à cause de mon passé, que je suis qu'une ordure à ces yeux. Enfin c'est peut-être encore la colère qui me fait penser ça.

Il me répond par une question d'un ton ferme. Question qui me prend de court, je ne m'attendais pas à cette réaction. Il ne m'y laisse pas le temps d'y répondre qu'il continue à parler. J'ai très bien compris que c'était une question rhétorique et où il voulait en venir.

Ses paroles font mal à entendre, mais elles sont justes. Tout ce qu'il dit est vrai et réfléchie. Je parle de second chance, mais la compétition m'en a bien offerte une de second chance, je me dois d'être parfait. Et je fais tout le contraire, à crier sur mes supérieurs et à mettre la population en danger.

Être irréprochable, est-ce que j'en suis capable au moins? Aussi loin que je peux me souvenir, ma vie a été remplie d'erreurs, qu'est-ce que je fais de mal bordel? Je m'étais promis d'oublier le passé mais il vient de me rattraper à une telle vitesse que j'ai pas d'autre choix que d'y faire face. Quand il m'a parlé du Régime, je me suis laissé emporter par la colère, mais ça se reproduira plus.

Respire un bon coup, met de l'ordre dans ta tête et oublie tout ça. Je sais ce que je vaux et quel est mon but, et en vouloir à la personne en face de moi ne me fera pas avancer! Si je regrette ce que j'ai fais et avoir été comme ça avant, ça prouve que j'ai changé. Je dois arrêter de me cacher la vérité, accepter ce que j'ai fais me fera plus grandir que si je faisais comme si rien ne s'était passé.

Alors que je pense à tout ça, il vient poser un dossier devant moi. Je comprend que c'est le miens, et plus que ça, je vois très bien que rien n'a été mentionné.

-"Merci beaucoup. Je me rattraperai et ferai en sorte de ne pas vous décevoir à nouveau."

Je fixe mon dossier avant de reprendre

-"Mais je suis pas sûr de comprendre, pourquoi vous n'avez rien mis dans mon dossier? Pourquoi laisser passer ça si facilement?"

Je sens mes yeux devenir humides, ça faisait longtemps que j'avais pas été aussi prêt de craquer.

-"Enfin, je veux dire... Comment vous pouvez faire pour pardonner tout ce que j'ai pû faire? Pardonner ce que j'étais avant? J'avais pas encore réalisé, mais j'ai eu le droit à une seconde chance en étant accepté dans la milice comme si je n'avais rien fais de mal. Je suis vraiment désolé pour mon comportement."

J'ai besoin de savoir comment ils peuvent me pardonner, pourquoi j'ai le droit à une seconde chance, j'en ai besoin pour réaliser que je peux changer et me racheter.
Easton Brady
Milicien
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Lun 15 Jan - 19:52
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Ft. Easton Brady

Faust ne sait pas qui il essaie d'aider, en réalité. Ou si il essaie d'aider qui que ce soit, quand il y réfléchit, car plus les secondes passent, plus il se rend compte que son coup d'autorité n'a en réalité pas grande utilité, si ce n'est satisfaire les parties rancunières de son esprit, et cette constatation l'emplit de dégoût face à lui-même. Il ressent déjà un certain malaise, attesté par le nœud dans sa gorge, même si il tente de le chasser en s'auto-persuadant que ce devait être le bon procédé. Mais la petite voix dans sa tête, celle qui lui susurrait de ne pas prendre en pitié il y a quelques années, s'est faite plus empreinte de reproches envers son comportement, maintenant. Et il ne comprend pas. Il ne comprend pas, et ça l'énerve, quelque part. Ça le trouble aussi, car il ne saisit pas pourquoi il se sent ainsi, alors qu'il aurait dû être satisfait, mais c'est exactement comme au moment des procès : à la place de la sensation de justice rendue, il n'y a qu'un vide froid et impitoyable.
Il ne sait pas non plus ce qu'il attend, à rester ainsi, à détailler ses traits. Quoi, du regret ? Un regret dont il pourrait se satisfaire, comme il craint que ce ne serait le cas, car cela voudrait définitivement dire que quelque chose cloche dans sa tête. Peut-être de la colère, une preuve qu'il n'y a rien à faire avec le milicien fasse à lui, pour qu'il ait quelque chose qui lui confirme ce qu'il croit savoir, c'est-à-dire qu'il n'y a rien de bon à récupérer chez les anciens régimeux. Brady se serait défoulé, et lui aurait ce qu'il voulait : du bon dans les deux cas, non ?

Sauf que non. Non, et il est pris de court, tant et si bien qu'il cligne des yeux, étonné. Perplexe, il ne voit pas tout de suite quoi dire, surtout face à cette suite de paroles qui ne semblent pas faire sens. Ne comprenant pas ce qui se passe, Faust tenta de rester de marbre, car c'était probablement ce qu'il y avait de meilleur pour lui à l'instant, ne serait-ce que pour cacher le trouble que lui provoquait cette idée. Car rien ne fait sens, ou du moins dans cette histoire que le conseiller s'est imaginé. Et sa perturbation atteint son paroxysme quand le milicien s'excuse.
… M-mais comment ça, des remerciements ? Attends, il est bipolaire ou quoi ?

Perdu, il ne dit rien. Il attend, cherchant à s'éloigner du malaise qui le parcoure, mais rien à faire, plus l'autre parle, et plus Faust sent son assurance s'effriter lentement. Il a beau se murer dans son silence, dans le masque tellement plus rassurant de Noctis, mais ça ne sert à rien. La culpabilité remonte comme une houle nauséabonde dans sa gorge, et si il la repousse d'une gifle protectrice, c'est trop tard : l'effet est déjà là, logé au creux de sa poitrine, susurrant des moqueries jusqu'à ses oreilles.
Alors il essaie de reprendre le contrôle. De se redresser, de faire disparaître cette lueur perturbée dans ses yeux, et de raffermir son visage. Il y parvient à moitié seulement. Sans doute est-ce pour ça que son ton est sec, maladroitement sec, comme si il essayait de se rattraper à ce seul fait pour ne pas montrer à Brady que quelque chose a été remué par ses paroles, au fond de lui.

« Je ne vous pardonne pas. J'attends de voir. »

C'est court, simple, lâche, même. Mais plus honnête que ce qu'il aurait aimé, et cela le perturbe, lui qui n'aime pas être sincère. Enfin, qui n'aime plus l'être, car c'est comme ça. Quand on se repose trop sur vous, on finit par s'y habituer, et on abandonne l'idée de dire ce qu'on pense, car c'est plus simple. Et à cet instant, rien n'est simple. Il n'a pas de faux sourire, de blague quelconque, de rire forcé pour se tirer de là : juste cette sincérité désarçonnée.
Le bureau lui semble soudainement étouffant. Il n'a pas envie de rester là, et il n'est pas sûr, toutefois, que ce ne soit pas lié à la situation. Alors il se relève, ouvre un tiroir et en sort un paquet de papiers en tissue qu'il pose devant le nez du soldat, le regard fuyant, comme si il n'avait pas le courage de voir ses yeux humides. Comme si la vision lui était déplaisante, aussi drôle que ce soit pour quelqu'un qui affirmait sans honte il y a quelques années que c'était tout ce que méritaient tous ceux qui avaient collaboré avec ce gouvernement. Cette affirmation s'en trouve perturbée, et il ne pas quoi en faire.

« Levez-vous, et, ehm... Prenez des mouchoirs. »

Bordel. Bientôt, j'vais me mettre à balbutier comme un môme, c'est ridicule.
Négligemment, le conseiller rajuste sa veste et raccroche sa ceinture de pokéballs, cherchant dans sa tête n'importe quoi qui lui permettrait de justifier ce besoin soudain de sortir. Il attrapa au vol une petite pile de papiers qu'il rangea précautionneusement dans son sac, toujours attentif quand il s'agissait de traiter ce qu'on lui envoyait, et fit signe au plus jeune de le suivre alors qu'il s'avançait vers la porte.

« On va faire un tour, j'ai prévu de faire deux trois choses et une ronde, alors vous allez m'accompagner. Considérez ça comme une façon de voir comment vous réagissez en temps normal. »

En vrai, j'ai rien prévu. Mais c'est comme tout, sur un malentendu, ça peut passer.
Il fit signe aux miliciens qu'ils croisèrent que tout était normal, et tandis qu'il remplissait quelques formalités ma foi relativement peu importantes avant qu'ils ne se dirigent vers les rues de Dimaras, Faust releva passivement le regard vers l'homme aux cheveux blancs. Si son expression restait neutre, son ton, toutefois, laissa pour la première fois transparaître un semblant de... De quelque chose, sans qu'on ne pourrait dire si c'était de l'agacement, de l'inquiétude, ou un mélange des deux. Très probablement le troisième cas, en réalité.

« … C'est bon, ça va mieux ? »


Fin Décembre 2017


DC de Xerneas, Natsume Miyano, Livie A. Vulpino, Alice C. Donovan & Roxanne Novak
Faust M. Donovan
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Mer 17 Jan - 23:07
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Aux premiers abords

Méphisto & Easton Brady



Je ne me suis pas encore fait pardonner, c'est n'est pas un simple passage en prison de plusieurs années qui va me permettre de me racheter. Non, pour ça il va falloir que je prouve de quoi je suis capable, seuls les actions comptent. C'est ce que me fait comprendre mon supérieur, je me suis trompé à son sujet. Je pensais qu'il voulait juste s'acharner sur moi à cause de mon passé mais c'est clairement pas le cas. Je m'en veux d'avoir crié comme je l'ai fait tout à l'heure, je me suis emporté sans réfléchir. Comme souvent en fait, mes sentiments prennent souvent le dessus sur la raison, J'ai toujours été impulsif et il va falloir que je travaille là dessus si je veux devenir quelqu'un de respectable.

Depuis que je suis gamin je veux être la personne au centre de l'attention, bravant les dangers pour protéger tout le monde. Être le héro dont tout le monde parle, capable de retourner n'importe quelle situation. Mais le monde n'est pas comme dans les films et j'ai compris, erreurs après erreurs, que devenir une telle personne est impossible. On peut quand même essayer de devenir une meilleure version de soi-même, pour nous et pour les autres. Et c'est l'objectif que je me suis fixé en rejoignant la milice, mais il me reste beaucoup d'effort à fournir. Le fait que je sois dans ce bureau en est la preuve.

Une boite de mouchoir vient se poser devant moi, j'ai pas réussi à cacher mes yeux humides bien longtemps faut croire. Je le remercie et me lève à sa demande, je le vois attacher sa ceinture de pokéballs et ramasser quelques papiers. Il s'avance vers la porte, je pensais que l'entretient s’arrêterait là mais il m'annonce que je vais plutôt l'accompagner pour une ronde. C'est une chance qu'il me donne pour que je lui montre de quoi je suis capable mais c'est surtout beaucoup de pression.

Je marche à côté de mon supérieur, mon assurance habituelle semble m'avoir abandonné aujourd'hui. Je n'ai aucun mal à discuter avec mes collègues pendants les rondes mais là je ne sais pas quoi dire, et si même je dois dire quelques choses. Il est le premier a brisé le silence en me demandant si je vais mieux.

-"Oui, désolé pour tout à l'heure. Par rapport à ce que j'ai fait et dit, j'ai..enfin c'était ridicule." J'ai du mal à trouver mes mots alors j'essaye de changer de sujet avec plus ou moins de subtilité. " Je voulais vous poser une question, pourquoi vous avez choisi cette voie, je veux dire, la compétition et la milice?"

Honnêtement, même si je pose cette question pour changer de sujet, la réponse m’intéresse réellement. Connaitre les motivations d'une personne aussi importante dans la milice va peut-être me faire comprendre ce qu'il me manque.
Easton Brady
Milicien
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Sam 28 Avr - 17:53
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Ft. Easton Brady

Cela faisait un bail qu'il ne s'était pas senti aussi idiot. Sans doute aurait-il dû se sentir encore plus imbécile de se comporter comme un adolescent orgueilleux de quinze ans qui n'ose pas avouer ses fautes (et dire qu'il avait fait des leçons à un certain cousin), mais pour l'instant, il n'était pas très prompt à l'admettre. Mal à l'aise, le conseiller attend une réponse tout comme il est bien content de ne pas en avoir une sur le moment, toujours à mi-chemin entre la fausse assurance et le véritable embarras. Dans ce genre de situation, Faust ne sait jamais vraiment quelle position adopter, quelle mesure. Bien sûr, le côté ferme de Méphisto est une bonne façade bien forcée qui transpire le type peu à l'aise, mais là, c'est tout autre chose. Toutefois, là, le naturel revient au galop et si il espérait avoir l'air tranquille en gardant le silence et un visage impassible, il est déconcerté par les excuses qu'il entend.

« N-non, mais, enfin... Vous excusez pas, j'veux dire... »

Le hérisson soupire, une de ses mains passant automatiquement dans ses propres cheveux. Un peu perdu, il se doute que se perdre lui-même dans d'autres paroles du même genre ne les amèneraient pas franchement loin. Si c'était pour se perdre dans un cercle éternel de « désolé » - « non c'est moi qui suis désolé c'est moi le caca » - « oui mais non moi j'en suis un plus gros » comme il le faisait déjà avec d'autres à l'occasion... Ouais, clairement, ce n'était pas ce que Faust désirait. En même temps, il était seul à être responsable, et si l'admettre l'embêtait, c'était inévitable.
Si il voulait mettre un point sur les i, il fut arrêté lorsque le cadet lui posa une question auquel il ne s'attendait pas vraiment. Enfin, il y avait déjà répondu plusieurs fois en réalité, dans divers journaux et à des gens qu'il connaissait avec des banalités et des lieux communs, ce qui suffisait généralement à faire cesser toute interrogation, car il ne s'agissait là que des façons de confirmer aux autres ce qu'ils imaginaient déjà. Mais pour le coup, Faust ne sut pas trop ce qui était attendu de lui. Voulait-il une réponse vague, avec des grands principes bien propres auquel tout le monde pourrait se rattacher, voulait-il en savoir plus, ce dont le conseiller doutait car ils se connaissaient à peine, ou cherchait-il juste à être poli en faisant la conversation... ? Dans tous les cas, aucune réponse prédéfinie et réchauffée ne lui convenait, et, un peu fatigué de ne pas avoir le contrôle sur ce qu'il faisait apparaître, le Donovan haussa vaguement des épaules.

« Bah, euh... Comme beaucoup, je suppose. La compétition me plaisait, j'ai fini conseiller, et quand on m'a demandé si je voulais rester, je me suis dit que quitte à faire quelque chose... »

J'en élude beaucoup, mais il ne m'a pas demandé l'histoire de ma vie non plus – et je me vois mal la donner de toute façon de base. Je cache en permanence, et même à moi-même, que je le fais aussi un peu pour essayer d'oublier ma culpabilité quant à certaines de mes actions en tant que résistant qui, sans que j'arrive à l'accepter, me poursuivent aussi au fond de ma tête. Sans m'en rendre compte, je justifie mes propres actions malgré ma voix désinvolte. Nous sommes maintenant sortis, et je lui fais signe de m'accompagner alors que je propose de prendre le direction du marché. Si il y a un bon endroit pour partir en ronde, c'est là. Dans tous les cas, la preuve en est que ce qu'il m'a dit me tracasse, car je reviens sur le sujet.

« 'Faut des gens pour faire ça, pour l'instant du moins. Tant que ça rassure les gens... »

Si cela me calme un peu aussi d'avoir l'impression d'aider, je ne vais pas mentir et dire que je crois sincèrement en l'importance de ce que je fais. Soyons honnête, si un type arrivait d'un seul coup avec des armes de guerre sur cette place, je ne pourrais rien faire, même avec des pokémon puissants. Tout au mieux, je pourrais espérer survivre grâce à un gilet pare-balles, et encore, ça ne protège pas la tête. J'ai un peu l'impression de faire du vent, en vrai, des fois. Je ne me permets pas de l'exprimer en ces termes, toutefois. Je suis honnête quand je dis que je suis satisfait de voir les gens rassurés par notre présence, mais en vrai... Bah je suis plutôt circonspect, en fait. D'où mon "pour l'instant", car j'ai parfois des doutes sur la viabilité de ce système encore bancal et parfois carrément discutable. M'enfin. Ce n'est pas le moment de jouer aux ados emos. Et tout n'est pas à propos de ma tronche de pauvre petite chose privilégiée non plus : je renvoie donc la question à mon interlocuteur, peut-être plus par envie de sauvegarder mon assurance qu'autre chose, même si un certain intérêt a piqué ma curiosité.

« Vous, je suppose que c'est pour, enfin... ? »

Je ne me permets pas d'en dire plus, car je crois que c'est évident. Vu ce qui s'est passé avant et ce qui a été dit, il est clair qu'il veut compenser une certaine forme de culpabilité, ou alors c'est un de ces types qui croit sincèrement pouvoir aider. Je ne saurais pas dire si ça marche, en vrai. Non, je veux dire, franchement... Je ne vais pas mentir et dire que j'ai une foi entière en la Compétition : je me rappelle bien du fait qu'ils étaient heureux de se la fermer durant le règne du Régime. Je me demande juste si certains y voient une sorte de remède pour les années passées. Je ne vais pas juger, je fais un peu pareil, ahaha. Ahaha. Bon sang, c'est triste.

Fin Décembre 2017


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Dim 6 Mai - 17:22
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Méphisto & Easton Brady



Plus le temps passe plus je commence à me décoincer, et c'est une bonne chose! J'ai l'impression que l'ambiance devient un peu moins pesante et que j'arrive à redevenir naturelle petit à petit. Faut dire que j'ai toujours eu cet esprit de bon soldat qui hoche la tête quoi qu'on lui dise, même si parfois ça me déplait je connais ma place et le comportement que je dois avoir en face d'un haut-gradé. Mais tout à l'heure dans ce bureau, ce n'était clairement pas moi, j'en reviens toujours pas de mettre montrer si minable.

Enfin c'est passé et ça ne sert à rien d'y repenser et je comprend que ça le gène aussi d'en reparler vu sa réponse légèrement bégayeuse. Cette situation me tire un sourire en coin, de voir comme on a l'air de deux gamin à jouer aux adultes sérieux, mais je commence à sentir que le conseiller à lui aussi du mal à garder son image professionnelle et sérieuse. Pas étonnant vu la scène que j'ai fait.

Ma question entraine un haussement d'épaule de la part de mon supérieur et une réponse presque désinvolte. Je pensais à l'envie de protéger le peuple, de sauter au secours de la veuve et l'orphelin enfin ce genre de principes auxquels je me rattache moi mais pas du tout.

-"On dirait que c'est simple de finir conseiller à vous entendre parler, il suffit d'aimer ça pour faire partie de l'élite?" J'accompagne mon ton moqueur d'un rire court. Avant de me racler la gorge me rendant compte que la conversation est devenue sans doute trop familière. Faut pas oublier que dix minutes avant je lui criais dessus. -"Non, vous avez forcément dû travailler comme un dingue pour en arriver là! D'ailleurs d'après vous, c'est important pour un milicien d'avoir une équipe puissante? Parce que je suis clairement pas un bon dresseur malgré mes efforts."

J'adore mes pokémons, mais déjà avant d'arriver sur Enola il ne m'était jamais venu à l'esprit d'en avoir plus d'un alors être un vrai dresseur laissez tomber. Mais voilà que maintenant j'en ai trois! Cette île m'aura vraiment transformé.

Je l'accompagne en direction du marché, secteur où il y a évidemment beaucoup de monde et donc de travaille potentiel. Il en revient à la conversation de tout à l'heure, nous sommes là pour rassurer les gens, chose pour laquelle je suis tout à fait d'accord.

-"Les gens se sentent en sécurité quand ils nous voient passer, ils savent qu'ils peuvent vivre tranquille. C'est peut-être naïf de leur part parce qu'on est pas des sur-hommes mais je trouve ça beau de voir tout ces visages souriant. ça change d'avant faut dire."

Avant avec le régime. Ah c'est sûr que j'ai pu voir l'importance d'un simple uniforme. Même le plus mauvais des soldats symbolisait la terreur pendant le régime. Tout ce que je voyais c'était des regards baissés et des yeux remplis de frayeur mais là c'est différents et c'est pour ça que j'aime ce travail.

-"Je vais pas vous raconter toute ma vie ça serait ennuyant mais en gros, si j'ai rejoins le Régime c'était après un incident et pour espérer protéger les gens. J'avais aucune idée dans quoi je m'embarquais. Alors j'ai rejoins la milice pour me racheter dans un premier temps et encore une fois pour protéger les gens."

Je ne sais pas si au final cette ronde était un prétexte ou pas, mais faisons la sérieusement pour montrer ce qu'on vaut.
Easton Brady
Milicien
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Lun 7 Mai - 19:44
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Ft. Easton Brady

Bon, c'est un peu gênant, mais j'ai l'impression qu'on est passés au dessus du pire. Remarquez, c'est toujours plus ou moins ça, les conflits. C'est chiant cinq minutes, puis ça se calme, et si vous n'êtes pas trop immature et casse-pieds, bah, vous passez à autre chose, quoi. Ses tentatives d'humour me tirent un rictus, ce qui est maigre dans mon cas, mais je vois ce qu'il tente de faire. Je ne le reprend pas, préférant ça à ceux qui me tombent dans l'abondance de formules respectueuses par nécessité (non sérieux, c'est lourd et juste malaisant), et tente vaguement de relancer pour montrer que je suis plutôt détendu. Héhé, oui, jouons au mec cool, parce que j'ai pas complètement pété cette apparence tout à l'heure, ahaha.

« C'était mes sourcils, aussi. Apparemment, personne n'en avait d'aussi bien entretenus. »

Je les hausse de manière bien dramatique pour l'effet mais ne va pas plus loin. Quoi, je n'allais pas lui faire un laïus d'auto-congratulation en me proclamant grand chevalier de l'ordre du mérite, ou vanter mes propres louanges comme le dernier des empaffés alors que des tonnes et des tonnes de types peuvent sûrement en faire tout autant. Soyons honnêtes cinq minutes, les bonnes positions s'obtiennent soit avec des relations, soit au hasard, et dans mon cas, ce fut un peu des deux, avec une grosse portion du dernier. Mais bon, je ne vais pas rouvrir le sujet, ce serait louche et un peu malaisant, quand j'y pense. Je profite un peu de sa demande de conseil, m'appuyant sur cette béquille qui me permet de me restaurer une espèce d'assurance, quitte à jouer au vieux sage asiat alors que je ne suis pas tellement plus vieux que mon confrère, et qu'en plus, bah, je suis certes métis, mais je n'ai jamais foutu un pied au Japon depuis mes cinq ans et que ces clichés sont un poil racistes. Enfin, bref, je divague.

« J'sais pas, pour l'équipe. Clairement, ça peut-être utile, mais dans certaines situations, la force brute, bah... Ça ne vous amènera pas loin. Avoir une bonne ruse et un bon sang-froid, c'est déjà un gros plus. Après, clairement, si vous tombez contre quelqu'un avec un Dracolosse ou un Laggron, il va falloir avoir de quoi résister. »

Ce sont encore une fois de trucs assez banals, mais je suppose qu'il veut simplement qu'on lui formule les choses. Je saisis, et dans les faits, ça me permet de me rassurer moi-même, d'avoir l'impression d'être droit dans mes bottes et de me maîtriser. La présence de monde autour de nous me calme également : ça peut paraître bizarre pour certains, mais je recharge mes batteries en présence d'autrui, et le boulot me permet de calmer mes inquiétudes par le fait que je suis forcé de me tenir. Je hoche vaguement la tête devant ce qu'il dit, plutôt d'accord. Je hausse toutefois les sourcils, surpris par un détail.

« J'vous aurais pas pris pour un sentimental. Pas que ça soit un défaut, hein, loin de là. »

C'est... Bon, j'vais pas dire mignon, je veux pas qu'il croit que je l'infantilise, mais c'est une bonne chose, qu'il pense comme ça. J'en connais qui croient qu'ils feront mieux leur taff en ayant les pensées les plus pessimistes et le regard le plus misanthrope possible sur les autres, si possible en justifiant leurs saletés par des 'oui de toute façon tout le monde est pourri', comme si nous n'avions pas un devoir d'exemplarité. C'est d'ailleurs ce que je reprochais au plus jeune avec arrogance tout à l'heure, et, bah... Je me demande de plus en plus si j'avais bien raison de le faire, en fait. Mais comme à chaque fois avec ces sujets, je perds les pédales. Pas que ce soit excusable, enfin, ça je ne m'en rend pas trop compte.
Dans tous les cas, ce qu'il dit correspond à peu près au portrait de lui que je m'étais dressé dans ma tête. C'est plutôt classique, en somme, et ce n'est pas le premier régimeux, ni résistant, qui rentre dans la Milice avec cette idée en tête : les anciens prisonniers sont même de plus en plus nombreux, depuis la fin des premières peines mineures, donc une grande proportion. Je ne sais pas trop quoi penser de son cas. Je me rends compte que je suis déjà en train de minimiser son dossier, tout ça parce que je me dis que c'est peut-être juste un gros paumé, en fait, et que ça... J'vais pas mentir, je l'ai été, et des fois, je me dis que je lui suis encore. Non mais j'ai l'air de quoi, là... Bordel, on dirait un gamin indécis. J'ai toujours été une vraie girouette, mais c'est juste le pompom.

« Je vois. »

Je ne me permets pas d'en rajouter. Je n'allais tout de même pas à en faire un animal de foire ou le plaindre, ou tomber dans les excès d'amicalité hypocrites. Je cerne juste un tout petit peu mieux à qui je parle, et ce à quoi je dois m'attendre. Je ne prends pas non plus tout ce qu'il me dit sur argent comptant, car j'ai tout de même une certaine méfiance et je préfère vérifier ce que j'entends par des faits. Des faits, d'ailleurs, qui devraient arriver bientôt, si je crois ce que mes yeux ont répéré. Je m'arrête et tapote avec un peu d'insistance l'épaule de mon vis-à-vis, lui pointant discrètement de la tête un drôle de bonhomme se faufilant dans la foule plus loin.

« Bon, cas pratique, là. »

C'est un peu rude, et pas très orthodoxe. Je me ferais sûrement taper sur les doigts si ça foire, mais.... Bon, d'accord, très clairement, si ça s'apprend, on va me râler dessus. Mais au pire, je prétexterais que je maîtrisais la situation, et de toute façon, je suis là pour surveiller. Pour un truc aussi léger, en plus, je vois mal comment tout ça pourrait mal se passer. Sérieusement, le coup de 'on trouve de la meth dans des peluches de Noël', ça n'arrivera pas deux fois. Enfin, pas que ça me gênerait de revoir Dufresne, mais elle serait sûrement de mauvais poil, enfin, passons.

« V'voyez le type là-bas ? On l'a déjà vu une ou deux fois, mais c'est un arnarqueur de base. Il vous demande le chemin, et pendant que vous lui expliquez, il se tire avec le portable ou le portefeuille. Enfin, quand c'est pas le coup de la revente de trucs volés, mais c'est un peu long. »

Des trucs comme ça, c'est tout les jours. Pas très grave, malgré toutes les crises de nerfs que peuvent faire les gens alors qu'ils sont dans tous les cas souvent remboursés, et franchement, j'avoue que je trouve ça pénible. Mais bon, c'est généralement sans danger, car les petits voleurs et autres arnaqueurs sont rarement plus offensifs qu'une mouche. Je vois donc cela comme une bonne opportunité de voir si Brady sera faire un usage modéré et proportionné de sa force comme de son autorité : si il lui déboîte l'épaule, par contre, là je vais être moins jojo. M'enfin, on en est pas là, je devrais peut-être arrêter d'être pessimiste.

« Si on le prend en flagrant délit, ça serait parfait. En revanche, il va falloir être discret et le choper en douceur. Vous pensez pouvoir le faire ? »

Au pire du pire, Dahlia est très bonne pour la chasse à la courre. Enfin, je chasse pas, du moins, hm, je ne chasse plus mais... Bon, on va éviter de s'aventurer sur ce sujet, hein. Disons simplement qu'avant, ma Démolosse savait bien mordre les mollets des régimeux, et que de temps à autre, ça sert. Mais c'est pas glorieux, clairement.

Fin Décembre 2017


DC de Xerneas, Natsume Miyano, Livie A. Vulpino, Alice C. Donovan & Roxanne Novak
Faust M. Donovan
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Mar 8 Mai - 4:09
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Méphisto & Easton Brady



Je ne pourrai pas dire si on commence à bien s'entendre ou s'il s'agit juste de politesse, mais au moins on peut discuter calmement et normalement maintenant. Le conseiller surenchérir sur ma tentative d'humour en haussant ses sourcils.

-"Ah voilà, je me disais bien qu'il suffisait de plus que simplement de la volonté."

Il m'explique ensuite un peu plus sérieusement que la force brute ne fait pas tout, il faut être malin et savoir garder son sang-froid. Tout dépend de la situation, mais il me fait comprendre qu'il faut quand même être en possession d'alliés puissants en cas de gros affrontement. Quand il évoque des espèces comme un Laggron ou encore un Dracolosse, je comprend qu'il me reste beaucoup de chemin à faire avec mon équipe. Mais ça va venir, je ne perd pas espoir, il n'y a pas de secret pour ça, l'entrainement est la clef!

Quand je lui parle de ce que représente les miliciens d'après moi, il en vient à penser de moi que je suis un sentimental. Je me serai jamais caractérisé comme tel mais j'accepte le ... compliment j'imagine? Quant à mon explication sur pourquoi j'ai décidé de rejoindre la milice, il ne cherche pas à creuser plus et se contente de ce que je lui dit. Je peux être naïf parfois, mais j'imagine que s'il m'a posé cette question c'était pas par simple politesse de me la retourner. Peut-être qu'il cherche à mieux comprendre à qui il a à faire. Savoir si je ne suis qu'un beau parleur ou pas, mais dans les deux cas, j'ai bien compris qu'il ne croyais pas vraiment ce qu'il entendait dans les discours, il attend d'être convaincu par des actes.

Et on dirait bien que je vais avoir de quoi lui prouver plus rapidement que je l’espérais. Mon supérieur attire mon attention sur un homme qui apparemment est déjà connu. Un pickpocket si je comprend bien. J'ai le droit à un bref briefing sur sa façon d'agir plutôt classique. Détourner l'attention pour réussir son coup, méthode lâche mais efficace.

Le Conseiller m'indique d’agir discrètement et en douceur. Je pense comprendre pourquoi il me souligne le fait d'agir en douceur, il n'a sans doute pas envie que je me lance dans un affrontement dans cet endroit animé. Il aimerait le prendre en flagrant délit évidemment, sinon on ne servira qu'à le repousser deux rues plus loin pour qu'il recommence.

Je n'ai pas eu souvent l'occasion de patrouiller dans cette zone mais ce genre de personne est presque inoffensif en général. Ils ont une grande gueule mais sont les premiers à fuir. Avec le monde, il y a des chances qu'il ne nous ai pas encore repéré, et donc peut-être un espoir de le prendre en flagrant délit.

-"Vous pouvez compter sûr moi Chef!" Je commence à m’avancer doucement sans attirer l'attention, j'ai bien l'impression que l'arnaqueur a lui aussi trouvé une cible, une jeune femme qui n'a pas l'air de faire trop attention à son sac à main. Chance pour nous, car c'est lui maintenant qui détourne son attention pour réussir son coup. "Je pense qu'il va agir sur cette femme là, j'aimerai me rapprocher encore un peu."

J'ai l'impression de réaliser mon baptême du feu sur le terrain. Mais je ne ressent aucun stress, on m'a appris à gérer ce genre de situation et je sais que je suis bien accompagné avec mon supérieur qui saura sans doute mieux gérer la situation si elle dégénère. Enfin concentrons nous d'abord sur la première partie du plan. Comme je l'avais imaginé, il ne nous a pas remarqué et commence à aborder la jeune femme qui ne se doute de rien. Je ne peux pas entendre la conversation mais vois sa main se glisser dans le sac pour en sortir un porte-feuille. Je pense qu'on ne peut pas rêver mieux. Je décide d'agir et approche dans le dos de l'homme en lui attrapant sa main qui tenait le porte-feuille et en posant ma seconde sur son épaule.

-"Bonjour monsieur, si vous vous êtes perdus, vous auriez dû venir nous voir directement. Milice de Dimaras pour vous servir." Je me permet de lui reprendre le porte-feuille et remarque une carte d'identité qui semble plutôt être au nom de la jeune femme qu'au sien. Je relève la tête et remarque que l'homme est rouge de rage, il commence à m'insulter en me disant que je ne connaissais pas la présomption d'innocence, que j'agressais un honnête citoyen, enfin le baratin général pour se faire passer pour la victime.

-"Calmez vous, je voulais juste vérifier votre identité et je pensais pas que ça vous gêneriez que je prenne ce porte-feuille. Ça a l'air d'être normal pour vous vu que vous venez de le prendre à cette femme." Je tend le porte-feuille à sa propriétaire qui ne semble pas bien comprendre ce qu'il se passe mais avant qu'elle ne le prenne, le voleur se retourne pour essayer de s'enfuir. Évidemment ça ne pouvait pas se passer simplement... Je lance un regard saoulé à mon supérieur et imagine bien que je vais devoir lui montrer comment je me débrouille seul. Il est temps de sortir les menottes je pense, la foule ralentit grandement sa fuite et j'arrive à le rattraper très vite et lui prendre le poignet pour lui passer une menotte accrochant l'autre au miens pour ne pas lui laisser l'occasion de s'enfuir à nouveau. Sans doute pas la solution la plus clean vu le regard choqué de certaines personnes mais j'aurai pu le plaquer sur place, j'ai pris sur moi vous savez.

-"Ne vous en faites pas, il n'y a aucun danger. Cet homme va juste nous suivre gentiment, c'est compris?" Il faudra aussi penser à prendre la déposition de la jeune femme si elle veut bien témoigner.

Spoiler:
 
Easton Brady
Milicien
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Jeu 10 Mai - 0:17
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Ft. Easton Brady

C'est que ça va se commencer à voir, que je suis bancal, comme, erhm, même si le mot m'arrache la gorge car c'est franchement fort en café de croire que j'ai une légitimité parce que je ne suis pas nul en combat pokémon, 'supérieur'. J'essaie de faire de mon mieux, ne serait-ce que pour éviter que l'autre ne soit trop paumé, ce qui m'étonne moi-même. Sérieux, y'a une heure, j'aurais pas été contre le fait de le renvoyer en taule par prévention... Là, la question est juste en suspens dans ma tête, et j'en viens à me demander si ce n'est pas un comportement au moins limite. Et pour être honnête, ça me tape un peu sur les nerfs, donc j'sais pas trop quoi faire. J'improvise, comme toujours : j'aime bien ça, improviser, car au pire, si ça foire, je peux toujours prétendre que j'ai fait de mon mieux (même si c'est pas vrai).
D'ailleurs, en parlant d'impro, voilà que l'autre semble partir sur la même piste, et si je reste attentif, je ne peux pas m'empêcher de m'attendre au pire. Oui, je sais, faut lui donner sa chance, on a tout de même pas pris que des irresponsables, mais... Mon instinct parle avant moi malheureusement, et je garde un œil très, très vif sur ce qui se passe. J'en profite en outre pour libérer Dalhia de sa prison, car on ne sait jamais, au fond. Une course-poursuite ne me tente pas des masses, mais si il faut en arriver là... Je peux aussi essayer d'être optimiste, ce qui serait relativement pas mal. Quand je le vois déborder d'enthousiasme, j'esquisse un sourire, même si je me crispe un peu devant l’appellation. O-oui, alors, euh, ça serait sympa qu'il évite avec le 'chef', c'est gênant. Hm. Arh, oui, être pro, être pro. J'en oublierais presque mon taff, moi.

Sans trop de surprises, le délinquant présumé (on m'a dit que c'était important de le dire comme ça alors j'écoute) était déjà en recherche de cible. Je hoche vaguement de la tête pour faire signe que j'ai bien vu, et m'assure de garder mon regard bien stable. Après tout, si l'on fait du flagrant délit, il faut que je sois sûr de ce que je raconte, sinon... Bah, on s'fera capoter aux premiers mots d'un.e avocat.e, clairement, et c'est pas le plan. Quitte à perdre, autant que ce ne soit pas sur un vice de procédure, et Arceus seul sait qu'il y en a déjà assez.
La situation s'accélère relativement vite. Enfin, c'était prévisible, mais tout de même. Je ne rate pas un détail, attentif. Si je grimace en voyant le portefeuille passer dans les mains du milicien, car bon, c'est pas très correct question forme mais dans le fond ça va, je me tends légèrement face à son choix de manœuvre. C'est bien trop rapide, et risqué, si bien que je me redresse, prêt à agir si il le faut. Dahlia semble être du même avis, vu la manière dont son regard s'est raffermi.

La situation s'accélère assez vite, et je grimace. Rah, non, j'aurais aimé qu'on évite ça... En pestant dans ma barbe intérieure car cela veut dire que je vais devoir faire un rapport (je déteste les rapports) et possiblement en venir au rapport de force. J'aurais apprécié plus de finesse, mais bon... C'est pas entièrement de sa faute.  De mon côté, j'observe comme l'on observerait un accident de voiture se dérouler, sans parvenir à bouger tout de suite mais en étant en même temps incapable de détourner les yeux. Je pousse au moins un soupir de soulagement en voyant que personne n'a été blessé.
Dans tous les cas, il serait peut-être temps que je bouge mes fesses, au lieu d'attendre que ça se passe comme le dernier des empotés. Je me rapproche avec hésitation, jetant des coups d’œil aux alentours pour vérifier qu'un complice quelconque n'en a pas profité pour s'enfuir, avant de prendre une posture plus droite et assurée. Mon visage s'éclaircit d'un sourire rassurant alors que je reste à une distance raisonnable de la jeune femme dérangée, me donnant l'air le plus bienveillant possible. Je remercie d'ailleurs mes talents d'acteurs polis par des années à jouer le bouffon dans la compétition (et un père très dramatique), et fais mon petit speech le plus rapidement possible. C'est vrai quoi, je la plains, la pauvre, donc autant en finir viteuf.

« Excusez-nous du dérangement, madame. Il serait pratique que vous nous accompagniez pour témoigner, mais vous n'avez aucune obligation. »

Je lui dirais bien la vérité sur le fait que puisqu'elle n'a probablement pas vu grand chose, son témoignage n'aura pas des masses de valeur et qu'au mieux, elle ne pourra que confirmer que son porte-feuille est bien le sien, mais c'est tout, mais l'on me dit dans l'oreillette que ce n'est pas vraiment l'exemple à donner pour le plus jeune qui m'accompagne. Oui, c'est plus ou moins de la figuration, là, et lorsque je la voix hocher de la tête nerveusement, comme si elle avait été prise de panique (normal, vous me direz, trois types qui se rapprochent d'un coup dont deux flics-mais-pas-vraiment-flics, ça fait flipper quiconque), je la prends un peu en pitié. Bon, elle nous accompagnera si elle le veut, dans tous les cas. Sinon, bah, ce type sortira probablement dès ce soir, mais de toute manière, ce sera peut-être le cas. Si il est rôdé, il ne sera pas assez idiot pour accepter la comparution immédiate, et je doute que nous ayons assez de preuves, mais bon, on fera avec. Ce n'est pas le plus important, néanmoins.
Une fois avoir brièvement donné les informations du centre milicien le plus proche et quelques instructions de base qu'on m'a fait apprendre par cœur il y a quelques années (des histoires de légalité et autres trucs ennuyeux), je pousse un soupir en m'assurant que le suspect appréhendé n'est ni armé, ni dans un état relevant d'un quelconque délit, ce qui m'enquiquine. Bah oui, si on l'avait trouvé avec des pupilles dilatées ou une odeur zarb, eh bien... Disons que ça aurait simplifié tout ça. Mais bon. Je défaits les liens tenant le milicien et l'homme, avant de m'occuper de ce dernier avec prudence. Sérieux, il s'enfuit maintenant, je vais passer pour un bon gros péquenaud. Je vous épargner le déballage du rappel des lois et de l'infraction qu'on lui reproche, de ses droits et autres détails qui font passer deux bonnes minutes. Je pourrais contacter des collègues et demander à ce qu'ils viennent le chercher, mais il faut aussi que je rentre au centre, alors on va faire vite.

Je me tourne ensuite vers le cadet, l'air plutôt neutre, ne sachant comment exprimer mon propos. Il a pas trop foiré, y'a des choses à améliorer clairement, mais c'est moins pire que ce que j'avais imaginé au début. De toute façon, je ne pouvais pas m'attendre à la perfection. J'avoue aussi que je suis toujours assez touché par la bonne volonté, aussi partiel que ce soit, mais là encore, l'impartialité ça n'existe pas et celui qui prétend le contraire est bien le dernier des prétentieux. Je reprends la parole calmement.

« Bon, c'était... La finesse c'est pas encore votre truc, disons, mais ça viendra, je suppose. Au moins, personne n'est blessé. C'est déjà bien que vous ayiez attendu le flagrant délit. La procédure a pris cher, mais si vous êtes de bonne volonté pour potasser vos leçons... »

Je me masse la nuque, encore incertain. Faut voir, hein, ne nous enthousiasmons pas trop vite, ce serait tout de même bête. Je n'hésite d'ailleurs pas à pointer du doigt quelques petits trucs qui m'ont dérangé, comme un bon gros emmerdeur confus à ce qu'il doit faire.

« Par contre, évitez de vous enchaîner comme ça la prochaine fois. Vous ne saviez pas si il était armé ou non, je me trompe ? Si il l'avait été, vous auriez pris des risques, et mis les autres en danger en cas de prise en otage. Ou la victime, également. »

… Bon, d'accord, commencer par les défauts, c'est pas très bien, mais en même temps, je me dis que je ne gagnerais rien de productif à le féliciter de faire certaines parties de son boulot correctement. Je suis un peu rude, de toute façon, en tant que prof. Demandez à Samiche ce qu'il se rappelle de son entraînement de résistant, tiens, ou aux quelques dresseurs à qui j'ai pu donner des conseils en matière de combat. Enfin, c'est pas pour le saquer, c'est pour qu'il s'amé-.... Mais depuis quand je m’intéresse à ça, tiens ? Aux dernières nouvelles, je cherchais juste à m'assurer qu'il n'était pas dangereux pour les autres, et là... J'en deviendrais presque silencieux tant ce déclic me fait me sentir bizarre. Je me force toutefois à ne donner l'air de rien, car ça m'enquiquinerait, et force un ton plus désintéressé.

« M'enfin. J'vois bien que vous voulez bien faire, mais... À trop vouloir bien faire, vous risquez de vous provoquer des ennuis. Aux autres aussi, d'ailleurs. »

Je ne vais pas dire que son sort m'inquiète, ça m'arracherait encore trop la gorge, mais... Clairement, j'ai envie de voir où il va, par curiosité ou par empathie, aucune idée, et j'ai pas envie de savoir. Mais j'ai peut-être eu tort quant à ses intentions. Je me méfie encore, tout de même, mais... Bah, on verra, hein. Pour l'instant, ça ne sert à rien de me torturer l'esprit comme ça : le futur en dira plus. Et d'ailleurs, en parlant de futur... Il va falloir que je rentre avec l'autre bonhomme menotté, moi, donc autant éclaircir ce qui reste à éclaircir.

« 'Fin... Je vais voir pour votre dossier. Normalement, il ne devrait pas y avoir de trop grosse trace, pour le moment. Je vous recontacterais, à l'occasion. »

Je laisse entendre, sans l'expliciter davantage, que je vais peut-être m'arranger pour son cas : je ne peux pas en dire plus, néanmoins, car cela ne dépend pas que de moi. Mais oui, je vais défendre sa situation, même si ça implique de devoir faire du baratin devant Zinga-zozo et demander un coup d'pouce à l'autre andouille qui me sert de frangin, et sérieux, venant de moi, bah, c'est plutôt miraculeux. Si on m'avait dit que je me serais montré un minimum aimable avec un ancien régimeux y'a deux ans, j'aurais ri, puis j'aurais probablement été méchant. Et là, je suis juste confus, en vrai, mais il va falloir faire avec.
.
Fin Décembre 2017

Spoiler:
 


DC de Xerneas, Natsume Miyano, Livie A. Vulpino, Alice C. Donovan & Roxanne Novak
Faust M. Donovan
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Dim 20 Mai - 20:00
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Aux premiers abords

Méphisto & Easton Brady


Même si la situation n'avait rien de dramatique, le pire a quand même été évité. Je remarque de suite le différence de sérieux entre mon supérieur et moi, il arrive de suite à calmer le jeu et à rassurer la dame tout en lui demandant si elle voulait témoigner. Il est très pro dans sa démarche, enfin c'est plutôt moi qui ne le suis pas j'ai envie de dire, il vérifie que l'homme n'est pas armé et nous sépare avant de s'en occuper. Il a aussi appelé une démolosse, j'imagine qu'il voulait assurer le coup et été prêt à rattraper une possible connerie de ma part.

Enfin, j'ai pu lui montré que je n'étais pas un cas désespéré et j'ai eu de la chance que cette occasion se présente. C'était clairement pas parfait et il me le fait bien comprendre. Je ne prend pas ses remarques comme des critiques mais comme des encouragements à m'améliorer, il a prit le temps de m'observer et pointe ce qu'il ne va pas dans ma démarche et j'en suis très reconnaissant. Il m'explique en quoi mon approche était risqué pour au final pas grand chose, c'est vrai que je n'avais pas vue le problème sous cet angle et n'avait même pas imaginé que ça puisse tourner en prise d'otage. Je lui montre d'un hochement de tête que je suis attentif à ce qu'il me dit et m'excuse par rapport à ma démarche.

"À trop vouloir bien faire, vous risquez de vous provoquer des ennuis. Aux autres aussi, d'ailleurs. " Cette phrase qu'il me dit, j'ai l'impression que ça résume ma vie sur l'île. Je n'avais jamais vraiment réalisé mais il a raison, je n'ai jamais pris les autres en compte. Je me suis toujours dis que ça irai pour moi que je trouverai quelques choses, mais tout ne dépend pas que de moi et penser comme ça n'est pas la bonne solution.  

Il se charge de l'homme menotté et me fait comprendre qu'il essayera de faire quelque chose pour mon dossier. Autant dire que la situation a bien évolué depuis le moment où on été dans le bureau, je n'aurai jamais cru que ça évoluerai dans ce sens.  


-"Merci pour tout, j'attendrai vos ordre! Je vais retourner patrouiller dans ma zone dans ce cas si vous vous occuper du reste." Après tout, la journée n'est pas fini et il reste du travail que je compte bien accomplir plus motivé que jamais!

Easton Brady
Milicien
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Lun 11 Juin - 22:18
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